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L'avion l'avion l'avion, ça fait...


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137 réponses dans ce topic

#121 may

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Posté 22 janvier 2010 à 21:36

Y"a l' androgynes au sexe,corps féminin,ou masculin, des cam&léons des bou d'anges,..pas spécialement homo ou bi ,frigide ou chaud

L'androgyne qui traverse toutes les époques a t'il le caractére de son opposé, ou les deux qui se mélanges, qu'on ne peut plus dire fille ou garçon, femme ou homme que part le physique et encore  :malice:  :calin:
C'est un peu la que je bute parfois qu'en j'entend que l'avenir serais aux femmes,ou hommes, ce serai en oubliant ces derniers, o sexe d'anges, celui qu'on ne vois pas, a moins que leurs destinées s"épanouis aillieur; aussi,
""tcheuqus"e"bô un pingouin !

#122 laurenz

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Posté 22 janvier 2010 à 21:41

j'ai envie de dire : faudrais se regarder un peu plus l'entre-cuisses et un peu moins le nombril  :guerrier:

au fait tu l'a bien lavé aujourd'hui ?

Ce message a été modifié par laurenz - 22 janvier 2010 à 21:42.


#123 may

may

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Posté 23 janvier 2010 à 09:47

Laurenz, va y surtout regarde ton entrejambe,,ca va p'etre te securiser,,mais retire ton armure avant, pour y voir.

#124 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

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Posté 24 janvier 2010 à 03:02

Merci Pierre, Picpic (pour les bonnes petites piqûres de rappel), Sathyne et Yo pour vos ajouts dans le sujet. Très intéressant !
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#125 Angel Of Death

Angel Of Death

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Posté 24 janvier 2010 à 07:59

J'aimerais beaucoup avoir tort sur ce sujet, ainsi je n'aurais pas à répéter toujours la même chose... Lassant...

Voir le messageSathyne, le 20 janvier 2010 à 13:10, dit :

Dans ce cas autant préciser que des conditions sont aussi à prendre en compte en ce qui concerne l'homme, histoire de réajuster et de ne pas dénigrer l'une au profit d'un, même si les "conditions" dont tu parles seraient différentes.

Il ne s'agit pas de dénigrer... Mais de quoi on parle ? La métaphysique n'a que faire de ces considérations humanistes et humaines, il s'agit de dépasser ce stade. Il y a 1000 injustices que l'humain ne pourrait tolérer si l'on devait transposer nos valeurs humanistes sur le plan métaphysique et même biologique. Heureusement qu'on ne lui demande pas son avis, à l'humain, avant de faire fonctionner l'univers.

Voir le messageSathyne, le 20 janvier 2010 à 13:10, dit :

Je ne peux fermer les yeux non plus sur les faits concrets qui me font constater que même dans les institutions connues sensées exprimer ou représenter des principes de l'Esprit, curieusement, les femmes sont systématiquement victimes de lois de subordination, et rarement considérées au même titre que leurs pendants masculins.

Ta question est mal posée, c'est presque de la mauvaise foi.

Avant de se placer au-dessus des animaux, il ne faudrait pas oublier d'où on vient. Je ne vois pas pourquoi tu éprouves tellement de difficultés à comprendre que notre système social soit calqué sur le modèle des autres primates.

Tout d'abord, sur le plan biologique, nous sommes tous à l'origine des femelles, le mâle est une évolution de la femelle, et il n'est pas systématique qu'un individu de sexe mâle joue plus tard la fonction que lui confère son sexe. La plupart du temps, cela reste une potentialité, un clan ne comporte pas plusieurs mâles dominants et la notion d'égalité n'existe pas.

Dans ce type de système, ce n'est pas la femme qui est dominée, mais les faibles. Si tu n'es pas fort et malin, et surtout bien né, les couilles ne te servent à rien, il y a des tas de mâles dominés par des femelles. C'est pareil pour les histoires de racisme, si t'as des ressources, personne ne regarde ta peau.


Tu sais très bien, puisque tu vis dans la même culture que moi, que notre cosmogonie identifie l'Esprit au Père (masculin), à une divinité Céleste, et le corps de chair à la Mère, une divinité tellurique, et que l'on a, de manière plus ou moins arbitraire, placé le Ciel au-dessus de la Terre. J'ai dit "arbitraire", au cas où je parlerais à un aveugle. Faites un procès au créateur, de toute façon on marche déjà sur la tête.


Je ne fais qu'expliquer le pourquoi, je ne propose aucune solution, n'étant ni politicien, ni idéaliste, ni progressiste.

Voir le messageSathyne, le 20 janvier 2010 à 13:10, dit :

Conclusion personnelle : de bien jolis préceptes ou principes que ces hommes sont non seulement incapables de pratiquer, mais qui en plus iront dans le sens de museler la femme. Même en orient, dans les pays où les traditions yin et yang sont à la mode, n'en déplaise aux fans de l'exotisme. C'est peut-être pas pour rien d'ailleurs que le logo lui-même représente un cercle avec un schéma qui s'auto-étouffe ou s'auto-enferme dans son cycle.
Du côté des beaux parleurs de la "sexualité sacrée", c'est pas mieux : la femme sert essentiellement d'outil pour leur propre pomme, pour se prouver qu'ils ont la plus grosse et qu'ils sont "éveillés". Aucune remise en question ou considération de base pour la personne si elle embarrasse leur confort quotidien de gros éveillé qui a tout compris, aucun observation du lien qui les unit à la moindre friction en dehors des ébats amoureux.

