l'hypothèse de la misère comme volonté politique
#1
Posté 26 mars 2010 à 11:44
La crise économique, que certains avaient prévu, est pourtant bien la conséquence des actions menées par les gouvernements qui, bien qu'ils s'en défendent , savaient bien eux-aussi qu'elle allait arriver.Et qui savent ien aussi comment la faire cesser: par plus de justice sociale, plus de taxes sur les riches, plus d'emplois dans les services publics, moins de spéculation, moins de privilèges, moins de corruption...
Cette dichotomie entre ce qu'il faudrait faire et ce qui est réellement fait entraîne une sorte de schizophrénie, qui définit la politique actuelle.Les gouvernements , qui font mine de travailler pour le bien du peuple et la baisse des inégalités, emploient un argent fou dans une communication qui serait ridicule si elle n'était pas scandaleuse: faire semblant de prendre les problèmes à bras le corps, alors qu'en réalité ils ne cherchent qu'à approfondir ces problèmes. Les preuves en sont le tazux de chômage, les nombreux conflits sociaux, l'écart creusé entre la minorité qui s'enrichit et la majorité qui s'appauvrit.
(pour la suite voir le site :
mecanopolis.org
je trouve cette analyse très juste
#2
Posté 26 mars 2010 à 12:38
La paupérisation est certe le résultat de mauvais choix politiques, mais il faut la replacer dans son contexte.
Pendant les 30 glorieuses, le niveau de vie a été multiplié par 5 en France, y compris pour les "pauvres".
Etre pauvre en France est tout relatif, car même le pauvre a un toit a manger, une télé, et probablement bien plus. C'est bien pour ça qu'il y a de l'immigration.
Mais aujourd'hui la situation est différente.
Crise du pétrole, de l'énergie, montée en puissance de pays "émergeants" qui ont fini par émerger.
Quand un indien fait le même boulot que toi pour 5X moins cher, ton salaire va bien finir par baisser.
C'est la mondialisation qui veut ca, et les politiques n'y sont pour rien.
Les politiques choisissent juste la voie de la facilité. Qui peut leur jeter la pierre ??? Nous le faisons tous tous les jours !!!
Aujourd'hui, mécaniquement, d'ici 10 a 20 ans, on va retourner au niveau de vies de années 60/70 ...
Sauf pour les riches bien sur ! lol
Donc la misère n'a rien d'une volonté politique délibérée (qui serait suicidaire en plus ???)
C'est la mécanique économique et énergétique qui est à l'oeuvre.
Après que certains démagogue nous sortent ce genre de discours pour profiter de l'opportunité n'a rien d'étonnant ...
#4
Posté 26 mars 2010 à 14:10
LeBosonDeHiggs, le 26 mars 2010 à 13:32, dit :
Les politiques ont choisi et accepté cette mondialisation.
Tu leur donne trop de pouvoir. La mondialisation n'est pas un choix de leur part, mais une "opportunité" qu'ils ont "saisit" ou plutôt subit, a leur propre détriment ... puisque la mondialisation signifie moins de pouvoir pour eux.
Il ne faut pas oublier que la mondialisation n'est pas possible sans avancées technologiques (niveau des transports), et donc, le transport maritime de masse, l'aviation, le pétrole et l'énergie "facile".
D'autre part la mondialisation (moderne) démarre avec l'invention de la boussole et Christophe Colomb. Ca ne date pas d'hier.
D'autre part enfin, la paupérisation est a l'oeuvre en occident, mais pas en orient.
Alors comment expliquer que les "politiques mondiales" ont une volonté de misère ??? alors même que cette misère n'est pas a l'oeuvre partout ???
#5
Posté 26 mars 2010 à 14:19
Et vous oubliez une chose.
La Commission Trilatérale, le CFR (Concil Foreign Relation) et autres société secrète qui "dirige le monde", ne sont pas constitués seulement de personnes.
Il y a le pouvoir des idées qui sont à l'oeuvres. Indépendamment des hommes.
Et ca change beaucoup la manière de voir les choses, et ca rends les choses moins "simpliste" que de dire "c'est lui le méchant" ou d'accuser tel ou tel groupe de personnes, ou tel pays ou tel axe du mal.
Si vous voulez comprendre ce qui se passe sur cette planète, vous ne pouvez pas faire l'économie de considérer le pouvoir des idées comme un pouvoir autonome.
