lecampsert, le 02 avril 2010 à 21:00, dit :
Quant à la chimio, la "voie classique", je préfère ne la continuer qu'en dernier recours. J'ai beau essayer, je ne parviens pas à me convaincre de me faire injecter quatre médicaments hautement toxiques dans les veines, alors qu'il existe peut-être une possibilité de guérir par traitement alternatif non toxique.
Tant que je suis relativement "bien", je préfère essayer le traitement alternatif. Deux possibilités: ça passe ou ça casse. Et si ça casse, il me restera peut-être la chimio pour pleurer et me laisser bousiller mon organisme par mon hématologue préférée...
A titre d'information, j'ai fait un résumé des effets "secondaires" des médicaments utilisés pour ma première chimio (ils appellent ça les toxicités chroniques):
1) cyclophosphamide (Endoxan*™), NEUTROPENIE, TOXICITE VESICALE, TOXICITE PULMONAIRE, TOXICITE CARDIAQUE, CANCERS SECONDAIRES
2) doxorubicine (Adriamycine™), TOXICITE CARDIAQUE, TROUBLES VEINEUX ET CUTANES, RISQUE LEUCEMOGENE
3) vincristine (Oncovin *), TOXICITE NEUROLOGIQUE
4) rituximab (Mabthéra™ ou Rituxan™) Ici je passe car les effets secondaires sont trop nombreux, ça fait plusieurs pages.
Pour plus de détails:
http://www.oncoprof....g09_comp15.html
http://www.oncoprof....g09_comp20.html
http://www.oncoprof....g09_comp43.html
http://sante-az.aufe...s/mabthera.html
A côté de cela, il y a aussi les toxicités aiguës, qui, pour la plupart, sont assez communes d'un médicament à l'autre (anémie, thrombopénie et leucopénie):
http://www.oncoprof....ie/g09_ct18.php
Mais je vois que toi aussi, Rozen, tu t'es posé certaines questions à propos de traitements alternatifs (avril 2006). Je ne sais pas ce que tu as finalement décidé, mais la difficulté majeure que j'éprouve consiste à faire un choix. Quel traitement alternatif suivre? Pas facile...
Tu soulignes à juste titre les risques présentés par certains traitements. Effectivement, cela n'a rien d'enthousiasmant. Tout médicament, dès qu'on lit les effets secondaires on a la trouille (même les plus basiques dans nos armoires à pharmacie sont inquiétants et n'imaginons pas que les plantes ou huiles essentielles soient sans risque... on peut tuer avec !). J'ajoute que de surcroît tout médoc, toute plante aura un retentissement différent suivant les "terrains". Certaines personnes vont réagir mal sur tel produit alors qu'il n'aura que de faibles répercussions négatives sur telles autres. Inconscient celui qui peut dire : ce médoc ou cette thérapie marche forcément et sans risque !
J'ai effectivement connu ce stade où l'on hésite sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire. J'étais comme toi : je ne voulais pas me détruire le corps. J'ai fui les soins qu'on me proposaient car pour moi, ils étaient synonymes de hauts risques et destruction. J'ai accepté une chirurgie et "pour le reste" j'ai rencontré du monde en décodage biologique, des gens bossant sur les énergies, une "tripotée" de naturo et pris divers contacts. C'est fou le nombre de "possibles" ! J'ai changé mon régime alimentaire, j'ai bien sûr continué mon activité professionnelle.
Voilà et j'y ai mis ma bonne volonté puissance 10. Cela n'a pas empêché le cancer de prospérer de façon mesurable... Après on viendra me dire que je n'avais pas "résolu le conflit"... oui, bon... culpabiliser n'ajoute rien à la situation. S'il suffisait de verbaliser...
3 ans plus tard, je me suis rabattue sur la médecine classique. J'ai accepté le protocole. Oui, la chimio c'est très dur (certains traitements sont une horreur, je ne le nie pas)...Mais bon, ça dépend aussi du cancer traité. J'avais des gens autour de moi en séance de chimio qui n'avaient pas l'air trop incommodés et puis d'autres (comme moi) qui commençaient à vomir avant la fin de séance, puis vomissements sur une semaine à chaque fois. Non, ce n'est pas un jardin de roses ! Sinon, la radiothérapie (rayons) c'est contraignant mais je n'ai pas eu d'effets secondaires.
J'ai eu environ 8 mois de cette vie "hors norme".J'ai repris le travail avec joie le moment venu. Je continue de veiller à mon alimentation (sans non plus devenir obsessionnelle sur ce plan. Faut profiter de la vie !), je pratique la relaxation. Je consomme certains produits type bromélaïne qui, je suppose, sont bons pour préserver autant que possible un état correct. Je reste toujours attentive à des rencontres possibles en médecines alternatives (on vient encore de me passer ce matin l'adresse d'un médecin chinois).
Je ne sais pas si j'ai eu raison d'agir ainsi, de m'en remettre à un moment à la médecine traditionnelle, tout en la combinant avec d'autres choses et personne ne peut le dire. D'ailleurs, les cancérologues que j'ai vus m'ont conseillé d'associer les médecines alternatives aux soins.
Que je "dure" des années ou que les choses se corsent à court, moyen terme, personne ne peut dire ce qui aurait été "le bon chemin". On trouvera sans doute de bons résultats dans la médecine orthodoxe ou, à l'opposé, dans le cas de gens qui n'y ont pas eu recours... Parfois, je me dis qu'il faudrait peut-être simplement considérer que des gens sont censés durer (je veux dire quoi que l'on fasse ou qu'on ne fasse pas). Nul ne peut dire, si on laisse en place un cancer, s'il prendra forcément du volume et sera cause de décès ou s'il laissera la personne tranquille sur des années.
Le truc qui m'a semblé plus simple pour moi, c'est qu'à un moment j'ai cessé de fuir. C'est très dur sur quelques années comme ça de dire "je ne veux pas savoir, non docteur, je ne veux pas de contrôle, je n'ai pas confiance...". Je crois que j'ai été soulagée à un moment donné de "laisser aller" et de considérer que la responsabilité pèserait moins sur mes épaules.
En matière de santé,il faut rester très humble. Personne n'a la vérité toute faite en la matière.
Ce message a été modifié par Rozen - 03 avril 2010 à 10:07.












