violence et état de conscience modifiée
#1
Posté 12 décembre 2009 à 12:13
Jusqu'aujourd'hui la peur me paraissait la seule explication rationnelle de la violence.
Les témoignages qui décrivent mon comportement lors de mes pertes de conscience ne font pas mention que je montrait de la peur. Comment lors d'un comportement totalement désinhibé (sans crainte visiblement de m'attirer la violence physique de mon interlocuteur), j'ai pu exprimer de la violence? Et quel moyen avons nous d'accéder à cette part de nous que nous ne connaissons pas? Hypnose peut-être?
Merci de vos conseils avisés.
Dom
#2
Posté 12 décembre 2009 à 13:19
J'ai eu le même probleme que toi. Je suis assez porté sur la boisson (un poivrot, n'ayons pas peur des mots) et plutot un gars affable et non violent. Et pourtant, quand j'etais plus jeune, un simple coup de trop me transformait en Atilla: les rues du Vieux Nice s'en souviennent encore. J'avais de grosses crises de violence, et le pire, c'est que je ne m'en souvenais absolument pas, alors que je pouvais parler avec les collegues et que je me déplaçais. J'ai commencé a m'inquieter le jour ou, apres une petite anesthesie pour une endoscopie, je me suis reveillé attaché a mon lit d'hopital: la dessus l'infirmiere m'apprend qu'au reveil j'ai envoyé paitre le docteur, les deux infirmieres et les deux infirmiers venus en renfort. J'ai commencé a me dire que tapi au fond de moi y'avait quelqu'un d'autre, appelle le comme tu veux, Mister Hyde, Hulk...
Mon docteur qui me suit depuis que je suis né m'a dit laconiquement que beaucoup de personnes sont "légerement scisophrenes" sous alcool.
On a tous une bête en soi, on la controle plus ou moins bien. Parfois elle sort, et on se bat avec des inconnus, on abime du mobilier urbain et des automobiles.
Depuis que j'ai accepté ça, la picole ne m'a plus jamais rendu violent. Saoul, oui, mais cool.
Pierre Desproges.
#3
Posté 12 décembre 2009 à 13:42
domus8, le 12 décembre 2009 à 12:13, dit :
Je pense que la violence est une démonstration d’impuissance comme tu le soulignes, et qu'il est plus efficace d'en trouver la cause en la mettant en avant, plutôt qu'en lisant du Ghandi ! Apprendre à mettre en avant ses défauts jusqu’à temps qu’ils dégoutent suffisamment pour qu'on se préoccupe des causes, est un moyen excellent pour résoudre un problème, pour trouver les causes profondes qui peuvent être nées quinze ans en arrière, sachez-le ! Mais tu trouveras toujours un début d’explication – même avec un temps de retard – si tu sais correctement t'observer durant tes états violents.
#4
Posté 12 décembre 2009 à 14:43
soit la personne est naturellement violente , mais en temps normal , peut se contrôler ; ce qui peut frustrer ou être un contrôle mal vécus , se qui vas faire un "stock" de violence as décharger et certains déchargent cette violence quant la raison fini par être inhibé par l alcool . en gros on n analyse plus la première idée qui viens , on le fait , ou on le dit , sans peser le pour et le contre . c est la bête , la machine humaine qui se réveille . elle peut être drôle , débile , chiante , violente etc ... sa dépend des gens .
soit l alcool a le pouvoir d ouvrir les portes de notre corps et une entité y entre , pour exister elle as besoins de l alcool , c est pour ça que plus le temps passe , plus il faut une forte dose pour être carpette ( ça marche pour les autres drogues aussi ...) . quant il y as la bonne dose , cette bête qui nous squoite peut agir a notre place . pour tuer cette bête , ne plus boire est le mieux .
dans les deux cas , si la bête se réveille , la meilleur solution est l arrêt a vie de l alcool , c est un peu dur , mais c est carrément vachement mieux après , plus de gueule de bois , plus de dévalorisation de soi , sa fait plus d un an que j ai arrêté sans aide et c est cool ( pour ceux qui on envie d aller chez "alcoolique anonyme " ba c est spécial ... pour moi c est comme une secte ... c est ma tres forte impression . ça m as fait peur leur truc , ils sont carrément super collant , une fois qu on y est , on y est a vie ... non merci , remplacer une addiction par une autre , je ne sais pas si c est une bonne solution ...)
c est comme ça que je vois la chose , je ne buvais pas tout les jours , mais quant je buvais , je me retrouvais pas trop en forme ... les trois premier mois sont un peu dur , puis la présence de la bête s estompe . des fois elle essaye de revenir mais si la porte est fermer ... en fait , il suffit de repensé aux conneries qui sont arrivé a cause de l alcool et hop sa ne donne pas du tout envie de recommencer et la bête se casse ...
