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l'hypothèse de la misère comme volonté politique


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82 réponses dans ce topic

#61 Toto le héros

Toto le héros

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Posté 31 mars 2010 à 13:56

En fait, le marché du travail fonctionne de la même manière que les autres marchés. La force de travail est également une marchandise comme une autre. Dans les épisodes à venir, je vais montrer comment ils s'y prennent. J'en donne déjà un bref aperçu dans l'épisode 2.
En effet, premier élément on introduit l'inflation, ce qui conduit à une baisse de pouvoir d'achat, et donc sans aller jusqu'à la misère, génère des crédits. De plus, si tu remarques bien dans l'épisode 2, le capitaliste (le boulanger) peut produire les quantités demandées. Mais provoque une hausse des prix (gestion des stocks) en simulant une rareté. Les prix augmentant, comme tu l'avais souligné, des concurrents arrivent sur le marché, attiré par le profit envisageable. Ce sont les entrepreneurs individuels (qui ne font pas partie du "complot - entente entre holding/grosses entreprises). A ce moment comme de nouvelles entreprises se crées elles ont besoin de main d'oeuvre. Mais comme les premiers n'ont pas eu l'augmentation de salaire, ils vont vendre leur force de travail et leur expérience aux nouvelles entreprises. A ce moment, les capitalistes font appel à une main d'oeuvre extérieure au marché : jeunes, femmes, main d'oeuvre étrangère. Cette nouvelle main d'oeuvre est pauvre puisque pas encore insérée dans le marché capitaliste et se contentera des anciens salaires, et même moins. Ainsi l'ancienne boulangerie accroîtra encore ces profits, car cette nouvelle main d'oeuvre sera payée moins que les anciens employés qui n'avaient pas eu droit à profiter de l'augmentation des prix (qui je le rappel sont censés être les rémunération sous toutes ses formes). En effet, cette nouvelle main d'oeuvre est pauvre puisque pas de revenu en arrivant sur le marché du travail, ou très bas pour la population venant des PVD. Bien sûr aujourd'hui cette manne de main d'oeuvre est de moins en moins importante => d'où l'idée de la délocalisation. Mais là on anticipe sur les épisodes suivants car c'est un peu plus vislard que cela...

Les profits oui mais pour les capitalistes/banquiers uniquement. Pour nous c'est l'espoir pour générer du crédit !

Ce message a été modifié par Toto le héros - 31 mars 2010 à 14:01.


#62 Toto le héros

Toto le héros

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Posté 31 mars 2010 à 14:18

Voir le messageyoananda, le 31 mars 2010 à 12:51, dit :

... Relis Voltaire. La liberté est garantie par la propriété privée. C'est le fondement du libéralisme. Et nous sommes tous d'accord (en grande majorité) sur cette notion...

Et parle-moi aussi d'Aristote quant à la conduite de la politique. C'est pour cela que l'on croit au mirage. Ca c'est la carotte que l'on nous promet, les discours que l'on nous tient pour avoir notre approbation. Tu verras que la misère est également utilisée dans ce sens et aussi comme spectre.

Donc nous rêvons de propriété. Mais aujourd'hui, beaucoup sont-ils réellement propriétaires de biens durables ? Un logement, pourquoi pas quand celui-ci n'est pas acheté à crédit, car tu le sais comme-moi, tu n'es pas propriétaire tant que tu n'auras pas versé le dernier centime. Et si ce dernier centime tu ne peux le verser, c'est pas grave, on saisit la maison quand même pour le prix de 1 cts ! Et ça c'est bien réel.

Et admettons que tu te dises, je suis propriétaire de ma maison, mon terrain. J'ai au moins sauvé les "meubles" (qui sont des biens de moins en moins durables eux ! lol !). Pour te prendre ton bien pas de problème et légalement en plus :
1. Expropriation si la mairie décide de faire un projet où tu habites. Et là tu peux rien faire c'est légal. Et beaucoup de gens on pleurés pour cela.
2. Augmentation du prix de l'immobilier : inflation. Tu as acheté une cage à lapin, tu t'es saigné aux 4 veines car tu n'es pas très argenté mais tu y a tout mis. Mais le prix du terrain à augmenté de telle manière que tu deviens soumis à l'impôt sur la fortune. Tu ne peux pas payer => tu dois vendre (l'exemple caricatural étant la petit vielle de l'Ile d'Oléron).
3. Héritage : ta maison de famille, source le propriété et de l'espoir individuel décrit par Voltaire, se transmet de générations en générations. Mais il faut avoir beaucoup d'enfants sinon la côte part non soumise à l'impôt n'est pas suffisante => frais de notaire, droits de succession => vente. Par chance tu as beaucoup d'enfants => vont-ils tous habiter ensemble ? non => discorde => vente. Et là je te donne l'exemple lorsque tu as des enfants, mais si tu n'a que des neuveux et nièces, si tu leur laisse une maison qui vaut 100, ils doivent payer 55 !

C'est juste une question de temps... Il y a bien d'autres moyens que j'ai certainement oubliés mais ceux-là sont des possiblités directes pour s'emparer d'une propriété.

Ce message a été modifié par Toto le héros - 31 mars 2010 à 14:20.


