Je suis désolée de répondre de manière aussi évasive, mais déjà :
- on peut faire dire ce qu'on veut aux statistiques, les fausser à la base, se demander sur quels critères elles ont été établies, et les utiliser pour servir une cause en les tronquant ; les causes prétendues éthiques (santé parallèle etc pour l'individu, la vie, et non le marché économique) sont parfois utilisées par des personnes peu scrupuleuses qui pour monter leur petite entreprise de santé alternative (petit labo fabriquant des produits de santé à partir d'oligo-éléments, par exemple, avec de fausses références doctorales, de fausses statistiques sur les effets bénéfiques, des recherches s'appuyant sur des critères discutables, dosages et conditionnements ne correspondant pas à ce qui est énoncé, tests de dépistage d'un "profil urinaire" faussés, magouilles et conflits d'intérêts avec les professionnels de santé qui auront pour mission de promouvoir la consommation de ces produits, etc, et c... un exemple dont je parle puisque je sais, j'ai vu qu'il a existé) n'hésitent pas à utiliser des
moyens en contradiction avec leur belle éthique.
Ce qui est dingue, c'est que la
cause est souvent seule affichée, focalisée, peu importe les
moyens pour y parvenir, or justement les
moyens en général en disent plus long sur la cause elle-même que les jolis qualificatifs donnés à cette cause.
Se servir de moyens qui desservent la cause elle-même n'est pas que l'apanage des grosses entreprises de santé officielle sur le marché mondial, cela touche également celles qui se sont développées en parallèle, y trouvant un bon filon pour se remplir les poches (les motivations derrière restent les mêmes).
- les statistiques peuvent néanmoins ouvrir les yeux sur un problème d'incohérence ou de fonctionnement qu'on ne pouvait voir (du fait de nos propres subjectivités, nos croyances en matière de santé etc...), même si on est d'accord sur le fait de la propre subjectivité des statistiques.
Alors... j'étais en train de faire une recherche sur ces statistiques de maladies évoluant sur 10 ans, quand tout d'un coup je me suis demandée si c'était bien logique par rapport au "monomorphisme" justement.
Des statistiques vont faire ressortir un pourcentage, ce qui n'a rien à voir avec le cas par cas, donc je me demande comment on peut utiliser un outil se basant sur le monomorphisme (pourcentage) pour démontrer que le monomorphisme peut engendre plus de tort qu'autre chose ?
Ceci dit, je suis complètement d'accord avec la démarche de base, classer et soigner sur des critères qui ne prennent pas en compte l'ensemble d'une personne, sa famille, son contexte, la totalité de son corps, et ne pas considérer le cas par cas, est sûrement une aberration. Mais sortir des pourcentages statistiques pour le prouver est, de ce fait, dénier le cas par cas, à mon avis.
J'ai commencé à fouiner dans ce
site mais rien que l'idée de me retrouver face à plein de chiffres sans savoir si vraiment ça en vaut la peine (ces chiffres sont-ils justes ? ) m'a mis en état léthargique.