#5
Posté 12 décembre 2009 à 15:15
c'est à ce moment là, en étudiant ses réactions lors d'une situation de tension, que l'on peut le mieux s'intéresser à son autre, ce Hyde qui est en nous, et voir comment il se comporte et comment il réagit. et c'est à ce moment là qu'il faut le gérer.
ces moments sont en fait assez fréquents de sorte que l'on peut faire pas mal d'exercices destinés à gérer notre Hyde.
les principaux moments (et des tas d'exemples sont cités dans mon blog en signature) sont la période critique septennale - période longue destinée à plein de choses mais entre autre à une "révision" de notre situation par rapport à notre Hyde - et plus quotidien, notre jour critique émotionnel (notre "jour de colère hebdomadaire") qui remplit le même office...
l'alcool est dans tous les cas à proscrire puisqu'il désinhibe. les périodes citées ci-dessus sont un équivalent naturel sans alcool (les hormones le remplacent) : périodes de pulsions acompagnées d'une forme de désinhibition.
en tous cas c'est ce que j'ai observé et ce sur quoi je travaille...
#6
Posté 12 décembre 2009 à 16:02
geispe, le 12 décembre 2009 à 15:15, dit :
#7
Posté 12 décembre 2009 à 16:17
geispe, le 12 décembre 2009 à 15:15, dit :
c'est à ce moment là, en étudiant ses réactions lors d'une situation de tension, que l'on peut le mieux s'intéresser à son autre, ce Hyde qui est en nous, et voir comment il se comporte et comment il réagit. et c'est à ce moment là qu'il faut le gérer.
ces moments sont en fait assez fréquents de sorte que l'on peut faire pas mal d'exercices destinés à gérer notre Hyde.
les principaux moments (et des tas d'exemples sont cités dans mon blog en signature) sont la période critique septennale - période longue destinée à plein de choses mais entre autre à une "révision" de notre situation par rapport à notre Hyde - et plus quotidien, notre jour critique émotionnel (notre "jour de colère hebdomadaire") qui remplit le même office...
l'alcool est dans tous les cas à proscrire puisqu'il désinhibe. les périodes citées ci-dessus sont un équivalent naturel sans alcool (les hormones le remplacent) : périodes de pulsions acompagnées d'une forme de désinhibition.
en tous cas c'est ce que j'ai observé et ce sur quoi je travaille...
#8
Posté 12 décembre 2009 à 17:39
Bon, l'influence de la lune est manifeste sur beaucoup de choses, mais qu'elle ait une action sur les types bourrés...pourquoi pas?
Pierre Desproges.
#9
Posté 12 décembre 2009 à 17:41
Regbar, le 12 décembre 2009 à 16:02, dit :
Citation
curieusement j'ai remarqué que la lune noire fait le même effet... remarqué quelque chose ?
Ce message a été modifié par geispe - 12 décembre 2009 à 18:14.
#10
Posté 12 décembre 2009 à 17:56
geispe, le 12 décembre 2009 à 17:41, dit :
#11
Posté 12 décembre 2009 à 18:13
Citation
je ne pensais qu'aux moyens artificiels de se désinhiber, comme c'est le cas pour l'alcool par exemple. or nous avons, d'après mes observations, des périodes naturelles de désinhibition pour cela et ce sont celles-là qui sont prévues pour nous faire avancer.
#12 Sathyne
Posté 12 décembre 2009 à 18:14
Ca m'assomme. Deux verres de vin rouge pour faire plaisir à l'hôte parce que je ne suis pas portée sur l'alcool et hop, je compte le temps qu'il me restera pour aller direct m'endormir et tomber comme une masse.