Les idées se combattent les unes les autres, ont une vie propre, et une "mort" aussi ...
Sans ca, on ne peut que tomber dans le manichéisme, et la diabolisation ...
#6
Posté 26 mars 2010 à 18:41
LeBosonDeHiggs, le 26 mars 2010 à 13:32, dit :
Les politiques ont choisi et accepté cette mondialisation.
Oui mais c'est un peu facile d'accuser les politiques. Nous sommes tous responsables de ce phénomène puisque nous n'hésitons pas à acheter une multitude de produits "made in...".
Le marché africain, par exemple, déborde de produits chinois de très mauvaises qualités mais peu importe, il faut consommer et s'habiller comme les européens...
#7
Posté 26 mars 2010 à 19:09
yoananda, le 26 mars 2010 à 12:38, dit :
La paupérisation est certe le résultat de mauvais choix politiques, mais il faut la replacer dans son contexte.
Pendant les 30 glorieuses, le niveau de vie a été multiplié par 5 en France, y compris pour les "pauvres".
Etre pauvre en France est tout relatif, car même le pauvre a un toit a manger, une télé, et probablement bien plus. C'est bien pour ça qu'il y a de l'immigration.
Mais aujourd'hui la situation est différente.
Crise du pétrole, de l'énergie, montée en puissance de pays "émergeants" qui ont fini par émerger.
Quand un indien fait le même boulot que toi pour 5X moins cher, ton salaire va bien finir par baisser.
C'est la mondialisation qui veut ca, et les politiques n'y sont pour rien.
Les politiques choisissent juste la voie de la facilité. Qui peut leur jeter la pierre ??? Nous le faisons tous tous les jours !!!
Aujourd'hui, mécaniquement, d'ici 10 a 20 ans, on va retourner au niveau de vies de années 60/70 ...
Sauf pour les riches bien sur ! lol
Donc la misère n'a rien d'une volonté politique délibérée (qui serait suicidaire en plus ???)
C'est la mécanique économique et énergétique qui est à l'oeuvre.
Après que certains démagogue nous sortent ce genre de discours pour profiter de l'opportunité n'a rien d'étonnant ...
Mouais enfin tout le monde à un toit ...
Si je n'avais pas eu mon pere je serai probablement clodo à l'heure qu'il est ce malgré un emploi à temps plein et en cdd . J'en connais pas mal qui bossent dans mon entreprise et qui dorment dans leur bagnole pourrie .
Quand à l'immigration les assos font ce qu'il faut pour que les gens soient vite logés et comme souvent ils ont deja pas mal de bambins ils sont prioritaires .
Aprés ont leur file juste un peu de pognon ( celui des pauvres cons qui bossent et n'arrivent plus à se loger ) pour qu'ils puissent subsiter mais au final le pays s'enrichit d'une autre categorie de gens pauvres . On prime les gens à l'aide d'allocations pour chaque gosse qui vient s'ajouter à la famille alors qu'on a et qu'on aura aucun boulot à proposer à tous ces gamins conçu par interet pour beaucoup . On entend de plus en plus dire que nous sommes trop nombreux , alors pourquoi diable continuer d'encourager les gens à la multiplication ?
Ou bien La politique Française est un modele de foutage de gueule depuis 30 ans , ou bien tout à ete savament calculé ...
#8
Posté 26 mars 2010 à 19:32
dom06 dit :
c'est vrai qu'il y a tout un dilemme là-dedans, on ne peut pas les laisser dans la misère la plus complète et faire souffrir de faim ces pauvres enfants innocents et en même temps, d'un autre côté, les prévenir d'avance qu'il y a allocations pour chaque nouvel enfant, c'est comme une contradiction...... et on ne voit plus comment les dirigeants et le peuple se sortiront de ce cercle vicieux
#9
Posté 26 mars 2010 à 21:12
Citation
Or pour le capital, l'inflation est mortelle, car elle érode ce dernier.
Théorème de base du bon capitaliste :
"Si l'inflation est l'ennemie du capital, alors le plein emploi est le pire ennemi des profits financiers"
Source
Pas mal expliqué. J'ai appris le terme "NAIRU".
#10
Posté 26 mars 2010 à 22:13
Emyle, le 26 mars 2010 à 19:32, dit :
Cela me fait rappeler lorsque je vais sur Lille et que je prends le metro, en remontant d'une station je vois toujours la même femme qui mendie, elle était là semaine dernière, elle était là le mois dernier, elle était là le l'année passée, ..., elle était là il y a 6 ans de cela.
