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Le NWO n'est pas vraiment un complot


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1 réponse à ce topic

#1 worldpeace

worldpeace

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Posté 06 mars 2010 à 07:23

On discrédite l'analyse de ce qui se passe dans le monde en stigmatisant les thèses avancées de "théorie du complot". Le terme "théorie" fait penser que cela n'est que spéculation. Quand au terme de "complot", il n'est en fait pas tout à fait approprié.

Un complot consiste à renverser le pouvoir en place, or les gens qui ont de l'influence et qui ont du pouvoir ne cherchent pas à se renverser eux-mêmes. Cela n'a pas de sens. Ils cherchent simplement à défendre leurs avantages pour les conserver le plus longtemps possible voire les augmenter. D'autre part, les projets des élites sont publiés, mais ils ne sont simplement pas diffusés sur les média de masse. Il ne s'agit donc pas vraiment d'un secret non plus.

En clair, l'expression "théorie du complot" est piégeuse, elle nous incite à défendre ce que nous disons comme un complot, alors que cela n'en est pas un. Un exemple emblématique de pouvoir cherchant à rester au pouvoir est celui des Etats-Unis (en fait, des élites des Etats-Unis). On peut citer Georges Kennan, qui a écrit en 1948 dans le Policy Planning Study 23 du gouvernement américain :

Citation

Nous avons environ 50% des richesses mondiales mais seulement 6,3% de la population. Cette disparité est particulièrement importante entre nous [les Etats-Unis] et les peuples d'Asie. Dans cette situation, nous ne pouvons manquer d'être l'objet de l'envie et du ressentiment. Notre tâche réelle dans la période à venir est de concevoir un ensemble de relations qui nous permettront de maintenir cette position de disparité sans réel détriment pour notre sécurité nationale. Pour ce faire, nous devrons nous dispenser de toute sentimentalité ou rêve éveillé ; et nore attention devra être concentrée partout sur nos objectifs nationaux immédiats. Nous ne devons pas nous faire d'illusions que nous puissions nous permettre le luxe de l'altruisme et du bienfait mondial.
Cependant, il y a effectivement un mouvement de concentration des pouvoirs, et notamment de concentration des média. Cela est important, parce que les média ont une fonction très particulières dans les "démocraties". Voilà par exemple ce qu'a répondu Alain Minc dans une interview de la Revue des Ingénieurs des Mines de juillet/août 2009 :

Citation

Les médias se sont imposés comme un pouvoir clé car ils se sont attribués la représentation de l'opinion publique. En se l'attribuant, ils la façonnent. Or nous sommes dans une société où la principale force politique est l'opinion. Cette dictature de l'opinion ouvre un boulevard à l'influence des médias.
Dit plus crument, on manipule l'opinion publique pour diriger comme on l'entend. Cela n'est pas nouveau, et Walter Lippmann écrivait dans son livre Public Opinion en 1922 :

Citation

La création du consentement n'est pas un art nouveau. Il est un très ancien et était supposé disparaitre avec l'apparition de la démocratie. Mais ce n'est pas le cas. La technique de cet art a, en fait, été énormément améliorée, parce qu'elle est à présent basée sur l'analyse plutôt que sur des règles approximatives. Ainsi, grâce aux résultats de la recherche et psychologie, associée aux moyens de communication modernes, la pratique de la démocratie a effectué un tournant. Une révolution est en train de prendre place, infiniment plus significative que tout déplacement du pouvoir économique.
Avec la révolution numérique, les revenus de la presse écrite ont chuté (les articles sur Internet rapportent moins). La concentration des média avec les économies d'échelles que cela apporte permet en partie de pallier à cela. Mais surtout, les média sont internationalisés et avec la propagande auparavant nationale. Tout de même pas mondialisé puisque dans certains pays, la "démocratie" capitaliste n'a pas encore été mise en place. Je crois que l'on peut constater que la propagande a pris des ampleurs démesurées : 11 septembre, "guerre contre le terrorisme", grippe porcine et CO2. Derrière toutes ces propagandes se cachent des intérêts géopolitiques et financiers. La "guerre contre le terrorisme" est une justification de l'agenda militaire. On fait peur aux gens pour obtenir leur assentiment. Ainsi que l'énonce Brzezinski dans Le Grand Echiquier :

Citation

L'Amérique devenant une société de plus en plus multiculturelle, il risque d'être plus difficile de façonner un consensus en terme de politique internationale, sauf dans le cas de la perception d'une menace extérieure directe et massive.
On a pu constater lors de ses discours pour le sommet de l'Otan qu'Obama a rappelé, après avoir dit qu'il y avait le terrorisme international, le réchauffement climatique et la crise financière globale, qu'il ne fallait pas avoir peur. Cherchez le paradoxe...