(idem pour les petites anesthésies locales pour extraction de dent de sagesse : une goutte suffit.)
Ensuite pour savoir ce qu'on ressent vraiment sans passer par ces produits on peut aussi écouter ce qui se passe à l'intérieur de son corps au moment d'une action, interaction, d'un échange, évènement, etc : observer les contractions de la gorges, les pulsations cardiaques, les frissons de plaisir ou de peur, notre rythme de respiration, ce qui se passe dans le ventre, plus bas, comment on crispe les mains, la mâchoire, les pieds, nos cheveux qui se dressent sur la tête (je plaisante là), [édit] l'eau à la bouche, ou la langue sèche[/edit] bref tous ces mouvements d'organes et autres qui peuvent nous faire comprendre qu'on est, par exemple, en pétard si on voulait se le nier, etc... c'est pas sorcier !
[édit]c'est un moyen de décrypter nos émotions réelles au delà de ce qu'on se raconte parce que le corps ne ment pas trop en général.
Possible que l'alcool permette de moins nier ses émotions mais il empêche de les contrôler.
Ce message a été modifié par Sathyne - 12 décembre 2009 à 18:18.
#13
Posté 13 décembre 2009 à 17:11
Youpi!, le 12 décembre 2009 à 13:19, dit :
J'ai eu le même probleme que toi. Je suis assez porté sur la boisson (un poivrot, n'ayons pas peur des mots) et plutot un gars affable et non violent. Et pourtant, quand j'etais plus jeune, un simple coup de trop me transformait en Atilla: les rues du Vieux Nice s'en souviennent encore. J'avais de grosses crises de violence, et le pire, c'est que je ne m'en souvenais absolument pas, alors que je pouvais parler avec les collegues et que je me déplaçais. J'ai commencé a m'inquieter le jour ou, apres une petite anesthesie pour une endoscopie, je me suis reveillé attaché a mon lit d'hopital: la dessus l'infirmiere m'apprend qu'au reveil j'ai envoyé paitre le docteur, les deux infirmieres et les deux infirmiers venus en renfort. J'ai commencé a me dire que tapi au fond de moi y'avait quelqu'un d'autre, appelle le comme tu veux, Mister Hyde, Hulk...
Mon docteur qui me suit depuis que je suis né m'a dit laconiquement que beaucoup de personnes sont "légerement scisophrenes" sous alcool.
On a tous une bête en soi, on la controle plus ou moins bien. Parfois elle sort, et on se bat avec des inconnus, on abime du mobilier urbain et des automobiles.
Depuis que j'ai accepté ça, la picole ne m'a plus jamais rendu violent. Saoul, oui, mais cool.
#14
Posté 13 décembre 2009 à 17:44
Atention, soyez vigilents!
L'un des meilleurs moyens de récupérer sur soi des âmes en peine est de boire de l'alcool à outrance, se droguer, dépendances multiples, etc...
As-t-on besoin de tout cela pour communiquer ses émotions. Seule la vérité sur son ressenti compte. A nous de savoir le communiquer de la manière la plus adaptée et à accepter éventuellement qu'il soit mal compris ou indésirable pour l'autre.
#15
Posté 13 décembre 2009 à 21:23
Ludmilla, le 13 décembre 2009 à 17:44, dit :
Atention, soyez vigilents!
L'un des meilleurs moyens de récupérer sur soi des âmes en peine est de boire de l'alcool à outrance, se droguer, dépendances multiples, etc...
As-t-on besoin de tout cela pour communiquer ses émotions. Seule la vérité sur son ressenti compte. A nous de savoir le communiquer de la manière la plus adaptée et à accepter éventuellement qu'il soit mal compris ou indésirable pour l'autre.
oui mais se que tu dit peut parfois être vraiment dur ... et pour d autres c est facile ...
#16
Posté 13 décembre 2009 à 22:02
Atention, soyez vigilents!
L'un des meilleurs moyens de récupérer sur soi des âmes en peine est de boire de l'alcool à outrance, se droguer, dépendances multiples, etc...
