J'aimerais beaucoup avoir tort sur ce sujet, ainsi je n'aurais pas à répéter toujours la même chose... Lassant...
Sathyne, le 20 janvier 2010 à 13:10, dit :
Dans ce cas autant préciser que des conditions sont aussi à prendre en compte en ce qui concerne l'homme, histoire de réajuster et de ne pas dénigrer l'une au profit d'un, même si les "conditions" dont tu parles seraient différentes.
Il ne s'agit pas de dénigrer... Mais de quoi on parle ? La métaphysique n'a que faire de ces considérations humanistes et humaines, il s'agit de dépasser ce stade. Il y a 1000 injustices que l'humain ne pourrait tolérer si l'on devait transposer nos valeurs humanistes sur le plan métaphysique et même biologique. Heureusement qu'on ne lui demande pas son avis, à l'humain, avant de faire fonctionner l'univers.
Sathyne, le 20 janvier 2010 à 13:10, dit :
Je ne peux fermer les yeux non plus sur les faits concrets qui me font constater que même dans les institutions connues sensées exprimer ou représenter des principes de l'Esprit, curieusement, les femmes sont systématiquement victimes de lois de subordination, et rarement considérées au même titre que leurs pendants masculins.
Ta question est mal posée, c'est presque de la mauvaise foi.
Avant de se placer au-dessus des animaux, il ne faudrait pas oublier d'où on vient. Je ne vois pas pourquoi tu éprouves tellement de difficultés à comprendre que notre système social soit calqué sur le modèle des autres primates.
Tout d'abord, sur le plan biologique, nous sommes tous à l'origine des femelles, le mâle est une évolution de la femelle, et il n'est pas systématique qu'un individu de sexe mâle joue plus tard la fonction que lui confère son sexe. La plupart du temps, cela reste une potentialité, un clan ne comporte pas plusieurs mâles dominants et la notion d'égalité n'existe pas.
Dans ce type de système, ce n'est pas la femme qui est dominée, mais les faibles. Si tu n'es pas fort et malin, et surtout bien né, les couilles ne te servent à rien, il y a des tas de mâles dominés par des femelles. C'est pareil pour les histoires de racisme, si t'as des ressources, personne ne regarde ta peau.
Tu sais très bien, puisque tu vis dans la même culture que moi, que notre cosmogonie identifie l'Esprit au Père (masculin), à une divinité Céleste, et le corps de chair à la Mère, une divinité tellurique, et que l'on a, de manière plus ou moins arbitraire, placé le Ciel au-dessus de la Terre. J'ai dit "arbitraire", au cas où je parlerais à un aveugle. Faites un procès au créateur, de toute façon on marche déjà sur la tête.
Je ne fais qu'expliquer le pourquoi, je ne propose aucune solution, n'étant ni politicien, ni idéaliste, ni progressiste.
Sathyne, le 20 janvier 2010 à 13:10, dit :
Conclusion personnelle : de bien jolis préceptes ou principes que ces hommes sont non seulement incapables de pratiquer, mais qui en plus iront dans le sens de museler la femme. Même en orient, dans les pays où les traditions yin et yang sont à la mode, n'en déplaise aux fans de l'exotisme. C'est peut-être pas pour rien d'ailleurs que le logo lui-même représente un cercle avec un schéma qui s'auto-étouffe ou s'auto-enferme dans son cycle.
Du côté des beaux parleurs de la "sexualité sacrée", c'est pas mieux : la femme sert essentiellement d'outil pour leur propre pomme, pour se prouver qu'ils ont la plus grosse et qu'ils sont "éveillés". Aucune remise en question ou considération de base pour la personne si elle embarrasse leur confort quotidien de gros éveillé qui a tout compris, aucun observation du lien qui les unit à la moindre friction en dehors des ébats amoureux.
C'est toi qui as fantasmé ces spiritualités. Pour qui sait ce que professait le Bouddha, cela n'a rien à voir avec Voltaire ou Montesquieu.
Le concept d'
individualisme n'existe pas, le concept de
liberté et de
droit non plus. Pire, le concept du karma vient même justifier la souffrance, et un moine bouddhiste n'a pas le droit d'interférer sur le sort des hommes, ni même le droit d'améliorer le monde, puisque ce serait faire de la politique.
Dans les sociétés traditionnelles, les femmes étaient traitées comme on traite les enfants, et les enfants étaient traités comme on traite les animaux.
Pas de considérations humanistes car pas de notion d'individualisme, pas non plus d'états d'âme.
Sathyne, le 20 janvier 2010 à 13:10, dit :
Dns ce cas, que ces quêteurs de la spiritualité commencent à réfléchir sur leurs besoins d'idéalisation de la femmes, qui est toujours super géniale quand il s'agit d'un principe Mère Déesse, mais à piétiner sans pitié quand il s'agit d'une humaine. Fascination, idéalistation, c'est le revers du rejet/haine, et ne peut que figer dans les illusions. Un bon prétexte pour faire, encore, de la femme, un objet.
Les moyens de pressions pour y parvenir sont en général les abus de pouvoirs que ce soit par la force physique, les attributs militaires ou les positions hiérarchiques, si des femmes protestent c'est une bande de féministes et puis c'est tout, oui oui, on voit ça même chez les soi-disant "éveillés".
Où ? De l'idéalisation ? Je n'en vois nullement dans aucune tradition métaphysique.
La déesse mère est vénérée uniquement chez les peuples de spiritualité tellurique, ce sont des spiritualités médianes qui ne croient pas en la transcendance, elles sont destinées aux profanes et à la masse par opposition aux spiritualités solaires, célestes, destinées à l'élite.
Pour ce qui est des contestations d'ordre social, amusez-vous bien, le problème sera réglé quand l'espèce humaine aura disparu.
De toute façon, tant qu'il y aura de la spiritualité, il y aura de la hiérarchie, et tant qu'il y aura de la hiérarchie, il y aura des contestations.
Que les sociétés matriarcales originelles soient des paradis, ça me fait rire, pourquoi les hommes ont renversé ce modèle alors ?
« Désirer avec indifférence, c’est l’essence même du jeu. »
Henry de Montherlant
« La justice n'est que le rêve imbécile de quelques hommes. L'injustice est la volonté même de Dieu. »
Anatole France