Il me semble donc que nous allons vers une mondialisation du système de propagande qui fonctionnait déjà nationalement, les Etats-Unis jouant bien sûr un rôle important. Ces derniers sont en effet concernés, puisqu'ils mettent en place la "démocratie" dans les pays stratégiques, à savoir notamment les pays ayant des ressources en pétrole (surtout au Moyen-Orient et en Asie Centrale) et des ressources en eau (surtout en Amérique Latine). Le but n'est pas de pourvoir les Etats-Unis en pétrole, mais simplement de contrôler les ressources et de les taxer.

Une question se pose, bien sûr. Faut-il avoir peur de la mise en place d'une dictature plus directe, à la place de la "fabrication du consentement" avec les média ? En 1975, la Commission Trilatérale publia un rapport intitulé Crisis of Democracy dont l'introduction commence ainsi :

Citation

Est-ce que la démocratie est en crise ? Cette question est posée avec un urgence croissante par certains des dirigeants de l'Ouest, par des éditorialistes et des spécialistes, et, si les sondages d'opinions sont fiables, même par le public. [...]

Le rapport qui suit n'est pas pessimiste. Ses auteurs croient que, dans un sens fondamental, les systèmes démocratiques sont viables.
Cependant, dans ce rapport, Michel Crozier conclut à une "vulnérabilité européenne". Il explique entre autres que la rationalité des Européens « nécessite un recours à la manipulation, au compromis et même à la coercition pour arriver à une décision ». A l'époque, donc, il pensait qu'on pouvait continuer la pseudo-démocratie dans la mesure où l'on utilisait le bon cocktail des trois types de méthodes évoquées. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Eh bien malgré l'échec du référendum européen, la prise de pouvoir par les grandes entreprises est assez réussie. La Commission européenne est devenue la voix des lobbies, représentés par José Manuel Barroso, et "l'américanisation" de l'Europe est en cours. Par exemple, le forum européen des services (European Services Forum, ESF) est une organisation rassemblant des multinationales européennes de services créée en avril 1999 afin de fournir à la Commission européenne des recommandations pour les négociations de l'Organisation Mondiale du Commerce, c'est-à-dire pour l'AGCS. En gros le but est de libéraliser le maximum de services partout dans le monde, c'est-à-dire transformer les services publics en marchés pour les entreprises privées pour augmenter les profits des multinationales européennes ou autres. Il y a également le marché transatlantique, qui entrera complètement en application en 2015.

La libéralisation (c'est-à-dire la privatisation) des services publics entraîne une baisse du niveau de vie pour les non-riches, qui se fait progressivement, en même temps que le « pouvoir d'achat » baisse également pour les produits et services payants. Le problème n'est pas qu'il existe des entreprises privées, mais que les services publics soient privatisés. Par ailleurs, il se développe une forme de gouvernance non démocratique, constitué du sommet des pyramides sociales, notamment le sommet des multinationales. Les partis représentant ce mouvement sont l'UMP et le PS. Dans cette voie, il y a une concentration du pouvoir dans les mains des élites capitalistes dominantes.

Parallèlement, afin de gérer les aspirations sociales, on canalise les mouvements de gauche vers le communisme, c'est-à-dire la nationalisation et la gestion collective de toutes les entreprises. Il s'agit d'un excès dans l'autre sens, à savoir la négation de la propriété privée. Les partis représentant ce mouvement sont le Front de Gauche, le PC et le NPA. Dans cette voie, il y a une concentration du pouvoir dans les mains des élites politiques dominantes.

D'un côté, il y a donc la propriété privée sans limite qui grignote tout y compris les services publics, et de l'autre il y a la négation de la propriété privée. Cette opposition sert à effacer une chose : la régulation de la propriété privée. En effet, il est possible, et c'est ce que je propose, de limiter de permettre la propriété privée tout en la limitant, par exemple en limitant le capital maximum qu'un individu peut détenir, et de permettre les entreprises privées tout en gardant des services publics pour assurer le bien commun.

#2 paladin33

paladin33

    Chercheur

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Posté 21 juillet 2011 à 13:56

bon non c'est un complot du privé contre les gouvernements et le peuple.



Le NWO va etre dirigé par les multinationnales et les banques ce qui impliquent à plus ou moins cour terme la chute des gouvernements dans le monde.

Le nwo n'est pas un "gouvernement" mondial dans l'unification de tous les pays dans le monde, mais bien du renversement de tous ceux ci...
Apres on a nos politiques corronpu qui marchent pleinement avec ses sbires.



Pour ce qui est de la théorie, c'etait une théorie il y a encore 15ans... aujourd'hui on est plus dans la pratique.

Ce message a été modifié par paladin33 - 21 juillet 2011 à 13:57.