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Est-il possible de guérir la schyzophrénie ?


145 réponses dans ce topic

#121 Bibile

    Expert

  • Bannis
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Posté 16 février 2010 à 18:43

Voir le messageBernardo, le 16 février 2010 à 16:31, dit :

Je suis bien d'accord avec toi, Bibile.
Je me suis toujours senti différent des autres, isolé, déjà à l'école. La recherche spirituelle m'a toujours passionné et je n'en est pas trouvé l'écho dans mon entourage immédiat.
J'ai longtemps pensé que j'avais quelque chose de moins que les autres, que j'étais bizarre; ce n'est que depuis relativement récemment que je vois les choses autrement. Hé oui, ce monde a tendance à rabaisser tout au niveau moyen et à rogner les ailes. C'est la loi du groupe.
La loi du groupe, c'est aussi la nôtre, on peut aussi s'imposer d'une certaine manière et proposer de nouvelles valeurs, peu à peu !

l'avantage du net au moins, c'est d'avoir permis une communication entre des gens en affinité qui n'auraient pas pu se rencontrer autrement, pour ça, c'est extraordinaire ! ça permet de voir que la solution peut être aussi collective et de trouver des apports profonds et puissants !

Citation

Je pense que le problème est aussi lié au fait que les médecins perdent pieds face à des choses qu'ils n'ont pas appris pendant leurs études. Et puis, il y a le côté spirituel qui a jusqu'à présent été caché par certains dogmes religieux. Donc, difficile pour eux de savoir faire la différence.
Certains psy peuvent avoir une position différente et considérer les choses différemment. Je me rappelle avoir connu justement un certain nombre de médecins, et de psy qui cherchaient "autrement" mais ce n'est pas la majorité et c'est une infime minorité, mais... qui peut avoir ses fruits !

#122 Sathyne

  • Invités

Posté 16 février 2010 à 20:00

Voir le messageFleur de Diamant, le 16 février 2010 à 18:25, dit :

Lilliangel,

Dans ta dernière intervention, tu disais que ton frère (...)
Ici il s'agit de Lila Image IPB

@ Bibile :

Citation

Certains psy peuvent avoir une position différente et considérer les choses différemment. Je me rappelle avoir connu justement un certain nombre de médecins, et de psy qui cherchaient "autrement" mais ce n'est pas la majorité et c'est une infime minorité, mais... qui peut avoir ses fruits !
Oui, ne serait-ce qu'en tant que simples humains, ils peuvent comme tant d'autres être amenés au cours de leur vie à vive des expériences qui remettent en question les dogmes psychiatriques et leur fait aborder la personne en état passager de souffrance avec plus de recul, de délicatesse, de modestie, s'ils n'essaient pas d'imposer les fruits de leurs propres expériences, comme le soulignait très justement Respire, si j'ai bien compris ce qu'elle voulait dire.
Le gros danger derrière le "spirituel" étant de s'octroyer une fonction de missionné ou missionnaire avec tout son système d'injonctions qui frôle le gouroutisme : les dogmes, qu'ils soient psychiatriques ou spirituels, dénient le vivant, et son mouvement.
C'est un copié collé d'attitudes repêchées qui sont imposées à autrui, et la personne souffrante en est une des cibles privilégiées, pour peu qu'elle soit ouverte au désir de changement.
Le plus pervers s'illustre par une injonction du "dire", tout en agissant dans le sens inverse de ce dire : il s'agit là d'un double langage.
D'où je dirai encore : attention, danger !

Ces doubles langages s'auto annulant et entraînant des états d'ordre psychotiques, ne sont malheureusement pas l'apanage de ceux qui prônent toutes sortes de dogmes et essaient de les imposer, car ils sont aussi générés dans certains systèmes de notre société.
J'ai l'impression qu'il y a eu à une époque une mode de culpabiliser les familles des personnes passant par des états dits schizophréniques, en leur soulignant justement ces modes de "double langage".
Je crois que c'est une erreur d'accabler encore plus les familles, alors que tout un système pervers de cette sorte s'étend aussi dans la société.

Un extrait d'article pouvant mieux expliquer ce que je considère comme les perversions des injonctions du double langage :
La double contrainte :

Citation

Le projet débouche ainsi sur l'élaboration de la notion de "paradoxe" et la théorie du double-bind ou "double contrainte" formulée en 1956 dans leur article intitulé Vers une théorie de la schizophrénie.

2) « Paradoxe » et « Double contrainte »

Pour eux, « Le paradoxe est un modèle de communication qui mène à la double contrainte ». C'est cette situation qu'ils trouvèrent dans les familles de schizophrènes sans conclure cependant qu'il s'agissait d'une causalité linéaire vers la maladie mentale.

La théorie affirme l'existence de relations conflictuelles entre le malade psychotique et son entourage, le dernier donnant au premier des ordres absurdes et impossibles à exécuter (en résumé caricatural : je te donne l'ordre de me désobéir, sinon...). Ces ordres impossibles à respecter étant, forcément, toujours suivis de sanctions, ils entraîneraient ainsi l'apparition de la psychose.

Cette situation donne naissance à une volonté de fuite. Lorsque cette fuite n'est pas possible au sens propre du terme (par exemple si l'on est économiquement ou socialement dépendant de la personne intimant l'un des deux ordres), la fuite peut avoir lieu dans un certain nombre de névroses ou de psychoses, parmi lesquelles la schizophrénie.

2.1 Définition

On nomme double contrainte (double-bind) une paire d'injonctions paradoxales consistant en une paire d'ordres explicites ou implicites intimés à quelqu'un qui ne peut en satisfaire un sans violer l'autre. To bind (bound) signifie « coller », « accrocher » à deux ordres impossibles à exécuter avec un troisième ordre qui interdit la désobéissance et tout commentaire sur l'absurdité de cette situation d'ordre et de contre-ordre dans l'unité de temps et de lieu. Sans cette troisième contrainte, ce ne serait qu'un simple dilemme, avec une indécidabilité plus-ou-moins grande suivant l'intensité des attracteurs.


La double contrainte existe seulement dans une relation d'autorité qui ordonne un choix impossible et qui interdit tout commentaire sur l'absurdité de la situation. Dans une situation d'indécidabilité, le dilemme est une nécessité de choisir (Comme dans le Cid de Corneille où les aléa de la vie place le héros face à un choix difficile), tandis que l'injonction paradoxale est une obligation (un ordre) de choisir.

L'injonction paradoxale est bien illustrée par l'ordre "sois spontané(e)", souvent utilisé par Paul Watzlawick comme exemple, où devenant spontané en obéissant à un ordre, l'individu ne peut pas être spontané.


2.2 Différence entre injonction paradoxales et double contrainte

Dans les injonctions paradoxales, il y a toujours une possibilité de commenter sur l'absurdité, comme appuyer en même temps sur deux touches d'ordinateur, un pour commander la marche et l'autre l'arrêt. L'ordinateur peut afficher "erreur de syntaxe". Alors que dans la double contrainte, il y a une troisième injonction qui interdit le non-choix et tout commentaire sur l'absurdité de la situation.
(...)
Les injonctions paradoxales et les doubles contraintes sont des phénomènes assez courants et dépassent le cadre individuel du comportement humain pour entrer dans le comportement économique et social, des individus aux nations. Les totalitarismes sécrètent quantité de doubles contraintes qui sont hors de notre propos. Il suffit d'évoquer, pour couvrir le sujet, que les dictatures imposent toujours des injonctions paradoxales du type de "sois spontané(e)" où il ne suffit pas assez de supporter ou de tolérer cette dictature, mais encore il faut la vouloir.


#123 Terre de soleil

  • Invités

Posté 17 février 2010 à 02:44

Voir le messageSathyne, le 16 février 2010 à 20:00, dit :


@ Bibile :

Oui, ne serait-ce qu'en tant que simples humains, ils peuvent comme tant d'autres être amenés au cours de leur vie à vive des expériences qui remettent en question les dogmes psychiatriques et leur fait aborder la personne en état passager de souffrance avec plus de recul, de délicatesse, de modestie, s'ils n'essaient pas d'imposer les fruits de leurs propres expériences, comme le soulignait très justement Respire, si j'ai bien compris ce qu'elle voulait dire.
Le gros danger derrière le "spirituel" étant de s'octroyer une fonction de missionné ou missionnaire avec tout son système d'injonctions qui frôle le gouroutisme : les dogmes, qu'ils soient psychiatriques ou spirituels, dénient le vivant, et son mouvement.
C'est un copié collé d'attitudes repêchées qui sont imposées à autrui, et la personne souffrante en est une des cibles privilégiées, pour peu qu'elle soit ouverte au désir de changement.
Le plus pervers s'illustre par une injonction du "dire", tout en agissant dans le sens inverse de ce dire : il s'agit là d'un double langage.
D'où je dirai encore : attention, danger !