#63 yoananda

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Posté 31 mars 2010 à 14:20

Ok, donc si je comprends bien, tu situes tes épisodes 1 et 2 en période pré-industrielle, grosso-modo ?
Effectivement, plus tard viennent la délocalisation.
Mais aussi un autre point : en France, le SMIC est indexé sur l'inflation. Mais, évidement, le chiffre officiel est revue à la baisse. Et la, il y a clairement tricherie. Ce qui fait que depuis la période réganienne/tatchérienne de dérégulation, il y a un décalage de plus en plus important qui fait que le pouvoir d'achat réel diminue énormément. Avec les différentes bulles l'immobilier devient trop cher. Les dépenses contraintes (bouffe + logement) explosent. Par ex aux USA, elles sont passées de 7 a 21% en 50 ans.
De plus, bien sur, les observatoires observent (arf) que la répartition de la richesse se fait de plus en plus inégale. Et la tendance est loin de s'inverser avec la crise, que d'aucun qualifient non pas comme fin du capitalisme, mais comme orgasme du capitalisme !!!
Les bisounours m'ont tuer

#64 yoananda

yoananda

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Posté 31 mars 2010 à 14:27

Ouiiiiiiiiiiii !
Plus que d'accord avec toi.
La propriété est une illusion bien pratique.
En effet, être propriétaire aujourd'hui relève de la gageure !
Impôts locaux, fonciers, taxes diverses et variées + frais d'entretiens + consommation énergétique du bâtiment font que c'est quasi impossible d'être propriétaire pour les classes moyennes et même supérieures.
Disons qu'il faut un capital d'au moins 400 000 euros pour posséder 2 bicoques (ca dépends des régions bien sur) : 1 que tu habites, une que loues pour payer les frais de la première.
Et je parle pas du grand luxe. On est pas loin de l'ISF en effet fixé a peu près au double.

Au prix des salaires actuels, faut trimer un bon paquets d'années, et se serrer la ceinture.
Les gens croient qu'avec en plus un crédit sur le dos, il va leur rester quelque chose à la fin ! lol
Les bisounours m'ont tuer

#65 Toto le héros

Toto le héros

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Posté 31 mars 2010 à 14:29

Si l'épisode 1 peut être situé comme tu le dis en période pré-industrielle, il est valable à tout moment. Si tu veux monter ta boîte tu va emprunter contrairement aux capitalistes. Un capitaliste est un propriétaire de capital. Ce sont les anciens propriétaires terriens qui ont pris les terres aux nobles après la révolution.
Pour l'épisode 2, l'appel à la main d'oeuvre des femmes et étrangère ce situe grosso modo pour la France dans les périodes fats des années 1960 : boom démographique, les futurs jeunes, libération de la femme, appel à la main d'oeuvre étrangère pour soutenir notre croissance et notre reconstruction générée par les nouveaux entrepreneurs. Pour la main d'oeuvre étrangère, d'abord le sud de l'europe, main d'oeuvre très bon marché, en particulier les italiens avec la grave crise économiques qu'ils avaient subis, puis les maghrébins avec notre dette envers eux : spectre de la colonisation, mea-culpa de l'apauvrissement qu'on leur à fait subir... pour ne citer que les plus représentatifs. Mais c'est valable pour d'autres pays industrialisés à des périodes plus ou moins différente : on a tous eu nos colonies et la Grande-Bretagne à toujours les siennes (commonwealth).

Ce message a été modifié par Toto le héros - 31 mars 2010 à 14:30.


#66 Didier

Didier
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Posté 01 avril 2010 à 10:08

Toto

Citation

Que répondre quand un argument sur l'Etalon est "Les étalons de poids et de mesure ont des caractéristiques très différentes. Ils sont par définition arbitraires". C'est tout simplement n'importe quoi. Où tu le fais exprès ou c'est de la mauvaise fois pure. Par exemple, le mètre Etalon est la mesure de référence du mètre. Celle-ci a été établie en fonction d'une distance (un quantitième de la circonférence de la Terre si je ne m'abuse) et est invariable. C'est à cela que l'on se réfère pour faire des mètres !

Le quantitième de la circonférence de la Terre, ce n'est pas arbitraire ?

Citation

L'étalonnage de l'argent sur l'or n'est plus en vigueur, alors quand tu dis "on fait comme cela en effet" non on ne le fait plus.

J'ai écrit "on a fait comme cela".

Citation

Que l'on réfléchisse pourquoi pas, mais pour réfléchir il faut suivre le raisonnement présenté. Sinon la discussion est sans fin et non constructive.

Intéressant... Je serais d'accord si tu avais initié le fil et qu'il s'appelait "Toto le Héros et l'économie". Sinon je ne vois pas en quel honneur on devrait partir du principe que ce que tu écris 1) est correct 2) doit orienter la discussion.

Citation

Tu me dis que l'on ne m'attaque pas ! Mais lorsque l'on me traite de fétichiste lorsque je dis qu'historiquement la masse monétaire était, soi-disant, étalonnée sur la réserve d'or, en traduisant mes paroles par "il faut étalonner la masse monétaire sur l'or", explique-moi en ce cas comment je dois le prendre ?

Les fausses interprétations ne sont pas des attaques. Et il peut m'arriver d'en faire.
Mais ce que tu as écrit, c'est ceci : "Or la valeur de l'argent ne se calcule pas sur sa capacité à payer les biens de consommation (directement), mais bien sur sa valeur de référence."
Tu affirmes donc que que la monnaie DOIT avoir une valeur de référence extérieure à elle-même. C'est ce que j'appelle fétichisme, selon le terme consacré par Karl Marx et habituellement utilisé dans les cercles de discussion autour de la notion de valeur. Qui déforme les propos de l'autre ?

Citation

Le choix de la valeur que prendra l'étalon est arbitraire mais ensuite cette valeur est fixe !

Par définition.

Citation

La masse monétaire n'est pas un étalon en soit et pour la bonne et simple raison que celle-ci est injectée au fur et à mesure.

On mesure les distances en mètres et les prix en euros. L'euro est donc l'étalon des prix. Tout autre "étalon" est autre chose : un fétiche.

Citation

J'ai 10 poulets et tu as 10 Euros. La banque va te filer 2 Euros de plus (injection) de telle sorte que lorsque tu viendras me voir, je me dirais : je peux lui vendre 12 poulets et non 10. Je vais en faire 2 de plus. Mais comme je ne le peux pas et que nous sommes seuls et que je veux te prendre tes 12 euros, j'augmente mes prix de 1euro le poulet à 1,2 euros (inflation).

