Ce message a été modifié par Observateur averti - 10 janvier 2010 à 17:57.
Avatar
#61
Posté 10 janvier 2010 à 17:50
#62
Posté 10 janvier 2010 à 17:51
Observateur averti, le 10 janvier 2010 à 17:31, dit :
De plus, s'agissant de John Lash, il n'est certainement pas question de "testament messianique", ce serait même l'inverse. Il s'agit ici d'une parabole, c'est à dire une création allégorique, une analogie évocatrice d'un monde ou du choix d'un monde dominé par le matérialisme et ou un monde régit par l'écoute et l'empathie (les antennes des na'vis pour se connecter avec les plantes, les animaux, etc.) On pourrait développer mais le regard, malgré les impératifs hollywoodiens (scénario), est une parabole qui nous met face à notre défi actuel. Nous sommes à la croisée des chemins. lequel choisissons nous?
Ce message a été modifié par doutoïd - 10 janvier 2010 à 17:58.
#64
Posté 10 janvier 2010 à 18:04
Prema, le 10 janvier 2010 à 18:02, dit :
Ouah ! C'est ce qui s'appelle s'emmeller les pinceaux
Ce message a été modifié par Observateur averti - 10 janvier 2010 à 18:05.
#65
Posté 10 janvier 2010 à 18:15
#66
Posté 10 janvier 2010 à 19:09
Je trouve que John Lash a un beau point de vue, peut être le que le message que nous devons nous connecter avec la planète et la nature va passer dans les consciences, du moins, penser à elle. Que notre Terre n'est pas seulement une boule mais qu'elle est vivante, en symbiose et harmonie avec ses habitants (saufs nous qui la détruisons). Les films ont souvent servi pour ouvrir l'esprit des gens.
Les films de ET,s Sci-fi nous font prendre conscience tranquillement que nous ne sommes pas les maîtres de l'Univers! Ça ouvre des discussions. Oui, c'est un divertissement, mais avec un beau message, de belles philosophies
#67
Posté 11 janvier 2010 à 10:26
l'arbre gigantesque serait l'arbre de vie, la connexion avec le Divin...Les méchants détruisent l'arbre donc détruisent le dieu des na'vis...
A la fin, tous les êtres de la planète se rebellent et se serrent les coudes...Car ils sont tous connectes les uns aux autres...
La grande "accolade" de la fin correspondrait au fait qu'il faille s'aimer les uns les autres. On y voit donc des êtres relies au divin ou la technologie est inutile et ceux qui ne voient que par la technologie et les machines pour arriver a leur but mais qui perdent...
ps:Le méchant militaire aux cheveux gris, je l'ai aperçu dans le film "l'effaceur" avec Chwarzy, il joue un rôle secondaire(tres)puisqu'il fait vigile a l'entrée du bâtiment d'où sort l'héroïne au début...
Ce message a été modifié par Mitokomon - 11 janvier 2010 à 10:29.
#68
Posté 20 janvier 2010 à 07:18
je suis allé voir avatar et j'en suis sorti mitigé. j'ai été ébloui par la beauté de l'image mais énervé par l'histoire simple et par certains clichés américains.
je me suis mis à lire pas mal de critique et je tombe sur une analyse vue sur inrocks:
Enfin, un immense arbre totem, dans lequel vivaient les Navis, s’effondre au ralenti, écrasant dans sa chute la population, et reproduisant avec beaucoup de soin la chute du World Trade Center. C’est le renversement le plus troublant d’Avatar : faire endosser à l’armée américaine la responsabilité du 11 Septembre. Le film est traversé par une honte profonde, exprimée avec une colère éloquente, celle d’être un Américain, et au-delà, culpabilité écologique aidant, celle d’être un humain.
qu'en pensez vous?
je n'ai pas pensé a ça après le film mais en lisant cela et en y repensant a ce passage :je suis d'accord sur cet analyse.
je sais que ce film est un succès mondial mais je serais curieux de la reaction des spectateurs americains si on leur disait ce point de vue?
voici le lien:
http://www.lesinrock...e-jame-cameron/
#69
Posté 21 janvier 2010 à 19:35
Aprés, la personne qui m'accompagnait a beaucoup aimé donc ça doit être une histoire de goûts j'imagine.