Ces doubles langages s'auto annulant et entraînant des états d'ordre psychotiques, ne sont malheureusement pas l'apanage de ceux qui prônent toutes sortes de dogmes et essaient de les imposer, car ils sont aussi générés dans certains systèmes de notre société.
J'ai l'impression qu'il y a eu à une époque une mode de culpabiliser les familles des personnes passant par des états dits schizophréniques, en leur soulignant justement ces modes de "double langage".
Je crois que c'est une erreur d'accabler encore plus les familles, alors que tout un système pervers de cette sorte s'étend aussi dans la société.

Un extrait d'article pouvant mieux expliquer ce que je considère comme les perversions des injonctions du double langage :
La double contrainte :
Dernière ouverture de parenthèse avant mon départ, mais c'est plus fort que moi quand je lis des âneries pareilles "état passager de souffrance"! En général ça dure des années et pour la grande majorité tout le reste de leur vie par ignorance de certaines techniques qui pourraient les aider à les sortir de leur impasse tant qu'ils ont encore un pied dans la réalité. Ce qui est sûr c'est qu'une fois la porte ouverte, elle ne se referme plus, d'ailleurs les traitements sont généralement donnés à vie côté médecine conventionnelle, donc s'extraire du groupe des skizophrènes si réellement on est passé par là (et qu'on n'a pas expérimenté le phosphénisme ce qui semble être le cas ici), c'est de l'intox !

Pour Respire : Essayer d'imposer la luminosité, cela peut être vu comme cela, en tout cas j'ai essayé d'apporter information et connaissances là où il y avait mensonge & désinformation, et là où il y avait par ailleur demande d'aide. En espérant que le phosphénisme (et toutes les techniques sous-jacentes comme l'audition alternative et la respiration rythmique/concentration mentale) pourra aider le plus grand nombre, je vous salue bien.-

#124 rosely

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Posté 17 février 2010 à 11:00

Bonjour,

Voir le messageTerre de soleil, le 17 février 2010 à 02:44, dit :

Dernière ouverture de parenthèse avant mon départ... -

Terre de Soleil, quel dommage que tu partes!!! :( j'espère que tu reviendras sur ta décision... Pour moi et certainement pour beaucoup d'autres, tu es une des personnes qui a exprimé le plus d'idées, de propositions d'aide censées! J'ai lu avec beaucoup d'intérêt tous tes messages! Tu as une richesse de la vie à partager, il faut continuer, cela te reviendra...
Pour rester dans le sujet, je pense que la guérison de la schizophrénie, comme de toutes autres maladies physiques ou psychologiques est tout à fait possible, le point de départ est d'y croire...

Respectueusement.
Rosely

#125 Bibile

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Posté 17 février 2010 à 13:06

Citation

Oui, ne serait-ce qu'en tant que simples humains, ils peuvent comme tant d'autres être amenés au cours de leur vie à vive des expériences qui remettent en question les dogmes psychiatriques et leur fait aborder la personne en état passager de souffrance avec plus de recul, de délicatesse, de modestie, s'ils n'essaient pas d'imposer les fruits de leurs propres expériences, comme le soulignait très justement Respire, si j'ai bien compris ce qu'elle voulait dire.
Le gros danger derrière le "spirituel" étant de s'octroyer une fonction de missionné ou missionnaire avec tout son système d'injonctions qui frôle le gouroutisme : les dogmes, qu'ils soient psychiatriques ou spirituels, dénient le vivant, et son mouvement.
C'est un copié collé d'attitudes repêchées qui sont imposées à autrui, et la personne souffrante en est une des cibles privilégiées, pour peu qu'elle soit ouverte au désir de changement.
Le plus pervers s'illustre par une injonction du "dire", tout en agissant dans le sens inverse de ce dire : il s'agit là d'un double langage.
D'où je dirai encore : attention, danger !
Le danger est dans l'être humain ?
Il y a des gens qui voient des sectes partout, moi j'appelle cela paranoïa ordinaire c'est simplement pour expliquer que quand on fonctionne différemment on est victime de la parano des autres, mais on fait comme on veut, chacun est libre et je le suis aussi. Je fais partie des gens qui expérimentent par eux-mêmes, testent par eux-mêmes et cherchent par eux-mêmes, ceux qui prèfèrent suivre, c'est leur question et c'est leur choix, le mien est différent !

Tout ce que je sais, je l'ai expérimenté, et je ne suis pas une gamine, j'ai donc la possibilité d'inventorier mes propres expériences comme elles sont et si ça gêne, ce n'est pas mon problème car c'est réel, concret et pragmatique. Mon inventaire n'a pas à se caler dans l'idée de s'effacer devant le tien ou devant celui de quiconque, je ne suis pas gourou et je ne suis pas non plus gouroutisée, je reste donc un être libre, inventif, créatif et capable.

Si le spirituel ne plaît pas à Sathyne, c'est SA question et SA vie à lui, j'en n'ai rien à faire et je ne me plierai pas à SES doctrines.

Ainsi finit le discours ici pour moi, je participerai à d'autres sections du forum uniquement.

#126 Sathyne

  • Invités

Posté 17 février 2010 à 13:19

Petites précisions Image IPB

Citation

Oui, ne serait-ce qu'en tant que simples humains, ils peuvent comme tant d'autres être amenés au cours de leur vie à vive des expériences qui remettent en question les dogmes psychiatriques et leur fait aborder la personne en état passager de souffrance avec plus de recul, de délicatesse, de modestie, s'ils n'essaient pas d'imposer les fruits de leurs propres expériences, comme le soulignait très justement Respire, si j'ai bien compris ce qu'elle voulait dire.
Bien évidemment, je parlais des psy de manière générale, et des personnes en état passager de souffrance, de manière générale.
Je tiens d'ailleurs, particulièrement à ce terme "passager", qui permet d'offrir l'espoir qu'il n'en sera pas toujours ainsi : cristalliser quique ce soit dans sa "maladie", n'aide pas à envisager qu'on puisse en sortir, même si la maladie en question est bien installée comme on dit, et même si les états de souffrance se produisent souvent et sur longue période.

@ Bibile : complètement d'accord avec toi Image IPB
Dogmes ou doctrines, c'est à balancer à coup de balai, une fois qu'on en a appris ce qu'on en avait à apprendre. Si l'on reste fixé dessus, on ne fait qu'alimenter les dogmes et doctrines.
Or, que ce soit en terme de psychiatrie ou de spiritualité, je parle bel et bien de leurs dogmes, je me recite afin que cela soit bien clair :

Citation

Le gros danger derrière le "spirituel" étant de s'octroyer une fonction de missionné ou missionnaire avec tout son système d'injonctions qui frôle le gouroutisme : les dogmes, qu'ils soient psychiatriques ou spirituels, dénient le vivant, et son mouvement.
Rien dans cela ne signifie que je serais contre la spiritualité, et je suis désolée que cette subtilité t'ait échappé, mais ce n'est pas grave.

D'ailleurs, les courants "anti-psychiatriques" qui sont nés de ces tentatives de sortir des cadres des dogmes psychiatriques et de leurs structures (internements etc), ne sont pas forcément exemptes de dogmes ou de doctrines, tout comme les courants anti-spirituels. Image IPB

#127 Bibile

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Posté 17 février 2010 à 14:24

Voir le messageSathyne, le 17 février 2010 à 13:19, dit :

Petites précisions Image IPB

Bien évidemment, je parlais des psy de manière générale, et des personnes en état passager de souffrance, de manière générale.
Je tiens d'ailleurs, particulièrement à ce terme "passager", qui permet d'offrir l'espoir qu'il n'en sera pas toujours ainsi : cristalliser quique ce soit dans sa "maladie", n'aide pas à envisager qu'on puisse en sortir, même si la maladie en question est bien installée comme on dit, et même si les états de souffrance se produisent souvent et sur longue période.