C'est toi qui as fantasmé ces spiritualités. Pour qui sait ce que professait le Bouddha, cela n'a rien à voir avec Voltaire ou Montesquieu.

Le concept d'individualisme n'existe pas, le concept de liberté et de droit non plus. Pire, le concept du karma vient même justifier la souffrance, et un moine bouddhiste n'a pas le droit d'interférer sur le sort des hommes, ni même le droit d'améliorer le monde, puisque ce serait faire de la politique.

Dans les sociétés traditionnelles, les femmes étaient traitées comme on traite les enfants, et les enfants étaient traités comme on traite les animaux.

Pas de considérations humanistes car pas de notion d'individualisme, pas non plus d'états d'âme.


Voir le messageSathyne, le 20 janvier 2010 à 13:10, dit :

Dns ce cas, que ces quêteurs de la spiritualité commencent à réfléchir sur leurs besoins d'idéalisation de la femmes, qui est toujours super géniale quand il s'agit d'un principe Mère Déesse, mais à piétiner sans pitié quand il s'agit d'une humaine. Fascination, idéalistation, c'est le revers du rejet/haine, et ne peut que figer dans les illusions. Un bon prétexte pour faire, encore, de la femme, un objet.
Les moyens de pressions pour y parvenir sont en général les abus de pouvoirs que ce soit par la force physique, les attributs militaires ou les positions hiérarchiques, si des femmes protestent c'est une bande de féministes et puis c'est tout, oui oui, on voit ça même chez les soi-disant "éveillés".

Où ? De l'idéalisation ? Je n'en vois nullement dans aucune tradition métaphysique.

La déesse mère est vénérée uniquement chez les peuples de spiritualité tellurique, ce sont des spiritualités médianes qui ne croient pas en la transcendance, elles sont destinées aux profanes et à la masse par opposition aux spiritualités solaires, célestes, destinées à l'élite.

Pour ce qui est des contestations d'ordre social, amusez-vous bien, le problème sera réglé quand l'espèce humaine aura disparu.

De toute façon, tant qu'il y aura de la spiritualité, il y aura de la hiérarchie, et tant qu'il y aura de la hiérarchie, il y aura des contestations.

Que les sociétés matriarcales originelles soient des paradis, ça me fait rire, pourquoi les hommes ont renversé ce modèle alors ?
« Désirer avec indifférence, c’est l’essence même du jeu. »
Henry de Montherlant

« La justice n'est que le rêve imbécile de quelques hommes. L'injustice est la volonté même de Dieu. »
Anatole France

#126 Catarineta Tchi Tchi

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Posté 24 janvier 2010 à 15:19

Voir le messageAngel Of Death, le 24 janvier 2010 à 07:59, dit :

J'aimerais beaucoup avoir tort sur ce sujet, ainsi je n'aurais pas à répéter toujours la même chose... Lassant...



Il ne s'agit pas de dénigrer... Mais de quoi on parle ? La métaphysique n'a que faire de ces considérations humanistes et humaines, il s'agit de dépasser ce stade. Il y a 1000 injustices que l'humain ne pourrait tolérer si l'on devait transposer nos valeurs humanistes sur le plan métaphysique et même biologique. Heureusement qu'on ne lui demande pas son avis, à l'humain, avant de faire fonctionner l'univers.



Ta question est mal posée, c'est presque de la mauvaise foi.

Avant de se placer au-dessus des animaux, il ne faudrait pas oublier d'où on vient. Je ne vois pas pourquoi tu éprouves tellement de difficultés à comprendre que notre système social soit calqué sur le modèle des autres primates.

Tout d'abord, sur le plan biologique, nous sommes tous à l'origine des femelles, le mâle est une évolution de la femelle, et il n'est pas systématique qu'un individu de sexe mâle joue plus tard la fonction que lui confère son sexe. La plupart du temps, cela reste une potentialité, un clan ne comporte pas plusieurs mâles dominants et la notion d'égalité n'existe pas.

Dans ce type de système, ce n'est pas la femme qui est dominée, mais les faibles. Si tu n'es pas fort et malin, et surtout bien né, les couilles ne te servent à rien, il y a des tas de mâles dominés par des femelles. C'est pareil pour les histoires de racisme, si t'as des ressources, personne ne regarde ta peau.


Tu sais très bien, puisque tu vis dans la même culture que moi, que notre cosmogonie identifie l'Esprit au Père (masculin), à une divinité Céleste, et le corps de chair à la Mère, une divinité tellurique, et que l'on a, de manière plus ou moins arbitraire, placé le Ciel au-dessus de la Terre. J'ai dit "arbitraire", au cas où je parlerais à un aveugle. Faites un procès au créateur, de toute façon on marche déjà sur la tête.


Je ne fais qu'expliquer le pourquoi, je ne propose aucune solution, n'étant ni politicien, ni idéaliste, ni progressiste.



C'est toi qui as fantasmé ces spiritualités. Pour qui sait ce que professait le Bouddha, cela n'a rien à voir avec Voltaire ou Montesquieu.

Le concept d'individualisme n'existe pas, le concept de liberté et de droit non plus. Pire, le concept du karma vient même justifier la souffrance, et un moine bouddhiste n'a pas le droit d'interférer sur le sort des hommes, ni même le droit d'améliorer le monde, puisque ce serait faire de la politique.

