Aller au contenu


Nuit du 4 août 1789 ?


  • Please log in to reply
11 réponses dans ce topic

#1 Katleen

Katleen

    Expert

  • Membres
  • 279 Messages :
  • Genre : Femme

Posté 09 juin 2010 à 14:22

Il est des jours ou une grosse odeur nauséabonde me remonte dans les narines........ ça pue, la mafia politique qui s'engraisse ,l'homme de la rue qui dépresse  ,tel un boulet de canon , je sent venir le point de rupture.Je ne suis ni anarchiste ,ni de droite ni de gauche , ni écologiste, je suis TOUT ....


Citation

La pension moyenne pour un député est de 2.700 euros net par mois, celle d’un sénateur de 4.442 euros. Elle est calculée au prorata de la durée des annuités acquises dans la limite d’un plafond élevé progressivement à 41 annuités en 2012. Mais, pour pallier la précarité de la fonction, les parlementaires peuvent cotiser double les quinze premières années, puis 1,5 fois les cinq années suivantes en ce qui concerne les députés. Les sénateurs peuvent, au bout des quinze ans, acquérir «par demi-cotisations deux annuités et demie au cours des cinq ann
source: http://www.liberatio...s-des-ministres
Combien cela nous coute-il depuis le début de la 5e république ?

VOUS AVEZ DIT "nuit du 4 août 1789 ?
source: http://panier-de-crabes.over-blog.com/

"Un homme meurt chaque fois que l'un d'entre nous se tait devant la tyrannie "
(wole Soynka prix Nobel de littérature)
                                                            
Je me souviens, tout comme vous très certainement, de cette date historique que j'ai apprise sur les bancs de l'école primaire. C'était l'année où j'ai passé mon certificat d'études, le "certif", comme nous disions. C'était en 1961, à Grenoble, à l'école du Grand Châtelet.
48 ans se sont écoulés depuis ma découverte de cette partie de "l'histoire de France".
Aujourd'hui je ne peux que constater que les droits féodaux ont été rétablis !
Depuis ces 10 dernières années, les riches n'ont jamais été aussi riches, les pauvres aussi pauvres, et de plus en plus nombreux. Les 41 années que je viens de passer dans une grande banque française, n'ont fait que renforcer ma conviction et mes convictions.

Alors que des milliers de salariés sont jetés à la rue comme des malpropres, qu'en ce 21 ième siècle, des êtres humains vivent dans des taudis, d'autres dans la rue, que le seuil de la pauvreté a été fixé en France a 788, € mensuels, alors que le minimum vieillesse est à 676,81 € mensuels, qu'un salarié doit cotiser pendant 42 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein ( 50 % de son salaire dans la limite du plafond de la sécurité sociale!

D'autres encaissent plusieurs millions d'€ annuellement, touchent 700.000, 800.000 € de retraite (sans parler de leurs revenus de placements mobiliers ou immobiliers), dépensent en une nuit à St TROPEZ ou PARIS, ce que ne gagnent pas d'autres en 10 ans !
Que grâce au bouclier fiscal, aux dizaines de niches fiscales, 10 000 foyers ont bénéficié d'une réduction moyenne de 67.290, € et 1000 foyers d'une réduction moyenne de 295.880, € !
Qu'avec un seul mandat de 5 ans un député touchera 1.548, € de retraite mensuelle, que Jacques CHIRAC en touche 30.781, € et que le président du pouvoir d'achat des banquiers joueurs de poker, nababs du CAC 40 touchera lui 23.250 € de retraites mensuelles cumulées.  
ce (que j'appelle le) portrait-robot de celui qui peut figurer au GUINESS des records du meilleur menteur de France, est l'oeuvre de SB LE sniper - http://photomontage.over-blog.fr



         LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE - La devise de notre République ???

Tranches d'âges et sociologie de nos députés :
30/40 ans : 16 députés - 40/50 ans : 110 députés - 50/60 ans 224 députés - 60/65 ans : 143 députés - 65/70 ans : 59 députés - 70/80 ans : 24 députés - plus de 80 ans : 1 député
Une étude indédite menée par des chercheurs du C.N.R.S. (voir le site : www2.cnrs.fr/presse/journal/3430.htm)
a établi le portrait-robot des "représentants de la Nation". "Un homme de plus de 50 ans fortement diplômé, souvent salarié du secteur public et/ou issu d'un milieu professionnel favorisé et titulaire d'un mandat exécutif local. Ils ont un niveau d'études élevé (5 années après le bac) et par conséquent exercent ou exerçaient une profession hautement qualitée. Ils ne sont que 0.9 % d'ouvriers et 2,4 % d'employés.
En février 2007, Jean Louis DEBRE a offert un cadeau à ses amis députés de tous partis politiques en faisant voter en catimini une loi allongeant la durée d'indemnité chômage de 6 mois à 5 ans, pour les députés qui ne retrouveraient pas leur siège à l'Assemblée Nationale.
Désormais ces Messieurs, toucheront, et ce sans quelconque engagement, comme par exemple celui de justifier la recherche d'un emploi ou d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE (maintenant Pôle Emploi) : 6 premiers mois 100 % de leurs indemnités soit 5.400,€ net -  6 mois suivant 70 % soit 3.780,€ net - 6 mois suivant 60 % soit 3.240,€ net - 6 mois suivant 50 % soit 2.700,€ net - 6 mois suivant 45 % soit 2.430,€ net - 6 mois suivant 40 % soit 2.160,€ net - 6 mois suivant 35 % soit 1.890,€ net - 6 mois suivant 30 % soit 1.620,€ net - 6 mois suivant 25 % soit 1.516, € net - 6 derniers mois 20 % soit 1.080, € net !

RIEN NE JUSTIFIE UN TEL CADEAU !
Eu égard à leur origine sociale, leur niveau d'études, aux connaissances que leur a apportés leur mandat de députés, celles et ceux que nous avons élus pour nos représenter doivent avoir le même traitement que celles et ceux qui n'ont pas pu faire des études, qui n'ont pas de sésame pour se faire ouvrir telle ou telle porte ! L'Assemblée dans laquelle ils siègent, n'est-elle pas coiffée par la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" ???

UN AUTRE CADEAU DE TAILLE EGALEMENT, LE BONUS POUR LEUR RETRAITE !
Les députés siegeant actuellement à l'Assemblée Nationale ne sont certes, très certainement pas ceux qui ont voté ce scandaleux priviliège (5 ans de mandat pour toucher 1.548,€ de retraite mensuelle), mais ce sont ces députés qui remettent en cause les acquis sociaux des salariés, ce sont ces députés qui demandent des efforts à tous les Français, ALORS QU'ILS MONTRENT L'EXEMPLE, et mettent un terme à cette INJUSTICE, en faisant aligner leur régime de retraite, ainsi que celui de leurs amis sénateurs et autres politiciens, sur celui des salariés (42 ans de cotisations pour toucher 50% du salaire dans la limite du plafond de la sécurité sociale).

