Salut Lecampsert,
J'interviens ici aussi car question hyper sensibilité aux bruits j'ai à peu près les mêmes soucis que toi.
Je ne sais pas si cela peut t'aider que j'en parle, mais voilà, déjà, c'est fonctionnel, j'avais fait des tests à l'occasion d'une visite de je ne sais plus quel centre de découvertes scientifiques à Paris mais il s'avérait que j'avais l'ouie très fine, d'ailleurs c'est à un point que c'est si fort que je n'entends plus rien parfois (je suis obligée de reculer le téléphone de mon oreille pour mieux entendre les gens, et quand ils sont sourds et parlent fort c'est un calvaire).
Lorsque mon enfant est né, ben comme tous les bébés, il attirait l'attention et s'exprimait en émettant des sons, et entre autre, des cris, pleurs, et cela m'était difficilement supportable pour 4 raisons principales :
- mon hyper sensibilité aux sons
- mon besoin incontournable d'isolement et de silence
- la culpabilité : qu'avais-je oublié, changé la couche, un câlin, donner le sein ? Pourquoi n'était-il pas satisfait, pourquoi criait-il ? panique à bord ! Et pourquoi ne supportais-je pas ses bruits à lui, puisque j'aimais mon enfant, donc je pensais que par principe je devais pouvoir tout supporter
Sur le point de la culpabilité, j'ai eu la chance que mon gynéco, et aussi la sage femme dont je gardais les enfants, me disent que c'était normal, que beaucoup de mères en étaient exaspérées au point de vouloir
"jeter leur enfant par la fenêtre", et que les naissances n'étaient pas forcément ces romans à l'eau de rose
tout est beau et tout va bien comme on nous le faisait croire dans les médias.
Ouf ! Ce n'était pas au point de vouloir le jeter par la fenêtre mais au moins ça me faisait comprendre que ressentir ces exaspérations n'était pas le signe que j'étais une mauvaise mère etc...
Quand j'en ai parlé à un psy à ce moment là, il m'a indiqué que mon bébé pouvait peut-être aussi vouloir dire "maman soit plus présente à moi".
Ca m'a fait réfléchir car j'étais présente physiquement, certes, mais j'avais un tel besoin "de me retrouver" que j'étais en même temps dans ma bulle, en pensant surtout au moment où j'allais enfin pouvoir m'isoler, souffler, retrouver silence et solitude.
Du coup, je n'étais jamais complètement présente.
Donc ce fut une piste, à essayer de m'accorder de vrais moments de solitudes, sans culpabiliser, et ainsi parvenir accorder de vrais moments de présence à mon enfant.
Les années ont passé, il a su s'exprimer verbalement, faire moins de bruits. Mais, parvenir à trouver ces moments de bonheur
"enfin seule !" fut toujours une gageure pour moi.
Un truc bizarre, quand-même, je vis dans un bruit constant, mon environnement de travail est très bruyant (moteurs, sonneries etc), j'habite dans un vieil immeuble mal isolé, on entend les clics des interrupteurs des voisins, leurs prières, leurs gueulantes... J'ai même passé plusieurs mois où il y avait des travaux énormes juste en bas de chez moi , et des travaux devant mon boulot, et au-dessus, et au dessous.
Hé bien, quand j'arrive à avoir ces moments de silence, d'isolement, rien qu'à moi, rien que pour moi, où je n'ai de comptes à rendre à personne, ou personne n'attend rien de moi, en bref :
tranquille.... tous ces vacarmes me passent au-dessus de la tête.

Bizarre ! Par contre, si je ne parviens pas à trouver ces espaces, ces moments, hé bien chaque bruit devient une agression, je finis par trembler, avoir très froid à l'intérieur, ne plus pouvoir bouger et si je ne trouve pas d'urgence un endroit pour m'isoler, souffler, respirer, je tombe comme une mouche, boum!
Alors moi, je conseillerai de continuer de t'accorder ces moments d'isolement à la salle de bain, si c'est le seul endroit que tu as trouvé en tant que refuge (j'en connais, c'est les toilettes, looooool). Car après tout, être absent aux autres à certains moments, pour leur être plus présent à d'autres moments, ne fait de tort à personne, et personne n'est indispensable s'il disparait juste un laps de temps.
Je dirais, de ne pas considérer ça comme une faiblesse, ou une fuite, ou que sais-je de négatif, mais de l'accepter, c'est comme ça, il y a des gens qui se requinquent principalement par contact avec les autres (et la solitude leur est insupportable) et d'autres c'est l'inverse : autant ils peuvent se régénérer dans la solitude et le silence, autant la foule, le bruit, les affaiblissent.
J'ai l'impression que, comme il y a une majorité que la solitude insupporte, la minorité qui fonctionne inversement sera d'entrée désignée comme "anormale", mais quelle importance, hum ?
Donc, de considérer cela comme ta force, ces moments là, que ce soit à la salle de bain, ou dans le jardin public, comme une source de vitalité qui te permettra ensuite d'être bien présent à autrui.
Pour ce qui est des psychothérapies, elles peuvent être moins longues que les psychanalyses, cela dépend des réponses qu'elles te permettront de trouver en toi, parfois un travail se dénoue très vite à certains endroits, parfois ça prend du temps.
Il n'y a pas des structures psycho-sociales près de chez toi qui peuvent accueillir des demandes de psychothérapie sans se ruiner ?
Pour ce qui est des moyens de diagnostic des cancers, je ne peux pas trop dire grand chose à part qu'il n'y a pas que les scanners.
Il y a
d'autres types d'analyses mais tu es sans doute plus au courant que moi :
Citation
L'
anatomie-pathologique parfois appelée "pathologie" de manière abusive, (cf. « pathology » des Anglo-Saxons) est une spécialité médicale méconnue du public et pourtant primordiale en cancérologie. Elle a pour objectif d'analyser principalement au microscope les prélèvements tissulaires et tumoraux réalisés chez les patients et d'en déduire le diagnostic et les principaux facteurs de gravité de la tumeur, contribuant ainsi pour la plus grande part à la décision thérapeutique.
Les méthodes d'analyse réalisées par les pathologistes font appel à différentes techniques complémentaires :
- D'une part examen macroscopique, c'est-à-dire examen à l'œil nu, des prélèvements et pièces opératoires, tous confiés au laboratoire de pathologie.
- D'autre part examen histologique réalisé au microscope.
Ces examens sont effectués sur tout prélèvement tumoral et constituent la base du diagnostic de cancer. Ils sont souvent complétés par une analyse immunohistochimique qui a pour objectif d'identifier des
protéines fabriquées par les cellules tumorales — ce qui permet souvent de mieux classer la tumeur, d'en évaluer la gravité et de prédire l'efficacité de certains médicaments — et de plus en plus, par des analyses moléculaires de l'
ADN et des
ARN des cellules tumorales.
Ce dernier type d'analyses, récemment apparu, permet une étude structurelle et répertorie les anomalies du
génome de la cellule tumorale, anomalies souvent responsables de la cancérisation de la cellule, et complète ainsi les analyses morphologiques (macroscopie et
histologie) et fonctionnelles (
immunohistochimie) plus classiques.
J'imagine que les prélèvements ne sont pas de toutes douceurs, et pas remboursés si tu comptes en faire régulièrement ? (je n'ai aucune idée à ce sujet).