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'axe hypothalamo-hypophysaire déconne plutot souvent chez l'humain.Donc je ne voit pourquoi ça ne serait pas le cas de la lactation.
qu'entends-tu pas "il déconne souvent" ?
Et quand il déconne, ça ne veut pas dire que l'organisme est physiologiquement incapable de produire les hormones nécessaires, ça veut juste dire qu'à un moment donné, une réponse donnée est perturbée par quelque chose.
En ce qui concerne la lactation, il déconne surtout quand on perturbe les débuts de la mise en place de l'allaitement en induisant du stress et en ne garantissant pas un bon environnement. Il déconne du fait de l'incompétence du personnel accompagnant. Parce que ce serait quand même étonnant qu'il "déconne" par exemple tellement souvent chez les femmes françaises, déjà nettement moins souvent chez les femmes suédoises, et carrément jamais chez les femmes africaines à qui on ne vient pas proposer de biberons à la place de leurs seins.
Moi ça me questionne ces perturbations de l'axe hypothalamo-hypophysaire tributaires de la géographie et du mode de vie sociétal
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Mais ne serait-il pas plus intelligent que plutot que d'ériger l'allaitement comme ce qui a de mieux pour le BB laisser a le mère le choix, si elle le vit comme une contrainte je ne suis pas sur que se soit très bon pour le BB. Le choix est primordiale.
Evidemment que ça doit rester un choix et que le fait de choisir est primordial, c'est tellement un lieu commun de dire ça....
Mais en l'occurrence, chez nous, ce n'est pas réellement un "choix" justement, où en tout cas il est faussé, orienté, perturbé par de fausses croyances et par une influence néfaste de l'agro-alimentaire, une méconnaissance crasse de la question de la part les "autorités" médicales, une occultation volontaire de l'importance de l'enjeu pour la santé néonatale... donc là je ne suis plus d'accord. Si tant de femmes font ce choix en France, et nettement moins dans d'autres pays où l'approche sanitaire de la maternité est différente, c'est pas pour rien. Et il est primordial de rétablir une information totale et correcte.
Laisser le choix ne veut pas dire s'abstenir d'expliquer que l'allaitement EST ce qu'il y a de mieux. Il n'est pas question "d'ériger" l'allaitement à quoi que ce soit, il est question de constater uniquement, de lui redonner la place qu'il n'aurait jamais dû quitter avant qu'on ne décide que les bébés devaient être nourris "scientifiquement", avec des quantités mesurables etc...
Je te renvoie aux innombrables études faites sur le sujet concernant les bénéfices : sur l'incidence de pathologies infantiles, sur l'incidence des allergies, de l'intolérance au gluten, du diabète insulino-dépendant, de l'asthme, sur le développement de l'enfant. Quelques exemples en fin de post.
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Si la mère est contaminer comme son BB il faut un certain temps pour qu'elle produise ses anticorps donc le temps que le BB soit plus ou moins contaminé. Dire que l'allaitement protège des maladies, c'est tout sauf vrai, il faut l'allaiter assez longtemps pour que les IgG transpalcentaires soit totalement éliminer (donc plus de 6 mois) et que la mère ait déjà eu la maladie en question, ou que le délai entre infection et productions d'anticorps ne soit pas trop long.
Alors là, c'est un vrai gloubi boulga ce que tu me sors...
Alors, comme manifestement vous n'avez pas de cours à ce sujet à la fac, petit tour d'horizon du lait maternel d'un point de vue intérêt immunitaire :
A la naissance, le système immunitaire du nourrisson est loin d'être en possession de tous ses moyens et ne confère pas au bébé toute la protection nécessaire. Ce système immunitaire n'attendra ses
pleines potentialités que vers l'âge de
4 à 5 ans, d'après les ce qu'on en sait actuellement (alors oui, ça commence à 6 mois, mais ça met un sacré bout de temps avant d'être vraiment au point).
Avant cela, il reste immature (la production des interleukines régulatrices de la réponse immunitaire notamment, ainsi que la production des anticorps, n'est pas encore au point, en qualité comme en quantité). On peut donc dire que, pendant ses premiers mois, voire ses premières années, le bébé a un fonctionnement immunitaire "déficient", ou en tout cas insuffisant.
Le lait maternel constitue donc une réponse naturelle parfaite pour pallier à l'immaturité immunitaire :
D'abord, diverses molécules présentes dans le lait maternel empêchent la fixation des micro-organismes pathogènes sur la muqueuse intestinale du nouveau-né, qui est encore très perméable. Ces molécules sont :
- des oligosaccharides fucosidés (quasi absents du lait de vache), qui "trompent" les bactéries par leur ressemblance avec les sites de fixation qu'elles utilisent. Les bactéries viennent donc s'y fixer, et forment ainsi des complexes inoffensifs pour l'organisme du nourrisson.
http://www.apla-dz.o...d=88&Itemid=100
- des mucilages (complexes de protéines et de glucides), qui, en se liant aux bactéries et aux virus, facilitent leur élimination.
Ensuite, le lait maternel contient des anticorps, principalement des IgA qui se rencontrent essentiellement au niveau des muqueuses - intestins, poumons, salive - et résistent à la digestion par les enzymes de l'estomac et de l'intestin. Etant donné que les anticorps produits par la mère - et donc transmis à son enfant par le biais de l'allaitement - correspondent aux agents pathogènes rencontrés dans son "milieu naturel", ils lui confèrent ainsi une protection parfaitement adaptée à son environnement.
Le lait maternel protège également des virus et bactéries par le fait qu'il contient :
- de la lactoferrine, une protéine qui a pour particularité de piéger le fer. Or le fer est un élément indispensable à la croissance de certaines bactéries pathogènes (notamment les tristement réputés staphylocoques). La lactoferrine produite a donc pour action d'empêcher, ou en tout cas de diminuer, la multiplication des dites bactéries.
- des acides gras libres, qui abîment l'enveloppe des virus
- de l'interféron (présent essentiellement dans le colostrum), qui est également antiviral.
- des cellules phagocytaires (polynucléaires neutrophiles, macrophages), et qui secrètent aussi du lysozyme, une substance qui détruit la membrane des bactéries. Ces cellules sont également particulièrement présentes en grand nombre dans le colostrum.
En outre, la structure de la muqueuse intestinale (immature) du nourrisson se voit resserrée et renforcée par diverses hormones contenues dans le lait maternel, qui en garantissent une meilleure résistance et une plus grande étanchéité par rapport au passage de bactéries et de virus.
http://www.unicef.or...edia_13140.html
http://www.inra.fr/p...ion_immunitaire
http://www.medinet.b...news.asp?ID=454
http://books.google....itement&f=false
http://www.chu-toulo.../N_Montjaux.pdf
http://www.medscape....warticle/433149