ET que dire de leurs absences à l'Assemblée Nationale ?
Dernière illustration en date, le 8 avril, lors du débat sur  le texte "création et internet". Présents 15 députés UMP, 21 SRC (dont la moitié était, avant le vote, cachée derrière les rideaux rouges afin de préparer le "coup d'éclat" qui a permis, pas pour longtemps, le rejet du texte). Soit ces messieurs sont pris par d'autres mandats, et dans ce cas cela justifie une fois de plus l'interdiction du cumul des mandats et ce quel que soit le mandat, soit ils n'ont que faire des lois que subira la majorité des citoyens, et dans ce cas qu'ils rendent leur mandat !
EGALITE ??? Lorsqu'un salarié est absent de son poste de travail, l'absence lui est retenue sur le salaire!!!

Et en plus il(s) persiste (nt) et signe (nt) !  dans une interview à la "Provence" du samedi 25 avril, Roger KAROUCHI, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement a trouvé la solution pour lutter contre l'absentéisme des députés : "il faut que les députés puissent nous assurer leur présence de trois jours pleins à Paris. Il faut imaginer non pas des sanctions mais des incititations."
Ce monsieur de fout de nous ! Il y a vraiment des coups de pied au cul qui se perdent !


OUI, NON SEULEMENT LES PRIVILEGES, LES DROITS FEODAUX ONT ETE RETABLIS, MAIS RENFORCES ET ELARGIS !
                                                                                                   ALORS ???

Ce n'est pas en restant chacun dans son coin que l'on pourra aller de l'avant. Toutes les avancées sociales ont été le résultat d'actions collectives, actions sous toutes les formes, certaines plus radicales que d'autres, plus innovatrices, sortant totalement des sentiers battus. Rappelez-vous les "LIP", les ouvrières de "BELLA" (les poupées de notre enfance) et bien d'autres encore ! Toutes celles et ceux qui n'ont que leur "force de travail" à vendre (quand ils ont du travail!) pour se loger, se soigner, se nourrir, toutes celles et ceux pour qui l'avenir est derrière eux, mais qui ont le soucis de l'avenir de leurs enfants, de leurs petits enfants, ne sont certainement pas en manque d'idées pour développer la solidarité à la "France d'en bas", apporter leur soutien, leurs expériences.

C'est en toute modestie, l'objet de ce site, peut-être utopique,  mais qui se veut avant tout concret. Pour paraphraser un Homme qui inspire le respect et l'admiration....I HAVE A DREAM....
Utilisons le "bon côté" d'internet. C'est un outil fabuleux pour organiser la solidarité, l'entraide, développer la contestation, des "contre-pouvoir", faire circuler très rapidement l'information, des conseils !

Ce message a été modifié par Katleen - 09 juin 2010 à 14:23.


#2 Pytheas

Pytheas

    Electron libre

  • Membres
  • 461 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Future ex-Belgique

Posté 09 juin 2010 à 15:03

En effet, on ne peut qu'être scandalisé par ces privilèges exorbitants !
Mais... ils ne sont pas les seuls, loin de là : en 1982 déjà, de Closets dénonçait la caste des (plus ou moins) privilégiés.
Et en 2006, il remettait ça. Avec le même constat.

Moralité : les privilèges ont existé de toute éternité et ce n'est pas le 4 août 1789 qui y aura changé grand chose...

Edit : justement, voici un article d'aujourd'hui sur Rue89 qui montre encore une fois que la France des privilèges se porte plutôt bien !

Ce message a été modifié par Pytheas - 09 juin 2010 à 15:08.

Non, petit, nous n'étions rien. Juste une goutte et rien de plus.

Mes pensées pour Hamza al-Khatib, 13 ans, torturé à mort par les sbires du boucher de Damas.

#3 YAmA

YAmA

    Peace Process Need You.

  • Membres
  • 2 528 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Maintenant.
  • Intérêts : Toi.

Posté 09 juin 2010 à 16:05

On aurait tord de se focalisé sur les politiques, même si leurs privilèges representent quelques milliards à économiser.



Pourquoi ? Pour ça:

« Aux luttes sociales intenses des années 1970, ont succédé les politiques économiques libérales, la financiarisation de l'économie, la suprématie des actionnaires, les gains de productivité non compensés par des hausses de salaires.

Et le chômage.


Jacky Fayolle directeur de l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires), explique au Plan B :
« Dans les années 1980, les politiques de désinflation ont tout misé sur le chômage pour faire ralentir les salaires.
Le chômage devenant massif et persistant, il induisait une perte structurelle du rapport de force sur le marché du travail au détriment des salariés. »

             En 1980, quand une entreprise versait 100 euros bruts à un salarié, elle servait 9 euros de dividendes à ses actionnaires. Aujourd'hui, c'est 26 euros.
Arnaud Lagardère, Serge Dassault, Martin Bouygues et Claude Perdriel se frottent les mains.

Jacky Fayolle :
« En dix ans, du milieu des années 1980 au milieu des années 1990, ce sont 10 points de PIB qui ne sont plus allés aux salaires (salariés) dans cette valeur ajoutée [c'est-à-dire la somme des richesses créées], mais aux profits (patrons). [...]

Le PIB de la France s'élève à environ 1 500 milliards d'euros :
100 à 150 milliards d'euros ont donc ripé des revenus du travail vers les revenus du capital. »

Un transfert colossal puisque ces 100 à 150 milliards d'euros ponctionnés chaque année représentent dix fois le trou de la Sécurité sociale (11 milliards d'euros) ; neuf fois le déficit de l'assurance-chômage (14 milliards) ; trois fois celui des retraites (43 milliards)
Vous commencez à comprendre pourquoi le chômage à intérêt à perduré en plus de la raison "d' amortisseurs" de la productivité des entreprises...

« Les plus grandes entreprises – celles du CAC 40 – ont affiché des profits records [en 2004, 54 milliards d'euros, en 2005, 80 milliards, en 2006, 100 milliards], distribué des dividendes tout aussi explosifs et quasiment gelé les salaires. Pour Total, les dividendes versés ont grimpé de 15% et les salaires de 2,2% : pour la Société Générale, les chiffres sont respectivement de 32% et de 2,7% ; pour Renault, de 28,5% et de 4,6% (pour 2004-2005) ...
(Sources : Les Echos, la Tribune) » (Le Monde Diplomatique, Mars 2006, p18).