@ Bibile : complètement d'accord avec toi Image IPB
Dogmes ou doctrines, c'est à balancer à coup de balai, une fois qu'on en a appris ce qu'on en avait à apprendre. Si l'on reste fixé dessus, on ne fait qu'alimenter les dogmes et doctrines.
Or, que ce soit en terme de psychiatrie ou de spiritualité, je parle bel et bien de leurs dogmes, je me recite afin que cela soit bien clair :

Rien dans cela ne signifie que je serais contre la spiritualité, et je suis désolée que cette subtilité t'ait échappé, mais ce n'est pas grave.

D'ailleurs, les courants "anti-psychiatriques" qui sont nés de ces tentatives de sortir des cadres des dogmes psychiatriques et de leurs structures (internements etc), ne sont pas forcément exemptes de dogmes ou de doctrines, tout comme les courants anti-spirituels. Image IPB

oki :D

J'ai eu dans ma famille un de ses membres (du côté ascendant, disons un "cousin") qui était considéré comme schizophrène, et qui a passé 25 ans de sa vie en psychiatrie. Moi je vais le dire franchement ce qui s'est passé, que ça plaise ou pas.
J'ai su que ce "cousin" était "possédé" en fait, c'est comme ça que je l'ai considéré parce que c'est comme ça qu'il l'a exprimé lui-même, la vie est ce qu'elle est et j'ai eu la capacité d'entendre des possibilités que nous avions en nous d'aider et de faire un travail plus austère peut-être, mais direct sur les énergies et le corps physique. J'ai donc interprété sa pseudo schizophrénie comme une possession dont il devait être débarassé, et j'ai fait un travail élargi de décontamination psychique énergétique et vibratoire, et au grand étonnement de tout le monde et même des psy, mon "cousin" s'est amélioré subitement et il vit maintenant en ville, tout seul, l'hopital l'a libéré ! Il vit complètement indépendant maintenant. Après 25 ans d'internement psychiatrique, ça paraît étrange mais c'est plus simple qu'on ne le croît, tout fait partie d'un ensemble et nous sommes tous reliés à cet ensemble.
Je sais qu'il existe en France un médecin psychiatre d'origine Africaine qui pratique aussi l'exorcisme sur ses patients, et je trouve cela très cohérent et judicieux. L'esprit humain est encore un mystère et ce mystère est un mystère difficile à percer car l'esprit c'est plus qu'on ne croît et tout fait partie du système ! On ne peut pas isoler l'esprit du corps, l'énergie de l'esprit, la conscience du mental etc... On est une machine étrange en tant qu'humains !

Ce message a été modifié par Bibile - 17 février 2010 à 14:24.


#128 chuma

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Posté 17 février 2010 à 14:43

Voir le messageBibile, le 17 février 2010 à 14:24, dit :

oki :D

J'ai eu dans ma famille un de ses membres (du côté ascendant, disons un "cousin") qui était considéré comme schizophrène, et qui a passé 25 ans de sa vie en psychiatrie. Moi je vais le dire franchement ce qui s'est passé, que ça plaise ou pas.
J'ai su que ce "cousin" était "possédé" en fait, c'est comme ça que je l'ai considéré parce que c'est comme ça qu'il l'a exprimé lui-même, la vie est ce qu'elle est et j'ai eu la capacité d'entendre des possibilités que nous avions en nous d'aider et de faire un travail plus austère peut-être, mais direct sur les énergies et le corps physique. J'ai donc interprété sa pseudo schizophrénie comme une possession dont il devait être débarassé, et j'ai fait un travail élargi de décontamination psychique énergétique et vibratoire, et au grand étonnement de tout le monde et même des psy, mon "cousin" s'est amélioré subitement et il vit maintenant en ville, tout seul, l'hopital l'a libéré ! Il vit complètement indépendant maintenant. Après 25 ans d'internement psychiatrique, ça paraît étrange mais c'est plus simple qu'on ne le croît, tout fait partie d'un ensemble et nous sommes tous reliés à cet ensemble.
Je sais qu'il existe en France un médecin psychiatre d'origine Africaine qui pratique aussi l'exorcisme sur ses patients, et je trouve cela très cohérent et judicieux. L'esprit humain est encore un mystère et ce mystère est un mystère difficile à percer car l'esprit c'est plus qu'on ne croît et tout fait partie du système ! On ne peut pas isoler l'esprit du corps, l'énergie de l'esprit, la conscience du mental etc... On est une machine étrange en tant qu'humains !


Salutation à toi et chapeau bas !!!

Oui il serait sage que bon nombres d'entre nous ecoutent et entendent un peu mieux ;-)

Prendre soin de soi et des autres....

Chuma
Ensorceleuse du corps et de l'esprit
Communication intuitive : ciamour@hotmail.fr

#129 Neotrouve

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Posté 17 février 2010 à 15:17

Salut
je pense qu'on est tous des êtres doubles. (théorie de JP Garnier Mallet)
La schyzophrénie c'est quand les doubles s'affrontent dans la dualité.
Je pense qu'elle apparait en cas de forte contraintes psychologiques refoulées (ou induites par la société ou l'éducation) ainsi que par la solitude. La dualité ne pouvant s'assumer à l'extérieur, le combat devient intérieur et se manifeste ainsi...
cette prise de contrôle virtuelle du corps par des personalités multiples est déresponsabilisante pour l'individu et l'idée d'"entité possédante", une forme de sécurité puiqu'il s'en trouve gratifié. L'exorcisme avec la manifestation de l'entité devient alors la "preuve", le mal étant contenu dans le remède...

Ce message a été modifié par Neotrouve - 17 février 2010 à 15:25.

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#130 Bibile

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Posté 17 février 2010 à 16:19

Voir le messageNeotrouve, le 17 février 2010 à 15:17, dit :

Salut
je pense qu'on est tous des êtres doubles. (théorie de JP Garnier Mallet)
La schyzophrénie c'est quand les doubles s'affrontent dans la dualité.
Je pense qu'elle apparait en cas de forte contraintes psychologiques refoulées (ou induites par la société ou l'éducation) ainsi que par la solitude. La dualité ne pouvant s'assumer à l'extérieur, le combat devient intérieur et se manifeste ainsi...
cette prise de contrôle virtuelle du corps par des personalités multiples est déresponsabilisante pour l'individu et l'idée d'"entité possédante", une forme de sécurité puiqu'il s'en trouve gratifié. L'exorcisme avec la manifestation de l'entité devient alors la "preuve", le mal étant contenu dans le remède...
Je parierai que tu es psy ou étudiant en psychologie (?) :D Je n'ai pas vraiment d'explication mais il y a des choses qui fonctionnent quand on les fait, simplement, on est comme inter-actif avec le mal ou la souffrance de la personne, mais on ne sait pas comment ça marche.
Je fais seulement ce que mon temps intérieur me fait faire par rapport à cela et si c'est efficace, c'est que ce n'est pas une technique ni un apport ordinaire, il y a un aspect surnaturel, mais parmi les psy officiels, peu le reconnaissent n'est ce pas ? Tous ou presque tendent à penser qu'il n'y a que l'expression psychologique d'une personnalité amoindrie, problèmes sexuels, familiaux etc... sans doute, mais il y a autre chose, c'est que les entités qui possèdent quelqu'un existent réellement et que la façon de le savoir finalement c'est de vivre parfois ce rapport. Je reste consciente que ça reste tabou dans la psychologie et la psychiatrie officielles, mais ça peut changer, tout doit évoluer et ces domaines là aussi le doivent.

Ce message a été modifié par Bibile - 17 février 2010 à 16:20.


#131 Fleur de Diamant

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Posté 17 février 2010 à 18:19

Bibile,

Tout à fait d'accord avec ce que tu dis.

Pour ce qui est de ceci :

Citation

Je reste consciente que ça reste tabou dans la psychologie et la psychiatrie officielles,

Il faudrait dans un premier temps qu'ils se penchent sur ce qu'est réellement la métempsychose, et dans un deuxième temps accepter qu'il puisse exister autre chose qu'un corps (corps qui fait partie du matériel), et de ce fait qu'un être puisse être plus ou moins obligé de vivre avec "une entité" accrochée à lui (ou elle).

