kisuije, le 19 mai 2010 à 12:10, dit :
J'habite dans le pas-de-calais, et j'ai toujours été habitué à ne boire que de l'eau en bouteille depuis ma petite enfance.
A chaque fois que j'essayais de boire de l'eau du robinet j'avais toujours des maux de ventres, de plus je ne supporte pas le gout de l'eau du robinet, je la trouve immonde. Même pour le café (même si j'en bois plus une seule goutte maintenant) je mettais uniquement de l'eau en bouteille.
Je bois l'eau du robinet, qui provient d'une source, proche de la maison. Aucun traitement, entre la captation et le robinet, des analyses bonnes depuis 3 ans ( plus aucune trace de pesticides ou de nitrates. aucune trace de bactéries. Par contre du calcaire... )
Il y a certaines bouteilles d'eau qui contiennent du bisphénol A.
http://www.agoravox....teilles-d-74634
Citation
La surconsommation de bouteilles d’eau
Depuis quelques années, la dégradation de la planète est un phénomène grandissant. Nous sommes rendus au point de l’épuisement des ressources énergétiques. Les grands scientifiques essaient de promouvoir la préservation de l’environnement afin de diminuer la pollution, mais ils ne semblent par être entendus. Celle-ci est causée, en partie, par le plastique et ses composants. Une grande partie de ce plastique provient des bouteilles d’eau individuelles que la population consomme. Alors, nous pouvons nous poser la question suivante : Les bouteilles d’eau à usage unique sont-elles consommées à outrance ? Premièrement, nous allons voir quels sont les impacts de la surconsommation de bouteilles sur l’environnement et notre santé. Ensuite, une comparaison avec l’eau de l’aqueduc sera effectuée et je donnerai mon point de vue face à cette problématique. Pour terminer, nous évaluerons la pensée que deux philosophes auraient eu par rapport à ce sujet.
La surconsommation de bouteilles de plastique est un grave problème pour notre planète et pour nous-mêmes. Tout d’abord, la fabrication des bouteilles est déjà un problème, car elles sont fabriquées avec du pétrole, chose qui n’est pas très bonne pour l’environnement. Elle sont aussi constituées par d’autres agents polluants tels que le polymère et l’éthylène. L’utilisation de ces derniers, pour produire environ 17 bouteilles d’eau, occasionne le rejet dans l’air de 40 grammes d’hydrocarbure, 25 grammes d’oxyde de soufre, 2.3 kilogrammes de dioxyde de carbone et j’en passe ! Mais voyons voir ce qui se passe ensuite : le transport. Bien sûr que ces bouteilles doivent êtres acheminées dans les points de vente ! Les entreprises qui fabriquent ces bouteilles les envoient la plupart du temps par camion ou par cargo. Comme ci ces transports ne faisaient pas de pollution... Donc, après l’acheminement des bouteilles, les gens les achètent et les utilisent. Après les avoir utilisées, deux choix s’offrent à vous : la poubelle ou le recyclage. Si vous avez la moindre conscience écologique, vous répondrez sûrement le recyclage ! Mais saviez- vous que la majorité des gens ne recyclent pas leurs bouteilles ? Et bien oui, plus de 560 millions de bouteilles d’eau se retrouvent dans les dépotoirs au Québec chaque année. Ces chiffres ne sont pas une bonne chose pour notre planète, car un emballage de six bouteilles prend environ 400 ans à se décomposer. Alors si nous faisons le calcul pour 560 millions... je ne sais pas pour vous, mais moi ça me fait un peu peur ! Saviez vous que lorsque vous ne réfrigérez pas votre eau , les bactéries prolifèrent à l’intérieur de cette dernière ? En effet, si vous ne conservez, lavez ni ne séchez pas adéquatement vos bouteilles, elles seront pleine de bactéries ! Un autre produit, le Bisphenol A, peut se retrouver dans la composition de votre bouteille. Il a été démontré que lorsque l’on chauffe le plastique le Bisphenol A il peut se libérer. Donc, tout à l’heure , lorsque je vous disait qu’il fallait bien nettoyer vos bouteilles parce que vous alliez y retrouver des bactéries, c’était vrai. Mais vous voyez, si vous les lavez à l’eau chaude ce n’est pas mieux, vous allez retrouvez du Bisphenol A dans votre eau ! D’après l’Institut de l’agriculture et des politiques commerciales (Institute for Agriculture and Trade Policy, organisme indépendant), le Bisphenol A serait un perturbateur endocrinien, c’est-à-dire qu’il pourrait entraîner certain types de cancers et même diminuer la fertilité. Vous pouvez donc constater que cette surconsommation engendre beaucoup de problèmes au niveau de l’environnement et de notre santé.