Dans ce cas d'ou provient l'inquiétude des marchés financiers, l'augmentation du coût des matières premières ?

Réponse: du DOLLAR et de la haute finance américaine, et nous arrivons ici à la source de toute la misère mondiale, article long mais extrêmement éclairant sur le fait que les USA "achètent le monde" avec des dollars pourris et sans valeur, et lorsque le prochain Krach arrivera, leurs propres réserves de dollars moisis auront étés convertis en or ou en biens concrets (monopole télécommunications, énergie, eau recherche etc...). cela vous parait trop gros ? un exemple cité de l'article:


Le cours de l'or a atteint jeudi 14 mars 2008 le niveau record de 1.000 dollars l'once à New York, sous l'effet de l'affaiblissement du dollar (qui favorise l'ensemble des matières premières, dont également le pétrole). La crise du système monétaire international, déjà latente depuis près d'une décennie, a brutalement éclaté avec les décisions prises le 15 août 1971 par le Président des Etats-Unis : inconvertibilité du dollar non seulement en or mais dans les autres monnaies, refus de la convertibilité des droits de tirage spéciaux, surtaxe de 10 % sur les importations, décisions contraires aux règles du F.M.I. et du G.A.T.T. ainsi qu'aux engagements concernant les droits de tirage spéciaux.

C'est la règle fondamentale de l'étalon dollar. Par suite - et c'était la critique du général de Gaulle - Le système fédéral permet aux Etats-Unis d'avoir un déficit illimité et d'acheter à la limite toutes les entreprises du monde, s'ils le veulent.
Le "choc pétrolier" a été le prétexte à l'introduction de règles nouvelles dans le système monétaire international (SMI) qui devient privé.

La domination du dollar comme monnaie-étalon donne le privilège exorbitant au Pays le plus riche du monde, celui d'exporter son déficit au détriment des autres, alors que sa monnaie est grillée : dollar is toasted ! Crise du dollar ?

Que fait-on des eurodollars accumulés dans les banques européennes ? Les excédents monétaires de la chine et de l'Inde alimentent les réserves, rejoignant les capitaux surabondants des Émirats Arabes Unis, soit quelque 3000 Milliards de dollars.

La manipulation monétaire vient doper le yuan et l'euro pendant que le déficit nord-américain s'aggrave. Une nouvelle crise du système monétaire internationale est imminente, car la Chine veut intervenir aussi sur les taux. On assiste aujourd'hui à une guerre des changes dans laquelle l'EUROPE EST LA SEULE PERDANTE.

Quelques chiffres   en 7 ans les américains ont créé plus de dollars que depuis 1776 et bien évidemment, plus l’on créé de papier monnaie, plus la valeur de cette monnaie baisse sur le marché des changes. L’auteur prévient, comme je ne cesse de le dire : Les autres Etats (même la zone euro) vont détruire leur propre monnaie dans le feu final de la grande inflation, qui vient de commencer.

Nous sommes Pierre Leconte et votre serviteur d’accord sur l’essentiel : Le grand choc mondial à venir ne proviendra pas des conflits de civilisation ou des religions, mais de l’accèlération du processus de destruction monétaire qui va engloutir tout ce que nous avons mis des siècles à construire.
Paul Jorion : JP Morgan rachète Bear Stearns à un prix de liquidation

17 mars 2008
La JP Morgan rachète Bear Stearns pour 2 dollars l’action, alors qu’elle en valait plus de 160 il y a encore quelques mois. Les 236 millions déboursés ne représentent que le quart de la valeur de l’immeuble abritant le siège New Yorkais, mais la Morgan rachète aussi un énorme paquet de titres il liquides et de dettes dans lesquelles il va lui falloir faire le ménage. Pour organiser l’apurement des comptes, elle a le soutien de la Fed, qui lui ouvre une ligne de crédit de 20 milliards. Paul Jorion raconte ce « week-end agité » durant lequel le rachat express a été finalisé.



Bear Stearns valait encore alors, du moins sur le papier, 3,54 milliards de dollars. Le prix payé par JP Morgan représente 6,7 % de ce chiffre.






Qu'est ce que "J P Morgan" ?

JPMorgan Chase & Co., cotée sur le NYSE (ticker : JPM) est une holding financière, née de la fusion entre la Chase Manhattan Bank et JP Morgan & Co en janvier 2001. Son siège est à New York City. C'est la troisième plus grande banque des États-Unis, avec un total de bilan de 1,2 milliards de dollars en capitaux propres, 106 milliards de dollars en action.(wikipédia).



Les think tanks (AEI, Manhattan Institutes, Center for National Policy, The John Birch Society, Cato Institute...) conservateurs et néo-conservateurs de la côte Est des Etats-Unis sont les émanations de très vieux supports capitalistes industriels et financiers américains opposés à la lutte ouvrière, au syndicalisme, au socialisme international, aujourd'hui à l'alter mondialisme, à la démocratie, à la paix mondiale et à la liberté individuelle.
General Electric, Amoco, Ford Motor Co., General Motors, Eastman Kodack, Shell, AT&T, Morgan Garantee Trust, Chrysler Corps. Procter & Gamble, American Express, Dupont, IBM, American Cynamid, Dow Chemical, Chase Manhattan Bank (supports de la politique d'apartheid en Afrique du Sud) sont au cœur du développement économique autoritaire dans le monde. Un phénomène "géologique" dont la plupart des composantes (les multinationales) sont coupables de crime de collaboration avec le nazisme et l'apartheid. Un big Business hors normes, résolument hors Etat...

Pour la seconde fois depuis le début de la crise des sub-primes en août dernier, Bank of America vient au secours de Countrywide, dont le cours de l’action avait perdu près de 90%. Bonne affaire ou fuite en avant ? Le point de vue de Paul Jorion, qui fut analyste chez Countrywide.
Bank of America était venue au secours de Countrywide en août 2007 quand la première banque commerciale américaine avait injecté 2 milliards de dollars dans la firme de crédit au logement, soit environ 16 % du capital de cette dernière. L’accord prévoyait que Bank of America pourrait acheter des actions de Countrywide au prix - alors privilégié - de 18 dollars. Avec un prix de l’action tombé ces jours derniers au niveau des 5 dollars, la banque était bien près de devoir considérer son investissement comme une perte sèche ; en rachetant au contraire Countrywide, elle se repositionne et acquiert potentiellement les 17 % du marché du crédit immobilier que la firme californienne représente.