Elle sera encore et toujours là avec ces deux enfants, je ne sais pas d'où vient-elle (des pays de l'Est à mon avis), c'est à peine si elle sait dire merci lorsque je lui donne une petite pièce, elle ne parle pas français (tout du moins je le suppose). A mon avis, le plus gros handicap pour ces personnes est le barrage des langues, sans une maitrise minimum de l'oral ils sont condamnés à tendre la main pour demander une petite pièce. Je pense que dans dans notre société moderne les moyens de communications sont l'or des rois des temps reculés.
De plus, cela me met mal à l'aise, car en lui donnant une pièce je crois lui refiler un coup de main. Mais en fait je pense que je fait pire que bien, car "inconsciemment" je l'encourage à mendier. Car mendier n'est pas une solution, c'est bon pour quelques temps mais pas pour tout le temps.
Quelques fois, en voyant ces gens qui demandent une petite pièce, je me demande ce qu'ils peuvent bien avoir dans leur tête, je me demande s'il ont encore des rêves et à quoi rêvent-ils. Je me demande bien à quoi peuvent-ils bien rêver la nuit aussi. Bref je me demande bien des choses.
Pour rien au monde, je ne voudrais être dans leur situation.
Je me demande bien si cette misère n'est pas là juste pour nous "maintenir en laisse", pour nous intimider, nous faire peur, nous faire imprimer dans notre tête un message nous présageant du pire si on ose "montrer les crocs" contre le système.
#11
Posté 26 mars 2010 à 23:45
recherche, le 26 mars 2010 à 11:44, dit :
tu parles ils préconisent surtout que tu achètent leurs livres minables et autres publications.....ha mais non !!!! il faut les respecter....ce sont des "experts" , des "sachants"....il faut surtout s'estimer heureux qu'ils veuillent bien nous éclairer de leur précieux savoir.....
tu parles, les experts , dès qu'ils descendent de la scène, ou de la "lumière" des projecteurs, sont pour la plupart des sâles cons, égoistes, qui se prennent pour des dieux, et qui dans leur entourage proche, se permettent d'avoir un comportement grossier et enfantin, parce qu'ils s'imaginent être supérieurs aux autres....
en fait, 2 experts qui débattent sur un même sujet, n'arrivent jamais à être daccord.....à part couper des poils de cul en 4....ils ne servent pas à grand chose.
@+
#12
Posté 27 mars 2010 à 09:33
LeBosonDeHiggs, le 26 mars 2010 à 21:12, dit :
Allez vite voir ceux-là avant qu'ils ne disparaissent...
http://lenairu.free....7alhomepag.html
http://linflation.fr...7alhomepag.html
#13
Posté 27 mars 2010 à 09:48
kisuije, le 26 mars 2010 à 22:13, dit :
surpris par la jeunesse d'une femme faisant l'aumone.
Ce regard profond qu'elle me lança ,m'avait litteralement ébranlé,mon sang ne fit qu'un tour et l' élan de mon coeur le reste.
De ma poche, seul un billet de 50 francs à l'époque s'était présenté,ne mesurant la valeur
de celui ci,sans doute bercé par la mélopée de la compassion,je lui déposai dans le creux de la main.
Quelque temps après,je l'ai aperçu rentrant dans un bar,accompagnée d'un vieux bougre,je me suis imaginé comment mon billet de 50 francs allait etre utilisé.
Le pire s'est présenté à mon esprit,les voyant à tout pris l'inévitable bouteille de vin rouge à la main,devais je me soucier de l'utilisation de cette offrande?
Si je lui avait proposé de manger,m'aurait elle suivi?
L'important à mon sens est de prendre en considération ces gens la ,le drame est d'en rester indifferent.
Bien à vous
Ce message a été modifié par AEGISE - 27 mars 2010 à 10:57.
#14
Posté 27 mars 2010 à 20:29
C'est des personnes comme vous et moi.
Il y a des bons et des mauvais.
Parfois il y en a qui sont mauvais pour faire quelque chose de bon.
Comme il y en a qui son bon pour faire quelque chose de mauvais.
Vous comprenez ce que je veux dire.
Et pour les personnes SDF ce n'est pas toujours obligé de donné une pièce, parfois un sourire vaut beaucoup plus que l'argent et une conversation aussi.
