Selon le Figaro, il paraît que la polémique sur la récidive serait relancée !
Et nous n'allons pas y couper de nouvelles lois contradictoires avec décrets d'application confus et illisibles pour ceux qui, comme moi, ne sont pas censés ignorer la loi !
Il est cependant simple à mes yeux de régler cette affaire des sorties pour 'bonne conduite'.
Les individus qui ont été condamnés à un certain nombre d'années de prison par un jury populaire, ne sauraient être libérés avant terme sans, précisément, l'accord de ce même jury. C'est faire fi de sa décision dont on fait tant de cas par ailleurs. La justice rendue par le peuple ne saurait être modifiée par un homme seul, sauf s’il est Dieu ! Et encore, il devrait y avoir débat : Vox populi, vox dei.
En conséquence de quoi, si un juge quelconque, voire un comité qualifié, décide de relâcher un prisonnier sous prétexte de bonne conduite, et que celui-ci récidive, je ne vois qu'une seule condamnation possible : que la peine du récidiviste soit partagée par moitié avec celui qui a pris l'initiative de la remise en liberté en méprisant la première décision de justice.
Je vous parie ma retraite d'un mois contre un bouton de culotte, qu'il suffira d'un seul cas pour que soudain, comme par magie, les libérations anticipées deviennent aussi rares que les bonnes conduites avérées.
Considérant cette proposition digne d'être retenue, je la fais suivre par ce même courrier à mon député. Il n'empêche que je tiens le pari ; qui s'y risque ?
LA RECIDIVE !
Commencé par
oxymor
, 08 oct 2009 à 17:32
4 réponses dans ce topic
#1
Posté 08 octobre 2009 à 17:32
Le temps de l'écriture donne une chance supplémentaire à la réflexion.
#2
Posté 19 octobre 2009 à 15:51
oxymor, le 08 octobre 2009 à 17:32, dit :
Selon le Figaro, il paraît que la polémique sur la récidive serait relancée !
Et nous n'allons pas y couper de nouvelles lois contradictoires avec décrets d'application confus et illisibles pour ceux qui, comme moi, ne sont pas censés ignorer la loi !
Il est cependant simple à mes yeux de régler cette affaire des sorties pour 'bonne conduite'.
Les individus qui ont été condamnés à un certain nombre d'années de prison par un jury populaire, ne sauraient être libérés avant terme sans, précisément, l'accord de ce même jury. C'est faire fi de sa décision dont on fait tant de cas par ailleurs. La justice rendue par le peuple ne saurait être modifiée par un homme seul, sauf s’il est Dieu ! Et encore, il devrait y avoir débat : Vox populi, vox dei.
En conséquence de quoi, si un juge quelconque, voire un comité qualifié, décide de relâcher un prisonnier sous prétexte de bonne conduite, et que celui-ci récidive, je ne vois qu'une seule condamnation possible : que la peine du récidiviste soit partagée par moitié avec celui qui a pris l'initiative de la remise en liberté en méprisant la première décision de justice.
Je vous parie ma retraite d'un mois contre un bouton de culotte, qu'il suffira d'un seul cas pour que soudain, comme par magie, les libérations anticipées deviennent aussi rares que les bonnes conduites avérées.
Considérant cette proposition digne d'être retenue, je la fais suivre par ce même courrier à mon député. Il n'empêche que je tiens le pari ; qui s'y risque ?
Et nous n'allons pas y couper de nouvelles lois contradictoires avec décrets d'application confus et illisibles pour ceux qui, comme moi, ne sont pas censés ignorer la loi !
Il est cependant simple à mes yeux de régler cette affaire des sorties pour 'bonne conduite'.
Les individus qui ont été condamnés à un certain nombre d'années de prison par un jury populaire, ne sauraient être libérés avant terme sans, précisément, l'accord de ce même jury. C'est faire fi de sa décision dont on fait tant de cas par ailleurs. La justice rendue par le peuple ne saurait être modifiée par un homme seul, sauf s’il est Dieu ! Et encore, il devrait y avoir débat : Vox populi, vox dei.