Dans la société d’aujourd’hui, les gens sont de plus en plus difficiles. La qualité de leur eau les importe beaucoup et ils ne veulent pas consommer l’eau du robinet, ils achètent donc des bouteilles d’eau en quantité industrielle. Mais est-ce que vous saviez que cette eau, qui est à votre portée et déjà payée par vos taxes municipales, est meilleure pour votre santé ? Si l’on en croit des études réalisées et publiées dans la revue « Protégez vous », l’eau du robinet contient environ 1.6 millions de bactéries par 100 ml et l’eau en bouteille en contient jusqu’à trois millions. Le fait est que l’eau en bouteille est traitée afin d’éliminer les organismes pathogènes, mais elle n’est pas stérilisée. Au Québec, nous avons l’un des meilleur règlement au monde concernant l’eau potable. Aussi, dans les villes, les systèmes de filtration sont de plus en plus perfectionnés afin de retrouver moins de chlore dans l’eau. Encore pire ; au États-Unis, une étude effectuée par l’Environmental Working Group sur une période de deux ans portant sur l’analyse de 10 marques de bouteilles d’eau achetées en Californie, en Caroline du Nord, en Virginie, au Maryland et au Delaware a démontré que dans chacune de ces bouteilles, on retrouve en moyenne 8 contaminants. Parmi ces contaminants, on peut trouver des bactéries coliformes, des engrais, des solvants et l’élément radioactif strontium. La plupart , non la totalité de ces contaminants ne devraient pas se retrouver dans notre corps ! Si nous regardons ça, je ne crois pas que nous pouvons dire que l’eau que nous payons à peu prêt 2,50$ le litre lorsque nous l’achetons à l’unité soit meilleure que celle de notre robinet.
Selon moi, acheter des bouteilles d’eau en plastique c’est tuer notre planète ! Ça ne donne pratiquement rien parce que 25% de ces bouteilles sont remplies à partir de l’eau d’aqueduc ou bien puisée à partir des nappes phréatiques. Ces dernières sont nos réserves d’eau et ils vont y puiser de l’eau pour ensuite la revendre. Devons-nous y comprendre quelque chose ? Oui , je vous l’accorde, l’industrie des bouteilles d’eau crée beaucoup d’emplois partout dans le monde. Mais est-ce que les emplois sont plus importants que l’avenir de notre planète ? Non, je ne crois pas ! Les gens sont capables de se trouver de nouveaux emplois, alors que la planète, elle, on ne peut pas vraiment réparer les dégâts qu’on lui a déjà causés et que l’on continue de lui faire subir. Et puis, si vous n’aimez pas le goût de votre eau du robinet, puis-je vous donner un truc simple et qui donnera bien meilleur goût à votre eau ; mettez-la dans un contenant sans couvercle, au réfrigérateur pendant 24h ! Le chlore s’évaporera et le goût n’en sera qu’amélioré. Vous pouvez aussi y ajouter quelques gouttes de jus de citron. Par expérience personnelle, j’ai fait, dans le cadre de mon cours en environnement, un sondage auprès des gens du Collège d’Alma pour savoir quelle eau ils préféraient. Nous avions de l’eau embouteillée et de l’eau du robinet. Croyez-le ou non, mais les gens on préféré l’eau du robinet dans une proportion de 75% ! Plusieurs ont été surpris de savoir que l’eau qu’ils avaient préféré provenait de l’eau du robinet de la cafétéria. Cela prouve que les gens pensent vraiment que l’eau en bouteille est meilleure pour la santé ! C’est une idée préconçue. On se dit que l’eau du robinet n’est pas bonne avant même d’y avoir goûté et on va s’acheter des bouteilles. Maintenant, parlons de la masse de plastique qui se retrouve dans l’Océan pacifique. On l’appelle la « soupe plastique ». Elle se retrouve sous la surface des eaux et représenterait 2 fois la taille du Texas. La plupart de ces débris sont des plastiques , des polymères et des débris de bateaux et plus de 80% de ces derniers proviennent de la terre. Je ne peux pas croire qu’il y a autant de déchets dans une si belle étendue d’eau. En plus, les bouteilles d’eau, de shampooing ou de toute autre chose qui ne sont pas fermées avec leurs bouchons et bien elles callent ! Et que se passe-t-il avec les bouchons ? Ils restent à la surface et les oiseaux comme les albatros les ingèrent. Bien sûr que le fait d’ingérer du plastique n’est pas vraiment bon. Donc qu’est-ce que deviennent les albatros ? Ils meurent. Et voilà que les bouteilles d’eau tuent des animaux ! Aussi, la masse de plastique que nous pouvons retrouver dans l’océan est six fois supérieure à la masse de zooplancton. Donc, en tant que citoyenne, je suis maintenant très sensibilisée par rapport à la surconsommation de bouteilles d’eau à usage unique et je vais m’engager à ne plus en acheter et à essayer de convaincre d’autres gens d’adopter mon point de vue dans le but de faire diminuer la consommation de bouteilles.