Et pourquoi pas un sandwich, bon je l'ai déjà fait le mec l'avais mis à la poubelle et m'avais insulté, mais il faut penser que ces gens là sont tellement dans la misère, le froid. Et beaucoup d'autres vous remercirez. Simplement.
Et quelque part c'est comprehensible qu'ils s'évadent dans l'alcool pour oublier un instant leur misère et qu'ils sont parfois brutale et perdu.
Sa ne devrais plus existé en France, c'est une bien belle phrase, mais n'oublier pas non plus qu'il y en a qui préfère être dehors et vivre comme ça.
Ce message a été modifié par nico54 - 27 mars 2010 à 20:31.
#15
Posté 28 mars 2010 à 17:22
Si on pense que la vie sur cette planète, pour le moment (et depuis très très longtemps), se résume à naître, grandir, aller à l'école, s'instruire parfois "pour gagner sa vie" , pour survivre dans bien des cas, une fois adulte, et ensuite, vers la soixante, prendre une retraite où la plupart des gens ne savent pas quoi faire ou tout simplement, non pas les moyens financiers de faire des choses agréables, et tout ça aux prises avec souvent de la maladie au travers ce parcours et puis et finir cette vie, bien souvent malade pendant des années et ou invalides ou semi-invalides et puis c'est fini, et tout ça , toute cette énergie dépensée pour seulement quelques petites dizaines d'années sur terre et c'est fini et pour ceux qui y croient, on se réincarne et on vient recommncer la même chose. On tourne en rond, d'incarnation en incarnation pour quelques petites dizaines d'années chaque fois et on n'aboutit jamais parce qu'on est pris dans une certaine matrice qui nous y maintiens piégés. Faudrait pourtant finir par trouver le moyend e s'en sortir. Mais évidemment pour s'en sortir, il faudrait déjà être conscient d'y être.
#16 Didier
Posté 29 mars 2010 à 14:09
Citation
Or pour le capital, l'inflation est mortelle, car elle érode ce dernier.
Théorème de base du bon capitaliste :
"Si l'inflation est l'ennemie du capital, alors le plein emploi est le pire ennemi des profits financiers"
Pas mal expliqué. J'ai appris le terme "NAIRU".
Les organismes officiels parlent de « chômage structurel » qui est le taux de chômage en dessous duquel on considère qu’il y a un risque de pression à la hausse sur les salaires et donc d’inflation.
On pourrait croire - naïvement - que c'est le chômage du aux frottements entre l'offre et la demande d'emploi. Mais non ! C'est pas loin de 9% !
Les gouvernements utilisent le concept tout en faisant semblant de ne pas savoir ce qu’ils recouvre. Ainsi ils peuvent parler de chômage structurel (ne surtout pas passer en dessous !) tout en affirmant souhaiter faire reculer le chômage.
Ceci dit, c'est un jeu de dupes. Les banques prétendent lutter contre l'inflation par la hausse des taux d'intérêts. Pour payer ces intérêts, l'emprunteur se trouve obligé d'augmenter ses prix. C'est le principe du multiplicateur de crédit. Autant dire que les banques profitent bien de l'incompétence des gouvernements.
recherche
Citation
Les entreprises font pareil, note. Les grosses boîtes d'audit ou de systèmes informatiques embauchent des tas de commerciaux pour faire oublier qu'ils n'ont pas les compétences métier. Les commissions nationales (santé par exemple) des partis politiques sont pleines d'"experts" sortis de Sciences Po ou HEC, ayant écrit plusieurs bouquins mais n'ayant jamais mis les pieds dans un hôpital. Et les responsables des grands dossiers sont semble-t-il nommés en fonction de leur incompétence notoire. Combien de boîtes Jean-Marie Messier a-t-il coulées ?
Beaucoup de gens ont connu l'expérience de dirigeants prenant les pires décisions possibles pour l'entreprise, se demandant comment de telles personnes avaient pu arriver à ce niveau de responsabilité, alors qu'elles même stagnent dans leur carrière.
Pourtant, ça n'empêche pas le réflexe légitimiste de ressurgir régulièrement : ils ont tellement de responsabilités. A leur place aurait-on fait mieux... Comme ici :
yoananda
Citation
Citation
Citation
Je pense aussi qu'ils sont surtout d'une bêtise et d'une incompétence phénoménale. Mais la masse ne voulant rien comprendre par elle-même et ayant consenti à leur donner le pouvoir...