Ps : Ya un moment ou j'ai été trés surpris, qui a l'air d'avoir échappé à pas mal de monde. La petite phrase que le général gros méchant lance au héros quand il débarque sur la planète " Pandora, c'est pas le venezuela. Ce sera bien plus corsé " en gros. Curieux...
Ce message a été modifié par Observateur averti - 21 janvier 2010 à 19:41.
#70 diamant bleue
Posté 21 janvier 2010 à 20:05
Observateur averti, le 21 janvier 2010 à 19:35, dit :
C'est un peu comme Matrix : il y a plusieurs "lectures" de ce film. Et tu en as bien décrit la lecture superficielle
#71
Posté 21 janvier 2010 à 20:29
" Il n'y a pas de vent favorable pour ceux qui ne savent pas où ils vont "
#72
Posté 21 janvier 2010 à 21:58
The true meaning of avatar... J'aimerais bien trouver une version francaise. Un video de 13 minutes. *spoilers*.
#73
#74
Posté 21 janvier 2010 à 22:25
Citation
Le cinéma, comme toutes formes d'art, est toujours une histoire de goût.
#75
Posté 21 janvier 2010 à 23:53
Vraiment superbe!!! les 2 heures 40 sont passées tellement vite!!
j'ai vraiment adoré
Et je n'analyserai rien du tout, il faut prendre ce film tel qu'il est sans essayer de se tourner le neurone dans tous les sens pour comprendre le pourquoi du comment et se laisser aller.
#76
Posté 23 janvier 2010 à 20:21
Je le poste là car il est question d'avatar. Mais c'est plutôt la théorie de l'évolution globalement prédictible qui est passionnante...
Extraterrestre mais je me soigne !
#77
Posté 23 janvier 2010 à 22:17
J'ai trouvé beaucoup de créativité, quant aux véhicules (hélicoptères), beaucoup d'imagination aussi, concernant les animaux, les "lucioles", ainsi que tout le décor. Il m'a un peu fait penser aux personnes qui font des décorporations, et qui peuvent "voir" certaines choses dont d'autres n'ont pas le "don".
Bien entendu c'est une histoire qui finit bien, et j'aime ce genre d'histoires.
Au final, j'aimerai bien retourner le voir. J'espère qu'il tiendra l'affiche longtemps.
Réticulien,
Tu as oublié de mettre ton lien, lol.
Mon lien
#78
Posté 24 janvier 2010 à 11:40
Pour ma défense je dirai que j'ai en ce moment une mauvaise sinusite qui n'arrange pas ma propension naturelle à être "dans la lune" !
Voilà le lien en question : http://www.lemonde.f...95072_3232.html
Encore une fois, excusez moi pour la bêtise !!!
Extraterrestre mais je me soigne !
#79 heretical_divinity
Posté 24 janvier 2010 à 18:31
Le déroulement de l'histoire et sa conclusion aurait mérité plus de développement, j'avais cru en une nouvelle trilogie mais on a droit qu'à un long film.
Franchement c'était une expérience très sympathique avec les lunettes 3d, on rentre mieux dans l'univers.
Les idées peuvent paraitre être du classique revisité et certaines répliques font sourire c'est vrai, mais malgré ça on s'en sort bien, je trouvais que l'ambiance faisait très bande dessinée, voire manga.
Le caractère bien trempée de l'héroine na'vi avec sa sensibilité fait typique du genre, un parfait stéréotype de BD donc, comme le style "femme forte" de M.Jovovitch dans "Le Cinquième Elément".Je ne vois pas le problème au niveau de la caricature des personnages, vu le contexte, cherche-t-on à critiquer le rôle de "très méchant" de l'empereur Sith dans Starwars?On est alors dans les codes du genre.