L'ensemble de ton explication vise à me faire comprendre que j'ai tort de dire que l'épargne et les stocks existent, contrairement à ce que disent les monétaristes. Tu prends tout du long la défense de leurs idées pour ensuite prétendre que tu es contre les monétaristes.
Si, pour toi, toute stimulation de l'économie par la hausse des salaires est uniquement inflationniste, si tu penses que si il y a 12 poulets à vendre, quelqu'un va forcément les acheter, tu es totalement raccord avec les idées monétaristes.

yoananda

Citation

Et comment on fait pour que la masse monétaire soit égale aux biens+services dont la valeur est toute relative. Un bien peut avoir plus de valeur pour l'un que pour l'autre, un service peut avoir une valeur variable dans le temps ...
Donc c'est la "collectivité" qui décide des investissements ? autant dire les "élus", et donc ... on sait bien ça nous mène, et a quels travers on s'exp(l)ose ...
Je suis pas convaincu, mais y a des bonnes idées a retenir. Le revenu d'existence en fait partie je trouve.

C'est le reproche que je fais aussi aux distributistes. Ce n'est plus le marché qui fixe les prix, mais une espèce de commission. Un peu comme en URSS. Evidemment la dite commission peut donner les meilleurs prix aux biens produits par les copains, etc. Tant que ça reste un système complémentaire et fondé sur la libre association, ça fonctionne relativement bien. Mais dès que ça devient une grosse machine impersonnelle et obligatoire...

#67 Toto le héros

Toto le héros

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Posté 01 avril 2010 à 11:42

Voir le messageDidier, le 01 avril 2010 à 10:08, dit :

... Les fausses interprétations ne sont pas des attaques. Et il peut m'arriver d'en faire...

Tu ne fais que ça depuis le début, tu ne lis pas ce que j'écris, je te le démontre une dernière fois, pour ne pas dire que j'abandonne faute d'argument, mais après fini pour ma part.

Voir le messageDidier, le 01 avril 2010 à 10:08, dit :

...Toto
Le quantitième de la circonférence de la Terre, ce n'est pas arbitraire ?...

Ai-je dis quelque part que le choix de la valeur de l'étalon n'était pas arbitraire ? Là encore tu confonds tout ce qui est écrit. J'ai dit que l'étalon est une valeur fixe qui sert de référence, même si initialement le choix de cette valeur est arbitraire. Je te fais un dessin : pour les mesures il y a(vait) cohabitation de 2 systèmes de mesure le système métrique et le système impérial (anglais). Ces 2 systèmes proposent chacun un étalon fixe dont le choix a été fait de manière arbitraire. Tu comprends la nuance ? Je complique un peu, on la vu pour la calcul du mètre, périodiquement, la valeur de référence fixe, l'étalon, peut être quelque peu modifiée pour être encore plus "précise" : on passe ainsi du quantième de la circonférence de la Terre à un calcul du mètre basé sur la vitesse de lumière, ou encore même sur la fréquence des ondes... Je complique un petit peu plus, l'étalon est changé, car il ne correspond plus aux besoins de mesure. On trouve alors arbitrairement (ou par choix raisonné) une nouvelle valeur de référence que l'on fixera.

je finirai de répondre un peu plus tard, car tous tes raisonnement sont basés sur ta mauvaise compréhension de ce que j'écris, mais apparemment aussi de tout ce que tu lis. Genre Marx. A l'époque de sa théorie, le système de l'étalon Or était en vigueur. Or, puisqu'il était censé défendre la classe ouvrière qui crevait de faim (mais bon on pourra faire une étude démontrant que c'était un peu un prétexte), il dénnonçait ainsi l'absurdité du choix de l'or comme étalon le plaçant comme finalité de l'économie (relis à ce sujet les théories économiques qui ont déterminer le choix de l'or comme étalon, même si historiquement l'or, l'argent, le cuivre servait de moyen d'échange) tandis que la finalité de l'économie devrait être l'échange des biens permettant d'abord la subsistance. Aujourd'hui c'est toi le fétichiste, et tu ne t'en rend même pas compte, car tu fais de l'argent un étalon, comme si c'était une finalité alors qu'il ne doit rester qu'un instrument de mesure et d'échange.
Je te répondrais pour la suite, te montrant que toujours tu répète, à dessein ou non, les erreurs d'interprétation. Peut-être que Toto le héros de gêne Zorro ?

Ce message a été modifié par Toto le héros - 01 avril 2010 à 11:55.


#68 Didier

Didier
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Posté 02 avril 2010 à 09:27

Toto

Citation

Ai-je dis quelque part que le choix de la valeur de l'étalon n'était pas arbitraire ?

Voir un post plus haut :

Toto

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Que répondre quand un argument sur l'Etalon est "Les étalons de poids et de mesure ont des caractéristiques très différentes. Ils sont par définition arbitraires". C'est tout simplement n'importe quoi. Où tu le fais exprès ou c'est de la mauvaise fois pure.

Citation

Peut-être que Toto le héros de gêne Zorro ?

Tou m'a ou. Zé souis mort.

#69 ceolien

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Posté 02 avril 2010 à 10:22

S'il vous plait Didier et Toto, essayez de ne pas orienter la discussion vers des attaques personnelles car je constate que ça en prend le chemin. Ce serait vraiment dommage, étant donné que vous avez réussi jusqu'à présent à vous en tenir à des échanges argumentés. Merci.
« Le principe de la culture libre est de proposer légalement des œuvres, des informations, des créations en libre partage pour tous. Il est question de proposer une alternative libre et d'œuvrer au maintien de cette possibilité. » - Wikipédia, article sur la culture libre (version du 10 mars 2011)

#70 Toto le héros

Toto le héros

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Posté 02 avril 2010 à 21:45

Episode 3 : Assainissement du marché ou rinçage

On passera sur les principes simples de concurrence (loyale ?) que sont le démarquage, la publicité, la localisation...