Ensuite, je crois que 2 auteurs philosophiques auraient pu dire leur mot sur ce sujet. Premièrement , Henry David Thoreau, un homme qui a vécu dans une cabane de bois qu’il a construite et qu’il lui a coûté seulement 28,12$ . Il fait ça dans le but d’illustrer les avantages spirituels d’un mode de vie simplifié. Il a voulu prôner les quatre nécessités qu’il y a dans la vie : la nourriture, un abri, des vêtements et des combustibles. Il dénonce la consommation en faisant ce geste. Donc, il n’aurait sûrement pas été d’accord avec le fait d’acheter quelque chose que nous avons déjà à portée de main. Ensuite, il y a l’océanographe Charles Moore. Il a été le premier océanographe à identifier la plaque de plastique dans l’océan. Moore fait déjà des conférences pour parler de cette mer de plastique et il contribue à ramasser le plastique de l’océan même si ça serait impossible de le retirer complètement. Moore a grandi avec la mer sous ses yeux et il l’a vu se détériorer. Lorsqu’il s’en va sur son bateau et qu’il remonte des échantillons de plastique, il soupire en voyant tout ce qui pollue cette étendue d’eau. Charles Moore nous confie aussi que si nous recyclerions notre plastique, il y en aurait beaucoup moins dans la mer.
Pour conclure, la surconsommation de bouteilles est un problème grandissant. En effet, la fabrication de ces bouteilles et le recyclage qui n’est pas effectué dans la plupart des cas ont de graves effets sur l’environnement et sur notre santé. Les gens sont aussi très capricieux en ce qui concerne leur eau. Mais des études prouvent que l’eau de l’aqueduc est meilleure pour la santé. Selon moi, les gens se font des idées par rapport à l’eau du robinet. Aussi, Henry David Thoreau, un auteur philosophique, aurait été contre ce fléau ainsi que l’océanographe Charles Moore. Pour stopper la consommation de bouteilles, ou du moins la minimiser, nous devrions tous êtres conscientisés vis-à-vis ce problème. Nous devons tous faire notre part et il ne faut pas attendre à plus tard ! Nous devons commencer à agir dès maintenant.
Par contre je vous mets un article paru aujourd'hui sur agora vox. : http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/l-eau-en-robinet-un-poison-lent-75132
Citation
L’eau en robinet, un poison lent
Le reportage sur l’eau passé sur France 3 le lundi 17 mai a dû ouvrir les yeux à nombre de Français sur un bien de grande nécessité, qu’ils consomment tous les jours. L’eau en bouteille est bien souvent diabolisée ces derniers temps, accusée de dépenser inutilement de l’énergie, mais faut-il pour autant se résoudre à consommer une eau prétendument potable ?
Les sels d’aluminium, les nitrates et les pesticides.
3 à 4 millions de Français boivent une eau ayant des teneurs en sels d’aluminium supérieures de 2 à 11 fois à la norme de l’Union Européenne.
Pour exemple, on apprend que la norme maximale autorisée est de 200 mg/l. Selon un chercheur du CNRS cité dans le reportage, une dose de 100 mg/l serait déjà dangereuse. Alors que penser des doses supérieures de 11 fois ?
Et que sont les sels d’aluminium ? Utilisés pour enlever la coloration de l’eau, ils représentent un risque clair pour la santé car selon un rapport scientifique de 1999, ils augmenteraient de 2 fois le risque de maladie d’Alzheimer. Mais ce n’est pas tout :
"Bien que la Direction Générale de la Santé n’en ait communiqué aucun bilan officiel, la plupart des experts ont acquis la conviction que l’épidémie d’encéphalopathie, une forme progressive de démence caractérisée par tremblements, convulsions, psychose et autres changements cognitifs -parole et comportement-, qui, dans les années 70, a décimé les insuffisants rénaux, avait pour origine la forte teneur en aluminium de l’eau de dialyse et des médicaments. " dit le site biogassendi.ifrance.
"À l’autopsie, on constate que le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer contient une concentration élevée d’aluminium, métal qu’on ne retrouve pas dans les tissus cérébraux sains. " rajoute le site du centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail. Mais ce n’est pas tout.
Le fléau de l’eau non-potable atteint son "apogée" en Eure-et-Loir, et pas seulement en sels d’aluminium. 12 % de la population du département boit une eau juridiquement non-potable à cause des fortes teneurs en nitrates et pesticides. Et beaucoup de communes n’informent tout simplement pas la population de la qualité de l’eau, qui menace les enfants en bas âge et les femmes enceintes.
La radioactivité
L’eau non-potable ne s’arrête pas à ces produits de contamination. Un gaz radioactif, le Radon, localisé généralement dans les sols graniteux, peut provoquer des lésions dans l’ADN et aboutir à des cancers, si cette eau est consommée régulièrement, ce qui la transforme en un poison lent.
A Saint-Sylvestre, en Haute-Vienne, on arrive à des chiffres délirants : 312 bequerels/l en moyenne. C’est plus de 30 fois la dose autorisée, mais cette eau est distribuée pour une simple raison : les normes de contrôle françaises ne prennent pas en compte le radon dans l’eau.
Ainsi, il y a des raisons de s’inquiéter qu’un bien aussi vital que l’eau soit à la fois aussi potentiellement dangereux et que le "contenu" de l’eau soit aussi ignoré de la plupart des Français qui sont pourtant les premiers menacés. Mais comme le dit un officiel dans le reportage de France3, "il vaut mieux ne pas alarmer la population".
Ce message a été modifié par Libertie - 19 mai 2010 à 14:13.
"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux"! Extrait du petit prince de St Exupéry.