En conséquence de quoi, si un juge quelconque, voire un comité qualifié, décide de relâcher un prisonnier sous prétexte de bonne conduite, et que celui-ci récidive, je ne vois qu'une seule condamnation possible : que la peine du récidiviste soit partagée par moitié avec celui qui a pris l'initiative de la remise en liberté en méprisant la première décision de justice.
Je vous parie ma retraite d'un mois contre un bouton de culotte, qu'il suffira d'un seul cas pour que soudain, comme par magie, les libérations anticipées deviennent aussi rares que les bonnes conduites avérées.
Considérant cette proposition digne d'être retenue, je la fais suivre par ce même courrier à mon député. Il n'empêche que je tiens le pari ; qui s'y risque ?
C’est un point de vue et nombreux le défendent.
Il est, à mon sens, en total désaccord avec une conception humaniste de la justice… et de la société.
« Vox populi, vox dei », a priori, oui. Mais a posteriori, il y a à redire.
Ce n’est pas sur ce site que l’on va croire que la vox populi est exempte de manipulation. Puisque l’on parle de jury populaire, il faut se souvenir, dans les années 70 des derniers procès où les accusés risquaient leur tête, la pression que mettaient les médias pour faire pencher la balance (de la justice) vers la peine de mort était impressionnante.
L’affaire Buffet et Bontems était à cet égard un cas d’école. Avant le début de cette affaire, les sondages montraient une majorité de français favorables à l’abolition de la peine de mort. Arrive cette affaire et un déferlement hystérique de la presse bien pensante pousse l’opinion publique… et le jury populaire. La peine de mort est prononcée pour les deux accusés.
La presse continue de se déchaîner, cette fois pour faire pression sur le président Pompidou qui avait gracié les précédents condamnés à mort. La veille de sa décision, publication d’un sondage : la majorité des français est de nouveau pour la peine de mort : Pompidou refuse la grâce. Guillotinés. Vox dei ?
Quant à dire que la justice rendue par le peuple ne saurait être modifiée par un seul homme, sans débattre du principe lui même qui me semble être une confusion entre le « peuple souverain » au sens politique du terme et le jury populaire (au passage, en correctionnelle les juges sont des magistrats professionnels), c’est faire peu de cas de la seconde fonction de la peine, c’est à dire, après la sanction (1ere fonction) la réhabilitation.
Cette réhabilitation est, par définition, une œuvre individuelle qui a une application propre à chaque détenu et le juge d’application des peines est là pour voir si l’individu, l’être humain, peut réintégrer la société. Pour cela, il évalue – avec tous les risques inhérents à ce genre d’exercice – le comportement et la psychologie du détenu.
J’ajoute qu’il n’y a pas violation de la loi en permettant des remises en libertés anticipées : celles-ci sont prévues par la loi. Le juge (qu’il soit professionnel ou jury populaire) le sait quand il prononce la peine.
Quant à faire partager la peine du récidiviste par celui qui a décider de remettre en liberté, plutôt que de débattre du niveau humaniste de cette proposition, je préfère demander, en adoptant cette logique, à quoi devrait être condamné celui qui laisserait croupir en détention un détenu prêt à la réinsertion et qui, par l’aveuglement de la sanction automatique, finirait par devenir tellement aigri qu’il sortirait anti-social ?
En outre, selon des statistiques dont hélas je ne me souviens plus de la source, le risque de récidive est d’autant moins élevé que le condamné a fait l’objet d’une libération anticipée.
Mais il y a toujours des cas que l’on monte en épingle … et toujours des gens qui trouvent que la meilleure justice est la loi du talion.
Si tout était noir ou blanc comme le pensent certains, tout serait tellement simple n’est ce pas ? Mais la vie n’est qu’un immense camaïeux de gris.
Ce message a été modifié par SIMON - 19 octobre 2009 à 15:52.
#3
Posté 19 octobre 2009 à 18:58
SIMON, le 19 octobre 2009 à 15:51, dit :
Il est, à mon sens, en total désaccord avec une conception humaniste de la justice… et de la société.
L'erreur judiciaire ? Elle est toujours possible ! Il faut l'admettre en essayant de l'éviter, de la ramener à "0". Mais des innocents qui meurent, il y en a tous les jours. Sur la route, et les bonnes âmes ne s'en émeuvent pas plus que ça ! Je ne suis pas systématiquement pour la peine de mort, mais je voudrais qu'elle figurât encore une possibilité pour les monstres. Même avec le risque d'erreur judiciaire et même si ça tombe sur moi. Après tout, on ne meurt qu'une fois !