La presse souligne ce matin qu’il aurait été préférable pour Countrywide que la firme soit acquise au moment de l’accord avec Bank of America au mois d’août. Pour la firme peut-être, mais pas nécessairement pour Angelo Mozilo, son PDG, qui a revendu progressivement la quasi-totalité de ses titres à un prix moyen - tous calculs faits - de 36,5 dollars, ni non plus pour Bank of America qui rachète 17 % du marché du crédit immobilier américain à un prix imbattable.

On peut alors se demander si le scénario n’avait pas été mis au point selon la manière précise dont il s’est déroulé. Ce n’est pas à exclure : les rumeurs de contacts entre Bank of America et un tout petit carré de dirigeants de Countrywide couraient déjà sur les marchés au début 2007 - et, au sein d’un petit cercle d’initiés, depuis bien plus longtemps encore.

Il n 'y a que le choix pour racheter des actifs en chute libre pour les financiers neo conservateurs appuyés par la FED, et en ce qui concerne la recherche également, et la pratique est connue (voir le scandale de la technologie de la carte à puce dont le brevet à été pillé par les USA): on rachète une entreprise leader dans une technologie de pointe, on la coule et on rapporte les brevets à "la maison"...

Y avait-il des signes annonciateurs de cette OPA de l' Europe par les USA ? comme si disons des pas de loup se serait fait entendrent dans la nuit ?

Article de 2006:
Faut-il craindre l'OPA de l'Amérique sur l'Europe boursière ?


Après la conclusion du rapprochement entre la Bourse paneuropéenne Euronext et le New York Stock Exchange, la Bourse américaine de nouvelles technologies, Nasdaq, lance une nouvelle offre hostile sur le London Stock Exchange. Deux opérations qui ressemblent à une prise de contrôle de la finance européenne par l'Amérique.

Une déclaration m'a bien fait rire dans cet article, celle de Philippe Marini, rapporteur général de la commission des Finances du Sénat:

Non : "Pas d'inquiétude : les Américains sont de bons partenaires"

La "crise" permet aussi de "dégraisser" à tour de bras:

Dans ce contexte extrêmement difficile, Citigroup a annoncé son intention de supprimer 9.000 emplois supplémentaires, en sus des 4.200 déjà prévus. Le groupe emploie actuellement environ 370.000 personnes dans le monde.
Paradoxalement, ces annonces sont très bien accueillies par les marchés. A l'ouverture de Wall Street, l'action Citigroup s'envole de 6,99%. Les analystes considérant en effet qu'avec ces provisions massives, Citigroup, comme hier Merrill Lynch, passe ses comptes à la paille de fer et pourra désormais repartir sur des bases assainies.

Qui est Citigroup ?
Citigroup Inc. (NYSE : C, TSE: 8710), opérant sous le nom Citi , est une entreprise financière majeure basée à New York, issue de la fusion de Citicorp avec Travelers Group le 7 avril 1998. Au regard du Forbes Global 2000 de mars 2007, Citigroup serait la plus grande entreprise mondiale [2], avec des actifs financiers totalisant 2 200 milliards de dollars (juin 2007). L'entreprise emploie 332 000 personnes dans le monde, et possède environ 200 millions de clients dans plus de 100 pays différents. Elle fait partie du Dow Jones Industrial Average depuis le 17 mars 1997 [3]. Depuis novembre 2007, son actionnaire principal, avec 4,9 % du capital est l'Abu Dhabi Investment Authority suivi (avec environ 4,6 % du capital) de la Kingdom Holding Company du prince Al-Walid Al Saoud.
(wikipédia).


En effet ce que peu de gens savent, et qui m'a été confirmé par une personne possédant une maîtrise en comptabilité c'est que plus une entreprise fait des bénéfices plus elle licencie, et que les bilans comptables peuvent êtres manipulés comme bons leur semble et ne reflète jamais la santé réelle d'une entreprise (information confirmée par un chef comptable d'une grosse entreprise américaine).

D'ou les audits internes réclamés par les actionnaires pour faire la lumière quand il y a des "contrariétés".

Depuis les années 90, l' intérim a augmenté de 130%, le nombre de CDD de 60%, et les CDI de seulement 2%.
1 700 000 personnes en CDD (80% d'une durée moyenne de 1 mois et demi)
600 000 intérim
800 000 stages (correspondant à 100 000 emplois)
« Fin janvier, la France comptait plus de 683 000 intérimaires, soit une hausse de 10,5% par rapport à janvier 2006. » (20 minutes, 9 mars 2007, p12)


Le RMI (Revenu Minimum d'Insertion, créé en 1988 et versé par la CAF) pour une personne seule : 433,06 € (janvier 2006).
Il y a 1,2 millions de RMIstes, ce qui représente une augmentation de 20% depuis 2002 !

Selon le ministère de l’Emploi, environ six millions de personnes doivent vivre aujourd’hui avec des minima sociaux, enfants et conjoints compris. Un Français sur dix.

En France, 7 millions de personnes pauvres, c'est-à-dire vivant en dessous du seuil de pauvreté (60% du salaire médian = 788€).
2 millions d'enfants pauvres
1 million de travailleurs pauvres en 2004, des gens qui travaillent mais qui ne gagnent pas suffisamment pour être au dessus du seuil de pauvreté. En 1970, il y en avait 3,9%, en 2001, 5,4% !


Pour terminer avec ce sujet, et le rapport entre ANPE et crise financière mondiale, je ne pouvait pas m'empêcher de donner l'analyse d'une personne importante aux USA:

Richard C. Cook est un ancien analyste du gouvernement fédéral U.S., dont la carrière inclus des services auprès de la U.S. Civil Service Commission, de la Food and Drug Administration, de la Carter White House, de la N AS A et du U.S. Treasury Department. Ses articles sur l’économie, la politique et l’espace sont apparus sur de nombreux sites Web. Son livre sur la réforme monétaire intitulé « We Hold These Truths: The Promise of Monetary Reform” est en préparation. Il est également l’auteur de”Challenger Revealed: An Insider’s Account of How the Reagan Administration Caused the Greatest Tragedy of the Space Age”, appelé par un des relecteurs, "le plus important livre sur les vols spatiaux de ces vingt dernières années." Son site Web est http://www.richardccook.com


Il dit ceci:

L'imposant article de Wikipedia sur Rockefeller donne la version suivante d'une déclaration célèbre qu'il aurait prétendument faite lors d'un discours d'ouverture à la conférence du Groupe Bilderberg de Baden-Baden en Allemagne en juin 1991 :

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time magazine, et autres grandes publications dont les directeurs ont participé à nos réunions et ont respecté leurs promesses de discrétion depuis bientôt 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer notre plan pour le monde si nous avions été exposés à la lumière de l'actualité durant ces années. Mais le monde est maintenant plus complexe et préparé à marcher vers un gouvernement mondial qui ne connaîtra plus jamais la guerre, mais seulement la paix et la prospérité pour l'humanité toute entière. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers internationaux est certainement préférable à l'autodétermination pratiquée dans les siècles passés."