#17
Posté 29 mars 2010 à 17:11
Petit rappel bref d'économie :
Inflation = augmentation des prix
Prix = salaires
En partant de là, normalement, si le chômage augmente => les prix baisses => régulation le chômage diminue. Si le chômage diminue => les prix augmentent => régulation le chômage augmente. Le tout se stabilisant autour du taux plancher qui correspond au turn over de la population. C'est la régulation par les prix et les quantités sur le marché du travail.
Or il se trouve qu'ils ont réussis à inventer, ce que l'on appelle la stagflation, c'est à dire que l'économie n'est plus en croissance pour une forte hausse des prix. Si l'économie n'est plus en croissance alors le chômage augmente, mais les prix aussi ! Tient, tient... Pourquoi ?
Tout simplement parce que les capitalistes absorbent la hausse des prix pour la rémunération toujours croissante de leur capital, capital qui bien souvent n'est plus fondé sur rien.
En effet, au départ et pour simplifier, le capital représentait la propriété foncière, plus les bâtiments, plus les machines outils... bref du concret. Mais aujourd'hui ce capital basé sur l'évaluation des entreprises, évaluation calculée pour la revente des entreprises et leur côtation en bourse !
Voilà l'arnaque ! Arnaque d'autant plus grande que le commun des mortels qui n'a pas fait d'économie croit avoir tout compris au problème de la crise ainsi que les économistes en herbe !
#18
Posté 29 mars 2010 à 20:47
Toto le héros, le 29 mars 2010 à 17:11, dit :
Si c'est celle des gouvernements et des banques centrales, il faut savoir qu'elle ne prend pas en compte les actifs immobiliers et les actifs financiers.
En fait il y a 2 inflations, la bonne et la mauvaise.
Nous on a la mauvaise, celle qu'il faut maintenir sous les 2%. Les médias ne nous parlerons que de celle-là.
L'autre, la bonne, n'est pas pour nous.
La masse monétaire (M3) n'arrête pas d'augmenter. (La FED a d'ailleurs décidé de cacher les chiffres de la masse monétaire M3 en 2006)
Faut arrêter de dire qu'il n'y a plus d'argent, il y en a trop ! et de plus en plus.
#19
Posté 29 mars 2010 à 21:24
LeBosonDeHiggs, le 29 mars 2010 à 20:47, dit :
La masse monétaire (M3) n'arrête pas d'augmenter...
L'augmentation de la masse monétaire n'est pas l'Inflation. L'inflation comme je l'ai dit est l'augmentation des prix.
Mais tu as raison la masse monétaire ne cesse d'augmenter, à tel point qu'ils l'ont d'abord déconnectée de l'or, puis du dollars, et aujourd'hui elle est soi-disant basée sur les actifs, actifs souvent surévalués (ou sous-évalués selon la stratégie) puisque c'est cela qui permet de spéculer sur les entreprises et donc en bourse. Donc tu as raison, l'augmentation de la masse monétaire sans augmentation de la "garantie" n'est pas accompagnée de la dévaluation qui devrait s'en suivre : il y a donc "inflation" de la masse monétaire.
Ce message a été modifié par Toto le héros - 29 mars 2010 à 21:39.
#20
Posté 29 mars 2010 à 21:48
http://www.ecb.int/e...l/index.fr.html
#21
Posté 29 mars 2010 à 21:58
Toto le héros, le 29 mars 2010 à 17:11, dit :
C'est bien ce que je disais donc et le petit film le prouve ! Il y a confusion des phénomènes...
#23
Posté 29 mars 2010 à 22:44
Dans mon premier post je rappelle que inflation = augmentation des prix et prix = salaire = rémunération (capital, main d'oeuvre...)
Pour maintenir, un taux d'inflation < 2% comme ils disent (et toujours supérieur au taux du livret A !), ils contrôlent en premir lieu l'indice des prix. L'indice des prix est calculé, comme expliqué dans le film, à partir d'un panier de biens de consommation. Parmi ces biens on trouve, l'électricité et d'autres produits qui sont déterminés par l'INSEE. En différant les augmentations, en les freinant, et cela est fait par des ordres, des lois, etc. ils s'assurent un certain maintient. Pour le reste, ils injectent du pognon dans la machine. Mais le pognon il sort d'où ? En toute rigueur il devrait correspondre à un accroissement des richesses produites (cet accroissement était tel, qu'ils ont du, nous disent-ils le déconnecter des réserves d'or mondiales), c'est l'adaptation par les quantités. Mais ce qu'ils font eux, ils font fonctionner la planche à billet, en partie pour financer les surcrédits (c'est à dire qui ne sont pas financés par les dépôts, les surplus...). Or c'est argent n'a pas de valeur, puisqu'il n'y a pas de richesse ratachée à cet argent supplémentaire. C'est de l'argent qu'ils nous prêtent, alors qu'à eux ça ne leur coûte que le prix du papier, et maintenant de la ligne d'écriture.