Dans l'épisode 2 on a vu que la concurrence est apparue sur le marché : le nouvel entrepreneur. Mais celui-ci a structurellement un désavantage vis à vis du capitaliste déjà implanté :
1. le capitaliste possède son capital
2. il est déjà implanté sur le marché
3. il a des frais de fonctionnement inférieurs au nouvel arrivant, parce que son appareil de production est déjà dimensionné pour produire des quantités supérieures à ce qu'il vend, parce qu'il n'est pas endetté, parce qu'il fait appel à une main d'oeuvre moins chère.

Premier procédé de nettoyage :
Notre boulangerie de départ voit débarquer le concurrent. Celui-ci a des frais de fonctionnement supérieurs. Disons que dans notre exemple, il ne peux pas descendre ses prix en dessous de 11 l'unité en raison de ses frais de fonctionnement. Tout le monde place ses prix à 15. La vie et belle jusqu'au jour où la boulangerie capitaliste décide de passer vraiment à l'offensive. Comment s'y prend elle ? Tout simplement elle augmente sa production pour arroser le marché (elle le peut nous l'avons vu) et baisse ses prix en dessous de ce que peut faire le nouvel entrepreneur. Elle peut descendre ses prix même en-dessous de 10 l'unité, prix de départ. Quels sont ses leviers ? lorsqu'elle vendait 2 pains à 10 sont appareil de production pouvait déjà en faire 3. Ainsi elle peut augmenter sa production alors que ses coûts de fonctionnement n'augmentent pas. Seuls les coûts marginaux augmentent, ceux correspondant à ce qui est nécessaire pour produire une unité supplémentaire (pour faire simple énergie et matière première). De plus, sa main d'oeuvre est moins chère. De ce fait le coût moyen de production d'un pain s'en trouve diminué. Elle peut ainsi descendre ses prix à 9, tout en restant rentable. Le nouveau ferme boutique pour sur-endettement : la banque saisie son capital, ou mieux, la boulangerie capitalistique rachète. C'est grosso merdo pareil sur les marchés financiers, la bourse.

Deuxième procédé de nettoyage :
Notre boulangerie capitalistique contact le nouvel arrivant. Elle lui dit qu'elle est bien implanté, bénéficie d'une image de marque... et donc pour couvrir le marché elle lui propose d'acheter ses pains. Bien sûr il ne lui vendra pas 15, mais la boulangerie lui assure des débouchés réguliers, et donc ils ne seront pas en concurrence. Et la boulangerie augmente le nombre de ses commandes au nouvel arrivant, l'incitant à se développer, donc à investir, donc à s'endetter encore. Pas de problème, le nouvel arrivant est dans sur un marché "sûr". A point nommé, la boulangerie stoppe ses commandes, s'approvisionne auprès de sa propre chaîne, baisse ses prix... et tue son concurrent qui ne peut plus faire face croulant sous ses dettes et ses stocks. (Notez que ce procédé est le moyen qu'utilise les grandes surfaces pour tuer les commerces locaux. Ce qui est fort dans ces cas, ces que les anciens commerçants se retrouve ensuite employés comme bouchers, charcutiers, poissonniers de la grande surface qui les a tués).

L'assainissement d'un marché, indépendamment des méthodes employées et par le simple jeu de la concurrence (loyale ?) et des "lois" des marchés, est un processus classique. Tout marché passe par une période de démarrage (épisode 1) peut de monde (monopoles ou oligopoles). Puis le marché se développe et arrive une concurrence (épisode 2) tous azimuths (situation de concurrence pure et parfaite). Enfin, le marché s'assainit pour ne "conserver" que les entreprises viables et correspondant au nombre adapté à la taille "réel" des débouchés. On arrive à une situation que l'on appelle les monopoles oligopolistiques : plus personne n'entre sur le marché à part peut-être quelques niches. Par exemple, en France vous avez tous assisté à cette situation avec l'implantation des fast food. Aujourd'hui il ne reste guère plus que Mac Do ou Quick. Pareil pour les PC et leur(s) système(s) d'exploitation Windows..

Bien sûr tout ceci est simplifié et présenté pour 2 entreprises ou 3 mais il facile de généraliser.

Oui mais pourquoi faire tout ça pour finalement le reprendre ? Je pense (donc là c'est ma théorie), qu'il fallait d'abord se débarrasser de la noblesse (ou une partie) => carotte de liberté pour le peuple (augmentation de la richesse, accès à la propriété). Mais pour tuer la noblesse il fallait tuer la religion qui assurait alors le pouvoir temporel à la noblesse. Cela passait alors par une forme d'éducation. Même contrôlée, celle-ci forge des libres penseurs capables eux aussi de révolution. Il n'est donc plus "possible" de passer pour les tirants que l'on avait destitués. Cette nouvelle population éduquée ne pourra être contrôlée que par la manoeuvre.

A suivre...

#71 yoananda

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Posté 02 avril 2010 à 22:08

Oui et il faut rajouter en plus d'autres facteurs :
* plus tu es gros, plus tu peux négocier a ton avantage auprès des fournisseurs
au point qu'il y a le système de retro-facturation ou tu fais payer le fournisseur pour être présent sur tes étalages !!
* il arrive aussi un seuil ou tu peux carrément influencer les lois, car sinon, si tu fais faillite, l'état perds trop. Voila pourquoi les constructeurs automobiles ne payent pas de charges sociales, par exemple, ou bien voila comment microsoft influence les politiques pour faire des lois a sa convenance. Il y a structurellement collusion entre les politiques et les grosses entreprises.
* il y aussi les aspects internationaux dont tu peux profiter au dela d'un certain seuil, mais son a ton détriment dans le cas contraire. Le vide juridique international est vraiment une aubaine pour les corporations.
* enfin, la taille te permet carrément d'influencer le marché, en créant de la pénurie artificielle, ou l'inverse, ou bien en biaisant l'information a son avantage.


Effectivement le marché est darwinien. D'ailleurs les libéraux ont vu le darwinisme comme une sacrée aubaine : la science venant justifier leur vision de la vie.
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#72 Toto le héros

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Posté 02 avril 2010 à 22:40

Voir le messageyoananda, le 02 avril 2010 à 22:08, dit :

... Effectivement le marché est darwinien. D'ailleurs les libéraux ont vu le darwinisme comme une sacrée aubaine : la science venant justifier leur vision de la vie.

