Angel Of Death, le 16 octobre 2009 à 02:29, dit :
Ce n'est pas de l'ouverture d'esprit que tu demandes, tu leur demandes de nier ce qu'ils sont.
Message modéré.
S'il, s'agit de pomper un texte de wikipédia sur weininger, je peux le faire aussi !! s'il s'agit de participer constructivement au fil, il aurait peut être fallu expliquer préalablement qu'il s'agissait des composantes féminines et masculines qu'on peut trouver chez chacun d'entre nous. Au lieu de cela on plaque un texte sans le contextualiser et ensuite on cri, on vocifère!!
Mais, après avoir fait quelques recherches, je reste sur mon impression première et ne change pas un yota de ce que j'ai dit.
Ceci étant dit, l'influence archontique étant plus que jamais d'actualité et sachant que l'humanité dans sa grande majorité est infectée, il me parait indispensable de continuer avec détermination à explorer plus avant les textes découverts en Egypte en 1945.
Citation
Le Mythe de Gaïa est une histoire à propos de nous, l’espèce humaine, et à propos de nos origines resituées dans la perspective d’une histoire plus globale qui concerne le drame cosmique de Gaïa, la Déesse Terre. On ne pouvait pas auparavant évoquer ainsi le récit de l’évolution humaine car une partie essentielle de l’histoire manquait. Le scénario Gnostique de la “déesse déchue”, appelée Sophia, pourvoit les éléments manquants. L’histoire que nous présentons s’inspire de notions spécifiques à la cosmologie Gnostique, qui expliquent qui était Gaïa avant qu’elle ne fût connue comme la divinité demeurant en la Terre; elle s'inspire également d'un éventail d’autres connaissances, qu’elles soient poétiques ou scientifiques, anciennes ou modernes. Cet essai préliminaire expose le contexte et les sources du Mythe de Gaïa.
La Connexion Gnostique
Dans la cosmologie des Gnostiques, toutes les divinités sont sexuées et même Jésus Christ et Marie Magdeleine ont une relation érotique. (voir ma recension de l'ouvrage d'Elaine Pagels “The Gnostic Gospels”). L'érotisme flagrant dans la spiritualité Gnostique résonne profondément avec la sexualité cosmique dans le Mythe de Gaïa mais il existe, cependant, une connexion encore plus intime entre la Gnose et Gaïa. En fait, sans un paramètre clé qui est fourni par les enseignements Gnostiques, il serait impossible de recouvrer l'histoire complète de la Déesse Terre.
Quel est ce paramètre fondamental conféré par les enseignements Gnostiques au Mythe de Gaïa? Il se manifeste dans ce que les érudits appellent le Mythe de Sophia. C’est un drame cosmologique dans lequel une divinité au niveau cosmique s'emmêle avec un système planétaire dans des conditions qui sont quelque peu anormales. Selon la cosmologie Gnostique, la déesse Sophia appartenait à la communauté de divinités dans le Plérome, un espace cosmique équivalent, d’un point de vue astronomique, au coeur de notre galaxie. Les dieux Pléromiques restent, normalement, dans l’enceinte d’une membrane cosmique, la frontière qui définit le coeur galactique mais Sophia plongea au-delà de la limite normale d’activité divine et s’incarna en tournoyant en un système planétaire. Sophia est ainsi la “déesse déchue” considérée par les Gnostiques comme l’incarnation de la planète sur laquelle nous demeurons. Leur cosmologie décrit en langage coloré comment la déesse qui plongea des hauteurs célestes s’incarna dans les éléments de la biosphère.
Les sources Gnostiques pourvoient donc un scénario expliquant l’origine de Gaïa dans le cosmos et comment Elle devint la “Terre Mère” en premier lieu. Ce scénario et la connaissance ésotérique étonnante qui s’y rattache sont uniques aux enseignements Gnostiques des Ecoles de Mystères.