Ce qui devrait être normal et présenté dans le film à l'envers.
Je vends 2 pains à 10 chacun. Si 3 personnes en demandent, j'ai 2 choix : produire un 3ème pain et satisfaire la demande (quantité) ou augmenter les prix des 2 pains pour qu'il n'y ai plus que 2 personnes qui en achètent, ils passent à 15. Ce deuxième cas est l'inflation. Mais comme on l'a vu, prix = salaire/rémunération. Donc, s'il y a bien augmentation du prix il doit y avoir augmentation du salaire. Ce qui fait que le pouvoir d'achat suit l'inflation à un décalage prêt. De toute façon au bout d'un moment il devra y avoir régulation par les quantités sinon il y aurait pénurie. Or ce qui se passe aujourd'hui, c'est que prix=salaire/rémunération. C'est à dire du capital. Les salaires (notre argent à nous) n'augmentent pas => baisse du pouvoir d'achat (c'est dit dans le film, mais on nous fait croire que le pouvoir d'achat baisse miraculeusement). C'est la même chose sur le marché de l'emploi. Le bien est ici la force de travail. Mais c'est là qu'intervient la mondialisation. Alors attention ici quant on parle de mondialisation, on parle bien sur de mondialisation de la main d'oeuvre. Car la mondialisation des échanges, ça fait belle lurette que ça existe. Bon on peut admettre aussi que l'on peut entendre, mais il faut le préciser, mondialisation des échanges par généralisation et intensification. La mondialisation de la main d'oeuvre, permet de laisser des gens au chômage, ainsi de transférer le côût sur l'état, de délocaliser les moyens de production dans les pays que l'on laisse pauvre exprès, pour payer des salaires moindres. Ainsi, on augmente les marges car les prix eux ne baissent pas, au contraire on les maintient à +2% par an.
Ce message a été modifié par Toto le héros - 29 mars 2010 à 22:58.
#24
Posté 30 mars 2010 à 06:45
Episode 1 : le capitaliste contrôle le consommateur - la banque engrange
Au départ, nous avons 2 consommateurs qui achètent leur pains 10. Puis vient un troisième qui veut du pain. Le prix des pains passe à 15, mais seulement 2 sont vendus. On maintient la "pénurie" (gestion des stocks) pour garder les prix hauts. Le boulanger touche 30 au lieu de 20. Mais, les 10 ne sont reversés que pour la rémunération du capital (machines) et les dividendes (argent).
Donc le 3ème qui n'a pas pu acheter son pain, va mettre son argent à la banque en attendant de le dépenser. Les 2 premiers consommateurs, n'ayant pas de répercussion sur le salaire, vont à la banque emprunter ce que le 3ème y avait déposé. Et la banque, touche au moins le double d'intérêts que ce qu'elle verse au 3ème.
Mais le 3ème ne rennonce pas à acheter son pain. Lui il va emprunter, toujours à la banque, l'argent déposé par ceux qui ont touché les 10 de plus (vous suivez !). Là où c'est vislard, c'est, vous comprenez bien, que ce n'est pas aussi compartimenté, et que les 2 premiers empruntent, ce qu'il n'ont pas touché en salaire qui a été déposé à la banque par le capitaliste.
Comme le boulanger, n'a pas besoin d'adapter son outil de production pour produire 3 , il produit 3, ne baisse pas les prix et touche finalement 45.
A suivre...
Ce message a été modifié par Toto le héros - 30 mars 2010 à 07:18.
