napo, le 25 janvier 2010 à 16:38, dit :
Est ce qu'une âme a une nature particulière ?

Y aurait-il des âmes humaines, des âmes animales, des âmes végétales ? Ou bien est ce qu'il y aurait une unique Conscience qui enveloppe tout et qui choisit diverses incarnations ?
Comment savons nous que nous sommes en contact avec notre âme ? Est-ce cette sensation de malaise, d'agitation au niveau du coeur quand par exemple on ne "sent" pas une personne ou un évènenemt ? Comme une petite voix intérieure ?
Quelle est l'utilité pour la Conscience de s'incarner en humain avec un mental tellement formaté, programmé, aveuglé qu'il lui faut des années de "nettoyage" pour entr'appercevoir sa véritable identité ?
Je ne dis pas que je n'y crois pas, je n'en saisis pas le sens

Bonjour,
Ce que je tiens comme propos n'engagent que moi. Certes non pouvons parler de différents groupes d'âmes, les unes étant réliées aux autres par un système énergétique trés complexe pour nous. L'homme a réussi au cours de son évolution à parvenir à une individualisation, et ce qui permet alors de parler d'âme individuelle bien que le groupe auquel il est naturellement intégré (l'humanité) décrit une relation avec l'âme de manière plus poussée, mettant alors en avant le rapport de groupe. On parle alors d'un berceau unique permettant à chaque âme d'être reliée.
Concernant les animaux, les plantes, on parle plus de la notion d'âme groupe. Où chaque espèce est influencée par 2 choses : Le groupe auquel il appartient (avec les instincts, l'attitude, la couleur ... qui le caractérise) et la personnalité qui reste relativement différente d'un individu à un autre. Aussi de ce point de vue, nous pouvons expliquer les points communs d'un même type d'animal mais également la différence de tempérament d'un sujet à un autre. L'animal d'un groupe fait alors évoluer son propre groupe, ce qui conduit alors une espèce à évoluer et à nous de constater que cette évolution se tient sur la globalité de la population de cette même espèce.
Peut-on toutefois parler d'une conscience unique ? Je le pense car il semble que l'évolution même de l'univers se tient dans l'expression de sa multitude de formes qui le caractérise. Tout est dans TOUT, comme on peut le lire parfois. Dans un indescriptible échange où le grand influence le petit, tout comme le petit influence le grand. Comme une grande horloge où chaque chose a sa place et chaque place a sa chose.
Toute forme en ce monde est caractérisé par une vibration. Et nous répondons ou pas, par rapport à la qualité vibratoire de ce que nous sommes, aux autres formes vibratoires. Si nous examinons le fait d'une pensée, nous savons qu'elle n'est pas forcément malléable et pourtant nous sommes capable de réagir de manière à discerner si celle-ci est juste ou inadéquate. La qualité de nos réactions sont à la mesure de la qualité vibratoire que nous exprimons. Il y a donc un lien énergétique avec tout ce que nous cotoyons (physique, émotions, pensées) et ce le plus souvent inconsciemment car l'homme ne s'est donné le temps d'étudier cela qu'à de très faibles occasions.
Qu'est ce qui décide de l'incarnation ? Et bien, si nous en parlons d'un point de vue individuel, c'est notre âme elle-même qui en fait "la demande", parce qu'il arrive un moment où celle-ci perçoit que cela est un besoin. Que l'expérimentation passée a suffisamment été consommée. Ceci est une réponse de notre conscience, aussi une âme peut mettre bien du temps avant de revenir car la conscience a alors pourcouru un temps relativement long pour assimiler toutes les expériences passées.
La relation avec l'âme se travaille, je n'en donnerais pas les méthodes. Mais il est évident que si ce contact se sentait de manière aisée nous n'aurions pas à nous poser de question sur son existence, ni ce qu'elle est. Il y a donc bien quelque chose à réaliser pour que cette pleine conscience puisse s'exprimer. Les choses se faisant, selon moi, à dose homéopathique.
Nous formatons une partie du mental (celui qui rationnalise, qui cherche des réponses ...) au fur et à mesure de notre vie parceque nous désirons appartenir à une norme. Depuis des millénaires, on nous a appris à réfléchir selon des systèmes de références précis. Nos parents, nos grand-parents ont également réagis pour la plupart selon le même mécanisme mental. Si nous regardons un enfant au tout début, tout lui est innocent, inconscient du danger, réagissant spontannément aux choses. C'est en regardant nos réactions par rapport à des images, des émotions et des pensées qu'ils vont construire leur propre système de référence. S'ils se heurtent à la violence la majorité de leur enfance, il n'est pas étonnant de les trouver emprunter la même voie. Il arrive toutefois que des systèmes de références soient renversées, c'est souvent le cas pour des âmes expérimentées qui n'arrivent plus à réagir à travers une norme (non pas que la norme soit nécessairement mauvaise), mais davantage dans un travail de recherche. Ce sont notamment des périodes de crises intense.
La réincarnation est ce processus de libération de l'âme qui donne alors toute sa vérité à la forme et la non-forme qui la soutient. Par exemple, prenons le temps de grossesse pour femme qui est de 9 mois. Nous n'avons jamais vu une naissance s'effectuant après 2 jours de grossesse. Ceci est grotesque intellectuellement parlant car en deux jours cela demanderait de très forts changements biologique ainsi qu'une déformation physiologique brutale. Et là, la nature nous offre cette capacité d'adaptation. Tout se déformant petit à petit.
Pour la réincarnation c'est un peu pareil. Il faut que l'âme humaine puisse se préparer, selon un rythme qui lui est propre, à se libérer. Cela demande du travail, de l'adaptation grâce à l'expérimentation sainement murie et assimilée. Et si nous regardons nos vies en général, nous passons plus de temps à demeurer inconscient des choses qui nous entourent. Comment parler d'âme en ces conditions si restreinte ? Il n'est pas alors suprenant que ce concept de l'âme soit difficile à aborder intellectuellement parlant.
Tibreizh
Ce message a été modifié par Tibreizh - 25 janvier 2010 à 17:49.