La Gnose était un chemin d’illumination, une sorte de yoga cognitif qui permettait à ses adeptes de développer une connaissance intime des Eons, des divinités immensément puissantes et conscientes qui jaillissent au travers du Rêve. Parmi tous les Eons, Sophia possède une relation unique avec la Terre et l’humanité. Elle était considérée par les Gnostiques comme étant la puissance rédemptrice suprême et unique dans l’expérience humaine. Sophia est la rédemptrice de l’humanité mais la rédemption comprise dans le sens Gnostique ne doit pas être confondue avec les doctrines Judéo-Chrétienne-Islamique qui empruntent cette appellation.
Selon la vision Gnostique, le processus rédempteur de Sophia implique une réintégration de Son pouvoir avec le Plérome, la plénitude infinie du coeur cosmique. La voie de cette réintégration dépend de la participation humaine à Son épreuve. En bref, les Gnostiques enseignaient que nous sommes des partenaires dans la mission de Sophia consistant à aligner Son monde spécial, la Terre, avec les desseins plus vastes du cosmos. Cette perspective étonnante n'était pas le fait d'une simple spéculation de leur part. Elle procédait de générations de discipline pratique dans les sciences mystiques. Le Gnosticisme est une science noétique. Le Mythe de Sophia était une connaissance privilégiée dans les Ecoles Païennes des Mystères dans lesquelles les néophytes étaient enseignés et formés aux techniques d'illumination par des Gnostiques experts en l'usage des siddhis, les pouvoirs occultes de perception. Dans cet antique réseau de facultés, les enseignants possédaient de réelles facultés.
L’Esprit de Gaïa
La cosmologie Gnostique pourvoit, de façon unique, les éléments-clés du Mythe de Gaïa. L’association entre l’Eon Sophia et Celle que nous appelons maintenant Gaïa est une vraie félicité qui offre l’opportunité d’une percée visionnaire à notre époque. Sophia en Grec signifie “sagesse” et ainsi cette association donne le nom composé “Gaïa-Sophia”, “la sagesse de la Terre Mère”. Dès que les noms sont associés, il apparaît évident qu’ils vont ensemble. Lorsque nous prenons conscience que Gaïa est la divinité qui demeure au sein de la terre - définie théologiquement, en lettres capitales, la Déesse de la Nature - nous pouvons alors comprendre comment Sa sagesse informe la biosphère et toutes les créatures qui y vivent, grandes et petites. Sophia représente l’élément opérationnel de l’intelligence divine dans Gaïa, la planète vivante. En d'autres mots, Sophia est l'aspect cognitif et Gaïa est l'aspect biologique du même organisme.
L'Hypothèse Gaïa restitue, en termes scientifiques, les enseignements des Mystères Païens tout autant que le bon sens commun des peuples indigènes de tous temps et en tous lieux. Ainsi que Jeremy Narby le suggère, ce qui a produit notre conscience doit également être conscient. L'intelligence de la Terre est Sophianique. La biosphère est un creuset de la Déesse Sagesse, appelé le “supramental Gaïen” par Terence McKenna:
“La planète possède une sorte d'intelligence qui lui permet réellement d'ouvrir un canal de communication avec un être humain individuel. Le message que la nature envoie est une invitation à transformer votre langage au travers d'une synergie entre la culture électronique et l'imagination psychédélique, une synergie entre la danse et le concept, une synergie entre la compréhension et l'intuition et une invitation à dissoudre les frontières que votre culture a créées entre vous, afin de devenir partie intégrante du supramental Gaïen” (Interview pour Re-Evolution).
L'oeuvre de McKenna appartient à un corpus en augmentation de connaissances contemporaines qui complémentent le Mythe de Gaïa bien qu'il ne commence qu'à peine à englober l'ampleur de la plénitude de la vision Sophianique.
