Pardonnez cette très longue digression mais il me semblait important de la faire pour bien faire comprendre la logique globale de la "Misère comme volonté politique".
Selon mon point de vue Oui la misère est une volonté politique.
La misère physique, la pauvreté, induit, pour faire court une misère intellectuelle et une misère spirituelle. En effet, lorsque l'on doit courrir après son pain tous les jours, on a pas le temps de s'enrichir intellectuellement et spirituellement. Bien sûr lorsque la misère n'est pas un choix délibéré (genre expérience de vie détachée à outrance de tous biens matériels).
Par tous les biais exposés la misère est entretenue pour parvenir finalement à un contrôle total des ressources humaines de notre planète. Que ce soit par le biais de la force, de la réligion, de l'économie ou des 3 à la fois (on est à l'ère de la globalisation non ?)
A mon sens, il y a des hommes politiques qui savent (ceux qui sont conscients comme dit dans un précédent message) mais ils ne sont pas nombreux. Et les autres qui l'entretiennent sans le savoir mais en appliquant les perversités économiques sans le savoir non plus d'ailleurs, muent eux-mêmes par le mirage de la solution parcimonieuse où comment se pendre soi-même sans le savoir. Ceux là sont soutenus par le peuple éblouit par le même mirage. Quand bien même il ne le serait pas, il n'aurait plus le choix.
C'est le principe que tout le monde connaît, pour faire cuire des crabes ils ne faut pas les mettre dans l'eau bouillante, mais dans l'eau froide qui montera doucement à ébullition. Ainsi, sans s'en rendre compte, les crabes s'endormiront petit à petit dans la chaleur ambiante pour crever dans l'ébullition finale.
Pour ceux qui ne sont pas encore miséreux "physiquement", c'est à dire les nantis, la misère sert à la fois d'aiguillon, de moteur, et de barrière de sécurité.
La misère comme aiguillon, c'est la misère comme spectre, la peur d'y sombrer soi-même : baisse du pouvoir d'achât, chômage, SDF, etc. => on redouble d'effort pour ne pas en être.
La misère comme moteur c'est la misère comme pierre d'achoppement, le sentiment de culpabilité (le petit coup de pouce religieux ou humanitaire). Ainsi, tout le monde sera pour aider les pays pauvres à s'en sortir : c'est bien la mondialisation, la délocalisation, l'aide au développement, le soi-disant marché équitable. Mais comme on l'a vu tout ceci ne sert qu'à entretenir la misère des autres à contrario de la volonté de base et concours davantage à la sienne propre.
La misère comme barrière de sécurité permet de marché droit, c'est de pouvoir se dire que finalement on va pas se plaindre et qu'il y a franchement pire, voir même qu'on serait un peu gonflé de le faire. Du coup, on ne s'interroge plus sur notre propre misère ou ce qui nous y conduit. Mais c'est aussi de se dire, grâce aux théories économiques, darwinistes, religieuses et humanitaires, que de toute façon il n'y en a pas assez pour tout le monde, que les plus pauvres sont les moins forts donc les moins aptes à survivre (c'est la sélection naturelle) et que voulez-vous c'est le jeu ma pauvre lucette !
Yonanda me demandait quelle solution je proposais, bien que ce ne soit pas directement le sujet. Si seulement je l'avais !
Si tout est vraiment orchestré, à dessein, à part démasquer les
vrais coupables et ne plus les laisser faire je ne vois pas. Et encore comment les démasquer ? Qui sont-ils ?
Si rien est n'orchestré, mais que seules nos absurdités de raisonnement nous ont conduites à ce point parce que nous avions tous crus vivre dans un monde aristotélicien et darwiniste, alors on peut espérer que l'on en prenne conscience. Que l'on prenne conscience des conséquences des choix réels qui sont opérés, et ne plus laisser les incompétents nous diriger. Je m'explique vite fait : quand j'étais petit, je pensais que les aînés savaient, et que finalement chacun était plus ou moins à sa place selon ses compétences. J'avais donc une vision, sans le savoir aristotélicienne et darwiniste. Mais en grandissant, je me suis aperçu que c'était loin d'être le cas, et que beaucoup, et en particulier ceux qui nous dirigent ce qui a des conséquence à plus grande portée, n'y connaissaient rien mais avaient tout de même eu l'audace de prendre les rênes et d'appliquer leurs décisions pourries qui allaient avec ! Quelles compétences réelles ont nos hommes politiques ?
Mais tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir...
Ce message a été modifié par Toto le héros - 03 avril 2010 à 23:25.