Oui, bien sûr qu'il y a une médecine "raciale". Mais c'est une étape. A l'avenir, on fera des tests génétiques individuels avant de prescrire.
Thomas Heams
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Alors que les progrès de la génétique et de la génomique laissent parfois croire que l'on peut tout dire d'un homme en regardant ses gènes, au risque de toutes les dérives, il était temps de démythifier cette question.
Je trouve toujours suspect qu'un gars prétend qu' "on laisse croire que" alors qu'il est le seul à en parler.
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Il en résulte un paradoxe déroutant : selon le discours que vous tiennent les généticiens, ces derniers peuvent soit laisser entendre que la génétique confirmerait l'existence de races humaines, soit exactement l'inverse.
On ne confirmera ni n'infirmera rien. Tout ce qu'on peut dire est qu'il peut être pertinent scientifiquement de grouper les individus selon leurs caractéristiques génétiques. Habituellement on appelle ça une race. Si ça en effarouche certains appelons ça un "groupe ethnique". C'est pas scientifique, mais c'est politiquement correct.
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La solution à ce paradoxe, c'est que les progrès de la génétique permettent de minimiser la probabilité de se tromper sur, par exemple, la couleur de peau d'un individu, mais cela reste une probabilité, et il y a toujours de contre-exemples qui montrent que les catégories raciales ne tiennent pas debout.
Je n'ai jamais vu de tels contre-exemples. Et quand bien même il y en aurait un sur 50 millions, ça ne suffit pas à dire que ça "ne tient pas debout". C'est comme si je disais qu'un jour Federer a perdu un match, et que ça prouve qu'il n'est pas si bon que ça et que le classement ATP ne tient pas debout.
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Dans le même ordre d'idée, la notion de race humaine est intrinsèquement invalide parce qu'on est incapable d'en tracer les contours précis, d'y affecter les métis, et qu'il n'y a en fait qu'une variation continue, par exemple de couleur de peau, entre tous les humains. Pas des catégories, juste des individus...donc être « noir » ou « blanc » n'a pas biologiquement beaucoup de sens.
J'aime beaucoup le "intrinsèquement". Je décrète que la notion de race humaine DOIT permettre de classer les métis (ce que personne n'a jamais prétendu) et que comme elle ne le fait pas, ben ça vaut rien. C'est tellement puissant qu'on se demande pourquoi personne n'y a pensé avant.
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Elle vous donne une idée des faits qui sont actuellement objectivement établis par la communauté scientifique.
Après avoir dit qu'on ne pouvait pas être objectif, Heams nous trouve une déclaration émanant de scientifiques qui l'arrange. Et tout à coup c'est objectif.
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Article 1 : Nous pensons que l'idée selon laquelle les variations génétiques au sein de l'humanité justifient des catégories hiérarchiquement organisées de races et d'ethnies est dénuée de toute base scientifique.
[commentaire TH : La notion de race humaine n'a pas de bases scientifiques]
Pas du tout. L'article dit que les hiérarchies ne sont pas scientifiques. Pas que la notion de race humaine n'est pas scientifique.
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Article 2 : nous reconnaissons que des individus de deux populations géographiquement distinctes ont plus de chances d'avoir des différences sur chaque point de génome que deux individus issue d'une même population géographique.
[commentaire TH : Des individus de populations différentes ont plus de chance d'être éloignés génétiquement que des individus de la même population (mais « plus de chance », ca veut dire que ce n'set pas forcément de cas, qu'il peut y avoir beaucoup de contre-exemples ! Et que donc la notion de race est infondée )]
TH a-t-il dépassé la première année de fac de sciences ? A-t-il suivi un seul cours de statistiques ? A ce compte-là, aucun médicament n'est "efficace" parce qu'on trouve toujours des exemples de personnes chez qui ils n'ont pas l'effet escompté. Est-ce que la notion d'efficacité est infondée ?
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Article 3 : Nous pressons ceux qui utilisent l'information génétique pour ronconstituer l'origine géographique d'un individu d'inclure ces résultats dans le contexte plus large de l'origine globale de cet individu.
[commentaire TH : Exemple : Des individus sont parfois hâtivement qualifiés de « Noirs » parce qu'une partie de leur information génétique permet de le dire. Néanmoins, si l'on élargit le spectre de l'investigation,on peut quasiment à coup sur trouver dans leur gènes des traces d'ancêtres « Blancs ». Il y a donc une très grande subjectivité et partialité a décréter qu'un homme est « génétiquement » d'une race ou d'une autre, qui dépend du choix des zones sur l'ADN qu'on décide (subjectivement) de regarder...]
En effet, les populations sur lesquelles travaillent les généticiens ne sont pas aussi grossièrement découpées qu'en "blancs", "noirs" ou "jaunes". En revanche, un médicament sans efficacité prouvée sur la population générale peut prouver une efficacité statistique sur un critère "noir".
L'industrie pharmaceutique ne s'emmerde certainement pas à regarder dans les ADN pour faire ce genre d'études.
Ce n'est donc pas la peine de se retaper l'intégrale du catéchisme antiracialiste.
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Article 5 : nous mettons en garde contre la naiveté qu'il y a à invoquer des explications génétiques pour expliquer les différences entre groupes à propos des caractères complexes, notamment les comportements humains tels que les scores de QI, la tendance à la violence, ou les performances athlétiques.
[commentaire TH : On a souvent beau jeu d'invoquer la génétique pour ces questions-là, et de négliger le contexte environnmental. Ceux qui pensent qu'on peut facilement trouver les « gènes » d'un caractère complexe comme un comportement, en l'isolant des influences de l'environnement, sont très naïfs...Et le sont plus encore quand il pensent qu'on peut généraliser ces résultat à tout un groupe.]