Seul problème, ils préfèrent être pragmatiques. Peut être est-ce lié à une certaine peur ?
Beaucoup de thérapeutes impuissants face à une "maladie", quelle qu'elle soit, se voilent souvent la face et laissent leurs patients dans une souffrance morale.
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

Mon lien

#132 laurenz

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Posté 17 février 2010 à 18:41

On envoie tous des messages en s'imaginant etre des grands soigneurs (moi-aussi, la preuve :biglol: ) mais en fait on peut pas grand chose. J'ai été touché par ton premier message quand tu l'as posté et j'ai tiré le yi-king en demandant "ou est la guerison pour le frere de lilas" et ca m'a donné le "Kou" : "

Ce qui est corrompu par la faute des hommes peut être réparé par le travail des hommes. Ce n'est pas un destin irrévocable, comme à l'époque de la stagnation (n° 12), mais une conséquence d'un mauvais usage de la liberté humaine, qui a causé l'état de corruption. Si le travail d'amélioration a de fortes chances de réussir, c'est qu'il est en harmonie avec les possibilités de l'heure. Il faut seulement éviter de reculer d'effroi devant le travail et le danger - symbolisé par la traversée des grandes eaux -, mais les empoigner énergiquement. La réussite a toutefois pour condition préalable la réflexion correcte. Cela s'exprime dans la sentence : « Avant le point de départ, trois jours. Après le point de départ, trois jours ». On doit connaître les causes qui ont provoqué la corruption avant de pouvoir y remédier : d'où, attention à l'époque qui précède le point de départ. Il faut en outre veiller à s'engager de façon sûre dans la voie nouvelle de manière à éviter la rechute : d'où, attention après le point de départ. A l'indifférence et l'inertie qui ont provoqué la corruption doivent se substituer la résolution et l'énergie pour qu'à la fin apparaisse un nouveau commencement. "

(par exemple, y a d'autres interpretations meme si similaires).

je pensais pas le poster sur le moment, mais la on est plus a une connerie pres :piout:

En gros seul ton frere peut travailler sur lui, ce qui est a la fois malheureu et bon. Mais vaut mieu je pense ne compter sur personne. il est tombé malade en quittant le cocon familial le ramener dedans bof ...

Ce message a été modifié par laurenz - 17 février 2010 à 18:47.


#133 Neotrouve

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Posté 17 février 2010 à 19:43

@ Bibile
Non je suis pas psy ni étudiant
J'ai crut un moment aux "entités" mais d'après ce que j'ai cru comprendre "l'astral" n'est que la projection de ce qu'on veut y voir alors finalement ça revient un peu à ce que je dis...
donc en adoptant la croyance inverse "je suis seul maitre de mon destin" "aucune entité n'existe" ont nettoie son astral, on se nettoie sois même, enfin je sais pas ce n'est qu'une supposition mais je suis ouvert à d'autres point de vue, il est vrai que je ne "vois" pas comme certains...
Ca c'est aussi pour les cas des gens qui ont fait joujou avec le spiritisme etc...
maintenant il est vrai qu'il y a des cas troublants... nottament une femme qui a vécu dans le corps d'une autre après un accident (étant morte je veux dire) ... c'est une forme de parasitage, et puis bien sur la question de la réincarnation effectivement, du souvenir des vies antérieures...

Ce message a été modifié par Neotrouve - 17 février 2010 à 19:43.

"Il y a toujours un bug dans la Matrice"
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#134 Bernardo

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Posté 17 février 2010 à 23:01

Citation

J'ai su que ce "cousin" était "possédé" en fait, c'est comme ça que je l'ai considéré parce que c'est comme ça qu'il l'a exprimé lui-même
Intéressant.

Citation

j'ai fait un travail élargi de décontamination psychique énergétique et vibratoire, et au grand étonnement de tout le monde et même des psy, mon "cousin" s'est amélioré subitement
Tu as invoqué une Puissance supérieure, pour agir sur son esprit? Ou alors, une telle Puissance sprirituelle, entendant ton désir, est passé à l'action...

Citation

l'idée d'"entité possédante", une forme de sécurité puiqu'il s'en trouve gratifié.
Ca me semble très juste. Quand j'ai commencé à vivre cela, j'ai bien sûr pensé que c'était Dieu ou un Archange qui me parlait. C'est gênant parce qu' on peut se faire manipuler.

Citation

"l'astral" n'est que la projection de ce qu'on veut y voir
C'est le domaine ou les Etres arrivent à projeter ce qu'ils veulent y voir.
On ne peut en inférer que les Etres en question n'existent pas...

Citation

des gens qui ont fait joujou avec le spiritisme
Il faut faire très attention avec ces pratiques-là, se protéger.

#135 Bernardo

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Posté 27 février 2010 à 20:27

Je suis en train de lire un livre sur la question, c'est intéressant.

Le malade n'avoue pas facilement à son psy qu'il entend des voix, car c'est pour lui une expérience intime très importante. Le schizo croit plus aux voix qu'il entend qu'à la parole des gens extérieurs, bien réels. Des esprits peuvent mener en bâteau le schizophrène très très loin. Cela le coupe de la réalité et l'enferme dans un monde d'illusions. Si "on" me dit telle ou telle chose, et que je dialogue avec l'esprit qui me le dit, que ses messages ont en plus parfois une sorte de charme hypnotique, alors c'est vrai! :gueulecassee:

J'avais remarqué que je m'enfermais dans une croyance fausse sans pouvoir y échapper, simplement parce qu'un esprit me l'avait certifié et dit et redit, quasiment de l'intérieur de moi. C'est un lisant un livre de Allan Kardec que j'ai compris un truc important. Dans "Le livre des esprits", je crois, Kardec parle de "l'obsession" par laquelleun un esprit peut faire pression sur quelqu'un, comme un charme ou avoir un ascendant. La victime est donc obsédé par l'esprit en question, (étape préalable à la possession). Et je crois que c'est ainsi que le schizophrène tombe justement sous le charme, il est piégé, prisonnier.

Une remarque: il est domage de dire au malade qui parle éventuellement de voix ou de paroles qu'il entend, il est dommage de lui répondre: "Ce n'est pas réel, ce sont des hallucinations!" parce que c'est très réel pour lui et, à partir de là, il ne se sent pas compris et n'a pas confiance. :)

#136 Aura

  • Invités

Posté 28 février 2010 à 03:28

J'ai connu une personne que je pense être schizophrène, quelqu'un de très gentil et serviable, toujours pret à aider les gens, un peu peureux .
Parfois il entendait une ou plusieurs voix(je sais pas trop) qui lui disait en gros que tout le monde est méchant, tout le monde lui veut du mal . Je connais pas tous le détail mais je sais que la voix n'est jamais gentille, l'empêche de faire des choses et arrive à le convaincre que les autres lui veulent du mal ce qui a pour finalité de l'isoler .
Le cannabis est définitivement néfaste pour les gens dans le même cas, cela donne des comportements complètement à l'opposer de ce qu'ils sont habituellement .

Sont-ils dangereux ? je dirais ça dépend jusqu'où on les pousse lorsqu'ils ont cette voix qui leur parle, car en théorie si cette voix arrive à le convaincre que je vais le tuer, bah peut-être qu'il me tuera avant que soi-disant je le fasse .

C'est très dur de connaitre l'existence de ces voix et à quel moment elle sont là, car effectivement la plupart du temps ils restent très discret là dessus .
Moi je vois ça comme un combat intérieur et seule la famille proche peut aider car même les amis n'auront pas assez d'influence .
Faire très attention si jamais quelqu'un vous parle de ces voix, si vous vous moquez ou le considérez comme un fou alors vous aurez échoué au "test" de confiance et ça sera très dur pour vous de l'aider plus tard, soyez plutôt bienveillant et rassurant, même si ça vous dépasse .

C'est mon avis, désolée de ne pas entrer dans vos délires de bisounours : ils sont pas dangereux, ils ont un don etc ...
Quoi que il me semble qu'il faisait des rêves lucides/éveillés régulièrement :)
De ce que j'ai lu et vécu c'est toujours lié à un délire de persécutions, ils n'entendent pas de voix gentilles ...