De mon côté, j'ai remarqué des références au thème du culte de la Déesse-Mère:
Le héros humain joue le rôle du Fils-Amant de la Déesse.(cf. Isis, Cybèle..) Il est choisi par Elle selon des critères parfois incompréhensibles mêmes pour ses servantes, ici la fille Na'vi (comme on dit "les pensées de Dieu sont impénétrables", ou le voile de la Déeese que personne n'a soulevé).Celle-ci jouera le rôle de prétresse initiatique en incarnant les aspects fondamentaux "Mère-Soeur-Epouse".
Elle l'initiera à la culture des Na'vi, elle l'accompagne comme une camarade de jeu et ils sont "frères et soeurs" de par l'unicité du clan, et quand il finit son initiation, le héros s'unit à elle pour faire d'elle son épouse, unis de corps et d'esprit.Ainsi il peut devenir le Roi, le chef du clan, à la fois guerrier et sage, et devenir l'incarnation de la volonté et des pouvoirs de la Déesse.
Pour ceux qui ne le savent pas, l'Arbre est un symbole important qu'on trouve beaucoup dans les croyances paiennes et cultures matriarcales, tellement que les religions patriarcales ont dû le garder dans leurs écrits, en le transformant en un pouvoir masculin d'un dieu masculin.(d'ailleurs, vous vous êtes posé la question de savoir pourquoi les prêtres portent des robes?...)
Car à l'opposé de ce que l'on croit, ce phallus est une incarnation du pouvoir féminin de la Déesse.C'est seulement par Elle que les "Héros spirituels" et "Hommes verts" (Homme spirituellement adulte, fertiles) peuvent naitre après son initiation.(très obscure encore pour nous.. qui avons une vision matérialiste et superficielle de la puissance.Comme pour Hercule et celle qui le trahit, Elle CASTRE le héros de sa force extérieure pour le pousser à viser en son Coeur une force plus grande qui tient compte de la sensibilité...)
Puis il y a la renaissance du héros en Na'vi qui avait commencé dès qu'il était dans son avatar jusqu'à la scène finale.^^
Le fils-Amant qui doit "mourir"(l'idée d'initiation est associée à une mort) pour renaitre grâce à l'intervention de la Déesse ou sa servante, pour sauver le retour de la fertilité de la nature et l'équilibre du monde.
Sauf que là il n'est pas sacrifié, il sacrifie juste sa vieille peau humaine...
Il y a surement d'autres références intéressantes, surement que James Cameron l'a fait inconsciemment.
Quant à faire un parallélisme avec les amérindiens, je ne suis pas trop d'accord, puisque là nous avons des troupes humaines aguerris et semblant athées, voire anti-religieux, on est plutôt dans un principe de fable.Mais l'auteur avoue qu'il ne pensait pas imposer une morale ou faire réfléchir, juste faire une histoire avec des thèmes qui lui plaisait.
Ce message a été modifié par heretical_divinity - 24 janvier 2010 à 18:34.
#80
Posté 24 janvier 2010 à 20:08
le héros quitte son corps en conscience pour une autre corps en meilleur état physique, psychique et spirituel...
il quitte un monde pour un autre.
il y a ce passage, ce changement de conscience, oserais-je dire : cette "ascension"...
Ce message a été modifié par MaJc1 - 24 janvier 2010 à 20:09.
#81
Posté 31 janvier 2010 à 10:54
C'est à croire que ce journal finance la guerre quelque part...
Mon lien
#82
Posté 31 janvier 2010 à 14:15
MaJc1, le 24 janvier 2010 à 20:08, dit :
oui mais ce qui me fait peine c'est que c'est montré se faire avec et à travers toute une machinerie...