Jusqu'à ce jour, les tentatives de notions, quant à la participation de l'humanité dans les desseins de Gaïa, ont été limitées par un langage conceptuel qui s’appuie sur des modèles de conscience Occidentaux et plus particulièrement sur des théories relatives au mental et au cerveau, plutôt que de s’appuyer sur la théorie de l’émanation et les physiques du Temps de Rêve. Un mythe n’est pas un schéma conceptuel; c’est une histoire enracinée profondément dans la mémoire de l’espèce. Les sources du Mythe de Gaïa - les physiques du Temps de Rêve, le rappel shamanique, les métaphysiques Asiatiques et les sciences mystiques, la biologie sacrée et la cosmologie Gnostique - représentent un héritage de sagesse expérimentale et intuitive qui est, de plusieurs milliers d’années, plus ancien que le paradigme scientifique qui domine notre époque. Les exigences spécialisées de la science, telles qu’elles se présentent dans les neuf disciplines nécessaires à l’élaboration de l’histoire de l’univers de Swimme et de Berry, l’empêchent sans doute de servir de cadre de guidance pour une nouvelle cosmologie visionnaire. Au contraire, les préalables pour le Mythe de Gaïa sont des chemins expérientiels, des pratiques mystiques et sacrées, à la substance millénaire.
Au fil du développement de l'histoire, les chemins pour en faire l'expérience seront également développés. Au-delà de l'érudition et de la validation, le Mythe convie un appel à la connaissance extatique.
Un mythe authentique est vivant et rien de ce qui vit ne peut survivre dans un vide. Le jeu de l'interprétation, de l'exégèse, des commentaires, du débat fertile et de l'élucidation rationnelle doivent également informer l'expression de cette histoire. La dynamique de partage afférente à la mythopoésie est essentielle à son développement. Dans le vortex du discours social, une reconnaissance toujours plus large du principe de Gaïa-Sophia peut être façonnée et définie. Au fil de ce processus, le langage psychologique et noétique appliqué à Gaïa doit passer d’une dépendance vis à vis de constructions théoriques telles que le modèle Darwinien d’évolution et la cosmologie du Big Bang, à une focalisation nouvelle sur la connaissance intuitive par laquelle la mémoire et l’imagination, inspirées par le Mythe, puissent transformer notre perception du monde. Un mythe authentique altère la façon dont nous percevons l’ordre du monde dont il décrit les origines. L’histoire de Gaïa-Sophia nous fait passer de la programmation d’une réalité consensuelle vers la dimension ouverte de la relation visionnaire avec les pouvoirs sacrés qui nous font vivre.
L’histoire à venir est à propos de nous, l’espèce humaine, et aussi à propos de la planète sur laquelle nous demeurons. Dans la quête de Metahistory, Gaïa-Sophia est le principe fondateur de la culture, l’étalon de l’harmonie pour notre espèce. Comme je l’ai expliqué dans l’essai “Insane and Inhumane”, l’intelligence donnée à l’espèce humaine est une parcelle précieuse du noos, “la connaissance divine” et elle vient à nous directement “de l’amour maternel” de la Déesse Terre. Le don de Gaïa-Sophia génère à la fois nos capacités de survie et nos sensibilités éthiques. La reconnaissance de la source de ce don, la semence d’intelligence divine qui germe en nous est l’acte de révérence le plus unique et le plus essentiel dont les humains soient capables. Aimer Gaïa est le summum de la destinée humaine. La reconnaissance de ce qui nous fait humains nous permet d’accéder à un alignement sublime. Le propos et l’essence du Mythe de Gaïa est d’encourager cet alignement.
Après cela, on me dira que le principe féminin serait passif, improductif, inconscient et amoral/alogique
Alors qu'il est question ici de création (principe fondateur), l'étalon de l'harmonie de notre espèce, de sagesse, d'amour maternelle et de connaissance divine.
Cela montre bien à quelle point nous sommes inconscients de la manipulation de la matrice/prison dans laquelle nous nous mouvons en croyant être libre.