#137 Sathyne

  • Invités

Posté 28 février 2010 à 12:56

Voir le messageAura, le 28 février 2010 à 03:28, dit :

C'est mon avis, désolée de ne pas entrer dans vos délires de bisounours : ils sont pas dangereux, ils ont un don etc ...
Aura, rappeler et insister sur le fait qu'on stigmatise à tord la population déclarée schizophrène n'est pas pour moi de l'ordre de la "bisounourserie", si j'ai bien compris le sens de ton message. :)
L'ignorance, et les peurs colportées par les médias et la méconnaissance populaire, qu'elles le soient par simple maladresse ou par motivations plus précises, peuvent causer bien plus de tort qu'on ne l'imagine et surtout à une population en souffrance, et d'autant plus à une population fragile et suicidaire comme c'est le cas pour les schizophrènes.
Si certaines personnes tiennent tant à ce genre de fausses rumeurs, cela prouve pour moi que s'il y a un phénomène vraiment dangereux, c'est celui qui attache plus d'empathie pour ces rumeurs, et pour ses propres croyances, que pour les personnes en souffrance proprement dites. On voit le même genre de phénomène à propos du Sida, et je remarque personnellement que les bisounours se déclarant empathiques s'avèrent malheureusement plus pathétiques qu'autre chose, dans leur manque d'attention et de connaissance.

Un intervenant d'un forum pour les schizophrènes a très bien résumé à mon avis l'intérêt d'insister sur la question, voici la copie de son post :

Citation

11. "RE: emission sur france 5" Modifié le 03-02-05 à 18:01 (GMT)Bonjour,

Le présentateur de cette émission pose généralement les questions des télespectateurs ( qui envoient des sms ). Il se met volontairement à la place du ceux-ci, et ce qui importe, c'est la qualité des réponses des intervenants, qui bien souvent réagissent de manière proportionnée à la question posée. Ces derniers n'ont cessé de dire que les schizophrènes n'étaient pas plus violent que n'importe qui, ils ont du le dire 6 ou 7 fois ( au minimum !!! ), et c'est ce que souhaitait Yves Calvi ( le présentateur ) en insistant sur certains points. Pour convaincre, il faut bien souvent insister. Le télespectateur qui entend une première fois que les chizophrènes ne sont pas dangereux alors qu'il est convaincu du contraire ne va pas croire cela, il va avoir des doutes, même si cela a été dit par un médecin. Alors il faut insister.Dans cette émission, le présentateur pose les questions du télespectateur, il joue le rôle de télespectateur, et je trouve que celui-ci a obtenu les réponses aux questions qu'il pouvait se poser.

Cette émission passe tous les soirs, elle concerne des sujets d'actualité, et en l'occurence, l'actualité de ces derniers jours, c'était la dangerosité d'un malade mental, et non pas d'un bien portant. Contrairement à d'autres émission, le sujet n'était pas la schizophrénie, même s'il a beaucoup été question de cela. L'objectif n'était pas de parler de schizophrénie, mais de comprendre comment on pouvait éviter que ce qui s'est passé à Pau se reproduise. C'est une des préocupation de l'ensemble des Français, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas aborder ce sujet. Et d'ailleurs, les intervenants ont rappelé maintes fois qu'un schizophrène n'était pas plus dangereux que quiconque. L'essentiel a selon moi été dit.

Maintenant, j'ai moi aussi entendu Yves Calvi nous parler de double personnalité, je croyais que cela allait être rectifié par le reportage qui a suivi ou par les invités, mais non. Je le regrette. Le titre de l'émission est bien souvent racoleur aussi, mais le contenu du débat n'a rien à voir avec d'autres émissions. Le mot " délire " n'a pas été employé une seule fois, le but n'était pas de dévaloriser les schizophrènes, mais de savoir comment éviter que ce qui s'est passé à Pau se reproduise.

Dans l'ensemble, j'ai trouvé cette émission très enrichissante. Il faut partir du principe que les gens ne connaissent rien à la schizophrénie, et le sujet étant le double meurtre de Pau, on nous a bien fait comprendre que la psychiatrie manquait de moyens et que les schizophrènes n'étaient pas pris en charge comme il le fallait. On nous a dit aussi que les familles étaient démunies, ce qui est vrai. Il a également été question des schizophrènes qui ne prenaient pas leur traitement et de ceux qui étaient à la rue. ça, je n'en ai pas entendu parler dans ça se discute où les invités étaient des privilégiés. La réalité est toute autre : de nombreux schizophrènes ne sont pas pris en charge, il faut le dire pour que les choses évoluent.

Au sujet de la volonté de contraindre un schizophrène dangereux à prendre son traitement, c'est une question que se posent les gens normaux qui ne voudraient pas être agressés par l'un d'eux. Il est normal de se poser cette question. La réponse a été qu'on ne peut pas forcer quelqu'un à prendre son traitement. C'est comme la question de savoir si quelqu'un qui prend des neuroleptiques peut conduire, elle est essentielle, mais jamais débattue. Cette question nous dérange, mais pourtant, doit on laisser quelqu'un qui prend 1200 mg de Solian par jour conduire ? Yves Calvi a raison de se mettre à la place du Français moyen, ils ont eu des réponses pertinentes à leurs questions, ce qui n'aurait pas été possible dans un reportage concocté à l'avance. là, il y a eu débat, les réponses étaient les bonnes, c'est le plus important.

Trois facteurs pour qu'un schizophrènes soit dangereux : la désocialisation, l'absence de traitement, et des troubles de la personnalité je crois. D'ailleurs, à ce propos, on a appris qu'un schizophrène stabilisé présentait des troubles de la personnalité, je ne sais pas si on aurait pu apprendre cela dans une autre émission. De plus, on nous a dit que c'était souvent à la sortie de l'hôpital, quand il va mieux, que le patient pouvait faire une tentative de suicide. ça aussi, je doute qu'on nous l'aurait dit dans une autre émission. Non, franchement, le Français moyen a du apprendre beaucoup de choses. Les médecins qui étaient sur le plateau allaient à l'essentiel. Les questions étaient les bonnes, car pour dédramatiser la schizophrénie, il faut justement poser les questions qui dérangent. Pour que quelqu'un puisse dire que tous les schizophrènes ne sont pas dangereux, il faut forcément lui poser la question, il faut forcément abordé ce sujet, même s'il nous dérange. le fait est que les gens nous croient dangereux, alors pour leur prouver le contraire, il faut bien poser la question à des spécialistes. Ces questions nous dérangent, mais ont le méritent d'éclaircir certains sujets.

Il ne faudrait pas imaginer que toutes ces émissions sont faites POUR nous, pour notre bien. La télé n'a pas pour vocation d'améliorer notre image ! A part peut-être certaines émissions faussement éducative, qui se veulent toutes puissantes. Dans C dans l'air, on informe ( le procédé est le meilleur possible : le débat, et les invités sont de qualité, c'est l'essentiel les invités ), dans ça se discute, on cherche à émouvoir, au détriment de l'information. La différence est énorme. J'ai appris beaucoup plus de choses sur la schizophrénie en 1 heure d'émission que durant les 2 heures de ça se discute. Il faut choisir entre les témoignages toujours subjectifs des malades et l'opinion beaucoup plus objective des médecins. l'idéal seraient que l'on retrouve à la fois des témoignages et des spécialistes sur le même plateau. Mais je rappelle que le thème de cette dernière émission de C dans l'air n'était pas la schizophrénie.

Il était question de la dangerosité des schizophrènes. Nous avons eu des réponses très enrichissantes, et les intervenants ne nous ont pas manqué de respect.

Cordialement.

Felipe.

N.B : je corrige : le dernier facteur qui peut entrainer un comportement violent chez le schizophrène n'est pas la présence de troubles de la personnalité mais la toxicomanie.


Ensuite je pense que tu as raison, dire que les schizophrènes ont des dons, c'est un peu du délire dans le sens où oui... certains ont des dons, mais ce n'est pas parce qu'on est schizo qu'on a forcément des dons. C'est encore créer des légendes. :)

Citation

Le cannabis est définitivement néfaste pour les gens dans le même cas, cela donne des comportements complètement à l'opposer de ce qu'ils sont habituellement .
Et oui le cannabis leur est plutôt déconseillé.
Pour bien préciser, cette remarque me semble assez adéquate :

Citation

La plupart des études récentes suggèrent que l'abus de cannabis n'est pas un facteur étiologique de la schizophrénie, mais influence son mode d'apparition, son évolution et sa symptomatologie, dans le sens d'une aggravation des symptômes et de l'évolution, en résumé, utiliser du cannabis ne vous rendra pas schizophrène, mais si vous êtes schizophrènes, ce même usage aggravera la situation... Le cannabis est donc un révélateur et non une cause de la schizophrénie Dès lors, quand le diagnostic est posé, autant s'abstenir !!!
http://www.apel-lyce...r-la-drogue.htm

Citation

Faire très attention si jamais quelqu'un vous parle de ces voix, si vous vous moquez ou le considérez comme un fou alors vous aurez échoué au "test" de confiance et ça sera très dur pour vous de l'aider plus tard, soyez plutôt bienveillant et rassurant, même si ça vous dépasse .
Merci de le souligner.:calin:
Les schizophrènes sont surtout victimes de la méchanceté, de l'ignorance et de la perversion ambiante, ils ressentent les choses à vif et les moqueries en effet peuvent accroître ces sensations de souffrance et de rejet (tout comme le fait de les diaboliser : thèmes mystiques dont ils sont également victimes).