Ce discours a été prononcé il y a 17 ans. Il est intervenu au début de l'administration Clinton aux Etats-Unis. Rockefeller parle d'un « nous ». Ce « nous », dit-il, s'est réuni en meetings pendant presque 40 ans. Si vous ajoutez les 17 années depuis qu'il a prononcé ce discours, cela fait 57 ans – deux générations complètes.

Non seulement “nous” a développé un “plan pour le monde”, mais la tentative de “développer” le plan a été évidemment couronnée de succès, au moins dans l'esprit de Rockefeller. L'ultime objectif de « nous » est de créer « la souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers internationaux ». Cela conduira, dit-il, vers un « gouvernement mondial qui ne connaîtra plus jamais la guerre. »
Juste à titre d'exercice intellectuel, supposons que David Rockefeller soit un personnage aussi important et puissant qu'il puisse penser qu'il soit. Donnons un peu de crédit à l'homme et supposons que lui et « nous » aient en fait réussi jusqu'à un certain degré. Cela voudrait dire que les décisions et les événements majeurs depuis le discours de Rockefeller en 1991 ont probablement aussi fait partie du plan ou qu'ils ont au moins représenté ses caractéristiques et ses intentions.

Par conséquent, en examinant ces décisions et événements, nous pouvons déterminer si en fait Rockefeller est crédible dans son estimation que l’Utopie qu’il a à l’esprit est en cours ou au moins est encore plus près de se réaliser. Sans ordre particulier, voici quelques décisions et événements présentés comme suit :

La mise en place de l’accord nord-américain de libre échange (N AFT A) par les administrations Bill Clinton et George W. Bush ont conduit à l’élimination de millions d’emplois dans l’industrie manufacturière US comme à la destruction de l’agriculture familiale US au profit d’un « agribusiness » global.

Des accords de libre échange similaires, incluant ceux édictés sous les auspices de l’OMC , ont conduit à exporter des millions d’emplois manufacturiers vers la Chine et d’autres pays.
Le revenu moyen par habitant aux Etats-Unis s’est régulièrement érodé pendant que la part de richesse nationale détenue par les tranches les plus riches a explosé. Quelques managers de Hedge Funds de Wall Street ont gagné un milliard de dollars par an alors que le nombre de sans-abri, incluant des anciens combattants, dépasse le million.
Cette bulle immobilière a conduit à une énorme inflation des prix de l’immobilier aux Etats-Unis. Des millions de logements sont en train de tomber entre les mains des banquiers avec les saisies hypothécaires. Le coût des terrains et des locations a en outre détruit l’agriculture familiale de même que les petites entreprises. L’augmentation des taxes immobilières basées sur des estimations foncières surévaluées a poussé des millions de personnes aux faibles et moyens revenus et des retraités hors de chez eux.

Le fait que les banquiers contrôlent maintenant les systèmes monétaires dans leur totalité, sous des législations où l’argent n’est introduit que par des prêts soumis à intérêt, a conduit à une pyramide d’endettement massif qui est au bord de l’effondrement. Ce système « monétariste » a été inventé par des économistes de l’Université de Chicago financés par la famille Rockefeller. Le hic, c’est que quand la pyramide s’effondrera et que tout le monde sera en banqueroute, les banques qui ont créé l’argent « à partir de rien » seront en position de saisir tous les actifs de valeur pour presque rien, comme J.P. Morgan Chase se prépare à le faire avec les affaires détenues par Carlyle Capital. Une régulation significative de l’industrie financière a été abandonnée par le gouvernement, et tout politicien qui se met en travers de la route est détruit, comme Eliot Spitzer.

Le poids total sur les américains des taxes fédérales, des états et des gouvernements locaux dépasse maintenant 40% des revenus et il est en train d’augmenter. Aujourd’hui, avec un début de récession, le Congrès contrôlé par les Démocrates, alors qu’il supporte le « stimulus » d’une exonération minuscule, est hypocritement en train d’augmenter les taxes par ailleurs, même pour les salariés des classes moyennes. Certaines taxes, ainsi que les prêts étudiants, ne peuvent plus être éliminés par la loi de protection contre la banqueroute.

Les prix de l’essence explosent alors que des compagnies comme Exxon-Mobil enregistrent des profits records. Les prix d’autres produits augmentent régulièrement, comme les prix des denrées alimentaires, avec quelques pays commençant à expérimenter des conditions proches de la famine. 40 millions de personnes en Amérique sont officiellement classées dans la catégorie « risque alimentaire ».
Le contrôle de l’eau et des ressources minérales par de grandes sociétés a supprimé la majeure partie de ce qui était disponible à tous, et la dérégulation de la production d’énergie a conduit à d’énormes augmentations des coûts de l’électricité dans beaucoup d’endroits.
La destruction de l’agriculture familiale aux Etats-Unis (comme au Mexique et au Canada) par les accords N AFT A est à l’image des politiques conduites envers d’autres pays par le FMI et la Banque Mondiale. Partout dans le monde, en raison de la pression résultant du « Consensus de Washington », l’autosuffisance alimentaire locale a été remplacée par la politique de production céréalière en priorité pour l’export. La migration à partir des campagnes a contribué à accroître la population d’énormes banlieues pauvres autour des villes des pays sous-développés.

Depuis les années 80, les Etats-Unis ont combattu dans des guerres partout dans le monde, que ce soit directement ou à travers des intermédiaires locaux. L’ancienne Yougoslavie a été démembrée par l’OT AN. Sous couvert des attentats du 11 septembre et en mettant en œuvre des plans préparés d’avance, les Etats-Unis sont maintenant engagés dans une conquête militaire et une occupation militaire permanente du Moyen-Orient. Un encerclement planétaire de la Russie et de la Chine par les forces des US et de l’OT AN est en cours, et une nouvelle poussée pour militariser l’espace a commencé. Les puissances occidentales sont clairement en train de se préparer pour au minimum la possibilité d’une autre guerre mondiale.