Tout à fait les moyens sont multiples, auxquels on peut ajouter des moyens non-économiques : assassinats, espionnage, alliances, trahisons...

Mais c'est ta remarque qui intéresse le plus, car plus que les moyens, c'est la fin qui est importante. A mon avis, il n'y pas que les libéraux qui ont vu le darwinisme comme une sacrée aubaine, mais plutôt ceux qui veulent faire main basse totale sur le monde, un outil très certainement.
Selon ce que je pense, ils sont une poignée de familles, dont les membres sont en apparence de tous les bords, de tous les courants de pensée, de tous les pays, etc. Je dirais même qu'il ne faut pas cataloguer systématiquement en pensant par exemple que tous les riches sont les méchants, ou que tous les banquiers... Le darwinisme servant à la fois de carotte (le plus fort évolue et survie) et de bâton (il est normal d'assister aux chuttes, d'avoir des pauvres). Et bien qu'il soit l'un des instruments qui ont permis de tuer la réligion, en même temps sur le terrain de la pauvreté il la complète.

D'ailleurs pour ne parler que de l'économie, tous les marchés ne sont pas "truqués", et sur ces marchés les mêmes "lois" s'appliquent. Il y a des marchés non stratégiques pour la domination du monde et de sa principale ressource l'homme, et qui servent d'exemple. Un peu comme on lache une vérité pour cacher 10 mensonges.

Ce message a été modifié par Toto le héros - 02 avril 2010 à 22:45.


#73 Toto le héros

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Posté 03 avril 2010 à 18:32

Episodes 4 : la mondialisation soupape de sécurité

La mondialisation sert de soupape de sécurité car les nouveaux pauvres importés sur le marché, jeunes, femmes, étrangers deviennent aussi plus riches qu'avant (effet pervers du système). De même que le nouvel entrepreneur ceux-ci sont aussi capables de monter leur entreprise, etc : ils ne sont pas plus bêtes que les autres, surtout que la richesse augmentant, le niveau d'éducation augmente aussi. De plus, le principe d'apauvrissement local, c'est à dire le chômage doit être supporter par les capitalistes locaux puisque des charges pèsent sur les entreprises. Or il n'est pas question de payer ce chômage, sinon autant employer les gens à bosser.
Pour ne pas payer de chômage local, il faut minimiser les impôts qui se font sur les bénéfices, donc sur la rémunération du capital(iste). De plus, il faut employer le minimum de personnes pour payer le moins de charges possibles.

Première mondialisation, la création des holding. Pour limiter les bénéfices d'une entreprise, le premier procédé avait été de délocaliser la tête. Ainsi, les filiales versaient à la maison mère des royalties et autres subsides. Ceux-ci n'entraient pas dans les bénéfices (charges d'exploitation) de la filiale payante et donc limitait ses bénéfices apparents. Mais, cette supercherie à vite été dénoncée et "interdite".
Deuxième mondialisation, la création des groupes internationaux avec répartition des tâches. Ainsi, chaque filiale ayant une tâche particulière elle achète à une autre les ressources dont elle a besoin pour fonctionner. Mais elle les achète à prix d'or. C'est du tranfert de fonds déguisé. Idem vous l'avez compris, avec ce système, les charges d'exploitation augmentent, les bénéfices apparents diminuent. Supercherie également découverte...
Troisème mondialisation, il faut aller produire chez les pauvres. C'est le top, car on en a : ceux qu'on a appauvris avec la colonisation en pillant leur ressources naturelles. De plus, on les fait entrer tout de suite dans le système de la carotte et le rêve de la richesse : le crédit (FMI). Enfin, on va pouvoir contrôler un max leur développement en l'orientant se réservant la possiblité de les rendre dépendants.

Tout le monde comprend que naturellement l'homme va d'abord chercher à satisfaire ses besoins de survie : nourriture, eau, toit. Ensuite, ces moyens étant assurés, l'homme va passer à un stade supérieur, le confort. Enfin, les deux premiers paliers passés l'homme va passer au stade ultime : s'occuper de soi ! Ce que l'on comprend pour un homme, on le comprend pour un pays, dont le développement naturel passe par ces étapes. Donc la structure de l'économie d'un pays devrait répondre, par couche successives, à ce principe.

Le but s'est d'empêcher ces pays pauvres d'avoir cette structure viable. On les prive par la force (colonisation) de leur richesses qui servent à notre développement. Mais, ces pays se "rebiffent". Donc on les fait entrer dans la société de consommation par le crédit (comme ils ont fait avec nous). Mais, pour rembourser leur dette après laquelle ils courent, on leur fait produire ce qui rapporte en apparence le plus de fric, c'est à dire ce qui peut être exporté. La bouffe ? Pas la peine on en a. Produisez directement des biens d'équipements, nous on vous fournira la bouffe ! Ainsi la structure économique de ces pays est dès le départ bancale. Un illustration : délocalisation des usines automobiles dans un pays dont la population n'en ai pas encore à se payer des voitures. Le terrain occuper par ces usines, c'est autant de terres agricoles supprimés. Et si le pays dispose d'une ressource agricole qui n'est pas de première nécessité pour la population locale, on intensifie la production de cette ressource au détriment de celle de première nécessité (le café par exemple).

Ce message a été modifié par Toto le héros - 03 avril 2010 à 20:38.


#74 Toto le héros

Toto le héros

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Posté 03 avril 2010 à 21:14

Episode 5 : priver définitivement le peuple de sa propriété ou comment créer des Etats non-souverrains

Cet épisode n'est en fait pas historiquement le dernier, mais c'est le dernier en ce qui concerne la démonstration du plan de domination établi.

