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Cellules souches: questions d'éthique


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6 réponses dans ce topic

#1 Arlequin

Arlequin
  • Invités

Posté 27 octobre 2009 à 12:26

:bravo:

Une question qui préoccupe les Eglises
Analyse des interractions entre l'industrie pharmaceutique et les gouvernements autour des cellules-souches humaines. Thèse d'Anne-Caroline Berthelot


Bonne lecture  :ange:


Edit: à l'équipe modo. Mes sincères excuses, mon doigt a glisser bizzarement, y a une méchante coquille dans le titre. pardon pardon pardon... c'est modifiable? (il s'agirait de remplacer "des" par "sur") Si oui, merci d'avance  :oops:
Edit modo : titre modifié :)

#2 Arlequin

Arlequin
  • Invités

Posté 27 octobre 2009 à 18:12

Voir le messageArlequin, le 27 octobre 2009 à 12:26, dit :

:bravo:
Edit modo : titre modifié :)

Mille mercis, et encore mes plus plates excuses...


Je sélectionne sur le volet des passages concernant la Loi de 2010 (troisième partie) sur la question. Son exposé est vraiment brillant je trouve.

Citation

Avant la loi de 2004, la France avait toujours été reconnue pour sa prise en compte de
considérations éthiques, dans la mise en place de ses protocoles, directives, instances,
requêtes et enfin lois, pour l’encadrement des recherches scientifiques.
Aujourd’hui et concernant les recherches sur cellules souches embryonnaires humaines, la
question se pose concrètement de maintenir la dérogation exceptionnelle, initialement prévue
pour une durée de cinq ans, ou de mettre fin aux dispositions du décret régulant ces
recherches jusqu’au 7 février 2011.
[...]
Ne pouvant présumer des prouesses et infinies possibilités de la recherche scientifique, il
serait bien difficile de conclure de l’improbabilité de « permettre des progrès thérapeutiques
majeurs » à partir de cellules souches embryonnaires.
Néanmoins, avec plus de dix ans de pratiques dans ce domaine, les dernières péroraisons des
experts rapportent leur grande potentialité à développer des « tumeurs malignes très
agressives »1, mais surtout l’inaboutissement thérapeutique d’aucun résultat de leurs
expériences.
[...]
Concernant la « direction à prendre » aux sujets de la conception d’embryons humains pour
la recherche et de la constitution de lignées de cellules souches embryonnaires par clonage, il
apparaît que la recherche scientifique [...]                                  n’ait aujourd’hui pas un réel besoin de ces manipulations
non éthique. En effet, si les iPS révèlent des potentiels au moins équivalents à ceux des
cellules souches embryonnaires, il n’est aucunement plus question d’avoir recours à de
nouveaux embryons, leur conception pour des fins de recherche n’étant in extenso plus
d’actualité.
[...]
Le 9 octobre 2008, le CCNE a ainsi rendu public son avis quant au Questionnement pour les
Etats généraux de la bioéthique, demandé par le Premier ministre François Fillon.
Le rapport souligne l’importance d’une loi en bioéthique, mais rappelle toutefois que « la loi
n’est pas suffisante à réguler le domaine de la bioéthique » et qu’il ne faut pas tomber dans
« l’illusion que le vote d’une loi est suffisant pour régler un problème », la loi étant
« relativisée par la facilité des déplacements en Europe ». En outre il précise que cette même
loi « ne saurait dispenser d’aller constamment plus avant dans la réflexion éthique ».
[...]
L’avis conclut avec cette interrogation : « la loi de bioéthique doit-elle (finalement) refléter
l’évolution de la culture collective et rendre compte des pratiques (permissives) observées, ou
au contraire savoir s’en distancer pour (mieux) maintenir certains principes fondateurs ou
fédérateurs, comme références ? ».
[...]
Enfin, le 20 novembre 2008, l’OPECST déposait au Sénat son rapport sur L’Evaluation de
l’application de la loi n° 2004-800 du 6 août 2004 relative à la bioéthique, rédigé par les
députés Alain Claeys et Jean-Sébastien Vialatte. Ce même rapport était déposé à l’Assemblée
Nationale le 17 décembre 2008.
Celui-ci relève dans un premier temps « l’absence de personnalité juridique » de l’embryon et
précise que « l’embryon n’a pas d’existence juridique autonome ». Il conclut néanmoins ce
débat par l’affirmation suivante : « les rapporteurs estiment que le statut de l’embryon tel qu’il
apparaît dans la législation n’a pas à être modifié ».
[...]
(conclusion de cette sous-partie)
Nous observons de nombreuses divergences de points de vue, de rapports, de conseils et de
lois. Tous ont leur justification, leurs raisons et leurs buts. Tous souhaitent créer, justifier et
utiliser la loi qui les intéressent pour l’autorisation, ou non, des recherches sur cellules
souches humaines, en particulier celles sur cellules embryonnaires.
Dès lors, et afin de réunifier ces positions et de ne plus être accablé par les différents
paramètres que représentent les mœurs, les coutumes, les religions et l’histoire, il apparait
nécessaire de revenir à une observation réaliste et concrète de la nature de l’embryon, puisque
le problème développé est la définition de son statut, et de mener alors une vraie réflexion
éthique, à la source d’une application pratique.