#138 Sathyne

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Posté 28 février 2010 à 13:06

Voici un article fort intéressant dénonçant ce "monde à l'envers": cette frénésie malsaine à dresser un tableau noir qui n'a rien à voir avec la réalité. Ceux dénoncés en dangereux prédateurs sont en fait les victimes des vrais prédateurs cachés sous les stigmatisations faisant autorité. C'est vraiment déplorable... :tss:
Encore une manière de retourner la situation, c'est à se demander à qui ça profite...:cogite:

Citation


La violence envers les personnes atteintes de troubles psychiques
janvier 11, 2010 · Classé sous politique de santé mentale En France, les autorités tendent à souligner la dangerosité des malades plutôt qu'à recenser les cas où ces personnes sont victimes de violences, et à identifier dans quel contexte cela se produit. Or, les connaissances scientifiques avérées sur la violence associée à la maladie mentale dressent un tout autre tableau.

La synthèse de 17 études statistiques conduites dans les pays développés depuis 1990 permet de combattre une idée reçue : celle du fou dangereux pour la société. Ce stéréotype date d'un demi-siècle au moins. En fait le risque attribuable aux personnes souffrant de troubles mentaux graves est inférieur à celui des risques liés à l'alcool (drogue socialement bien tolérée en France) et à l'abus de substances toxiques. Globalement, la différence de dangerosité entre les malades mentaux et la population générale n'est pas plus élevée que celle qui est constatée entre l'agressivité des hommes et celle des femmes, en population générale.



Ces études ont établi au contraire que la maladie mentale d'une personne risque d'en faire la cible de violences dans la vie courante. Les faits d'agression subie par les malades (leur victimation) , bien que scientifiquement établis dans plusieurs pays développés, sont souvent omis dans les discours publics alors que l'accès aux soins pour tous n'est pas assuré. Au lieu de stigmatiser les personnes malades, il faudrait plutôt les protéger contre les violences ordinaires auxquelles elles sont exposées.

Quelques exemples de situations violentes illustrent cette affirmation.
A Los Angeles, la fréquence de victimation des personnes atteintes de troubles mentaux graves, en cas de crimes violents subis est 12 fois plus élevée qu'en population générale, le vol sur la personne est 140 fois plus élevé, et quatre fois plus s'il s'agit d'un vol contre la propriété. Aux USA les femmes subissent trois fois plus d'agressions physiques et sexuelles que les hommes. Le sous-groupe des malades SDF est encore plus exposé à ces risques. Une étude longitudinale montre que l'obligation de soins en dehors de l'hôpital réduit la victimation criminelle du fait du soutien social pendant la période d'accompagnement. Le contexte géographique et social est influent comme le montre l'étude sur la Finlande où on ne constate pas de différence significative entre les deux populations, contrairement au cas de Los Angeles ou de Chicago.

Des situations sans violence physique, sont également analysées

Le harcèlement comprend le vandalisme du domicile du patient, le jet de pierres, les insultes, les menaces, les bousculades. Une étude écossaise montre que toutes choses égales par ailleurs (CSP, localisation géog) 60% des personnes malades déclarent en avoir été victimes contre 40% en population générale, les abus verbaux à l'encontre des malades font référence à leur maladie mentale. Ils sont convaincus dans 9 cas sur 10 que c'est à cause de leur maladie et seulement 4 fois sur 10 que c'est à cause d'une situation vulnérable.

La violence dans les lieux de soins psychiatriques peut résulter de fautes de l'établissement (physique, sexuelle, maltraitance, harcèlement moral, intimidation), mais également de certaines situations liées aux soins : subir une contention physique ou un séjour en chambre d'isolement, assister à la crise d'un autre patient, ou à un événement traumatique. Ces faits provoquent perte de confiance, peur, impuissance, détresse ou humiliation. De tels affects sont plus souvent ressentis par les patients ayant été abusés dans leur enfance, ou ayant déjà subi des violences physiques.

La discrimination se produit lorsque les personnes souffrant de troubles sont évincées sans cause réelle, c'est-à-dire sans rapport avec le critère de sélection destiné aux personnes non malades. Cela peut concerner l'exercice du droit de vote, l'éligibilité, l'accès au logement et à l'emploi, aux banques et aux crédits, à la justice.

En conclusion :
Ce résumé succint d'études épidémiologiques complexes, montre que les personnes souffrant de troubles mentaux sont plus souvent victimes qu'auteurs de violences. Beaucoup reste à faire pour décrire et analyser les situations, agir sur les causes pour y remédier plutôt que de se contenter de l'action compensatrice d'associations caritatives. Des études longitudinales à long terme seraient nécessaires pour étayer la politique de santé mentale du gouvernement.

source

#139 Bernardo

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Posté 28 février 2010 à 17:14

Citation

C'est très dur de connaitre l'existence de ces voix et à quel moment elle sont là, car effectivement la plupart du temps ils restent très discret là dessus .

Faire très attention si jamais quelqu'un vous parle de ces voix, si vous vous moquez ou le considérez comme un fou alors vous aurez échoué au "test" de confiance et ça sera très dur pour vous de l'aider plus tard, soyez plutôt bienveillant et rassurant, même si ça vous dépasse .

C'est ça, car le malade entretient une relation intime, passionnelle, avec ces voix qui s'imposent à lui. Et il fera plus confiance en ces voix qu'à ce qu'on pourra lui dire pour le ramener dans le bon sens, sur la terre ferme.

#140 Sathyne

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Posté 28 février 2010 à 19:02

Quand je dis ceci post 80 :

Citation

Si on recule plus loin, c'était des "envoutés" qui devaient se faire exorciser et là c'étaient les prêtres qui s'y... dévouaient... sans parler des chasses aux sorcières. ;)
Et actuellement, qu'est-ce qui est à la mode dans l'univers ésotérique qui fascine tant et se propose en remède miracle après avoir bien diabolisé telle ou telle catégorie de gens...

Je crains que ce dont les schizophrènes sont particulièrement victimes, se sont des intrusions des charlatans et des pervers.

Et que je précise ci-dessus le détournement pervers qui en est fait par certains pouvoirs en place…

…. John Lash va plus loin dans ce sens en dénonçant ces mages pervertis qu'il semble classer dans la mouvance dite illuminati.

Il propose des précisions sur les dangers de certaines formes de mysticisme (des gnostiques ayant déviés), des pratiques dont j'ai parlé plus loin qui visent à dramatiser et à diviser plutôt qu'à faire dépasser, et il parle de ces prédateurs qui utilisent les processus de mimétisme ou d'imitation... dont le but sans détour est bel et bien l'abaissement du seuil de conscience de l'égo plutôt que les dissolutions de ses limites : une nuance que les dangereux missionnés spirituels casseurs d'égo sont encore loin de saisir !