Dans les pays de "république", l'Etat c'est le peuple, enfin normalement s'entend. Ainsi, l'argent des impôts permet à l'Etat au service de son peuple, de se développer selon sa vision des choses. Ainsi, avec cet argent l'Etat, donc le peuple, se dote d'infrastructures, d'institutions, et y compris sa banque centrale qui normalement est là pour veiller au respect des lois du marché et contrôler la monnaie de son pays.

Il faut donc, que l'Etat et par la même le peuple ne possède définitivement plus rien c'est à dire même plus son propre pays. Or, si pour les pays en développement ou économiquement faible (voir la Grèce pour un exemple récent) on a vu comment cela est fait. Mais pour les pays occidentaux, souverains, comment ont-ils fait ? La guerre, tout simplement la guerre et en particulier la seconde guerre mondiale. Théâtre des opérations ? L'Europe de l'ouest hors Grande-Bretagne. Pour l'europe de l'est inutile, le communisme s'en est chargé.

Première étape : on crée la discorde => les états se battent.
Deuxième étape : on prolonge les débats => les dégâts augmentent, les productions vitales ne suivent plus faute de main d'oeuvre qui est employée d'abord à faire des armes. Notez que déjà à ce stade, les banques privées (qui non pas de pays finalement, voir Rotschild par exemple) prêtent de l'argent. Moi je savais pas qu'il me fallait de l'argent pour me battre quand je suis en colère. C'est simpliste mais pensez-y tout de même.
Troisième étape : on libère les pays du "mal" => on fini de ravager ce que les "méchants" n'ont pas cassé, puis on va tout casser chez les méchants.
Quatrième étape : On prête encore de l'argent pour que le pays se reconstruise.

La déjà le pays est vachement endetté et rentre de plein pied dans le système du crédit. Pour le reste, on détourne les lois économiques comme démontrés dans les épisodes précédents. Et pour clore une fois pour toute le débat, et en évoquant les lois "fausses" lois économiques, on laisse l'Etat, donc le peuple, vendre ses infrastructures (privatisations) et bouquet final on lui retire sa banque centrale ! Parallèlement et incidieusement au nom de la compétitivité et de la dette, on amène le pays à deséquilibrer son économie pour être dépendante. Les pays européens sont déjà tous à genou : ils ne se possèdent même plus !

Ce message a été modifié par Toto le héros - 03 avril 2010 à 21:14.


#75 Toto le héros

Toto le héros

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Posté 03 avril 2010 à 22:07

Dans les différents épisodes présentés, je me suis efforcé de vous montrer comment on truquait les cartes de l'économie. C'est à dire comment on avait réussi à inverser la compréhension des choses et notamment le principe de régulation de base de tout échange. Le but étant la main mise sur la totalité des biens qui ont une vraie valeur pour ne laisser à l'homme que sa seule force de travail à vendre, force de travail qui n'est plus mise à dessein de se construire un avenir mais à nourrir une bande de parasites.

D'accord mais dans ce cas pourquoi ne pas simplement opprimer le peuple par la force ?
Le despotisme ne tient pas. Les romains en ont fait les frais. L'empire romain, pour ne prendre que cet exemple, s'est écroulé principalement à cause de l'oisiveté et la décadence que l'oppulence a créée. Par ce que le problème de la force s'est qu'il faut la maintenir. De plus, à force de battre quelqu'un il fini tôt ou tard par se retourner contre son maître.

Par la religion alors !
Le problème avec la réligion, dans sa forme despotique, est qu'elle a également ses limites. En effet, le problème c'est qu'il y a toujours des cons pour y croire et que le problème avec Dieu c'est que ça marche. Ainsi, les hébreux (qui n'étaient pas totalement esclaves en Egypte mais qui avaient fini par subir le joug économique de leur hôte) ce sont libérés de l'Egypte. Ah sacré Moïse ! Bon c'est pas grave, on va réutiliser Moïse et ses lois, non pas pour que le peuple comprenne où est le bon sens (tu ne tueras point, par exemple) mais pour l'opprimer et le condamner.
Mais je vous l'ai dit, le problème avec Dieu c'est qu'il libère ! V'la que se pointe Jésus. Il fait sa démonstration c'est à dire qu'il applique les lois mais par pour condamner les autres mais pour aller dans le bon sens. Ah merde alors... Bon c'est pas grave on fait comme avec Moïse ! Il dit qu'il ne faut pas se laisser avoir avec la cupidité => ok vous serez tous pauvres, et gard à vous si vous prétendez devenir riches : Dieu vous punira ! Mais encore un fois ça part en couille. Ben oui y a toujours des cons pour croire en Dieu et s'interroger sur le vrai sens de ses paroles. Merde les protestants débarquent : et hop il ne faut plus payer pour le salut de son âme et en plus si tu deviens riche parce que tu travailles honêtement tu n'es pas forcément un salaud qui ira en enfer (Huguenots les premiers entrepreneurs individuels). Bon on les presque tous exterminés, mais ils ont fait germer des idées de liberté ! Et puis il y en a d'autres qui se sont dit : "Jésus à dit qu'il était venu pour enlever la superstition de la foi" => et les scientifiques déboulent ! Arf comment allons-nous nous en sortir ?

Faisons table rase ! Servons-nous de tout ça mais à dose parcimonieuse et mieux encore amenons ces cons à choisir eux même leur bourreau.

La science pour être sûr d'éliminer Dieu suffisemment pour qu'il ne libère plus jamais personne.
La religion ou l'humanisme pour conserver une dose de culpabilité (important pour entretenir la misère).
L'économie "détournée" pour créer une carotte et des pauvres.

#76 Toto le héros

Toto le héros

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Posté 03 avril 2010 à 23:11

Pardonnez cette très longue digression mais il me semblait important de la faire pour bien faire comprendre la logique globale de la "Misère comme volonté politique".

Selon mon point de vue Oui la misère est une volonté politique.

La misère physique, la pauvreté, induit, pour faire court une misère intellectuelle et une misère spirituelle. En effet, lorsque l'on doit courrir après son pain tous les jours, on a pas le temps de s'enrichir intellectuellement et spirituellement. Bien sûr lorsque la misère n'est pas un choix délibéré (genre expérience de vie détachée à outrance de tous biens matériels).