:aureole7:

#3 DDL

DDL

    Chercheur de vérités

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  • Localisation : Bourg saint Andeol - Ardéche

Posté 27 octobre 2009 à 22:24

Amon avis cette législation va etre rapidement caduque parce que les chercheurs trouvent de nouvelles cellules souches dans le corps ou susceptibles d'ètre ramenées au stade de cellules souches. Dans ce domaine, les avancées se font a une vitesse renversante. Du coup, c'est vos propres cellules qu'on va utiliser en cas de besoin et toute la partie éthique sur les embryon va s'évaporer.
Une preuve ? Je vous laisse chercher la source, je fatigue. Il y a quelques mois (source S&V du mois de.. sais plus), une équipe de chercheurs ricains a sorti une souris congelée, stockée dans une boite a chaussure sans protection particulière. Et à partir de cellules de la peau, ils ont rendu ces cellules à la vie, les ont tripoté afin d'obtenir une centaine d'embryon, dont une grosse dizaine a donné des souriceaux vivants et pétants de santé ! C'est costaud et maléable la vie...

"C'est terrible, tu laisses un scientifique tout seul cinq minutes, il faut qu'il fasse chier une souris !" (Patrick Timsit)

#4 Arlequin

Arlequin
  • Invités

Posté 28 octobre 2009 à 02:06

ça peut-être??

Citation

La recherche sur les cellules souches pluripotentes, capables de se différencier en de nombreuses cellules de tissus différents, connaît régulièrement des rebondissements. Récemment, deux équipes scientifiques ont transformé des cellules de peau, des fibroblastes, en de telles cellules tout en éliminant les gènes qui avaient été introduits et avaient permis aux cellules adultes différenciées de redevenir des cellules souches. Une avancée importante pour garantir la sécurité de ce matériel biologique susceptible de remplacer les cellules souches issues d'embryons humains.

Les travaux datent d'août 2006. L'équipe de Shinya Yamanaka, à l'Université de Kyoto, montre alors, chez la souris, que des fibroblastes peuvent être « reprogrammés » par une simple manipulation biochimique en cellules souches pluripotentes, dites induites (iPS, induced pluripotent stem cells). Il suffit d'y introduire des virus porteurs des gènes codant quatre protéines (OCT4, SOX2, KLF4, et c-MYC). Le résultat a été reproduit chez l'homme en novembre 2007 par S. Yamanaka et par l'équipe de James Thomson, à l'Université du Wisconsin (qui avait remplacé les gènes klf4 et c-myc par deux autres gènes).

source: pourlascience.com - Jean-Jacques Perrier - Cellules souches: reprogrammation moins risquée 20.03.2009

Ce message a été modifié par Arlequin - 28 octobre 2009 à 02:06.


#5 Arlequin

Arlequin
  • Invités

Posté 28 octobre 2009 à 02:32

oué ça doit être ça...

Citation

Les ovocytes, une fois le matériel génétique injecté, ont été mis en culture puis transférés dans une mère porteuse. A partir des animaux congelés depuis une semaine et un mois, respectivement trois et cinq naissances ont ainsi été obtenues. Mais les neurones prélevés sur le mâle C3H/He (ainsi est-il nommé par l'équipe), au congélateur depuis 16 ans, n'ont rien donné...
Pour compléter l'expérience, les chercheurs japonais ont alors opéré en deux temps. Les noyaux prélevés sur les animaux congelés ont d'abord été transférés dans des cellules souches embryonnaires pour produire plusieurs lignées cellulaires. Dans un second temps, des noyaux de quelques-unes d'entre elles ont été prélevés et injectés dans des ovocytes énucléés. Cette fois, le mâle C3H/He, mort en 1992, a pu être correctement cloné. Quatre petites souris sont nées mais deux seulement ont survécu (l'une est morte d'insuffisance respiratoire et l'autre a été dévorée par sa mère). L'une des deux survivantes, une femelle, s'est déjà reproduite avec un mâle normal, démontrant qu'elle est en bonne forme.
Ce premier clonage à partir de tissus morts est un espoir de faire revenir à la vie une espèce disparue. Mais il reste mince car il faudra alors trouver une mère porteuse et le matériel génétique doit être intact. Ce n'est jamais le cas pour des organismes fossilisés ou même naturellement congelés dans le pergélisol, comme les mammouths. On peut aussi imaginer congeler dès maintenant des animaux d'espèces en voie de disparition.