Dans les sociétés traditionnelles, les femmes étaient traitées comme on traite les enfants, et les enfants étaient traités comme on traite les animaux.

Pas de considérations humanistes car pas de notion d'individualisme, pas non plus d'états d'âme.




Où ? De l'idéalisation ? Je n'en vois nullement dans aucune tradition métaphysique.

La déesse mère est vénérée uniquement chez les peuples de spiritualité tellurique, ce sont des spiritualités médianes qui ne croient pas en la transcendance, elles sont destinées aux profanes et à la masse par opposition aux spiritualités solaires, célestes, destinées à l'élite.

Pour ce qui est des contestations d'ordre social, amusez-vous bien, le problème sera réglé quand l'espèce humaine aura disparu.

De toute façon, tant qu'il y aura de la spiritualité, il y aura de la hiérarchie, et tant qu'il y aura de la hiérarchie, il y aura des contestations.

Que les sociétés matriarcales originelles soient des paradis, ça me fait rire, pourquoi les hommes ont renversé ce modèle alors ?


Humm.. si je peux me permettre AOD. Cette réponse est un peu légère, c'est une réponse de forme, mais je ne vois pas d'argument de fond. Ou alors, ils te sont s'y évidents que tu omets de les exprimer.
La dernière phrase par exemple, ne veut absolument rien dire, c'est de la rhétorique.
Que les sociétés amérindiennes soient des paradis, ca me fait rire, alors pourquoi les occidentaux ont niqué les indiens ? C'est vrai ils avaient raison :D
1. On a jamais dit que le matriarcat était meilleur, et surtout pas Sathyne,
2. Le fait que les hommes aient remplacé le matriarcat par le patriarcat ne donne aucune indication sur la qualité des deux, et c'est meme contradictoire dans ton cas car d'une part, tu dis que l'homme vit dans un enfer, de l'autre coté, tu sous entends que s'il a supprimé le matriarcat, c'est qu'il est intelligent. C'est à n'y rien comprendre.
Et le problème est que tout le post est ainsi.

Je ne prends pas partie la, comprends le bien, tout simplement parce que je ne lis pas ton avis, ni tes opinions profondes, mais des oppositions de forme sans fond. Je te demande juste, si tu le peux (sinon c'est pas grave), de participer au débat en y apportant ta contribution, non pas en t'opposant radicalement en geignant que l'on ne te comprends pas (c'est un fait, je le répète, je ne pige pas ou tu veux en venir dans ce dernier post).  :cogite: Car ceux qui postent ici ne t'avancent pas l'opposé de tes idées, mais des idées qui vivent à côté des tiennes...

Ce message a été modifié par Catarineta Tchi Tchi - 24 janvier 2010 à 15:22.

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#127 doutoïd

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Posté 24 janvier 2010 à 15:41

Oui, Catarineta bella tchi tchi, ton analyse est très fine et tu révèles bien le nihilisme amer de AOD. Un nihilisme qui ne propose rien d'autre que notre autodestruction. Il semble faire des observations succintes et superficielles du monde et commet l'erreur de généraliser.

En revanche, je signale des propos un peu tendancieux de la part de Sathyne, a savoir:

Citation

Du côté des beaux parleurs de la "sexualité sacrée", c'est pas mieux : la femme sert essentiellement d'outil pour leur propre pomme, pour se prouver qu'ils ont la plus grosse et qu'ils sont "éveillés". Aucune remise en question ou considération de base pour la personne si elle embarrasse leur confort quotidien de gros éveillé qui a tout compris, aucun observation du lien qui les unit à la moindre friction en dehors des ébats amoureux.

Il convient de faire une distinction et ne pas tout mettre dans le même panier.

Il peut arriver que le soi-disant "éveillé" soit constamment sujet à critique et qu'il n'est plus que l'alternative de couper les ponts.

C'est je pense, un cas de figure à ne pas négliger. Car on ne voit certaines fois que ce qu'on veut bien voir.

De plus, quelqu'un qui se dit "éveillé" ne manipulerait pas les gens (les femmes?) à ce point ou alors il serait bien le seul à se croire éveillé!

#128 Sathyne

Sathyne
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Posté 24 janvier 2010 à 16:15

Voir le messagedoutoïd, le 24 janvier 2010 à 15:41, dit :

Oui, Catarineta bella tchi tchi, ton analyse est très fine et tu révèles bien le nihilisme amer de AOD. Un nihilisme qui ne propose rien d'autre que notre autodestruction. Il semble faire des observations succintes et superficielles du monde et commet l'erreur de généraliser.

En revanche, je signale des propos un peu tendancieux de la part de Sathyne, a savoir:



Il convient de faire une distinction et ne pas tout mettre dans le même panier.

Il peut arriver que le soi-disant "éveillé" soit constamment sujet à critique et qu'il n'est plus que l'alternative de couper les ponts.

C'est je pense, un cas de figure à ne pas négliger. Car on ne voit certaines fois que ce qu'on veut bien voir.

De plus, quelqu'un qui se dit "éveillé" ne manipulerait pas les gens (les femmes?) à ce point ou alors il serait bien le seul à se croire éveillé!