As-t-on besoin de tout cela pour communiquer ses émotions. Seule la vérité sur son ressenti compte. A nous de savoir le communiquer de la manière la plus adaptée et à accepter éventuellement qu'il soit mal compris ou indésirable pour l'autre.
je suis bien d'accord...
oui mais se que tu dit peut parfois être vraiment dur ... et pour d autres c est facile ...
je suis bien d'accord aussi...
domus8 je le trouve touchant ton témoignage.
comme tu poses une question, je veux bien tenter d'ajouter humblement ma pierre à l'édifice...
il me semble que l'égo regroupe entre autre le corps astral, éthérique, mental et émotionnel.
donc lorsque l'un de ces corps est concerné, l'égo est éprouvé.
et puis le corps émotionnel conserve en mémoire ses blessures : celles de l'enfance, celles enregistrées comme des échecs, des abandons, des ruptures, des humiliations etc.
tout cela agit finalement comme une mécanique bien huilée :
quelqu'un ou quelque chose appuie consciemment ou non sur la mémoire d'une ancienne blessure, et hop le corps émotionnel réagit instantanément et l'égo se manifeste.
alors si peur il y a, c'est avant tout la peur qu'a l'égo de revivre cette ancienne blessure, cette ancienne souffrance.
car l'égo n'a pas conscience que cette souffrance n'est plus, que ce qui est sur le moment n'est que le souvenir de cette souffrance, sa projection.
l'égo a donc peur et on le comprend car remettre son nez dans son vieux caca n'est pas très agréable ! la souffrance que cela génère peut même provoquer des maladies.
c'est pour ces raisons qu'il adopte des mécanismes de défense, des résistances : déni, agressivité...
le moyen que je connais pour guérir le corps émotionnel et gérer ses émotions est simplement un travail sur soi.
un travail sur tous les aspects de ses souffrances, de ses peurs, de ses colères.
on peut trouver une ou quelques personnes qui vont nous accompagner pour faire un travail sur chacun des aspects.
cela passe me semble-t-il par plusieurs phases : identifier nos peurs, leurs sources (évènement traumatisant etc), ce qui fait que l'on rentre en réaction à quelque chose (parole, acte etc), guérir et rassurer son enfant intérieur, comprendre et intégrer le jeu des projections, un travail spirituel et énergétique pour désactiver les mémoires à un autre niveau...
voilà, à vrai dire je ne suis pas persuadé par l'hypnose en ce qui te concerne. du moins pas dans l'immédiat.
courage ! faudra bien la faire sortir la violence en toi ! euh, petit à petit parce qu'une cocotte minute qui explose !
ce qui est clair c'est que ce soir je pense bien à toi, si tu le permets, courage et n'aies pas peur de la peur !!
Ce message a été modifié par MaJc1 - 13 décembre 2009 à 22:04.
#17
Posté 15 décembre 2009 à 22:19
domus8, le 12 décembre 2009 à 12:13, dit :
Jusqu'aujourd'hui la peur me paraissait la seule explication rationnelle de la violence.
Les témoignages qui décrivent mon comportement lors de mes pertes de conscience ne font pas mention que je montrait de la peur. Comment lors d'un comportement totalement désinhibé (sans crainte visiblement de m'attirer la violence physique de mon interlocuteur), j'ai pu exprimer de la violence? Et quel moyen avons nous d'accéder à cette part de nous que nous ne connaissons pas? Hypnose peut-être?
Merci de vos conseils avisés.
Dom
#18
Posté 15 décembre 2009 à 23:07
domus8, le 12 décembre 2009 à 12:13, dit :
Jusqu'aujourd'hui la peur me paraissait la seule explication rationnelle de la violence.
Les témoignages qui décrivent mon comportement lors de mes pertes de conscience ne font pas mention que je montrait de la peur. Comment lors d'un comportement totalement désinhibé (sans crainte visiblement de m'attirer la violence physique de mon interlocuteur), j'ai pu exprimer de la violence? Et quel moyen avons nous d'accéder à cette part de nous que nous ne connaissons pas? Hypnose peut-être?
Merci de vos conseils avisés.
Dom
Désolée, mon message précédent envoyé par erreur ne contient pas de réponse.
Savoir se situer au sein de sa famille, savoir quelle place on y occupe, afin de savoir pourquoi on agit de telle ou telle façon, apprendre à se connaître soi-même, c'est possible grâce à la psychogénéalogie et la constellation familiale.