TH est très naïf de penser qu'il peut s'affranchir comme ça des déterminants génétiques parce qu'il a très opportunément l'environnement pour s'excuser de ne pas investiguer plus loin. Pour conclure là-dessus, il faudrait faire des études appropriées. Le groupe de Stanford se sent capable de conclure sans faire les études en question. Ils savent bien ce qu'ils ont le droit ou pas de faire.
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Article 6 : Nous encourageons tous les chercheurs qui utilisent des catégories raciales ou ethniques à décrire comment chaque individu est assigné à une catégorie donnée, à expliquer pourquoi des individus de cette catégorie ont été inclus dans l'étude, et de déclarer si oui ou non les catégories raciales ou ethniques utilisées sont des variables de l'étude considérée.
[commentaire TH : Eh oui ! Il est toujours tellement simple de dire qu'on a trouvé un gène spécifique d'une « race » ou d'une « ethnie » tant qu'on n 'a pas dit exactement comment on a constitué les groupes d'individus étudiés... Si on a gardé que ceux qui vont dans le sens de ce qu'on veut montrer, on n'a pas prouvé grand chose... Barak Obama, métis, on le met dans la catégorie Noir ou Blanc ?]
TH laisse entendre que les scientifiques qui étudient ces sujets ne précisent pas comment on a constitué les groupes étude et témoin. Nous aimerions que TH dise exactement comment il compte étayer cette assertion. Sinon c'est de la calomnie.
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Article 7 : nous décourageons l'utilisation de la « race » comme approximation de la ressemblance biologique et nous soutenons les efforts pour minimiser le rôle des catégorie de race et d'ethnie en médecine clinique, par l'intérêt apporté à l'individu plutôt qu'au groupe.
[commentaire TH : Inutile d'utiliser le terme de race à tout bout de champ, par facilité, notamment en médecine..]
On trouve toujours des tas de petits jeunes prêts à dire qu'on ne devrait pas utiliser le terme de race en médecine. Par contre, les professeurs de médecine qui donnent des cours à la faculté ne voient aucun problème à spécifier des différences de métabolisme selon l'origine "africaine" ou "caucasienne" des individus.
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Article 8 : Nous encourageons le financements d'études interdisciplinaires de la variation génétique humaine incluant un large spectre d'experts issus des sciences sociales, des humanités, et des sciences naturelles.
[commentaire TH : La génétique a besoin de toutes les autres disciplines pour contribuer à expliquer les variations humaines]
Heu...elle date de quand cette déclaration ?
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Article 9 : Nous pressons les chercheurs, ceux qui s'expriment dans les médias, et ceux qui sont impliqués dans des travaux de vulgarisation de contribuer à éviter l'insistance excessive sur la contribution de la variabilité génétique à la variabilité phénotypique
[commentaire TH : Ne pas surestimer la génétique pour expliquer les variations d'apparences entre individus [au détriment des autres sources de variations, environnementales, sociales, familiales etc]
Ben oui. C'est parce qu'on est pauvre qu'on est noir et pas le contraire
paleblackeyes
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Ce qui est certain, c'est qu'en admettant la possibilité de l'hypothèse raciale, il faudrait alors réellement définir ces dites "races" et là bonne chance car les études montrent qu'il y a souvent autant de différences entre deux individus de la même ethnie, prenons deux chinois par exemple, qu'entre un polonais et un esquimau, de même qu'il arrive bien souvent de rencontrer des similitudes génétiques entre un africain et un caucasien. Alors sur quelle base peut-on définir une race, l'aspect socio-culturel peut-être ? Mais alors l'on parle davantage de peuples que de races...
"Les études montrent qu'il y a autant de différences entre deux chinois qu'entre un polonais et un esquimau..."
Il paraît aussi que génétiquement l'homme, c'est la même chose qu'un chimpanzé, à un poil de cul près.
Le génome humain faisant quelques millions de paires de base, qu'est-ce que tu appelles une "différence" de génotype ? Quels sont les loci et allèles observés ? Combien y en a-t-il ?
Ce genre d'affirmation soi-disant "scientifique" est justement celle qui n'a aucun sens "scientifique" et qui ne précise pas ce qu'elle observe.
En revanche, si on fait une étude sur ce que chacun peut observer, malgré toutes leurs supposées différences, un couple de chinois fait toujours un petit enfant avec un physique asiatique, et jamais un couple de finlandais ne donne naissance à un petit pygmée.
Autrement dit : ces supposés arguments scientifiques sont une invention du cerveau gauche, une chimère intellectuelle. Les faits observables, ils s'en foutent.
Ce débat "les races existent-elles ?" est d'ailleurs assez typique d'un intellect non contrôlé. Depuis des centaines d'années en occident, les débats philosophiques portent sur l'existence ou la non-existence des concepts. Le réalisme médiéval postule que les catégories de langage existent bel et bien. Le nominalisme postule lui que seuls les objets particuliers existent. Ceci est connu comme "la querelle des universaux".
Ceci est une querelle absurde. Les concepts existent parce qu'on en a besoin pour décrire le monde. D'un point de vue cosmologique, ils n'existent pas, d'un point de vue humain si. Rien à faire : l'être humain continue à polémiquer là-dessus, à travers la querelle du général et du particulier. Ils croient qu'un "contre-exemple" suffit à détruire une démonstration, ou à l'inverse qu'un exemple suffit à en fonder une.
Bref, ça ne décollera jamais.
Ce message a été modifié par Didier - 10 février 2010 à 22:22.