Oui Doutoid, tu as raison de préciser, car en effet, il se peut beaucoup de choses.
Il se pourrait aussi que parmi les "éveillés" auto déclarés qui proposent des initiations à leurs pratiques d'art martiaux, en guise de "technique d'approche pour faire crac-crac", il y en ait qui ne supporte pas qu'un rendez-vous puisse être reporté car la personne était énervée et exprimait le besoin de temps pour se calmer. Il se pourrait que ces donneurs de leçons du "contrôle de soi" en soient tellement blessés qu'ils préfèreraient le prendre pour un rejet de leur personne, ou une annulation de rendez-vous, alors que la personne ait tenté de s'expliquer, d'apaiser, de tendre la main... pour s'entendre dire qu'elle, ne sait pas contrôler ses émotions, alors que lui, il sait si bien le faire.
Il se pourrait qu'à partir de là il soit décrété quelques mois plus tard que la personne critiquait constamment alors que lui-même déclarait au moment de la friction que "tout allait bien" (dixit le monsieur).

Il se pourrait que la personne ait éclaté de rire en voyant ce message :

Citation

Les hommes doivent faire un grand pas vers les femmes et les soulager de la pression sexuelle qui leur est imposée.
Mais ait préféré de s'abstenir d'y répondre précisément.
Il se pourrait que le grand conseiller à qui aucune aide a été demandée et qui a toujours fait les premiers pas pour les mises en contact et approches, prenne tous les messages de cette personne qui exprime pourtant un point de vue global sur des attitudes observées depuis des années sur les incohérences entre les actes et les dires, que ce soit IRL ou sur le net, comme une attaque qui ne le concerne que Lui. Et qu'il tente de l'empêcher de continuer de s'exprimer par des moyens... pernicieux.
Il se pourrait tant de choses... :D comme le fait d'amener d'autres précisions puisque la perche semble si tendue.

#129 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

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Posté 24 janvier 2010 à 16:18

Voir le messageSathyne, le 24 janvier 2010 à 16:15, dit :

Oui Doutoid, tu as raison de préciser, car en effet, il se peut beaucoup de choses.
Il se pourrait aussi que parmi les "éveillés" auto déclarés qui proposent des initiations à leurs pratiques d'art martiaux, en guise de "technique d'approche pour faire crac-crac", il y en ait qui ne supporte pas qu'un rendez-vous puisse être reporté car la personne était énervée et exprimait le besoin de temps pour se calmer. Il se pourrait que ces donneurs de leçons du "contrôle de soi" en soient tellement blessés qu'ils préfèreraient le prendre pour un rejet de leur personne, ou une annulation de rendez-vous, alors que la personne ait tenté de s'expliquer, d'apaiser, de tendre la main... pour s'entendre dire qu'elle, ne sait pas contrôler ses émotions, alors que lui, il sait si bien le faire.
Il se pourrait qu'à partir de là il soit décrété quelques mois plus tard que la personne critiquait constamment alors que lui-même déclarait au moment de la friction que "tout allait bien" (dixit le monsieur).

Il se pourrait que la personne ait éclaté de rire en voyant ce message :

Mais ait préféré de s'abstenir d'y répondre précisément.
Il se pourrait que le grand conseiller à qui aucune aide a été demandée et qui a toujours fait les premiers pas pour les mises en contact et approches, prenne tous les messages de cette personne qui exprime pourtant un point de vue global sur des attitudes observées depuis des années sur les incohérences entre les actes et les dires, que ce soit IRL ou sur le net, comme une attaque qui ne le concerne que Lui. Et qu'il tente de l'empêcher de continuer de s'exprimer par des moyens... pernicieux.
Il se pourrait tant de choses... :D comme le fait d'amener d'autres précisions puisque la perche semble si tendue.

Ah punez c'est bon moi je suis larguée... :thermo:
Mais ça à l'air rudement drôle  :biglol:
Tu connais des maîtres d'arts martiaux qui proposent de décongestionner l'énergie sexuelle des femmes ?
mdrr

Ce message a été modifié par Catarineta Tchi Tchi - 24 janvier 2010 à 16:21.

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#130 doutoïd

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Posté 24 janvier 2010 à 16:27

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 24 janvier 2010 à 16:18, dit :

Ah punez c'est bon moi je suis larguée... :thermo:
Mais ça à l'air rudement drôle :biglol:
Tu connais des maîtres d'arts martiaux qui proposent de décongestionner l'énergie sexuelle des femmes ?
mdrr

Oui, et pour faire "crac crac" il faut être deux et consentant en plus!!

Sinon, c'est du viol!

ça m'étonnerait pas de la part d'un méchant gourou!!:ptdrasrpt2:

#131 Sathyne

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Posté 24 janvier 2010 à 16:42

Voir le messagedoutoïd, le 24 janvier 2010 à 16:27, dit :

Oui, et pour faire "crac crac" il faut être deux et consentant en plus!!

Sinon, c'est du viol!

ça m'étonnerait pas de la part d'un méchant gourou!!:ptdrasrpt2:

Consentant mais en respectant autant pour l'un que pour l'autre les demandes de chacun de pouvoir reporter par besoin de souffler ou de se ressourcer dans son espace.
C'est une chose qui a été évoquée par plusieurs membres au début de ce sujet et identifié comme un des outils qui peuvent amener à la pression ou la discorde.

Quant au "méchant gourou", je me demande de quoi ou de qui tu parles ? Je n'ai pas du tout abordé ce terme ?
Petite remarque : dans l'art du private joke on peut aller très loin.

D'une manière générale je trouve que moins une personne prétendra à quoi que ce soit en matière de supériorité, plus elle sera amène à respecter ce que John Lash appelle la tendresse tantrique puisque cela implique une confiance et une foi dans un lien en dehors des conflits d'idéaux ou externes, donc un champ plus vaste que les ébats amoureux eux-même.
Chapeau à ceux qui y parviennent, moi personnellement je ne pense pas en être encore capable.