Juste je pense à cela, car en lisant ton message Domus8, je pense que cela te serait utile. je peux me tromper, mais je pense qu'il faut chercher de ce coté là.
L'hypnose par régréssion vers les vies antérieures aussi peut t'aider, mais il faut trouver quelqu'un de compétent.
La thérapie en "rêve éveillé libre" peut aussi grandement répondre à tous tes questionnements(thérapie brève).
Chacun d'entre nous est capable du pire comme du meilleur, mais en apprenant à bien nous connaître, nous pouvons nous améliorer et nous accepter tel que l'on est.
Je dois m'arrêter là, mais tu peux me contacter par MP, si tu as besoin de renseignements pour adresses et autres.
#19
Posté 18 décembre 2009 à 21:55
Ludmilla, le 13 décembre 2009 à 17:44, dit :
Atention, soyez vigilents!
L'un des meilleurs moyens de récupérer sur soi des âmes en peine est de boire de l'alcool à outrance, se droguer, dépendances multiples, etc...
As-t-on besoin de tout cela pour communiquer ses émotions. Seule la vérité sur son ressenti compte. A nous de savoir le communiquer de la manière la plus adaptée et à accepter éventuellement qu'il soit mal compris ou indésirable pour l'autre.
#20
Posté 20 décembre 2009 à 09:23
Sathyne, le 12 décembre 2009 à 18:14, dit :
Ca m'assomme. Deux verres de vin rouge pour faire plaisir à l'hôte parce que je ne suis pas portée sur l'alcool et hop, je compte le temps qu'il me restera pour aller direct m'endormir et tomber comme une masse.
(idem pour les petites anesthésies locales pour extraction de dent de sagesse : une goutte suffit.)
Ensuite pour savoir ce qu'on ressent vraiment sans passer par ces produits on peut aussi écouter ce qui se passe à l'intérieur de son corps au moment d'une action, interaction, d'un échange, évènement, etc : observer les contractions de la gorges, les pulsations cardiaques, les frissons de plaisir ou de peur, notre rythme de respiration, ce qui se passe dans le ventre, plus bas, comment on crispe les mains, la mâchoire, les pieds, nos cheveux qui se dressent sur la tête (je plaisante là), [édit] l'eau à la bouche, ou la langue sèche[/edit] bref tous ces mouvements d'organes et autres qui peuvent nous faire comprendre qu'on est, par exemple, en pétard si on voulait se le nier, etc... c'est pas sorcier !
As tu connaissance d'ouvrages qui traitent de ça : l'observation de ces manifestations physiques qui témoignent de nos émotions.
Merci de me tuyauter.
Dom
[édit]c'est un moyen de décrypter nos émotions réelles au delà de ce qu'on se raconte parce que le corps ne ment pas trop en général.
Possible que l'alcool permette de moins nier ses émotions mais il empêche de les contrôler.
#21
Posté 20 décembre 2009 à 20:50
Merci. Dom
#22 Sathyne
Posté 20 décembre 2009 à 23:39
Citation
Citation
Ca ne fait pas le même effet à tout le monde, j'en témoigne directement :
Ca m'assomme. Deux verres de vin rouge pour faire plaisir à l'hôte parce que je ne suis pas portée sur l'alcool et hop, je compte le temps qu'il me restera pour aller direct m'endormir et tomber comme une masse.
(idem pour les petites anesthésies locales pour extraction de dent de sagesse : une goutte suffit.)
Ensuite pour savoir ce qu'on ressent vraiment sans passer par ces produits on peut aussi écouter ce qui se passe à l'intérieur de son corps au moment d'une action, interaction, d'un échange, évènement, etc : observer les contractions de la gorges, les pulsations cardiaques, les frissons de plaisir ou de peur, notre rythme de respiration, ce qui se passe dans le ventre, plus bas, comment on crispe les mains, la mâchoire, les pieds, nos cheveux qui se dressent sur la tête (je plaisante là), [édit] l'eau à la bouche, ou la langue sèche[/edit] bref tous ces mouvements d'organes et autres qui peuvent nous faire comprendre qu'on est, par exemple, en pétard si on voulait se le nier, etc... c'est pas sorcier !
[édit]c'est un moyen de décrypter nos émotions réelles au delà de ce qu'on se raconte parce que le corps ne ment pas trop en général.