L’expansion de l’empire militaire US à l’étranger est à l’image de la création d’un système totalitaire de surveillance aux Etats-Unis, par lequel les activités des citoyens privés sont espionnées et tracées par une technologie et des systèmes qui ont été mis en place sous le prétexte de la « Guerre contre le Terrorisme ». Des implants humains de micro puces à des fins de traçage commencent à être utilisés. Le complexe militaro-industriel est devenu la plus grande et la plus en réussite des industries du pays avec des dizaines de milliers de planificateurs engagés à imaginer de nouvelles et meilleures manières, à la fois ouvertes et secrètes, de détruire les « ennemis » à l’extérieur comme à l’intérieur du pays.

Pendant ce temps, les Etats-Unis ont la population carcérale la plus importante du monde entier. En outre, la vie quotidienne de millions de gens est un fardeau écrasant de paperasserie et de charges du gouvernement, des assurances et des intérêts financiers. Et les plus simples des transactions d’affaires sont alourdies par les commissions de légions de comptables, d’avocats, de bureaucrates, de courtiers, de spéculateurs et d’intermédiaires.

Finalement, les conditions en détérioration de la vie quotidienne ont engendré un niveau extraordinaire de maladies liées au stress, de même que des addictions épidémiques à la drogue et l’alcool. Les gouvernements du monde entier sont eux-mêmes engagés dans le trafic de drogue. Au lieu de lutter contre le niveau de stress, la politique publique est biaisée en faveur d’une énorme industrie pharmaceutique qui s’enrichit sur le niveau déclinant de santé par des traitements s’attaquant aux symptômes plutôt qu’aux causes. Beaucoup de ces traitements objets de fortes campagnes publicitaires ont eux-mêmes des effets secondaires dévastateurs.

Cette liste devrait au moins nous en indiquer suffisamment pour poser une question difficile. En supposant à nouveau que toutes ces choses font partie du plan élitiste que Mr Rockefeller se vante d’avoir développé, n’est-il pas étrange que les moyens qui ont été choisis pour arriver à « la paix et la prospérité pour l’humanité toute entière » implique tant de violence, de tromperie, d’oppression, d’exploitation, de corruption et de vol ? basé sur le génocide, la guerre mondiale, le contrôle policé des populations et l’appropriation des ressources de la planète par l’élite financière, leurs politiciens marionnettes et leurs forces armées.

En particulier, pourrait-il y avoir une meilleure manière d’accomplir tout ceci que ce qui apparaît être un plan concentré pour priver les populations partout dans le monde de leur capacité de produire leur propre nourriture ? Après tout, le génocide par la faim peut-être lent mais il est réellement efficace. Particulièrement quand il peut être mis sur le dos des « forces du marché ».
Et se peut-il que les “nous” qui sont en train de réaliser tout ceci, incluant le grand David Rockefeller lui-même, ne soient juste que des criminels qui ont d’une certaine manière pris les sièges du pouvoir ? Si c’est le cas, ce sont des criminels qui ont fait tout ce qu’ils ont pu pour assurer leurs arrières et effacer leurs traces, y compris une mainmise étouffante sur le système éducatif et sur le monopole des grands médias
Une chose est certaine. Les électeurs n’ont certainement jamais donné leur accord à tout ceci en connaissance de cause.

Ce message a été modifié par YAmA - 09 juin 2010 à 16:08.

Tout ce qui est authentique porte le sceau du Silence.
Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.

#4 mouétout

mouétout

    Chercheur

  • Membres
  • 335 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Charente Maritime
  • Intérêts : Nature et environnement, randonnée, famille, cuisine et conserves bio du jardin, lecture...

Posté 09 juin 2010 à 17:19

Entièrement d'accord avec toi, chère Kathleen !
Tu ne le sais peut-être pas, mais je t'annonce que tu sembles être de gauche !... :piout: ...parce que les gens de droite trouvent tout ça normal et très bien, eux.
Je me suis aussi insurgée contre tous ces abus sur un fofo politique, par exemple, là:

http://politiquement...t-bis-t2345.htm

...Mais peu de gens sont vraiment intéressés par ce genre de littérature: ce sont des grenouilles chauffées!
Le monde ne sera sauvé, s'il le peut, que par les insoumis.
André Gide

#5 Pytheas

Pytheas

    Electron libre

  • Membres
  • 461 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Future ex-Belgique

Posté 09 juin 2010 à 17:43

@ YAmA : désolé, mais je ne comprends pas très bien le lien entre le contenu de ton post et le sujet ouvert par Katleen sur les privilèges ?
A moins, bien sûr, que l'on sorte la définition primaire du mot "privilèges" de l'équation privilèges = rente de situation.
Non, petit, nous n'étions rien. Juste une goutte et rien de plus.

Mes pensées pour Hamza al-Khatib, 13 ans, torturé à mort par les sbires du boucher de Damas.

#6 YAmA

YAmA

    Peace Process Need You.

  • Membres
  • 2 528 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Maintenant.
  • Intérêts : Toi.

Posté 09 juin 2010 à 18:28

Comme je le disais, les privilèges des politiciens c'est l'arbre qui cache la forêt des privilèges des actionnaires, des industriels et de la finance en général.

.

Ce message a été modifié par YAmA - 09 juin 2010 à 18:29.

Tout ce qui est authentique porte le sceau du Silence.
Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.

#7 Sathyne

Sathyne
  • Invités

Posté 09 juin 2010 à 18:33

Et si je faisais dans l'ironie déconfite, provoquée par la dernière nouvelle entendue ce matin au réveil... en vous disant que, pour ce qui est de ces "conséquences sociales de la mondialisation", quelqu'un est affecté à cette "mission", et que pour ce "vrai travail", elle perçoit le petit salaire de... 900 €
Oups j'ai oublié un zéro. :shy:

En tant qu'ex-ministre de logement ça va pouvoir renflouer sa petite retraite... :malice:

#8 Pytheas

Pytheas

    Electron libre

  • Membres
  • 461 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Future ex-Belgique

Posté 09 juin 2010 à 20:00

Voir le messageYAmA, le 09 juin 2010 à 18:28, dit :

des privilèges des actionnaires, des industriels et de la finance en général.

L'industrie et la finance, ce sont essentiellement des prises de risque. Tout le contraire d'un privilège, donc, dont la caractéristique principale est d'être, par définition, un bénéfice garanti.
Bien sûr, le but premier de l'industrie et de la finance est surtout de produire des bénéfices. Qui peuvent parfois être faramineux, en effet. Et débouchent souvent sur les privilèges que procure l'argent. Mais ce n'est pas garanti. La preuve : les crashs de 1929 et 2007. Qui ont non seulement ruiné des millions d'actionnaires, mais aussi complètement anéanti des fortunes entières, parfois colossales.
Non, petit, nous n'étions rien. Juste une goutte et rien de plus.