#132 Catarineta Tchi Tchi

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Posté 24 janvier 2010 à 16:44

Sur un sujet hommes femmes, enfin on parle de sexe !
:D
(public joke)
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#133 doutoïd

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Posté 24 janvier 2010 à 16:57

Citation

Consentant mais en respectant autant pour l'un que pour l'autre les demandes de chacun de pouvoir reporter par besoin de souffler ou de se ressourcer dans son espace.
C'est une chose qui a été évoquée par plusieurs membres au début de ce sujet et identifié comme un des outils qui peuvent amener à la pression ou la discorde.


Ce que tu évoques est tout à fait exacte mais il peut y avoir d'autres raisons.

Il se peut aussi que l'un des deux partenaires ait une fâcheuse tendance à avoir un esprit négatif et remette en question des actions ou des non-actions de la part du partenaire et la fâcheuse tendance à rejetter la faute sur les autres. Au bout d'un moment le partenaire qui est critiqué (que ce soit l'homme ou la femme) se dit, basta, ouste, du vent. Je préfère rester seul que supporter des critiques systématiquement.

Non? tu ne crois pas.

#134 Sathyne

Sathyne
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Posté 24 janvier 2010 à 17:11

Ma réponse à ce sujet a déjà été faite, je me recitationne :

Citation

Il se pourrait qu'à partir de là il soit décrété quelques mois plus tard que la personne critiquait constamment alors que lui-même déclarait au moment de la friction que "tout allait bien" (dixit le monsieur).
Il se peut aussi qu'en terme de "oust basta" ce soit l'autre qui ait pris aussi la décision, pour les raisons déjà évoquées.

Il se pourrait que si les ponts étaient vraiment coupés, il n'y ait pas ensuite une entreprise de "fixette" à considérer des messages généraux qui concerne un ensemble de processus dans les relations en général, passées, futures, et présentes, comme une critique à identifier personnellement.

Il est aussi possible de régler des comptes qui se sont produits dans la vie privée, en utilisant la messagerie privée plutôt qu'en versant dans l'art des privates jokes, par vengeance ou rancune.

Mais je suppose que ce ne serait rien apprendre de plus à des personnes qui pensent seules être capables de juger avec discernement et de voir plus que ce qu'ils ne veulent bien voir. ;)

#135 Sathyne

Sathyne
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Posté 24 janvier 2010 à 18:17

Voir le messageAngel Of Death, le 24 janvier 2010 à 07:59, dit :

J'aimerais beaucoup avoir tort sur ce sujet, ainsi je n'aurais pas à répéter toujours la même chose... Lassant...



Il ne s'agit pas de dénigrer... Mais de quoi on parle ? La métaphysique n'a que faire de ces considérations humanistes et humaines, il s'agit de dépasser ce stade. Il y a 1000 injustices que l'humain ne pourrait tolérer si l'on devait transposer nos valeurs humanistes sur le plan métaphysique et même biologique. Heureusement qu'on ne lui demande pas son avis, à l'humain, avant de faire fonctionner l'univers.



Ta question est mal posée, c'est presque de la mauvaise foi.

Avant de se placer au-dessus des animaux, il ne faudrait pas oublier d'où on vient. Je ne vois pas pourquoi tu éprouves tellement de difficultés à comprendre que notre système social soit calqué sur le modèle des autres primates.

Tout d'abord, sur le plan biologique, nous sommes tous à l'origine des femelles, le mâle est une évolution de la femelle, et il n'est pas systématique qu'un individu de sexe mâle joue plus tard la fonction que lui confère son sexe. La plupart du temps, cela reste une potentialité, un clan ne comporte pas plusieurs mâles dominants et la notion d'égalité n'existe pas.

Dans ce type de système, ce n'est pas la femme qui est dominée, mais les faibles. Si tu n'es pas fort et malin, et surtout bien né, les couilles ne te servent à rien, il y a des tas de mâles dominés par des femelles. C'est pareil pour les histoires de racisme, si t'as des ressources, personne ne regarde ta peau.


Tu sais très bien, puisque tu vis dans la même culture que moi, que notre cosmogonie identifie l'Esprit au Père (masculin), à une divinité Céleste, et le corps de chair à la Mère, une divinité tellurique, et que l'on a, de manière plus ou moins arbitraire, placé le Ciel au-dessus de la Terre. J'ai dit "arbitraire", au cas où je parlerais à un aveugle. Faites un procès au créateur, de toute façon on marche déjà sur la tête.


Je ne fais qu'expliquer le pourquoi, je ne propose aucune solution, n'étant ni politicien, ni idéaliste, ni progressiste.



C'est toi qui as fantasmé ces spiritualités. Pour qui sait ce que professait le Bouddha, cela n'a rien à voir avec Voltaire ou Montesquieu.

Le concept d'individualisme n'existe pas, le concept de liberté et de droit non plus. Pire, le concept du karma vient même justifier la souffrance, et un moine bouddhiste n'a pas le droit d'interférer sur le sort des hommes, ni même le droit d'améliorer le monde, puisque ce serait faire de la politique.

Dans les sociétés traditionnelles, les femmes étaient traitées comme on traite les enfants, et les enfants étaient traités comme on traite les animaux.

Pas de considérations humanistes car pas de notion d'individualisme, pas non plus d'états d'âme.