Citation

Les Illuminati
Les Telestai des Mystères étaient des shamans sophistiqués, passés maîtres dans les "techniques archaïques de l'extase". Traditionnellement, les shamans étaient les intermédiaires entre la sphère de la culture humaine et la sphère de la nature non-humaine. Leur mission spécifique exigeait une faculté schizoïde de se déplacer entre deux mondes, de garder ces deux mondes distincts, et de réaliser des échanges entre les deux. Les schizophrènes possèdent naturellement cette mobilité qui les subjugue aisément lorsqu'ils manquent de l'orientation spirituelle adéquate et d'un entraînement approprié. Une schizophrénie bien gérée peut produire de grandes oeuvres de mythopoésie, tel qu'on peut le voir dans les ouvrages d'Antonin Artaud, de Philip K. Dick et de Carlos Castaneda pour ne citer que trois exemples (mâles).
Les adeptes des Mystères qui étaient responsables du développement de la potentialité humaine à son niveau optimal prenaient grand soin de ne pas risquer des problèmes schizophréniques avec leurs élèves et leurs néophytes. Ils avaient pris conscience de combien il est aisé d'induire et d'exploiter des états schizophréniques qui peuvent se manifester spontanément durant le processus d'initiation. L'abaissement, ou la dissolution intégrale, requis de l'ego-soi génère une grande suggestibilité dans le sujet. Les néophytes dans les Mystères étaient des sujets privilégiés pour "l'implantation", le processus par lequel un contenu ou un programme psychique prédéterminé est implanté dans le mental subconscient. L'implantation se manifeste de façon universelle dans la nature comme un moyen par lequel les programmes instinctuels sont transférés d'une génération à une autre. L'éthologue Konrad Lorenz (1903-1989) est célèbre pour avoir programmé des canetons nouveaux-nés, en les convainquant qu'il était leur mère. Lorentz créa l'expression "mécanismes innés de déclenchement", par lesquels certains organismes sont génétiquement prédéterminés pour réagir à certains stimuli. Les idées exprimées dans son ouvrage très populaire L'Agression, une histoire naturelle du mal (1966) étaient connues des initiés grâce à leur observation directe et intime d'activités psychomimétiques, qui sont formulées aujourd'hui dans la science de la programmation neuro-linguistique.

En bref, le psychisme peut être incité à imiter un comportement modelé pour lui de façon rituelle ou bien mimer un comportement assigné lorsqu'il est exposé à un signal spécifique (suggestion post hypnotique). De telles manipulations de la psyché dépendent des conditions primordiales de l'initiation: à savoir une dissolution temporaire du filtre de la conscience de soi.

La manipulation comportementale, la programmation psychologique et le contrôle mental répugnaient totalement aux telestai authentiques des Mystères antiques. Ils considéraient que de telles procédures constituaient une voie éloignant de la consécration à Sophia et au Grand Oeuvre de co-évolution avec la nature, une voie menant aux jeux de pouvoir personnel et au modelage social.

(…)
Le programme Illuminati était (et est encore) fondamental au patriarcat et à sa couverture, la religion de la perpétration. Bien que l'on ne puisse pas affirmer exactement que les adeptes déviants connus sous le nom d'Illuminati créèrent le patriarcat, ils le contrôlèrent certainement. Et ils le contrôlent encore. Le mésusage de connaissances initiatiques pour induire des états schizophréniques (entraînement), pour manipuler des personnalités multiples chez le même individu (induction d'une plate-forme) et pour programmer des comportements par suggestion post hypnotique (la technique du "candidat Manchourien") perdure à ce jour avec des conséquences véritablement maléfiques pour le monde entier. Si nous acceptons que les Mystères étaient des écoles de co-évolution Gaïenne consacrées à la déesse Sophia, ils ne pouvaient pas être sous l'égide des Illuminatis ainsi que certains auteurs contemporains (qui croient qu'ils sont en train de dévoiler les Illuminatis) l'ont supposé. Tout ce que les Gnostiques réalisaient dans les écoles avait pour finalité de contrebalancer et de corriger les machinations des adeptes déviants. L'initiation impliquait la dissolution des limites de l'ego en préparation pour la communion profonde avec la nature et non pas l'abaissement du seuil de conscience de l'ego afin que le sujet puisse être "divisé" et programmé sur le plan comportemental par le biais du pouvoir de suggestion, d'implantation et d'autres méthodes psychodramatiques. Ces outils de modification comportementale étaient strictement prohibés dans les Mystères supervisés par les Gnostiques.

Ceci explique sans doute pourquoi tant de prétendus «maitres spirituels » essaient tellement de récupérer pour eux-mêmes des personnes qu'ils espèrent contrôler, et garder dans la division mentale, ou plus encore la provoquer.
Ceci expliquerait également l'intérêt de faire d'une population en souffrance leurs propres jouets et de les maintenir dans leurs rictus de diabolisation.
Ceci explique surtout pourquoi ces êtres de pouvoir tentent d'inhiber les facultés de discernement, de questionnements, le sens critique, et l'utilisation de nos facultés mentales : ils espèrent abaisser nos consciences.
Ce qui est sûr, c'est que derrière d'arrogantes prétentions de facultés de Mages, se cachent des personnes sans scrupules, sans bienveillance, et qui voient chez les schizophrènes leurs vaches à lait.
Attention à ces gourous psychopathes.
Et heureusement qu'il existe encore, en tous les cas je l'espère, d'autres mouvances spirituelles, qui considèrent ces procédures de manipulation mentale via l'imitation d'un comportement modelé de façon rituelle ou d'un comportement assigné lors de l'exposition à un signal spécifique (suggestion post hypnotique), comme une voie déviante et dangereuse ; à tel point que cela les répugnent.

#141 Fleur de Diamant

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Posté 03 mars 2010 à 07:31

La vitamine C soignerait la schizophrénie :

Citation

En 1966, Vander Kamp a publié un article peu connu, mais important montrant que des hommes schizophrènes avaient besoin de 36 à 48 grammes de Vitamine C par jour avant d'atteindre leur taux de saturation, par comparaison à 4 grammes pour les hommes du groupe témoin. Le taux de saturation a été mesuré à l'aide d'un test simple au cours duquel une goutte d'urine est ajoutée à un réactif dans une éprouvette.

J'ai trouvé fascinant le fait que les schizophrènes aient besoin de 10 fois plus de Vitamine C que les hommes du groupe témoin, mais aussi que la Vitamine C entraînait une nette amélioration au plan de leur socialisation. Même si ces patients n'ont pas été guéris par la Vitamine C, ils ont déclaré éprouver "une sensation de bien-être". Leur expression anxieuse et tendue a été remplacée par un sourire amical. Ils ont également dit se sentir beaucoup moins "oppressés" : "Les gens ne semblent plus être contre moi.". "Je peux maintenant penser de façon plus claire.". Ceux qui étaient timides, solitaires et renfermés ont commencé à participer à des activités et à parler avec d'autres patients et le personnel de leur pavillon.

L'autisme et la schizophrénie sont évidemment des troubles bien différents (comme je l'ai d'ailleurs souligné dans le livre que j'ai publié en 1964 : Infantile Autism), mais la socialisation accrue dont Vander Kamp fait mention chez les patients schizophrènes serait certes la bienvenue chez les patients autistes, en particulier ceux qui sont atteints du syndrome d'Asperger. J'espère que certains lecteurs sont aussi curieux que moi quant aux résultats qui pourraient être obtenus si les études de Vander Kamp étaient menées auprès de patients autistes ou présentant un syndrome d'Asperger.

Extrait de ce site déjà posté sur le topic de la vitamine C

Je n'ai pas trouvé de référence de Vander Kamp. Si quelqu'un en a, je suis preneuse.
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

Mon lien

#142 Bernardo

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Posté 17 mars 2010 à 23:10

:bravooo:

Citation

En 1966, Vander Kamp a publié un article peu connu, mais important montrant que des hommes schizophrènes avaient besoin de 36 à 48 grammes de Vitamine C par jour avant d'atteindre leur taux de saturation, par comparaison à 4 grammes pour les hommes du groupe témoin.
Merci, Fleur de Diamant, c'est très intéressant!
Schizophrènes, à vos jus d'orange!
A noter que le jus d'agrumes doit se boire entre les repas, car le mélange avec d'autres aliments n'est pas toujours évident.

Ce message a été modifié par Bernardo - 17 mars 2010 à 23:14.


#143 Horréta

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Posté 07 avril 2010 à 03:58

Bonjour Lilas, je te propose ce lien : LA SCHIZOPHRÉNIE

Deux membres de ma famille dont un très proche de moi ont été diagnostiqués "schizos".
Les médocs sont indispensables (malheureusement) pour leur conserver un lien cohérents avec les autres et eux même. Celui qui m'est proche, et que je vois vivre avec ça depuis plus de 15 ans, est passé par les étapes classiques : le déni, le refus des médicaments, une certaine errrance, l'addiction au cannabis et maintenant toujours aux cigarettes, les bouffées délirantes etc. Moi qui suis contre la médecine allopathique et cette chimie lourde du mental, j'ai fini par le convaincre de prendre ses médocs car quand il arrêtait il partait en cacahuète faut bien le dire. Mais il en prend le moins possible. Certains schyzo en sont vraiment blindés car la maladie a des degrés divers de gravité et je suis contente que qqu'un ait dit que ce n'était pas une question de personnalités multiples; ça c'est la schyzo de cinéma. Il est question de trouble de la personnalité, de dissociaton pas de dédoublement qui d'ailleurs n'éxiste pas médicalement. Il est question de problèmes de cognition.