Mes pensées pour Hamza al-Khatib, 13 ans, torturé à mort par les sbires du boucher de Damas.

#9 Pierre Lenoir

Pierre Lenoir
  • Invités

Posté 09 juin 2010 à 20:02

Je vous livre les réflexions de Walter Benn Michaels, auteur américain : un article paru dans Marianne et un autre dans relectures.

Citation

Walter Walter Benn Michaels (né en 1948) est un auteur et professeur de littérature à l'université de l'Illinois à Chicago, surtout connu en France pour son ouvrage La Diversité contre l'égalité (The Trouble with Diversity), publié en 2007 en anglais et en 2009 en français.
http://fr.wikipedia....r_Benn_Michaels


Plus les sociétés deviennent inégalitaires, plus elles sont attachées à la diversité.
Walter Benn Michaels, auteur de "La diversité contre l'égalité"

Cet auteur met en relief cette manipulation qui consiste à substituer la notion de diversité à celle d'égalité. C'est un sujet brûlant pour maintes raisons, notamment parce que quand on remet en question la notion de diversité, on s'attire automatiquement les foudres des bien pensants qui diabolisent le sujet en évoquant racisme, homophobie, fascisme, etc. Ce n'est pas si simple mais l'idéologie dominante crée un tabou qui étouffe la démocratie, lequel n'est pas sans rappeler celui qui a eu lieu avec le 9/11.

Actuellement, la nouvelle extrême droite en fait son lit. Le risque, c'est qu'elle finisse par emporter la mise car elle est la seule sur le terrain politique qui exploite ouvertement "ce filon". Les acteurs de Riposte Laïque disaient récemment qu'ils souhaiteraient que toute la gauche française tienne le discours de Marine Le Pen à ce sujet, de façon à reprendre en mains un combat pour l'égalité  qui lui échappe totalement mais qui contient pourtant dans son essence le combat pour la diversité, alors que l'inverse n'est pas forcément vrai : c'est même le contraire.

Citation

Marianne2.fr : Pour vous, le débat sur la diversité masque l'accroissement des inégalités économiques?

Walter Benn Michaels : Oui. Au cours des 30 dernières années, les pays comme la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada sont devenus de plus en plus inégalitaires, économiquement parlant. Et plus ils sont devenus inégalitaires, plus ils se sont attachés à la diversité. C'est comme si tout le monde avait senti que le fossé grandissant entre les riches et les pauvres était acceptable du moment qu'une partie des riches sont issus des minorités.

Vous considérez qu'il s'agit d'un écran de fumé et qu'il est délibérément mis en place. Pourquoi et par qui?

Non, il n'y a pas de complot ici. Je pense que les gens se sont de plus en plus attachés à un modèle libéral de justice, dans lequel la discrimination — racisme, sexisme, homophobie, etc. — est le pire de tous les maux. Si ça marche, c'est à la fois parce que c'est vrai — la discrimination est évidemment une mauvaise chose — et parce que ça ne mange pas de pain— le capitalisme n'a pas besoin de la discrimination. Ce dont le capitalisme a besoin, c'est de l'exploitation.

Vous expliquez que la diversité ne réduit pas les inégalités, mais permet seulement de les gérer. Que voulez-vous dire?

Eh bien, il est évident que la diversité ne réduit pas les inégalités économiques. Si vous prenez les 10% de gens les plus riches (ceux qui ont en fait tiré le plus de bénéfices de l'explosion néolibérale des inégalités) et que vous vous assurez qu'une proportion correcte d'entre eux sont noirs, musulmans, femmes ou gays, vous n'avez pas généré plus d'égalité sociale. Vous avez juste créé une société dans laquelle ceux qui tirent avantage des inégalités ne sont pas tous de la même couleur ou du même sexe.

Les avantages en termes de gouvernance sont assez évidents, eux aussi. L'objectif du néolibéralisme, c'est un monde où les riches peuvent regarder les pauvres et leur affirmer (à raison) que personne n'est victime de discrimination, leur affirmer (tout autant à raison) que leurs identités sont respectées. Il ne s'agit pas, bien sûr, de les rendre moins pauvres, mais de leur faire sentir que leur pauvreté n'est pas injuste.

Vous allez même plus loin puisque vous expliquez que le combat pour la diversité a partie liée avec une logique néolibérale. Pourtant il a existé des convergences, que vous évoquez dans le livre, entre luttes économiques et revendications portées par des minorités. Pourquoi ces convergences ont-elles disparu aujourd'hui?

La convergence que vous évoquez entre la lutte contre la discrimination et le combat contre l'exploitation n'était qu'une convergence temporaire. Ainsi, par exemple, aux Etats-Unis, les Noirs radicaux se sont battus à la fois contre le racisme et le capitalisme. Des gens comme le Black Panther Bobby Seale ont toujours estimé qu'on ne peut pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, mais par le socialisme. Mais avec l'ère du marché triomphant débutée sous Reagan et Thatcher, l'antiracisme s'est déconnecté de l'anticapitalisme et la célébration de la diversité a commencé. Bien entendu, il n'y a rien d'anticapitaliste dans la diversité. Au contraire, tous les PDG américains ont déjà eu l'occasion de vérifier ce que le patron de Pepsi a déclaré dans le New York Times il y a peu: « La diversité permet à notre entreprise d'enrichir les actionnaires ».

De fait, l'antiracisme est devenu essentiel au capitalisme contemporain. Imaginez que vous cherchiez quelqu'un pour prendre la tête du service des ventes de votre entreprise et que vous deviez choisir entre un hétéro blanc et une lesbienne noire. Imaginez aussi que la lesbienne noire est plus compétente que l'hétéro blanc. Eh bien le racisme, le sexisme et l'homophobie vous souffleront de choisir l'hétéro blanc tandis que le capitalisme vous dictera de prendre la femme noire. Tout cela pour vous dire que même si certains capitalistes peuvent être racistes, sexistes et homophobes, le capitalisme lui-même ne l'est pas. Si dans les années 60 les Black Panthers pensaient qu'on ne pouvait pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, aujourd'hui, dans la crise économique actuelle, des gens comme Yazid Sabeg espèrent qu'on peut sauver le capitalisme grâce au capitalisme « black-blanc-beur ».

Vous ne semblez pas être un fervent partisan de la politique de discrimination positive telle qu'elle est menée actuellement aux Etats-Unis. Que préconiseriez-vous afin de rendre moins inégalitaire le système éducatif américain ?