Où ? De l'idéalisation ? Je n'en vois nullement dans aucune tradition métaphysique.

La déesse mère est vénérée uniquement chez les peuples de spiritualité tellurique, ce sont des spiritualités médianes qui ne croient pas en la transcendance, elles sont destinées aux profanes et à la masse par opposition aux spiritualités solaires, célestes, destinées à l'élite.

Pour ce qui est des contestations d'ordre social, amusez-vous bien, le problème sera réglé quand l'espèce humaine aura disparu.

De toute façon, tant qu'il y aura de la spiritualité, il y aura de la hiérarchie, et tant qu'il y aura de la hiérarchie, il y aura des contestations.

Que les sociétés matriarcales originelles soient des paradis, ça me fait rire, pourquoi les hommes ont renversé ce modèle alors ?

Je répondrai plus à ce message le temps d'y réfléchir car il y a vraiment matière à réflexion, mais déjà je ne vois pas où j'ai pu dire ou suggérer que je placerai les humains au dessus des animaux ? Car rien ne me permet d'en tirer ces conclusions.

#136 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

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Posté 02 février 2010 à 17:18

"La rupture de l’unité entre la femme et l’homme devait donner les fondements du conflit perpétuel, freiner l’évolution individuelle et permettre les acquis mentaux d’autrui.
La structure de l’Église et l’institution des couvents devait garantir la domination de la femme par l’homme. L’homme a été apparemment libéré des conséquences de ses actions. Une fois entré dans l’institution religieuse, il cessait d’être assujetti à la loi de cause à effet (cause-conséquence). Il pouvait croire qu’il était meilleur et jouir impunément des lois artificielles, inventées. Celles-ci permettaient au nom de la dignité masculine, de tuer, de torturer, de se venger (même pour des préjudices supposés), bref de détruire des êtres et la nature.
Les persécutions de l’homme par l’Église n’ont pas leurs pareilles. Des millions d’êtres humains ont été assassinés et martyrisés. La majorité des persécutés par le verdict de l’inquisition furent des femmes. Pourquoi les a-t-on exterminé avec tant d’obstination alors qu’elles étaient pourtant considérées comme la partie la plus faible et la plus stupide de la population  ?
Les sentiments et la pensée des femmes se soumettaient moins facilement aux doctrines programmées par les messagers de dieu. Les femmes perçoivent le monde intuitivement et toutes celles qui échappaient aux règles artificielles des croyances étaient accusées de sorcellerie et détruites. Oh combien l’intuition et la fidélité aux lois naturelles ont été dangereuses ! Preuves en sont les millions d’individus assassinés par l’inquisition, la majorité des victimes étant des femmes. Pour que l’artifice puisse fonctionner et prendre la place de la vérité, la tyrannie et la terreur de l’Église devaient durer quelques centaines d’années. L’inquisition, c’est près de 700 ans de jugements actifs sur les lois naturelles."

Hmmm intéressant...
Tiré d'ici http://geoarmonie.xo...ir-Oo.htm#p4531 (Merci Provanzano)
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#137 Sathyne

Sathyne
  • Invités

Posté 03 février 2010 à 14:23

Oui, intéressant, Catarenita.

Citation

Pourquoi les a-t-on exterminé avec tant d’obstination alors qu’elles étaient pourtant considérées comme la partie la plus faible et la plus stupide de la population ?
Les sentiments et la pensée des femmes se soumettaient moins facilement aux doctrines programmées par les messagers de dieu. Les femmes perçoivent le monde intuitivement et toutes celles qui échappaient aux règles artificielles des croyances étaient accusées de sorcellerie et détruites. Oh combien l’intuition et la fidélité aux lois naturelles ont été dangereuses !
Ca me fait penser à un truc...
Ce désir de contrôle des femmes, et de la nature.
Comme si leur "connivence" (lien entre femme et nature, soulignée, et traquée, comme on le voit dans cet extrait) et leur "imprévisibilité" menaçait quelque chose... mais quoi ?

#138 Sathyne

Sathyne
  • Invités

Posté 27 février 2010 à 15:25

C'est marrant car en faisant des recherches sur le web sur le contenu des conférences de Philippe Bobola je suis tombée sur les reflexions d'un monsieur qui proposent questionnements et solutions sur ce sujet là plus précisément.
Autant je suis entièrement d'accord avec certaines de ses visions des choses, autant je suis en désaccord avec d'autres... je n'ai pas trop le temps pour l'instant de développer mes propres points de vue par rapport à ce qu'il déclare, mais je peux dire déjà que je trouve gonflé de sa part de parler du patriarcat en tant que protection des enfants : tous ces enfants envoyés en chair à canon sur les fronts, c'est pas de la protection, c'est du carnage. :tresfache:
De plus il y a toujours cette invitation pour la femme de ne pas imiter l'homme, et de trouver l'expression de sa propre essence féminine, si j'ai bien compris (et je suis bien d'accord), mais je note juste au passage qu'il est rarement demandé à ce que l'homme se raccorde à son "essence masculine" : pourquoi ?
Et quelle est cette sacrée "essence féminine" ? On dirait que personne ne se résout à la définir, tant elle diffère en fonction des valeurs des sociétés, et des époques... pourtant, par essence, elle devrait avoir ne serait-ce qu'un petit point immuable...
Mais je suis sûre qu'il y a des remarques bien plus intéressantes à faire sur ce texte :
Juste quelques extraits :