évidement c'est plus facile de croire ça faisable comme ça que de contacter ses cellules ou ses organes et d'apprendre comment ceux qui nous ont précédé ont tenté l'aventure et comprendre qu'on à une voie royale à notre disposition pour aller là où ils sont arrivés et continuer plus loin...
bien sur c'est aussi déblayer tout ce qui a été mis comme entrave (et continue) pour accéder à cette connaissance...
Corpus et moi on avance tranquille, mais j'ai pris du retard pour comprendre ce qui précède...
Elle se développe à elle même... Elle se Reconnait ! Natarajan
Pour moi convaincre, n'est plus envisageable, mais témoigner et partager le sont...
#83
Posté 31 janvier 2010 à 15:09
C'est aussi et surtout l'apologie de la technique et de l'eugénisme...
On veut nous faire avaler et admettre que sans tout ce "cinéma", rien n'est possible...
#84 heretical_divinity
Posté 31 janvier 2010 à 17:09
Fleur de Diamant, le 31 janvier 2010 à 10:54, dit :
(concrètement, le principe des "vies infinies" dans les jeux vidéos sur console provient de leurs ancêtres les bornes d'arcade, elles-mêmes tirées sur le principe de la machine à sous, emblème du concept du jeu payant, où on pousse le joueur à l'addiction à chaque essai raté, pour remettre un jeton et rejouer.Parfois, on récompensait le joueur de jetons "gratuits" pour sa ténacité.Même les flippers adoptaient ce principe)
Mais c'est marrant comment les intellectuels académiques (comme ces gens dans les débats télévisés avec les politiques) se sentent obligés de se montrer indispensables pour que le citoyen lambda soit "informé comme il faut"."ne pensez pas par vous-même, on est là pour ça"
Son avis vaut ce qu'il vaut, même si il m'a fait beaucoup sourire sur certains points, car il pourrait peut-être se tenir avec de meilleurs arguments...dommage
Rien de neuf comme réaction.
Comme devant une oeuvre d'art, on peut y voir ce que l'on veut, message ou pas message.
Et peut-être qu'on joue de cette ambiguïté...
En tout cas, bien avant et après Avatar, il y a aura toujours des oeuvres artistiques qui feront miroir projecteur d'une façon de penser, un contexte historique, un inconscient propres à la population d'une époque donnée, datant de leur création.Un effet symptomatique, dit-on..
Et en dehors de chercher une grille de lecture, je ne vois là qu'une volonté d'extérioriser des projections mentales issus d'un refoulement de ce qu'on n'assume pas dans notre inconscient collectif historique et qui se réveille face à cette occasion-ci, d'où ce méli-mélo de tout et son contraire.
C'est révélateur qu'au fond de beaucoup il y a ce malaise profond, une sorte de dépression entre ceux qui cherchent des signes pour comprendre notre situation mondiale et gérer leur sentiment de crise, et ceux qui cherchent la propagande d'ennemis cachés dans l'ombre pour se prémunir et ne pas perdre pied.
Pas facile de se détendre dans tout ça, mais bon nous aussi sur ONCT nous sommes des chercheurs de vérité dissimulée derrière les voiles.
Je réalise que DesJardins pourrait être mis dans la même case que nous autres.
Pas très élogieux, je sais...
Ce message a été modifié par heretical_divinity - 31 janvier 2010 à 17:11.
#85
Posté 01 février 2010 à 05:31
#86
Posté 01 février 2010 à 09:29
heretical_divinity, le 24 janvier 2010 à 18:31, dit :
Le déroulement de l'histoire et sa conclusion aurait mérité plus de développement, j'avais cru en une nouvelle trilogie mais on a droit qu'à un long film.
Franchement c'était une expérience très sympathique avec les lunettes 3d, on rentre mieux dans l'univers.
Les idées peuvent paraitre être du classique revisité et certaines répliques font sourire c'est vrai, mais malgré ça on s'en sort bien, je trouvais que l'ambiance faisait très bande dessinée, voire manga.
