j'avais posé sur un site cette quéstion :
" Pourriez vous me démontrer de manière rationnelle l'efficacité de la vaccination? "
Une personne m'a répondu par le texte ci dessous .
Que réponderiez vous à ce type d'argument ?
(je pose cette quéstion uniquement par curiosité , loin de moi l'idée de trouver un moyen d'avoir le dernier mot avec la personne qui m'avait répondu --poliment qui plus est , ce qui reste bien rare parmi avec nos amis vaccinateurs ennemis de la raison )
" Il faut tout d'abord se mettre d'accord sur ce qu'on accepte comme démonstration rationnelle. Les arguments utilisés pour démontrer l'efficacité de vaccins sont de différents types et la plupart passent par une analyse épidémiologique.
Un des premiers éléments observables et/ou quantifiables commencent par l'expérimentation brute de l'action sur le résultat: des études cliniques. On vaccine un groupe de personnes, on prend un deuxième groupe aussi identique que possible au premier, qu'on ne vaccine pas, et on regarde sur une certaine période le nombre de nouveaux cas de la maladie contre laquelle on espère une protection. Plus les groupes sont grands et moins la marge d'erreur due au hasard est faible.
Pour la rougeole par exemple, cette méthode montre que le nombre de nouveaux cas de rougeole dans le groupe vacciné est réduit de 85% à 95% par rapport au groupe non vacciné. Pour prouver cela, on peut soit se contenter du: "les statistiques le disent", ou alors vérifier soi-même l'analyse statistique des résultats. Mais les résultats se présentent sous ce genre de forme assez indigeste:
http://ije.oxfordjou...org/cgi/conten… et il faut soi-même savoir comment les analyser pour y porter un regard critique.
On peut essayer d'estimer l'efficacité d'un vaccin par d'autres méthodes. Par exemple, doser le nombre d'anticorps spécifiquement dirigés contre un microbe après l'injection d'un vaccin. Si de telles études ne démontrent pas dans l'absolu que ces anticorps assureront une protection suffisante, elles reflètent de manière concrète la réaction du système immunitaire suite au vaccin. Pour ce genre d'études, il faut encore une fois croire que leurs résultats sont valides ou les décortiquer soi-même...
On peut encore s'intéresser à l'aspect épidémiologique au sens large. On peut essayer de mettre en relation le taux de couverture vaccinale contre une maladie donnée dans chaque pays et la proportion de nouveaux cas dans la population de ces pays. Cette démonstration, plus discutable que la première, est cependant éloquente dans certains cas. Pour la rougeole, par exemple, la Suisse est un des rares pays d'Europe à avoir une couverture vaccinale (proportion de personnes vaccinées dans la population) inférieure à 90%. La Suisse est également un des rares pays d'Europe à être touchée chaque année par des épidémies de rougeole. A une plus petite échelle, certaines communautés ou certains établissements scolaires ont pris parti contre la vaccination et représentent un regroupement de personnes à la couverture vaccinale extrêmement faible. Lorsqu'une épidémie de rougeole s'y déclare, ce sont généralement plus de la moitié des enfants qui contractent la maladie, ce qui ne se voit jamais dans un établissement scolaire public.
On peut observer également des coincidences temporelles, comme l'éradication de la variole peu après la campagne mondiale de vaccination contre cette maladie. Contester cet exemple sur la base de la comparaison avec une épidémie de peste est décevant de votre part, car si l'on s'intéresse à comprendre jusque dans les détails le fonctionnement des maladies infectieuses, des épidémies et des vaccins, on sait que le type de microbe, le type de réponse immunitaire, le type de vecteur, les propriétés de propagation des agents de la peste et de la variole n'ont pas grand chose en commun et que cette comparaison n'a, de ce fait, que peu d'intérêt.
Voici les principaux arguments sur lesquels se basent les médecins pour conseiller ou non une vaccination. Elles me semblent tout à fait rationnelles, bien que la première soit la meilleure pour écarter la marge d'erreur due au hasard. Il faut également relever que les études montrent également l'inefficacité de certains traitements et que la médecine en tient compte. La recommandation concernant le vaccin BCG, par exemple, varie d'un pays à l'autre en raison du nombre relativement élevé de personnes qui n'acquièrent pas une immunité suffisante suite au vaccin.
Il ne suffit donc pas de dire qu'il existe des études à ce sujet, mais qu'il existe des études démontrant cette efficacité, et que ceux qui les analysent tiennent compte des résultats pour recommander ou non un vaccin... " - fin de citation
voilà de quoi éxercer , si vous le voulez bien , votre verbe dévacciné
merci d'avance
bonne soirée
PS : c'est au moins la troisième fois que je pose une question de ce type; j'espère ne pas donner l'impression de d'être une sorte de gros fainéant demandant aux autres de faire tout le travail à sa place .