#25
Posté 30 mars 2010 à 07:28
Tout le monde a eu vent des profits réalisés par le boulanger. Les salariés réclament leur hausse de salaire, de nouveaux entrepreneurs veulent faire du pain... Ces nouveaux empruntent à la banque pour acheter de quoi faire le pain. Ce que n'avait pas fait les premiers capitalistes qui eux étaient propriétaires (fonciers s'entend). Notez que les pains sont toujours vendus 15 ! Les nouveaux capitalistes eux, ne veulent plus bosser puisqu'il sont maintenant à la tête de leur entreprise => il faut du personnel et pas cher si possible. C'est vrai quoi, si les salariés réclament leur hausse de salaire, ça peut pas durer. On fait appel à la main d'oeuvre étrangère pour soutenir la croissance. Mais, comme elle vient de pays en voie de développement et qu'elle n'est pas qualifiée, lui dit-on, on la paie à l'ancien salaire !
Comme les nouveaux entrepreneurs ont empruntés => ils ne sont pas propriétaires, ils le croient, mais non : hypothèques. Il ne reste plus ensuite qu'à rincer.
A suivre...
#26
Posté 30 mars 2010 à 08:25
Toto le héros, le 29 mars 2010 à 17:11, dit :
Inflation = augmentation des prix
Prix = salaires
En partant de là, normalement, si le chômage augmente => les prix baisses => régulation le chômage diminue. Si le chômage diminue => les prix augmentent => régulation le chômage augmente. Le tout se stabilisant autour du taux plancher qui correspond au turn over de la population. C'est la régulation par les prix et les quantités sur le marché du travail.
Toto le héros, le 29 mars 2010 à 17:11, dit :
Tout simplement parce que les capitalistes absorbent la hausse des prix pour la rémunération toujours croissante de leur capital, capital qui bien souvent n'est plus fondé sur rien.
En effet, au départ et pour simplifier, le capital représentait la propriété foncière, plus les bâtiments, plus les machines outils... bref du concret. Mais aujourd'hui ce capital basé sur l'évaluation des entreprises, évaluation calculée pour la revente des entreprises et leur côtation en bourse !
Ce topic est sensé parler de fait, pas de fantasme. La staglation a eu lieu au cours des années soixante-dix, après la période des trente glorieuses. Durant cette période, voici ce qu'un observateur sans jugement idéologique peut observer selon les données de l'INSEE :

La part du profit dans la valeur ajoutée reste globalement stable sur toute la décennie, passant de 25,2% en 1970 à 23% en 1980, tandis que celle de salaires passe de 56,5% à 62,6% sur l'ensemble de la période.
Par ailleurs, la deuxième époque de stagflation dont on peut parler est raisonnablement celle récente, de la deuxième partie des années deux mille. Selon les mêmes les données de l'INSEE, on observe l'évolution suivante :

Au cours des années deux mille, la rémunération du capital reste stable à environ 30% de la valeur ajoutée, celle des salaires aussi est stable autour de 57%.
Sur l'ensemble de la période, on peut observer que la part des salaires dans la valeur ajoutée passe de 51,4% en 1960 à 57,5% en 2008, quand celle du capital passe de 22,1% à 31,8%. La croissance de la deuxième est donc effectivement plus forte que la croissance de la première comme tu le suggérais :


Précisons cependant que les années soixante sont une époque socialiste, donc est-ce une bonne référence ? Pour les socialistes sûrement, ce qui n'est pas mon cas.
Par contre, sur les vingt dernières années, de 1990 à aujourd'hui, la part du capital n'a pas augmenté mais est restée étonnement stable contrairement à ce qu'on peut lire ici et ailleurs.
On notera aussi qu'une partie de la croissance de la valeur ajoutée a été absorbée par la hausse de la part des cotisations patronales, qui passe de 10,9% de la valeur ajoutée en 1960 à 15,1% en 2008, en par une hausse moindre de la part des impôts sur la production, qui passe de 3,4% à 4,7%.
Les chiffres, qui eux au moins parlent de faits, amènent donc à une conclusion bien plus nuancée que ce que tu prétends.
Ce message a été modifié par Regbar - 30 mars 2010 à 08:30.
#27
Posté 30 mars 2010 à 09:37
Regbar, le 30 mars 2010 à 08:25, dit :
Je ne sais pas où tu vois que le capital absorbe la hausse des prix par une rémunération toujours croissante de leur capital...