Le caractère bien trempée de l'héroine na'vi avec sa sensibilité fait typique du genre, un parfait stéréotype de BD donc, comme le style "femme forte" de M.Jovovitch dans "Le Cinquième Elément".Je ne vois pas le problème au niveau de la caricature des personnages, vu le contexte, cherche-t-on à critiquer le rôle de "très méchant" de l'empereur Sith dans Starwars?On est alors dans les codes du genre.
De mon côté, j'ai remarqué des références au thème du culte de la Déesse-Mère:
Le héros humain joue le rôle du Fils-Amant de la Déesse.(cf. Isis, Cybèle..) Il est choisi par Elle selon des critères parfois incompréhensibles mêmes pour ses servantes, ici la fille Na'vi (comme on dit "les pensées de Dieu sont impénétrables", ou le voile de la Déeese que personne n'a soulevé).Celle-ci jouera le rôle de prétresse initiatique en incarnant les aspects fondamentaux "Mère-Soeur-Epouse".
Elle l'initiera à la culture des Na'vi, elle l'accompagne comme une camarade de jeu et ils sont "frères et soeurs" de par l'unicité du clan, et quand il finit son initiation, le héros s'unit à elle pour faire d'elle son épouse, unis de corps et d'esprit.Ainsi il peut devenir le Roi, le chef du clan, à la fois guerrier et sage, et devenir l'incarnation de la volonté et des pouvoirs de la Déesse.
Pour ceux qui ne le savent pas, l'Arbre est un symbole important qu'on trouve beaucoup dans les croyances paiennes et cultures matriarcales, tellement que les religions patriarcales ont dû le garder dans leurs écrits, en le transformant en un pouvoir masculin d'un dieu masculin.(d'ailleurs, vous vous êtes posé la question de savoir pourquoi les prêtres portent des robes?...)
Car à l'opposé de ce que l'on croit, ce phallus est une incarnation du pouvoir féminin de la Déesse.C'est seulement par Elle que les "Héros spirituels" et "Hommes verts" (Homme spirituellement adulte, fertiles) peuvent naitre après son initiation.(très obscure encore pour nous.. qui avons une vision matérialiste et superficielle de la puissance.Comme pour Hercule et celle qui le trahit, Elle CASTRE le héros de sa force extérieure pour le pousser à viser en son Coeur une force plus grande qui tient compte de la sensibilité...)
Puis il y a la renaissance du héros en Na'vi qui avait commencé dès qu'il était dans son avatar jusqu'à la scène finale.^^
Le fils-Amant qui doit "mourir"(l'idée d'initiation est associée à une mort) pour renaitre grâce à l'intervention de la Déesse ou sa servante, pour sauver le retour de la fertilité de la nature et l'équilibre du monde.
Sauf que là il n'est pas sacrifié, il sacrifie juste sa vieille peau humaine...
Il y a surement d'autres références intéressantes, surement que James Cameron l'a fait inconsciemment.
Quant à faire un parallélisme avec les amérindiens, je ne suis pas trop d'accord, puisque là nous avons des troupes humaines aguerris et semblant athées, voire anti-religieux, on est plutôt dans un principe de fable.Mais l'auteur avoue qu'il ne pensait pas imposer une morale ou faire réfléchir, juste faire une histoire avec des thèmes qui lui plaisait.
Merci pour cette analyse, je te rejoins sur beaucoup de points. Juste que je trouve que Cameron a bien fait de ne pas développer, comme peut-être on l'aurait souhaité, j'y vois une certaine pudeur sur sa propre vision des choses et une certaine volonté de rester neutre.
