Regbar, le 15 janvier 2010 à 00:01, dit :
Sinon, ne confondez pas votre lecture et mes propos : je pense que notre incarnation ici est nécessaire, en tous cas qu'elle l'est pour moi. Simplement, je suis humble en disant que même à mon stade, et il me semble pourtant que le créateur m'a assez bien gâté, il faut vraiment être modeste car à chaque fois que je progresse sur la connaissance de moi-même, en même temps que je progresse, je m'oppose à des choses de plus en plus solides. C'est pour ça que je disais, ici et sur le topic de Doutoïd notamment, que sur Terre la majorité ne peut pas aller beaucoup vers son être, seulement très peu à chaque incarnation. Je n'ai cependant pas prétendu que le suicide réglait quoi que ce soit : que chacun fasse ce qu'il a à faire, même peu, dans son incarnation, sinon il devra revenir. Contrairement à certains Cathares, je ne pense pas que le suicide soit une solution.
Simplement, je ne pense pas que tout le monde puisse aller vers son être, car ce serait nier la réalité qui nous est montrée tous les jours, à chaque seconde. Dans la phrase que vous avez citée, je voulais dire que la Terre est "contre-nature" pour l'être, au ses conditions ne permettent pas à l'être de s'exprimer pour la grande majorité des gens. Bref je voulais juste tempérer les espoirs de beaucoup ici, et je le fais avec un grand plaisir

Ne pas penser que tout le monde puisse aller vers son être, afin de ne pas nous communiquer de faux espoirs, est aussi fictif et illusoire, à mon avis, que de penser que tout le monde va aller vers son être au même moment, ou de la même façon.
C'est agiter la même médaille avec ses 2 revers, en omettant le champ du temps et celui des outils, parfois, imprévus
La modestie peut être aussi d'accueillir l'imprévu qui fera remettre en question nos... bon... je ne vais pas dire a priori ou préjugés, pour ne pas être trop rude... mais nos postulats, idées, conclusions.
Comme par exemple, d'accepter nos limites un jour, et ce de manière entière au point que ça nous touche de partout et nous rende tristounet, sans pour autant fermer définitivement la porte aux possibilités qu'un autre jour, ce qui était des limites pour nous n'en sont plus.
Et ceci, sans forcément avoir bossé mentalement dans ce sens : il peut s'agir d'une rencontre, un échange, un évènement,
imprévu : assez imprévu pour que cela produise un choc qui déstabilise nos concepts habituels et convenus, nos conditionnements (qu'on s'est créé, aidé par un contexte particulier ou général) mais assez familier pour qu'il fasse écho dans des recoins de nous qu'on ne soupçonnait pas, ceci ayant l'opportunité de laisser ouvert des portes pour que cet imprévu fasse son chemin (et qu'on l'assimile).
Pour la petite anecdote, que j'avais déjà racontée sur feu OVDT, j'étais tombée amoureuse (coup de foudre) d'un homme travaillant sur le chantier qui m'escagaçait à me siffler ou m'interpeller à chaque fois que je passais devant pour me rendre au taf.
Il présentait tous les discours du macho typique lors de nos premières rencontres organisées, il m'a même sorti, au restau, le plus naturellement possible, sûr de son postulat, que les femmes étaient moins intelligentes que les hommes. J'en ai tellement ri que je n'ai pas pu avaler la pizza (fous rires sur fous rires).
Pourtant, au-delà de ses discours, il m'a prouvée tous les jours sa sensibilité, ses petites attentions, sa droiture (il était clair et cohérent), et ne remettait pas en question le lien qui nous avait uni lorsqu'on se chamaillait ou lorsque je demandais à reporter nos rendez-vous parce que j'étais énervée, fatiguée, ou avais envie ou la nécessité de faire autre chose.
Cette rencontre fut comme une claque sur mes propres préjugés, car si je m'en étais tenue à ses discours sur la manière de considérer la femme, et à ses techniques d'approches, je n'aurai jamais eu la chance de vérifier que dans ses actes, il était tout l'inverse, et m'accordait sa confiance au même titre que ses pairs masculins. D'ailleurs ses collègues siciliens comme lui furent aussi très respectueux. Et petit à petit je ne l'entendis plus sortir ses postulats macho à propos des femmes.