Ce qui compte, à mes yeux, ce n'est pas la condamnation - ni la réinsertion - du coupable, c'est l'indemnisation de la victime. Et elle, on a trop tendance à l'oublier.
Tiens, au lieu de me répéter, je te convie à te rendre sur le forum 'EXODOXE', la tribune de coriolan : 'Le Big Flop', et y lire la section intitulée "La justice en question". Tu verras pourquoi et pour quoi je me bats. Je ne veux pas déposséder ONCT d'un participant, c'est pourquoi je te convie à en discuter ici. Inutile de t'inscrire chez moi, on ne peut pas être partout.
A te lire.
Citation
la vie n’est qu’un immense camaïeux de gris.
Le temps de l'écriture donne une chance supplémentaire à la réflexion.
#4
Posté 20 octobre 2009 à 10:25
oxymor, le 19 octobre 2009 à 18:58, dit :
Ce qui compte, à mes yeux, ce n'est pas la condamnation - ni la réinsertion - du coupable, c'est l'indemnisation de la victime. Et elle, on a trop tendance à l'oublier.
Tiens, au lieu de me répéter, je te convie à te rendre sur le forum 'EXODOXE', la tribune de coriolan : 'Le Big Flop', et y lire la section intitulée "La justice en question". Tu verras pourquoi et pour quoi je me bats.
Tiens, au lieu de me répéter, je te convie à te rendre sur le forum 'EXODOXE', la tribune de coriolan : 'Le Big Flop', et y lire la section intitulée "La justice en question". Tu verras pourquoi et pour quoi je me bats.
J'ai parcouru la tribune en question. Il est évident que nous partons de principes premiers diamétralement opposés pour tomber d'accord, même si sur le constat du mauvais état de la justice, nous concordons. En revanche, mettre la victime au premier rang du procès pénal est une régression (du point de vue de la vision humaniste j'entends), c'est en effet le système qui existait dans les sociétés tribales où la légitimité du chef venait de son ascendant sur les autres membres et où était codifié le prix du sang: pour tel larcin tel prix, pour tel crime tel autre etc. tout comme il est suggéré dans la tribune de coriolan.
Le système judiciaire moderne a, justement, fait la différence entre les intérêts de la victime et la sanction du coupable. Les premier relèvent de la justice civile, la seconde de la justice pénale. Il ne faut pas oublier, et la presse tend souvent à omettre ce point, qu'après avoir statué au pénal, les juridictions répressives statuent sur intérêt civil : là c'est la victime qui est au 1er rang.
Ce qui me paraît le plus préoccupant aujourd'hui est surtout l'inégalité croissante face à la justice par l'émergence d'une justice de classe... que n'arrangera pas la suppression du juge d'instruction au profit du procureur statutairement aux ordres du ministère.
Mais bon, il est inutile de continuer de débattre car nous tournerions en rond. Je ne mets pas une seconde en doute ta sincérité et constate que tu as mené une grande réflexion mais nos conceptions de l'Homme et de la société (et de ce qu'elle doit devenir) ne sont pas compatibles sur l'essentiel.
... mais ce n'est pas parce que je pense avoir raison que tu as tord !
à bientôt sans doute sur d'autres sujets.
#5
Posté 21 octobre 2009 à 14:33
SIMON, le 20 octobre 2009 à 10:25, dit :
J'ai parcouru la tribune en question. Il est évident que nous partons de principes premiers diamétralement opposés pour tomber d'accord, (...) il est inutile de continuer de débattre car nous tournerions en rond. (...)... mais ce n'est pas parce que je pense avoir raison que tu as tord !
Abolition des "Droits de l'homme" remplacés par "Droits et Devoirs de la Société", les devoirs de celle-ci devenant les droits de celui-là.
J'en suis là et pour moi le Big Flop est le point de départ de toute ma réflexion. Cordialement et longue vie !
Le temps de l'écriture donne une chance supplémentaire à la réflexion.