Il est comme ton frère, intelligent, profonds ... et en aucun cas dangereux même s'il a piqué de ces colères! Et en plus c'est un très beau mec :) il a 34 ans aujourd'hui et arrive très bien à se socialiser, à bosser et à se faire des amis. Il a même eu une petite amie durant 5 ans, bon ok c'est fini mais je crois qu'étant un solitaire ça ne lui manque pas vraiment de vivre avec qqu'un.
S'il a cette vie sans trop de souffrances aujourd'hui c'est qu'on a fait ce qu'il fallait (il a été diagnostiqué assez tôt ce qui est important) et pas que les médocs qui ne font que lui éviter les bouffées délirantes (enfin surtout) ou compense un taux déficient de mélatonine synthétisée à partir d'un neurotransmetteur, la sérotonine (aussi appelée l'hormone du plaisir :)). Que ton frère sorte de l'ombre et se mette au soleil qui favorise sa fabrication ! Sûr que ce manque ne les rend pas joyeux-joyeux :(

Le 2ème de la famille à être atteint (déclaré aussi à l'adolescence) est son cousin germain ... et oui, les gênes y sont pour beaucoup.

Chaque Schyzo a sa personnalité qui rend difficile le diagnostic mais comme tu verras sur le site que je t'ai indiqué il y a des points communs repérables. Le site donnne des indications justement pour toi, pour l'entourage. Ça t'aidera beaucoup. Clique aussi sur les mots-liens qui t'intéressent.

En réalité et avec le recul il aurait été possible de s'en rendre compte dès leur petite enfance car ces enfants donnent bien des signes ..

Si tu veux en parler je continurai à faire part de ma super expérience :cool:

Sois tranquille même s'il te culpabilise (ils adorent faire ça lol)

Ce message a été modifié par Horréta - 07 avril 2010 à 05:37.


#144 napo

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Posté 07 avril 2010 à 07:13

Citation

Le 2ème de la famille à être atteint (déclaré aussi à l'adolescence) est son cousin germain ... et oui, les gênes y sont pour beaucoup.
A part les gênes, est ce que tu ne vois pas une autre explication ? Un secret de famille par exemple ou toute autre situation un peu gênante à porter au grand jour même au niveau des grands parents ?
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)

#145 Sathyne

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Posté 07 avril 2010 à 12:20

Horréta, tu ne peux imaginer à quel point j'apprécie la justesse de ton intervention, qui à la fois remet les pendules à l'heure question discriminations dont sont victimes les schizo par des... heu... ces... fin bref passons. :roll:
Et son contenu plein de positivité qui a en plus l'intérêt de rendre compte d'un vécu. :bravooo::calin:

J'avais pointé ce site un peu plus haut, le trouvant bien fait, je me rends compte à quel point il peut être utile, merci encore !

#146 Horréta

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Posté 07 avril 2010 à 15:16

Des secrets de famille Napo ?!! tu m'étonnes là... toutes les familles ont des secrets et on a pas tous le cerveau en vrac, l'affect oui, tous névrosés oui ok.

Je voudrais comprendre pourquoi les messieurs-dames trouvent bien naturel d'avoir des problèmes de santé sur n'importe quel organe du corps à n'importe quel moment de la vie pour n'importe quel raison et pourtant trimballer cette croyance, oui une vraie croyance, que le cerveau est toujours parfait au moins physiologiquement ??

Le cerveau serait-il dieu ? omniprésent et omnipotent.

Sathyne, puisque tu parles de discrimination ..

À écouter pas mal de messieurs-dames le cerveau ne risque que l'accident de la route ou l'accident cérébral (AVC) - - - toujours accidentelle l'histoire. Il faudrait l'avoir agressé violemment (je sais pas moi ... à coups de marteau par ex.) pour admettre qu'il a subi des dégâts et qu'alors on comprend bien que là il faut soigner et bien sûr pas confondre avec la folie.

Des bébés naissent avec des malformations cardiaques et une foultitudes d'autres malformations mais dès que quelqu'un souffre sans plaie ouverte, sans irruption cutanée, sans montruosité interne ou externe bien visible au scanner alors c'est qu'il est fou et finalement dangereux, à moins que ce soit un simulateur.

Sur 100 tueurs, 10 sont des femmes... et sur le tout moins de 1% sont des malades mentaux (je déteste ce terme qui nie que ce soit l'organe 'cerveau' qui disfonctionne et non le mental, même si par suite il va en pâtir). Ce sont les chiffres émanant des responsables de cliniques psy qui ont bien ruer dans les brancarts quand sarko a laisser sa matière cérébrale se répandre en idées nauséabondes sur les hopitaux psy comme sa fierté à annoncer qu'ils seront dotés de 200 nouvelles chambres de rétentions. Quel cauchemard !

Sans compter ceux qui sont jetés en taule.

La schyzophrénie n'est même pas une maladie mais un syndrome (comme l'AVC = accident vasculaire cérébral).
Un syndrome est un ensemble de symptômes qui ne permet pas un diagnostic fiable ni un traitement attitré. Une maladie est en qque sorte "fixe", elle a ses symptomes reconnaissables, un diagnostic est faisable, un traitement est connu pour être efficace.

On peut dire qu'il y a une schyzophrénie pour chaque schyzo. La médicamentation sera personnalisée et souvent tâtonnante.

Il est très recommandé de suivre une psychothérapie. Ne pas oublier que le psychiatre, à la différence du psychanalyste ou du psychologue, peut établir une ordonnance et donc donner des médocs. Souvent il se contente de ça. Il peut aussi être psychothérapeute mais d'abord un toubib de chez toubib.

On retrouve pas mal de symptomes de l'autisme dans la schyzophrénie.

Vous avez remarqué comme ce mot est à la mode dans les médias, simplement pour parler de choses contradictoires ou allez savoir quoi. Pas un jour où je n'entende un écrivain, un animateur (radio) ou un politique et pas mal d'artistes se servir de ce mot. C'est mieux que gogol notez. Mais quand ça a besoin de ficher la trouille au bon peuple, de faire qques modifs morbides "pour notre sécurité" on sait nous parler de ce schyzo qui a tuer en oubliant soigneusement qu'un tueur est un psychopathe qui a dû vivre des choses déstructurantes qui l'on rendu dingue, pas résilient le gars.
Un skyzo qui a eu une enfance saine et que ses parents ont aimé, normale quoi, n'a aucune raison d'être plus dangereux que vous ou moi. Ou alors je vous annonce qu'un diabétique peut être dangereux, un tueur potentiel, méfiance - quand votre mère se met à avoir mal à la citrouille donner lui son médoc et tirez vous :D

Bref, les gens dont le cerveau n'est pas un bon copain souffrent. Ils ont besoin que l'autre qui, comme disait Sartre, peut être l'enfer, l'épaule, l'aime comme il est et le garde un peu à l'oeil :)


Quand Sky (oui c'est comme ça que j'appelle parfois celui dont je vous ai parlé) part en cacahuète je lui dis "Sky t'as décollé là, je te préviens que moi je suis restée au sol". Ça le fait rire et il se reprend en se mettant à avoir ses petits tics, il s'assoit ou se met à déambuler au travers de la pièce. Ou il s'énerve parce que je comprends rien et alors il peut partir dans ses sempiternels reproches obsessionnels (quoique bien moins aujourd'hui). Et puis il se tire et rentre chez lui.
Le lendemain je reçois un petit coup de fil et j'écoute ses excuses désarmantes.

Sky a une licence en biologie mais le travail de cons c'est pas bien pour lui, il travaille comme animateur scientifique avec les enfants.

Il me raconte des histoires de cosmos, des théories sur les mondes parallèles, de mécanique quantique et parfois il me raconte comment un certain soir un son énorme l'a terrorisé et qu'un gouffre fantastique s'est ouvert et risquait de l'emporté. Il m'a dit "je l'ai entendu, vraiment entendu c'était énorme et il semblait y avoir tous les monstrueux dieux anciens là au fonds et je savais que je ne devais pas y aller, je le savais et j'ai lutté". Il a dormi en sueur.

Moi, quand j'ai besoin de qque chose, j'ai qu'à le siffler et il se pointe :)

Ce message a été modifié par Horréta - 07 avril 2010 à 15:39.