Citation

Où sont les pères ?
Il est d'actualité d'entendre parler de patriarcat, de matriarcat, voire de gynocratie. Ne sommes-nous
pas plutôt dans le brouillard ? A voir la détresse qui s'installe chez tous, hommes, femmes et
enfants, j'en conclus que c'est le monde entier qui souffre, et se renvoyer la violence les uns les
autres ne sert pas à grand chose. Nous sommes tous violents. Cette violence se localise bien souvent
en une partie de l'être humain appelée l'inconscient. Si beaucoup rêvent de paradis terrestre, il est
clair qu'après des millions d'années d'existence, l'humain, quel que soit son sexe, cultive un esprit de
compétition plus guerrier et plus meurtrier que jamais.
Il est étrange que malgré de nombreux textes émanant de la psychologie mais aussi de l'ethnologie
et de la théologie, le rôle du père soit si difficile à mettre en place en fonction de chaque culture.
Son rôle ''séparateur'', entre autres, qui libère l'enfant dans son psychisme, n'est pourtant plus à
démontrer, et il est difficile de comprendre pourquoi tant de mères aimantes de leurs enfants dénient
si souvent ce rôle à leur compagnon. Et cela en croyant parfois pouvoir remplir cette mission,
souvent même en tuant l'image du masculin et la place du père.
Mais tout d'abord qu'est-ce qu'un père ? Le père, (1) c'est celui qui accompagne l'enfant hors de sa
relation indifférenciée au monde et à la mère en particulier, en l'amenant à prendre connaissance et
conscience du monde qui l'entoure. Acteur principal de l'individuation, il guide l'enfant vers sa
seconde naissance terrestre, celle de sa liberté intérieure au sein de la société. Mais aussi, il est le
protecteur. Pour assurer une certaine sécurité émotive à sa famille, il doit évidemment être présent,
physiquement et psychologiquement, et se trouver valorisé dans cette fonction.
(...)
Des focalisations à éviter : féminisme contre masculinisme.
L'avenir est au féminin. Grand slogan du XXè et XXIè siècles, si bien modelé jusqu'en certains partis
politiques. Message de paix qui pourtant recèle une certaine violence, car en inaugurant la fin du
masculin, puisque sans avenir, ne faudrait-il pas oser parler de génocide ? Les femmes trop
certaines que le masculin actuel est à éradiquer, n'ont-elles pas d'enfants ? Des garçons ? Ne seraitce
pas des femmes, peut-être plus présentes à projeter une facette de leur ombre sur les hommes et
leurs garçons, qui sont aptes à faire les nouveaux hommes ? Ces futurs hommes, idéalisés par ces
mères, comment sortiront-ils de l'indifférenciation et du narcissisme ? Sont-elles androgynes, ces
mères qui veulent fonder le nouveau monde ? Serait-ce là, le réveil du culte de la Déesse-Mère
hermaphrodite ? Il me semble que l'androgynie, la sexualité indifférenciée, est assez à la mode dans
certains milieux féministes, souvent méprisant le masculin et reprenant les idées dites ''Queer'' ou
''Gender''.
(...)
Crise mimétique ?
Dès les années 60, René Girard observe que le désir est mimétique, imitation des désirs d'un modèle
(9). Théorie qui a depuis trouver un aval scientifique avec la découverte des neurones miroir (10).
Notre cerveau, dès la naissance, ''mime'' les actions qu'il voit accomplir par d'autres, avec le
sentiment que c'est lui qui agit. L'application psychologique pour l'enfant est assez simple : lors de
sa croissance, si un modèle, père ou mère, est dominant et efface l'autre, l'enfant ne reçoit qu'une
seule expression de l'être, et se trouve alors ''enfermé'' dans une psyché, une pensé unique. C'est cela
qui provoque le narcissisme et la violence intérieure. Par contre, si ses deux modèles, différents
dans leur genre et leur sexe, valorisent cette altérité, l'enfant tout naturellement ne se fixera pas sur
une seule accroche, et accédera à sa propre individualité, à son autonomie. Il viendra à s'enrichir
des différences, s'imprégnant de tolérance et d'intérêt des autres. S'il ne possède pas deux modèles
qui valorisent leurs différences, le risque est de s'enfermer dans une catégorisation qui exclue
l'autre, voire de chercher à inventer un modèle extraordinaire. Idéalisé, ce modèle sera imité et ne
sera jamais réalisation de soi-même, ce qui occasionnera colère et violence. « Tout désir est désir
d'être », il est aspiration, rêve d'une plénitude attribuée au modèle. Le drame étant que ce dernier
ne peut assurer cette plénitude et amorce donc une crise mimétique.
Pour illustrer les effets d'une crise mimétique, je parlerai de mon activité de coach. Lorsque
j'accompagne un sportif, je suis modèle et médiateur du désir. Si je n'identifie pas les messages
afférents à cette crise, je vais maintenir le sportif dans ses limitations. Si j'interviens sur sa
technique sans l'accompagner vers sa propre solution, sans appui sur sa propre valeur, je le
maintiens dans la crise. Accepté ou refusé, mon conseil demeure objectivement identique. S'il suit
aveuglement mon avis, il suit le modèle et se trouve infantilisé, il ne se différencie pas, la colère est
alors occultée et se manifestera par une contre-performance ou une fixation à ma présence. S'il
s'oppose à mon conseil, le résultat est le même, une âpre discussion s'en suivra, nous maintenant au
niveau du désaccord, oubliant rapidement la direction et le sens de la réussite.