Il y a un truc qui n'est pas dans ton analyse que je souhaiterais ajouter. L'amour de la Na'vi et de l'humain, mine de rien, j'ai apprécié que ne soit pas abordé le thème des différences. Je veux dire que lorsque la Na'vi, verte de trois mètres de haut et sa culture mystique et pacifique, sauve le héros humain, handicapé à la culture matérialiste et belliqueuse, aucun élément de leur relation d'"amour" n'est remis en cause. Aucune question de "différence" ne se pose. Ne pas aborder ce thème (de tolérance, d'anti racisme ou que sais je) lui donne un naturel que j'aime beaucoup.
Sinon, j'ai tout de même vu le film avec l'idée qu'il reprenait les thèmes de la colonisation amérindienne. Si la religion n'est pas mis en cause la dedans, cela démontre justement que ce ne sont pas les religions qui font les hommes, mais les hommes qui ont fait la religion. Dans ce film, je trouve que le visage "impérialiste" de tout homme est bien décrit (impérialisme ici matériel, mais qui peut etre en effet religieux, spirituel...).
http://cerrotoluquilla.blogspot.com/
Ce ne sont ni ses croyances, ni ses idées, ni ses concepts qui font un homme, c'est son coeur. Et son coeur, se lit dans ses actes, non dans ses paroles.
N'oubliez pas que vous êtes uniques ! ...comme tout le monde.
#87
Posté 03 février 2010 à 16:50
Citation
Suite à la critique faite par Pierre Desjardins, avec laquelle je suis en parfait accord, je me permets d’intervenir pour la compléter, car au delà du propos hautement guerrier d’Avatar, il y a d’autres facettes du film tout autant scandaleuses voir perverses.
James Cameron définit rapidement l’être humain, et malheureusement, il rejoint une idée qui à mon sens ne cesse de se répandre : l’humain est une vermine remplie de cupidité et assoiffée de sang. Visuellement, le marin se fait écraser par cet alien dont la stature, la force et le pigment nous renvois durant tout le film à notre médiocrité. Mais la qualité physique la plus extraordinaire de cette population, est celle de posséder une queue de cheval très proche d’une clef USB. Bien sûr, jouer avec rend sourd, mais quand on sait s’en servir l’accès à la carte mère nature devient immédiat. Cette image est une des clefs qui permettra à JC de justifier à nos yeux sa vérité.
L’analogie informatique utilisée est simple : pour pouvoir se connecter à la nature, comme avec un ordinateur, il faut être au préalable doté physiologiquement de l’outil adéquat, sinon ça ne fonctionne pas. Pas la peine d’écouter ces vieux moines bouddhistes, voire toute autre croyance spirituelle qui ne cessent de nous dire, que cette capacité nous l’avons déjà, mais laquelle malheureusement n’est pas placée au bout de notre queue, comme JC le voudrait. Le Dr Grace Augustine vient renforcer cette idée en affirmant qu'on peut pas comparer Pandora à un délire Vaudou, croyance qui par extension englobe toute les autres qui font référence aux capacités humaines à dépasser la représentation purement matérialiste, mais belle et bien à une réalité matérielle.
Le désarroi est encore plus grand une fois que la Nature de JC décide de s’exprimer. Sans revenir sur la moralité binaire du film digne d’un Walt Disney, on constate que la Nature, malgré son éternelle neutralité, décide de prendre partie juste une fois, et cela pour tuer l’homme : l’ennemi naturel n•1, l’envahisseur, le terroriste, le colon. Grâce à cette idée, JC récupère une vieille superstition, très utile dans le processus de culpabilisation des masses, pour le passage inévitable au capitalisme vert, qui pose du sens sur les drames comme Katrina, Haïti et j’en passe. La Nature se protège, se venge et c’est normal. Mais l’effet le plus grave de cette représentation, c’est qu’elle rend aberrante toute position purement pacifiste, car non naturelle. Si même la Nature a une patience limitée, que dire de nous ? - adieu M. Gandhi.