C'est parce que tu prends le train en marche. Il ne s'agit pas de fantasme. Je fais ici un rappel des principes économiques de base pour que vous compreniez bien où se situe l'arnaque. La hausse récente des prix, dont tu parles est plus ou moins contrôlée, comme on l'a vu, et nous verrons dans les épisodes que je prépare comment on en vient à la mondialisation dont tu parles. Nous n'y sommes pas encore. Par ailleurs, les chiffres que tu présentes sont toutes entreprises confondues. Or il y a une différence entre les entreprises, entre les entreprises individuelles (les nouveaux qui empruntent dans l'épisode 2) et les grosses entreprises, qui pour la plupart sont côtées en bourse. Nous verrons ainsi dans l'épisode 3 comment l'on procède au rinçage. Il faut aussi se raccrocher à l'histoire et l'évolution économique sur le long terme car c'est une prise de contrôle à long terme, sur plusieurs générations.
Toto, dans l'épisode 2 tu nous à dit que tout le monde avait droit à la part du gâteau ! Et nous les femmes ? Oui vous y avez droit aussi, faisons la révolution, libérons la femme et mettons-là sur le marché du travail ! Mais comme vous n'avez pas la même expérience que les hommes, vous serez payées moins !
Maintenant, si cela nous vous intéresse pas, je peux aussi bien arrêter ! Mais ce n'est pas moi l'ennemi !
Ce message a été modifié par Toto le héros - 30 mars 2010 à 09:59.
#28 Didier
Posté 30 mars 2010 à 11:37
Citation
Oui, mais tu as toi-même mélangé les deux, ce qui explique la remarque de Boson :
Citation
Tout simplement parce que les capitalistes absorbent la hausse des prix pour la rémunération toujours croissante de leur capital, capital qui bien souvent n'est plus fondé sur rien.
La théorie monétariste (à laquelle je ne crois pas) à laquelle souscrivent la plupart des courants (dominant comme larouchien) entretient cette confusion, car elle suggère que toute augmentation de la masse monétaire finit en inflation. C'est ce qu'on appelle "l'inflation monétaire".
#29
Posté 30 mars 2010 à 12:17
Toto le héros, le 30 mars 2010 à 06:45, dit :
Episode 1 : le capitaliste contrôle le consommateur - la banque engrange
Au départ, nous avons 2 consommateurs qui achètent leur pains 10. Puis vient un troisième qui veut du pain. Le prix des pains passe à 15, mais seulement 2 sont vendus. On maintient la "pénurie" (gestion des stocks) pour garder les prix hauts. Le boulanger touche 30 au lieu de 20. Mais, les 10 ne sont reversés que pour la rémunération du capital (machines) et les dividendes (argent).
Donc le 3ème qui n'a pas pu acheter son pain, va mettre son argent à la banque en attendant de le dépenser. Les 2 premiers consommateurs, n'ayant pas de répercussion sur le salaire, vont à la banque emprunter ce que le 3ème y avait déposé. Et la banque, touche au moins le double d'intérêts que ce qu'elle verse au 3ème.
Mais le 3ème ne rennonce pas à acheter son pain. Lui il va emprunter, toujours à la banque, l'argent déposé par ceux qui ont touché les 10 de plus (vous suivez !). Là où c'est vislard, c'est, vous comprenez bien, que ce n'est pas aussi compartimenté, et que les 2 premiers empruntent, ce qu'il n'ont pas touché en salaire qui a été déposé à la banque par le capitaliste.
Comme le boulanger, n'a pas besoin d'adapter son outil de production pour produire 3 , il produit 3, ne baisse pas les prix et touche finalement 45.
A suivre...
#30 Didier
Posté 30 mars 2010 à 13:01
Citation
Globalement, il y a de moins en moins de gros investisseurs, et beaucoup de patrons se rémunèrent avec un salaire. Tout cela fait que la répartition comptable salaires/profits de la VA n'est pas très parlante. Concrètement, un ouvrier spécialisé en CDI pouvait faire vivre avec son seul salaire une femme et trois enfants dans une maison de 4 pièces dans les années 60. Aujourd'hui, la plupart des ingénieurs n'y arriveraient pas.
Toto
Citation
Ce n'est pas le mécanisme. Ce sont les crédits qui font les dépôts, pas le contraire. Cette fausse croyance explique en partie la fiction d'une supposée "planche à billets" je pense.
Si je peux me permettre de faire une suggestion : c'est très bien de chercher à comprendre l'économie, de pondre des textes (je l'ai fait), mais ce n'était pas l'objectif du post initial. Si tous les fils sur les conditions matérielles dans la société se transforment en échange de postulats sur les mécanismes fondamentaux de l'économie, ça ne va pas intéresser tout le monde.