Par tous les biais exposés la misère est entretenue pour parvenir finalement à un contrôle total des ressources humaines de notre planète. Que ce soit par le biais de la force, de la réligion, de l'économie ou des 3 à la fois (on est à l'ère de la globalisation non ?)

A mon sens, il y a des hommes politiques qui savent (ceux qui sont conscients comme dit dans un précédent message) mais ils ne sont pas nombreux. Et les autres qui l'entretiennent sans le savoir mais en appliquant les perversités économiques sans le savoir non plus d'ailleurs, muent eux-mêmes par le mirage de la solution parcimonieuse où comment se pendre soi-même sans le savoir. Ceux là sont soutenus par le peuple éblouit par le même mirage. Quand bien même il ne le serait pas, il n'aurait plus le choix.
C'est le principe que tout le monde connaît, pour faire cuire des crabes ils ne faut pas les mettre dans l'eau bouillante, mais dans l'eau froide qui montera doucement à ébullition. Ainsi, sans s'en rendre compte, les crabes s'endormiront petit à petit dans la chaleur ambiante pour crever dans l'ébullition finale.

Pour ceux qui ne sont pas encore miséreux "physiquement", c'est à dire les nantis, la misère sert à la fois d'aiguillon, de moteur, et de barrière de sécurité.
La misère comme aiguillon, c'est la misère comme spectre, la peur d'y sombrer soi-même : baisse du pouvoir d'achât, chômage, SDF, etc. => on redouble d'effort pour ne pas en être.
La misère comme moteur c'est la misère comme pierre d'achoppement, le sentiment de culpabilité (le petit coup de pouce religieux ou humanitaire). Ainsi, tout le monde sera pour aider les pays pauvres à s'en sortir : c'est bien la mondialisation, la délocalisation, l'aide au développement, le soi-disant marché équitable. Mais comme on l'a vu tout ceci ne sert qu'à entretenir la misère des autres à contrario de la volonté de base et concours davantage à la sienne propre.
La misère comme barrière de sécurité permet de marché droit, c'est de pouvoir se dire que finalement on va pas se plaindre et qu'il y a franchement pire, voir même qu'on serait un peu gonflé de le faire. Du coup, on ne s'interroge plus sur notre propre misère ou ce qui nous y conduit. Mais c'est aussi de se dire, grâce aux théories économiques, darwinistes, religieuses et humanitaires, que de toute façon il n'y en a pas assez pour tout le monde, que les plus pauvres sont les moins forts donc les moins aptes à survivre (c'est la sélection naturelle) et que voulez-vous c'est le jeu ma pauvre lucette !

Yonanda me demandait quelle solution je proposais, bien que ce ne soit pas directement le sujet. Si seulement je l'avais !
Si tout est vraiment orchestré, à dessein, à part démasquer les vrais coupables et ne plus les laisser faire je ne vois pas. Et encore comment les démasquer ? Qui sont-ils ?
Si rien est n'orchestré, mais que seules nos absurdités de raisonnement nous ont conduites à ce point parce que nous avions tous crus vivre dans un monde aristotélicien et darwiniste, alors on peut espérer que l'on en prenne conscience. Que l'on prenne conscience des conséquences des choix réels qui sont opérés, et ne plus laisser les incompétents nous diriger. Je m'explique vite fait : quand j'étais petit, je pensais que les aînés savaient, et que finalement chacun était plus ou moins à sa place selon ses compétences. J'avais donc une vision, sans le savoir aristotélicienne et darwiniste. Mais en grandissant, je me suis aperçu que c'était loin d'être le cas, et que beaucoup, et en particulier ceux qui nous dirigent ce qui a des conséquence à plus grande portée, n'y connaissaient rien mais avaient tout de même eu l'audace de prendre les rênes et d'appliquer leurs décisions pourries qui allaient avec ! Quelles compétences réelles ont nos hommes politiques ?

Mais tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir...

Ce message a été modifié par Toto le héros - 03 avril 2010 à 23:25.


#77 yoananda

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Posté 04 avril 2010 à 22:43

Oui Toto, j'entends bien, mais ce que tu dis n'est pas une démonstration ou une "preuve" que la misère résulte de la volonté de quelque-uns qui seraient plus malin / vicieux que les autres.

Si c'est vraiment le cas, c'est très dur a prouver, car cela signifieraient qu'ils auraient réussi a tromper tout le monde, y compris les plus brillants penseurs.

Personnellement, je préfère dire que c'est structurel. Des chercheurs se sont penchés sur la question. C'est la fameuse loi de Pareto. http://fr.wikipedia....i/Loi_de_Pareto
Il y a aussi les éconophysiciens : http://fr.wikipedia..../Éconophysique

Si c'est structurel, alors de toute manière il y aura toujours des gens "en haut du panier", quoi qu'on fasses. Les accuser, et les enlever n'aura qu'une conséquence : d'autres prendront leur place.

C'est pour cela que je suis adepte de pousser la réflexion plus loin.

Les conclusions sont alors différentes.
Sachant que struturellement on arrive a une inégalité de richesse on peut le limiter par une loi, par exemple qui fixerait un montant maximal a la richesse possible.
Ca change tout, plutôt que de dire "ce sont eux les méchants, il n'y a cas se débarrasser d'eux".