C'est, à mon avis, ce qui se décèle dans le désaccord masculin-féminin. Si la cause du féminisme
n'est aucunement à remettre en question, son attention s'est trop souvent fondée contre le masculin
plaçant celui-ci en modèle-obstacle à la liberté.
(...)
Bisexualité et mythe de la Déesse-Mère.
Citons ces théories qui prônent une sexualité indifférenciée où l'on pourrait être tour à tour homme,
femme, voire les deux... Au regard du désir mimétique, ce serait multiplier les modèles de désirs
signifiés par l'autre et donc augmenter colères et violences à travers des modèles complètement
indifférenciés. Il est aussi intéressant d'observer que l'apparition des ''papa-poule'', la déstructuration
de l'adolescence, la théorie Gender apparaissent au début des années 70. L'année 1968 a été une
année de mouvements des peuples au niveau mondial, mai 68 étant l'épisode français d'une situation
quasi planétaire qui aspire à plus de liberté (20). L'année 69 chantée comme érotique par
Gainsbourg, fut aussi témoin d'un événement planétaire qui pourrait être un message à l'inconscient
augurant de ''révélations'' destructrices pour notre humanité. Notre inconscient fonctionne avec des
messages symboliques et l'état induit par la télévision favorise la pénétration de ces messages au
coeur de nous-mêmes pour alimenter nos rêves, notre créativité et nos inspirations comme nos peurs
et nos cauchemars. Que s'est-il passé dans nos psychés le 20 juillet 1969 lorsque Neil Armstrong à
posé le pied sur la Lune ?
Nous avons là tout un symbolisme propre à initier des croyances inconscientes ayant valeur
d'intuition quasi divine ! Le héros du pays de la liberté qui rejoint le symbole du féminin-maternel,
ne serait-ce pas l'avènement symbolique de la Déesse-Mère et de l'androgynie ? L'androgynie
divine est un mythe qui fait référence au narcissisme, le désir d'être la totalité de la création.
Posséder les deux sexes et se prendre pour Dieu... A mettre en relation avec la domination d'un
parent et l'étouffement de l'autre au regard de l'enfant. Avec un seul créateur, l'inconscient de
l'enfant est lié à lui, et c'est l'angoisse dès qu'il faut le quitter, en réel ou en symbolique.
8
Comme une sarabande des Archétypes de l'inconscient collectif, l'image du principe féminin a
tantôt l'aspect de la déesse mère nourricière et protectrice, tantôt celui de la mère dévorante (cf les
phases de Grof). Cette démonstration de (toute)-puissance américaine, est-ce la naissance du Puer
Aeternus ? (21) Le double idéal, l'enfant divin. Le Puer apparaît dans les mythes comme un être
immortel, divin. Il meurt jeune et se confronte souvent avec la mort pour tester son immortalité. Il
se sent des potentialités illimitées, reste un enfant, un éternel adolescent plein d'enthousiasme, le fils
amant de la grande déesse-mère... N'est-ce pas là le modèle même de notre société de
consommation qui déifie l'argent ? Le règne du matérialisme divin et de ses élus ?
Est-ce un ''impératif'' pour l'inconscient de maintenir les enfants dans leur toute-puissance, afin de
donner naissance à l'Élu ? Le syndrome de Peter-Pan en direct, l'éclipse de celui qui, culturellement,
met les interdits, le ''sacrifice'' de l'interdit de l'inceste. Interprétation que nous retrouvons dans
certaines des fables du new-age.
(...)
Oser sa liberté.
Tout être qui accomplit le chemin intérieur, traversant les différents stades de l'individuation, arrive
au constat de son incomplétude et de sa solitude, vide qui ne peut être comblé que par cet autre si
différent, parfois si incompréhensible, mais oh combien complémentaire... (ndr)
J'espère avoir montré que nous sommes tous pris dans ce phénomène de l'indifférenciation et que
beaucoup des modèles en place, ceux qui ''parlent'' haut et fort, ne font que projeter cette part
d'ombre intérieure sur l'autre, que les uns comme les autres souffrent de la même carence, celle du
père. Mais que cette projection soit dirigée vers l'homme, la femme, l'étranger ou notre terre, ce sera
toujours une projection d'une partie de soi-même et donc matière à se détruire à travers l'autre.
Et pourtant la solution est souvent à portée de main : c'est l'autre, et il est essentiellement présent
dans le couple hétérosexuel. Comprendre qu'aujourd'hui la domination ou l'absence de l'un ou
l'autre des partenaires exclut les valeurs de la différence, tant dans la richesse du couple que pour les
enfants. Retrouver son instinctivité et sa sensorialité et, en s'ouvrant à cet autre, dans son sexe, sa
différence et sa complémentarité, c'est accueillir sa part d'ombre et son individuation. C'est à travers
le corps et l'esprit que se rejoignent les différences. Faire taire l'idée de faute et de fautif au profit
9
d'une complémentarité, d'un partage des savoirs. Oser la ''colère d'amour'' si chère à Eric de Rosny
(23) et briser les habitudes. Oser, à deux, sa fragilité, et jour après jour enrichir cette complicité et
son accueil, chemin qui n'est pas le plus facile mais tellement plus constructif et valorisant qu'une
attente sans relief. Au risque de découvrir que les humains peuvent devenir des Êtres d'Amour.
(...)
Article complet de Pierre Bolle ici

(je constate que j'ai oublié de répondre à AOD... :oops:)