Comme nous sommes formatés à nous identifier toujours aux gentils jusqu’à la fin du film, nous ne cessons de le faire à travers l’Alien. Ce dernier étant représenté par des tribus révolus d’amérindiens voir d’africains, mais surtout à travers ce jeune couple, où deux êtres rebelles, gentils, qui couchent avant le mariage, assurent de part leurs dualité terrestre – extraterrestre, toute la porté universelle dont JC a besoin pour son message. Et ce dernier est dévoilé durant cette superbe cérémonie de fin de film, lors de laquelle l’humain est libéré de sa monstrueuse carapace pour intégrer un corps nouveau, une ère nouvelle.
Nous y voilà et je résume : l’être humain c’est de la merde, et pour changer, nous devons procéder à l'abandon de notre corps, grâce à la technologie, en occurrence l’eugénisme. Et cela pour quoi ? Pour devenir autre chose de ce que nous sommes. La réponse donc à tous nos maux est toujours à l’extérieur : un autre peuple, une autre planète, un autre corps et par conséquent jamais à l’intérieur – adieu M. Freud.
A travers cette critique je ne cherche pas à imposer la suprématie d’une vérité sur une autre, mais dénoncer le danger d’une idée figée, qui se base sur une idéologie matérialiste, dont la science qui l’appui, l'eugénisme, est trop jeune, et comme bien d’autres, dotée d’une finalité trop économique, pour nous permettre de poser un fantasme collectif aussi haut en couleur. Ce film ne pousse aucunement à la réflexion, car celle-ci est très difficile d’accès face à un pack complet de toutes les souffrances de l’humanité, dont la symbolique à fonction lubrificatrice, qui réveille en nous des affects communs, ne peut être qu’intériorisée par notre esprit et par la même occasion l’OGM avec.
Avatar est un film qui prône l'écologie par la violence et la culpabilité, la connexion avec la nature par le matérialisme et l'eugénisme, et l'amour de soi par l'exportation du soi en dehors de notre conditionnement premier, qui est notre corps, voire notre terre, que nous devrions, a mon sens, finir par accepté pour en fin s'en libérer.
Pour un film qui se veut anticipatif, il faut lui reconnaître au moins une vision juste: le Venezuela sera bientôt attaqué par les américains. Et à tous ceux qui passent sous silence quelconque analyse sous prétexte que l’objet de l’analyse sert juste à divertir je réponds : le conte a tout d’abord, psychologiquement, une fonction structuratrice, et à 300 millions de dollars un conte ne parle pas pour rien dire.
Vladimir H.
#88
Posté 03 février 2010 à 18:02
Eric, le 03 février 2010 à 16:50, dit :
Pour la gouverne de ton pote, James Cameron a écrit le script du film il y a 15 ans, donc il n'y avait pas encore eu de 11 septembre, ni de Katrina, ni d'Haïti, il n'avait pas pu réaliser son film parce que les moyens techniques ne le permettaient pas encore
Alors le discours d'eugénisme ou autre ne tient plus par rapport a l'actualité, faudrait voir ce qui se disait en 1995!!!
Et puis Cameron il aime les machines, y a qu'a voir Terminator, ou Aliens il adore ça, torturer les gens avec un futur dingue et apocalyptique surtout
Et toutes ces critiques moi, ça me fait marrer, c'est bon pour le film car qu'on en parle en bien ou en mal, on en parle, et ça fait de la pub!!
edit modération : doublon corrigé
#89
Posté 03 février 2010 à 18:33
Ainsi peut-on voir le pire comme le meilleur en chaque chose, cela dépend des lunettes (3D
#90
Posté 03 février 2010 à 18:59
Eric, le 03 février 2010 à 16:50, dit :
Pas trop d'accord avec le passage de la solution est à l'extérieur.
Au contraire le film montre que peu importe le corps, c'est l'âme (en latin: anima) qui l'anime qui compte.
Après c'est sûr dans le film, on dirait qu'il n'y qu'une poignée d'humain qui est raisonnée et responsable; les autres étant des crapules cupides. C'est un peu ce côté qui m'a saoulé durant le film.











