La question: L'homme est-il bon ou mauvais naturellement ou bien encore, est-ce son environnement qui fait de lui ce qu'il est ?
Personnellement, je pense que l'homme n'est ni bon , ni mauvais mais simplement en phase avec son environnement. Cet environnement, fut tout au long de son histoire assez diversifié. Tantôt communiste, tantôt anarchique, tantôt socialiste , longtemps monarchique voir impérialiste et souvent capitaliste. Les philosophes ont longtemps voulu savoir si l'homme était bon ou mauvais de par sa nature en analysant tout simplement notre histoire commune et en en tirant des conclusions. Certain pensèrent l'homme positif et d'autres l'homme négatif ... Je pense que l'idée qui en est ressortie et qui a fondé nos sociétés actuelles fut celle de l'homme mauvais de par sa nature. Tout le courant économique c'est fondé sur ce principe et donc du coup, le poid croissant de cette économie dans notre société.
Hobbes l'a donc emporté ... Ensuite, il a fallu canaliser toute cette énergie malsaine qu'éprouve l'homme selon Hobbes naturellement.
Intervient Adams: "les passions égoïstes sont plus fortes que le lien social, et les premières prévaudront toujours sur ce dernier si on laisse l’homme aller au gré de ses propres émotions, et qu’aucun pouvoir extérieur ne le contraint ou ne le surveille. « La religion, les croyances, les serments, l’instruction, les lois, cèdent devant les passions, l’intérêt et le pouvoir » D’où sa défense acharnée d’un gouvernement où les pouvoirs pourraient se limiter les uns les autres. Laissés à eux-mêmes et aux prises avec la nature humaine, chacun de ces trois pouvoirs tendrait progressivement vers la tyrannie ; c’est en les mêlant les uns aux autres que ces trois pouvoirs, qui luttent pour leur seule survie, pourraient préserver la tranquillité publique."
Je pense , que la solution d'adams n'est pas si mauvaise que ça ... Effectivement, un socialisme trop grand comme le prédit Huxley dans 1984 conduirait au totalitarisme et comme il le dit aussi indirectement, un libéralisme , capitalisme trop avancé conduirait lui aussi au totalitarisme cette fois des entreprises. L'homme serait donc mauvais et par soucis de contrôle , d'auto deffence, d'auto bien être ... Donnerait naissance qu'a des modèles de sociétés qui divise inéluctablement socialement et économiquement le pouvoir dirigent minoritaire de la majorité du reste du peuple. Le communisme , l'impérialisme , le socialisme , le capitalisme etc ... seraient donc des combats, des systèmes presque identiques avec comme seul différence , le niveau de richesse permise par les dirigeants au peuple et ce toujours dans cette optique de stabilité du pouvoir. Un peuple pauvre financièrement, moralement et intellectuellement est moins dangereux qu'un peuple qui a le temps et les moyens de se poser des questions sur son propre état de dépendance. On comprend donc pourquoi , des systèmes communistes qui n'avaient pas les artifices d'illusionnistes du capitalisme ne pouvaient garder l'ordre que sous la forme trop visible d'une dictature d'où leur déconfiture.
Je pensais que l'économie sous la forme de l'argent, la monnaie qui découle du troc était la cause du problème. Je n'ai pas rejeté complètement cette idée mais suis à présent plus perplexe. La quantification de la rareté permet à l'homme de faire ressurgir ses vices. La rareté et le désir du pouvoir par le contrôle de cette rareté, serait en quelque sorte le terrain de jeu, l'environnement qui pousse l'homme via l'économie aux problèmes cités plus haut ainsi que tout les sous problèmes assez bien recensés sur ce forum. Etant donné que l'environnement est ce qu'il est même si souvent on nous pousse a croire qu'il est pire encore, il faut donc trouver un système de règles différent afin de pousser l'homme malgré lui à faire d'avantage confiance à ses vertus qu'à ses vices.
C'est sur ce fait , que j'ai envi de dire que l'homme n'est ni bon , ni mauvais naturellement mais que c'est son environnement qui fait de lui ce qu'il est.
J'essais à présent de comparer certain systèmes sociaux d'animaux , de plantes , d'insectes et autres et afin de déterminer si mon interprétation de la nature humaine comporte un semblant de vérité. L'homme est lui aussi un animal en fin de compte. Je ne sais pas par exemple si au niveau des fourmis , la reine contrôle de manière totalitaire ses sujets comme on pourrait le penser ou bien si il existe une forme d'égalité instinctive et jamais remise en question entre tout les membres de la colonies. Peut être que ceux qui auraient lu Werber pourraient m'éclairer.
Huxley laissait entendre dans le livre de son livre (1984) que l'égalité véritable était impossible. Je pense qu'il se basait sur son interprétation de la nature humaine pour dire cela .... Etes-vous d'accord avec lui ?
Au plaisir de vous entendre.
Ce message a été modifié par interlude - 05 janvier 2010 à 22:17.