Voila pourquoi je te disais dès le départ "oui mais quelles solutions tu précaunise", car de la manière dont on se pose la question, découle des solutions. Mauvaises questions = mauvaises solutions.
Mauvaise solution = illusion de résoudre le problème.
Les bisounours m'ont tuer

#78 napo

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Posté 05 avril 2010 à 08:56

Bonjour Yoananda,

Je partage ton avis en ce qui concerne le problème structurel du fondement de la société. Par contre, je ne pense pas qu'une loi soit la solution puisque qui dit loi dit fraude. La solution ne peut venir que par une prise de conscience du peuple sans attendre qu'un homme politique vienne sauver les pauvres en votant des lois.
Je m'explique : supposons que tu trouves un emploi dans une entreprise de 10 personnes, en acceptant de devenir salarié, tu acceptes tacitement que le patron de l'entreprise s'enrichisse grâce à ton travail. Tout en haut il y a le boss qui profite des bénéfices engendré par le travail des 9 employés qui bossent huit heures par jour pour un salaire minimum, alors qu'il serait plus équitable que les bénéfices soient répartis entre les 10 personnes, non ? Dans mon utopie à moi :piout: c'est le personnel qui devrait faire partie du conseil d'entreprise et qui devrait participer à sa gestion. Réunion toutes les fins de mois : voilà, nous avons engendrés tant de bénéfices, calculons ensemble quel sera le montant des impôts, quels investissements seraient bénéfiques pour l'entreprise et répartissons le reste entre les 10 employés.
Juste un doux rêve quoi....
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)

#79 valefor

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Posté 05 avril 2010 à 10:56

Je n'ai lu qu'en diagonal ce fil mais il me semble que personne n'a évoqué une chose qui a son importance, qui est, que chaque système est toujours en concurrence avec un autre. Il est donc toujours penser dans une logique de conflit (ce que certains appellent l'équilibre n'est rien d'autre qu'un conflit permanent).
Autre chose, la plupart des conséquences néfastes dont on rejette la responsabilité sur la mondialisation n'a rien à voir avec ce phénomène naturel accompagnant les évolutions technologiques mais avec une idéologie s'appelant le mondialisme.
Voir les interventions et conférences de Pierre Hillard ici par exemple qui l'expliquent très bien.

Inutile de rentrer dans de faux débats techniques, on ne peut pas à la fois s'intéresser au fonctionnement du monde, aux différents cercles de pouvoirs, à leurs cultes démoniaque et chercher le consensus autour d'une équation mathématique qui est le domaine des universitaires qui nous ont mené droit dans le mur jusqu'à présent.

Autant se demander quel est le bon mélange de carburant pour faire fonctionner la voiture dans laquelle on se trouve et qui se dirige vers un précipice.

Rohh mais c'est trop simple... Oui tout comme la critique de l'oligarchie qui s'accaparait les richesses du Venezuela. Ce n'est pas en discutant de petits pains qu'on se réapproprie nos richesses mais en nationalisant nos ressources volés par une petite minorité et en redistribuant les bénéfices ou en les investissant dans des écoles ou des hôpitaux par exemple.

Le sujet est :"l'hypothèse de la misère comme volonté politique", autant se demander si il est dans l'intérêt des laboratoires pharmaceutiques que nous soyons en bonne santé.

Sans oublié qu'il y a souvent confusion entre politique et politiciens. Tout le monde sait maintenant que nos politiciens ne sont que des acteurs. Si vous le savez, pourquoi ne le prenez vous pas en compte dans votre raisonnement ?

#80 napo

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Posté 05 avril 2010 à 11:59

Citation

Sans oublié qu'il y a souvent confusion entre politique et politiciens. Tout le monde sait maintenant que nos politiciens ne sont que des acteurs. Si vous le savez, pourquoi ne le prenez vous pas en compte dans votre raisonnement ?

Hé hé ! Voilà qui est bien parlé ! Je ne sais pas pourquoi certains ici s'acharnent à écrire des centaines de posts sur les hommes politiques, à croire que tout le monde n'a pas encore compris qu'il ne faut rien attendre de ces gens là étant donné que semer la pagaille et le conflit est LEUR FONCTION.
Notre société fonctionne sur un modèle pyramidal, une base énorme de "pauvres" gens qui travaillent pour enrichir une minorité de nantis et tant qu'il y aura des ignorants pour agrandir cette base (car pour faire fonctionner le système il faut que la base de la pyramide grandisse tojours), la situation ne fera que s'empirer. Et c'est pas demain la veille que les citoyens vont comprendre qu'il suffit d'ar-rê-ter de se comporter en esclave asservis au dieu Argent :grognon:
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)

#81 valefor

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Posté 05 avril 2010 à 13:36

la misère est à la politique ce qu'est la maladie à l'industrie pharmaceutique.
Démonstration

Le tout sous tendu par une arnaque nommée démocratie.

Pardon aux croyants de bousculer leur dogme.

#82 yoananda

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Posté 05 avril 2010 à 18:16

Voir le messagenapo, le 05 avril 2010 à 08:56, dit :

Dans mon utopie à moi :piout: c'est le personnel qui devrait faire partie du conseil d'entreprise et qui devrait participer à sa gestion. Réunion toutes les fins de mois : voilà, nous avons engendrés tant de bénéfices, calculons ensemble quel sera le montant des impôts, quels investissements seraient bénéfiques pour l'entreprise et répartissons le reste entre les 10 employés.
Juste un doux rêve quoi....
Pas du tout, ça s'appelle une coopérative, et ça fonctionne bien. Il y en a sur la distribution, sur l'agriculture, sur l'énergie, sur la finance ...
Rien n'empêche personne de fonctionner sur ce modèle la ! ;-)
Et rien ne nous empêche d'inventer d'autres modèles non plus si nous le souhaitons.
Pour ma part, je me dirige vers ce genre d'organisation du travail. La transition ne se fait pas en 5 min, mais a viendra ;-)
J'ai parlé du plafonnement comme un exemple de solutions faciles, mais bien sur, il y a beaucoup d'autres pistes à explorer.
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#83 nico54

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Posté 12 avril 2010 à 16:27

Tous ça est bien triste, je n'aimerai pas que celà arrive dans notre pays.
On aura beau dire ce qu'on veux mais on a quand même besoin de personnalité pour gouverné le pays et si on nous cache des choses je pense que c'est pour notre bien à tous.
"La guerre c'est des hommes qui ne se connaissent pas et qui s'entretuent pour des hommes qui se connaissent mais ne s'entretuent pas"