source: futura-sciences.com

Pour le S&V, je suppose que tu parles de Sciences & Vie; peut-être le n°1096 mais je peux pas confirmer dans la mesure où ils ont l'air d'être bien radin question texte (ce qui tend, entre autres, à montrer qu'ils sont plus préoccupés par leurs finances que par l'information sur l'actualité scientifique...) j'peux même pas filer un lien, (exple)

#6 Arlequin

Arlequin
  • Invités

Posté 20 novembre 2009 à 18:35

"Les cellules souches font peau neuve
LE MONDE | 20.11.09 | 15h24  •  Mis à jour le 20.11.09 | 15h24


[...]

L'équipe dirigée par Marc Peschanski et Christine Baldeschi (Inserm/UEVEU U861, I-STEM, AFM, Evry) publie dans The Lancet daté de samedi 21 novembre les résultats des travaux lancés par Gilles Waksman (décédé en 2007). Il s'agissait de répondre à plusieurs défis : obtenir rapidement une solution temporaire en attendant une greffe de peau, voire pérenne, et éviter les risques de rejet immunitaire ou de transmission de maladie, dans le cas d'une greffe avec donneur. D'autant qu'il existe une pénurie de ce type de greffons.

Le recours à des cellules souches embryonnaires humaines (CSEH) paraissait devoir répondre à ces exigences. Les CSEH sont totipotentes et peuvent donc donner toutes les lignées cellulaires, y compris les kératinocytes, qui représentent 90 % des cellules de la peau. Il est possible d'obtenir une quantité illimitée de cellules filles à partir de quelques CSEH. De plus, "elles expriment à un niveau faible des antigènes majeurs du système immunitaire HLA, ce qui laissait penser qu'il y aurait peu de probabilité de rejet", indique Christine Baldeschi. Encore fallait-il que le tissu obtenu soit fonctionnel et comporte les quatre couches présentes dans l'épiderme normal.

[...]

Pour Christine Baldeschi, la prochaine étape pourrait être la mise au point d'un nouveau protocole rigoureux afin d'aller vers des essais cliniques et de passer au crible des molécules afin de permettre de rétablir les fonctions normales de la peau dans des dermatoses d'origine génétique.

Comme dans toutes les utilisations de cellules souches embryonnaires, la question de la sécurité sera soulevée en cas d'essais chez l'homme, afin d'écarter un éventuel risque tumoral. "Les cellules seront testées in vitro et chez la souris et le protocole devra inclure des dispositions pour pouvoir retirer la peau en cas d'apparition de cellules tumorales", précise Christine Baldeschi.

[...]


Paul Benkimoun

Extraits de l'article paru dans l'édition du 21.11.09"

source: Les cellules souches font peau neuves - Le Monde.fr 20.11.2009

#7 Occulus Dexter

Occulus Dexter

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Posté 20 novembre 2009 à 19:16

J'ai eu le plaisir de "rencontrer" un ......... travaillant sur un certain type de cellules souches (je ne dirais pas lesquelles pour que ce gars ne soit pas identifiable).

Notre entretient fut intéréssant, mais ce qui fut vraiment intéréssant à été ce qu'il m'a confié en off.

Une cellule souche (dont je tairais le "type" et la localisation) donne deux cellules souche "filles". La première à toutes les caractèristiques de la "mère", la deuxième est cancéreuse. Quand un produit destiné à la tuer est employé, cette cellule souche "fille" cancéreuse se "transforme" en cellule souche fille non cancéreuse. Quand son milieu est de nouveau exempt du produit destiné à la tuer, elle se transforme de nouveau en cellule souche "fille" cancéreuse. Pour être parfaitement honnête intellectuellement, ce processus n'a pas lieu pour toutes ces cellules souches cancéreuses, certaines sont tuées par le "produit".

Je vous laisse imaginer les implications de ce processus.