A travers cet article, je lis qu'il existe le Sida de la poule appelée "gumboro" :
Citation
Durant cinq mois, les scientifiques de tout l’océan Indien ont effectué des prélèvements sur des milliers d’animaux de la zone afin d’identifier les maladies émergentes qui circulent. Première pierre d’un vaste programme piloté par le Cirad et le centre de recherche et de veille sur les maladies émergentes dans l’océan Indien (CRVOI).
Peste porcine, grippe aviaire, maladie de Newcastle, fièvre catarrhale ovine… ces maladies animales (ou zoonoses) connaissent actuellement une importante diffusion favorisée par la mondialisation des échanges et l’élevage intensif. Les membres de la zone océan Indien ont donc décidé de surveiller de près ces maladies émergentes, en particulier celles transmissibles à l’homme. Fin 2008, les centres de recherche et services vétérinaires de la région Réunion-Mayotte, des Comores, de Madagascar, des Seychelles et de Maurice se sont unis pour quatre ans à travers un programme de coopération scientifique appelé “AnimalRisk”. Aux commandes de ce projet scientifique, on retrouve le centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et le centre de recherche et de veille sur les maladies émergentes dans l’océan Indien (CRVOI) situé à la Réunion. L’objectif : “maîtriser les risques zoo-sanitaires dans l’océan Indien pour préserver la santé des populations et des animaux de rente”. “Notre première action a été de faire le bilan de toutes les pathologies qui circulaient au même moment dans ces îles”, indique Éric Cardinale, chercheur au Cirad et responsable du projet. Entre les mois de mars et octobre 2009, plus de 6 000 sérums ont été prélevés sur des volailles, ruminants et porcs des pays de la zone océan Indien et plus de 12 000 analyses sérologiques ont été effectuées, notamment au laboratoire P3 du CRVOI Saint-Denis.
FVR, WEST NILE ET GUMBORO
Les résultats ont confirmé la présence de plusieurs maladies animales : “On a découvert de la fièvre de la vallée du Rift aux Comores, à Madagascar et à Mayotte, mais aussi du West Nile à Madagascar ou encore la maladie de Gumboro aux Seychelles”, cite en exemple le Dr Cardinale. Trois pathologies qui ont particulièrement retenu l’attention des scientifiques à cause de leurs risques d’introduction et de diffusion spatio-temporelle au sein des îles, mais aussi en raison de leurs conséquences économiques. “Gumboro (ou “sida de la poule”, ndlr) peut tuer jusqu’à 60 % de nos cheptels”, précise Jimmy Melanie, directeur des services vétérinaires seychellois. On se souvient également des décès humains occasionnés par la FVR jusqu’à Mayotte. “AnimalRisk” est aujourd’hui passée à la deuxième phase de son plan d’actions. Une trentaine de responsables du projet venus des quatre coins de la zone se sont réunis hier au CRVOI afin d’établir les protocoles à mettre en place pour effectuer une surveillance permanente de ces trois maladies sur plusieurs sites pilotes de la zone. “Dans chacune des villes choisies, on va effectuer un suivi clinique, sérologique et entomologique mensuel, sans oublier de surveiller les mouvements commerciaux”, explique le Dr Cardinale. Reste maintenant à développer les outils de diagnostic et d’investigation épidémiologiques adaptés à une utilisation sur le terrain. Toutes ces données vont permettre d’alerter les pouvoirs publics de chacun des pays de la zone sur l’apparition soudaine et anormale d’une zoonose. Mais les moyens d’actions de lutte seront-ils à la hauteur de cet ambitieux projet ? Rappelons que chaque pays reste souverain en la matière…
M.P.
Je pense que si la condition animale était mieux respectée, notament en pratiquant moins d'élevages intensifs ; toutes ces "nouvelles" maladies n'existeraient pas, ou plutôt, elles ont probablement toujours existé, mais on ne s'en est jamais soucié. Et l'humain a toujours mangé ces maladies en mangeant de la chair animale.











