D'après cet article (qui en propose d'autres plus approfondis en bas de page sur la situation en Thailande depuis 2006), une révolution s'est organisée pour contester le gouvernement actuel.
Extraits :
Citation
L'armée thaïlandaise a amorcé, mercredi à l'aube, une opération contre les Chemises rouges antigouvernementales, retranchées dans le quartier d'affaires de Bangkok.
Un fort contingent s'est massé près de leur campement, et des centaines de militaires et de policiers, souvent armés de fusils d'assaut M-16, étaient visibles dans les rues environnantes.
Des journalistes sur place ont en outre vu une vingtaine de véhicules blindés se déployer près des barricades pendant que les hélicoptères survolaient la capitale. Utilisant des haut-parleurs, les soldats ont sommé les milliers de manifestants de quitter le camp immédiatement, brandissant la menace d'une opération militaire imminente.
Un photographe de l'AFP rapporte que des blindés de l'armée thaïlandaise et des soldats ont ensuite pénétré dans le camp après avoir ouvert une brèche dans une barricade.
(...)
Un espoir d'un règlement négocié rapidement parti en fumée
La crainte d'une intervention militaire musclée planait depuis le début de la semaine, puisque les manifestants ne se sont pas rendus lundi, comme l'avait exigé le gouvernement.
Celui-ci a par ailleurs rejeté la proposition de négocier des manifestants, mardi, avertissant que tout dialogue était exclus sans évacuation préalable du quartier qu'occupent les manifestants depuis avril.
Les Chemises rouges ont de leur côté déclaré à plusieurs reprises depuis le début de la crise qu'ils arrêteront de manifester lorsqu'une entente aura été conclue. Elles occupent un territoire d'environ trois kilomètres carrés dans le centre de Bangkok, qui abrite principalement des commerces, des hôtels et des ambassades.
Le groupe réclame toujours la démission d'un gouvernement qu'il juge illégitime, et la tenue d'élections anticipées.
Dans la dernière semaine, 39 personnes ont été tuées et près de 300 autres ont été blessées dans les accrochages entre l'armée et les opposants. Depuis le début de la crise à la mi-mars, le bilan atteint 68 morts et quelque 1700 blessés.
Un fort contingent s'est massé près de leur campement, et des centaines de militaires et de policiers, souvent armés de fusils d'assaut M-16, étaient visibles dans les rues environnantes.
Des journalistes sur place ont en outre vu une vingtaine de véhicules blindés se déployer près des barricades pendant que les hélicoptères survolaient la capitale. Utilisant des haut-parleurs, les soldats ont sommé les milliers de manifestants de quitter le camp immédiatement, brandissant la menace d'une opération militaire imminente.
Un photographe de l'AFP rapporte que des blindés de l'armée thaïlandaise et des soldats ont ensuite pénétré dans le camp après avoir ouvert une brèche dans une barricade.
(...)
Un espoir d'un règlement négocié rapidement parti en fumée
La crainte d'une intervention militaire musclée planait depuis le début de la semaine, puisque les manifestants ne se sont pas rendus lundi, comme l'avait exigé le gouvernement.
Celui-ci a par ailleurs rejeté la proposition de négocier des manifestants, mardi, avertissant que tout dialogue était exclus sans évacuation préalable du quartier qu'occupent les manifestants depuis avril.
Les Chemises rouges ont de leur côté déclaré à plusieurs reprises depuis le début de la crise qu'ils arrêteront de manifester lorsqu'une entente aura été conclue. Elles occupent un territoire d'environ trois kilomètres carrés dans le centre de Bangkok, qui abrite principalement des commerces, des hôtels et des ambassades.
Le groupe réclame toujours la démission d'un gouvernement qu'il juge illégitime, et la tenue d'élections anticipées.
Dans la dernière semaine, 39 personnes ont été tuées et près de 300 autres ont été blessées dans les accrochages entre l'armée et les opposants. Depuis le début de la crise à la mi-mars, le bilan atteint 68 morts et quelque 1700 blessés.
En fait, il y aurait deux clans, rouge et jaune...
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Quatre ans de crise politique
La Thaïlande est engluée dans une grave crise politique qui a éclaté en 2006, lorsqu'un coup d'État militaire a entraîné la destitution de Thaksin Shinawatra.
L'ex-premier ministre, qui a fait fortune dans les télécommunications, était accusé de corruption, mais ses partisans, issus des régions rurales et des classes urbaines défavorisées, ont soutenu que l'élite urbaine traditionnelle et les partisans du roi Bhumibol avaient fomenté le tout dans leur propre intérêt.
Le bras de fer a entraîné plusieurs changements de gouvernement, qui se sont soldés par de nombreuses démonstrations de force des deux clans, reconnaissables à leur couleur, rouge pour les partisans de M. Thaksin et jaune pour ses opposants.
Thaksin Shinawatra vit actuellement à Dubaï pour échapper à une condamnation à deux ans de prison pour des malversations financières dans un autre dossier. Lundi, il a exhorté le gouvernement et ses partisans à trouver une solution négociée.