Possible que l'alcool permette de moins nier ses émotions mais il empêche de les contrôler.
Merci de me tuyauter.
Dom
2- je corrige ma dernière phrase : plutôt que de "contrôler ses émotions", qu'en fait je trouve inapproprié du fait que le danger est vite fait, par le processus de "contrôle", de les nier, ou de refuser de les voir telles qu'elles sont ou encore de les rejeter.
Alors qu'il s'agit plus de les observer, et à partir de ces observations, de les accepter, et ensuite, de réfléchir aux différents moyens de les exprimer qui s'offrent à nous... ce qui est sans doute plus facile à dire qu'à faire lorsqu'on se retrouve dans le feu de l'action. Il y a aussi moyen de les transformer, en reconsidérant la situation, et en observant les nouveaux sentiments et nouvelles émotions issues de ces nouvelles considérations.
Ce qui prend plus de temps et oblige souvent à le faire dans des conditions sereines.
3- pour répondre directement à ta question, je n'ai pas connaissance de livres à ce sujet. Je n'en ai jamais cherché.
En fait, le livre, ce serait ton corps, et lire ce livre, ce serait écouter comment ton corps réagit selon les situations.
Prendre conscience de ses organes et des pulsations qui habitent notre corps, c'est une inconnue croisée par hasard, on dira, qui m'avait prise dans ses bras alors que j'éclatais en sanglots, ne supportant pas d'être dans l'endroit où j'étais ni les fortes charges émotionnelles des gens parmi lesquels j'étais. Je ne pouvais partir alors que je n'avais qu'une envie, disparaitre de cet endroit.
Cette femme inconnue m'a serrée contre elle, et ensuite, m'a donné ce conseil. Que j'ai trouvé génial car à l'époque, et c'est il y a bien longtemps, j'étais comme une passoire, à ressentir si fortement les émotions des autres que cela m'envahissait à un tel point que je ne savais comment gérer cela. Je me retrouvais, en quelques sortes, sujette à l'enivrement des émotions extérieures. Une éponge imbibée.
N'ayant pas, à ma connaissance, de problème d'inhibition (c'est plutôt le contraire, je ne cesse d'apprendre à me contenir et me ralentir car j'écris, je parle et j'agis la plupart du temps plus vite que je ne pense), tout réfléchi je ne sais pas si cela pourrait t'aider.
En tous les cas moi, cela m'a permis de mieux identifier ce que je ressentais avant de l'exprimer, sans pour autant m'empêcher de l'exprimer, pour rester en accord avec moi-même, même si cela déplait à autrui.
Je ne suis pas alcoolique mais j'ai longtemps côtoyé des gens ayant ce problème (un peu par la "force des choses" : contexte familial...).
Or ce qui m'a frappée dans leur comportement, c'est comme une sorte de "sur-gentillesse", ou "sur-politesse", ou affabilité incroyable.
Au lieu de dire direct à l'autre qu'il exagère, par exemple, sans se poser de questions sur les conséquences de ces "points sur les "i"", ils souriaient, donnaient une réponse gentillonnette, ou se taisaient, ou parlaient d'autre chose... et si ça se passait à table ils avalaient compulsivement plusieurs verres de vins à la suite (ce qui d'ailleurs, la bouche ainsi occupée, les empêchaient de répondre du tac au tac et d'envoyer sur les roses l'interlocuteur qui avait exagéré).... après je ne sais combien de verres dans le nez, l'état d'ébriété était tel que la personne balançait les choses en gros patacaisse et les repas familiaux tournaient au drame.
Je déteste les repas familiaux, les relents d'alcool, et évite l'un comme l'autre comme la peste désormais.
Mais je te parle de ce dont j'ai été témoin durant plusieurs années, observant différentes personnes alcooliques (quand je dis alcoolique, il ne s'agit pas que de boire un coup de trop à table, mais d'une véritable addiction, style s'enivrer dès le matin au réveil). Il se peut que tu ne sois pas quelqu'un qui donne des réponses gentillettes là où il aurait fallu rétorquer sèchement à la personne d'arrêter de t'enquiquiner, par exemple.
Ce message a été modifié par Sathyne - 20 décembre 2009 à 23:40.