Ces quarante dernières années, les étudiants des universités américaines ont changé, et de deux façons. Premièrement, ils se sont beaucoup diversifiés. Deuxièmement, ils sont toujours plus riches. Cela signifie qu'alors que les universités américaines se sont autoproclamées de plus en plus ouvertes (à la diversité), elles se sont en réalité de plus en plus fermées. Ça ne veut pas seulement dire que les jeunes issus de milieux modestes ont du mal à payer leur scolarité, ça signifie aussi qu'ils ont reçu un enseignement si bas de gamme dans le primaire et le secondaire qu'ils n'arrivent pas à passer les examens d'entrée à l'université.

Donc, la première chose à faire lorsqu'on décide de mettre en place une politique de discrimination positive, c'est de le faire par classes et non par races. La seconde — mais de loin la plus importante — chose à faire serait de commencer à réduire les inégalités du système éducatif américain dès le primaire. Tant que ça ne sera pas fait, les meilleurs universités américaines continueront à être réservées aux enfants de l'élite comme le sont, pour l'essentiel, les meilleures grandes écoles françaises. Même si, bien sûr, vos grandes écoles ainsi que vos universités les plus sélectives, puisqu'elles sont gratuites ou bien moins chères que leurs homologues américaines, apportent un avantage supplémentaire aux riches — c'est une redistribution des richesses, mais à l’envers.

Barack Obama est présenté, en France, comme un produit de la discrimination positive. Comment interprétez-vous sa victoire électorale et l'engouement qu'elle a pu susciter ?

Sa victoire, c'est le triomphe totale de l'idéologie néolibérale aux Etats-Unis, le triomphe de la diversité et en même temps celui des marchés. Ce n'est pas un hasard si des économistes démocrates conservateurs comme Larry Summers ou Tim Geithner sont ses conseillers les plus proches. Si ce que vous voulez, c'est sauver le système économique néolibéral de la crise, c'est une bonne chose. Nous savons tous que l'administration Bush était trop distraite par ses lubies impérialistes du XXe siècle pour s'apercevoir que Wall Street avait plus besoin d'aide que l'Irak. Obama ne fera pas cette erreur. Mais si vous voulez que le système change fondamentalement, ne comptez pas sur les Démocrates. Du point de vue de la justice économique, Obama, c'est juste un Sarkozy noir. Bien sûr, ce n'est pas un problème pour Sarkozy, mais c'est un problème pour tous les gens qui se disent de gauche, qui aiment Obama et pensent que l'engagement dans la diversité dont il est le produit va également produire une société plus égalitaire.

Le thème central de La diversité contre l'égalité, c'est qu'ils se trompent ; la diversité est au service du néolibéralisme, et non son ennemie. Ce n'est pas une adresse à Sarkozy — il sait déjà qu'une élite diversifiée est une élite plus heureuse, plus autosatisfaite. Cela s'adresse à la gauche, à ceux qui préfèrent s'opposer au néolibéralisme, plutôt que l'améliorer.

Source : Marianne2.fr (le titre et le chapo ont été rédigés par la rédaction de l'Observatoire du communautarisme)
http://www.communaut...site_a1036.html

Citation

Entretien avec Walter Benn Michaels, auteur de "La diversité contre l'égalité" (Raisons d'agir, février 2009).

Michaels commence par constater que « la volonté d’en finir avec le racisme et le sexisme s’est révélée tout à fait compatible avec le libéralisme économique, alors que la volonté de réduire — a fortiori de combler — le fossé entre les riches et les pauvres ne l’est pas. » Il est donc tout à fait possible de lutter contre le racisme sans pour autant lutter contre les injustices sociales ; tandis qu’il est impossible de lutter contre les injustices sociales sans lutter, du même coup, contre le racisme. Cette prémisse devrait logiquement entraîner un mouvement des luttes vers leur fondement, et cette convergence devrait rendre toujours plus forte et plus ample la revendication à l’égalité économique. Pourtant, c’est exactement le contraire qui se produit : plus les luttes se multiplient et se sectorisent, plus elles deviennent concurrentes. Et si ces luttes s’accommodent fort bien du libéralisme, et même ont besoin du libéralisme pour prospérer en tant que revendications autonomes c’est que leur « conception de la justice sociale repose elle-même sur une conception néo-libérale (...) Exprimer ses regrets pour l’esclavage, le colonialisme, la Shoah, manifester son respect pour les gens — pour leur culture, leur histoire, leur sexualité, leurs goûts vestimentaires, et ainsi de suite —, tout cela revient bien moins cher que de leur verser un salaire décent. »

Comment les luttes pour la diversité et les identités des dominés collaborent avec le néolibéralisme ? D’abord en proliférant dans son cadre idéologique, ensuite en se détachant de la revendication égalitaire, enfin en allant jusqu’à escamoter cette aspiration première. C’est parce qu’il n’en fut pas toujours ainsi, et que ces luttes, qui étaient à l’origine sociales, ont évoluées peu à peu dans la dénégation de leur fondement commun que Walter Benn Michaels rappelle qu’un militant civique comme Bobby Seale, cofondateur du Black Panther Party, pouvait encore déclarer, à la fin des années 1960 : « Ceux qui espèrent obscurcir notre combat en insistant sur les différences ethniques aident au maintien de l’exploitation des masses, c’est-à-dire des Blancs pauvres, des Noirs pauvres, des Hispaniques, Indiens, Chinois et Japonais pauvres, bref, de l’ensemble des travailleurs. » Pour Seale, les choses étaient claires : « Nous ne combattrons pas l’exploitation capitaliste par un capitalisme noir. Nous combattrons le capitalisme par le socialisme. »

Suite : http://www.relecture.../article19.html

#10 YAmA

YAmA

    Peace Process Need You.

  • Membres
  • 2 528 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Maintenant.
  • Intérêts : Toi.

Posté 09 juin 2010 à 21:46

Pythéas, cite moi dix exemples de grosses fortunes qui ont étés ruinées par la crise (j'entends par grandes fortunes ceux du who's who des 300).

Merci.
Tout ce qui est authentique porte le sceau du Silence.
Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.

#11 Pytheas

Pytheas

    Electron libre

  • Membres
  • 461 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Future ex-Belgique

Posté 10 juin 2010 à 15:47

Voir le messageYAmA, le 09 juin 2010 à 21:46, dit :

Pythéas, cite moi dix exemples de grosses fortunes qui ont étés ruinées par la crise (j'entends par grandes fortunes ceux du who's who des 300).

Ben, pour le krach de 1929, parmi les plus célèbres : JP Morgan Jr, les Vanderbilt ainsi que le fameux Rockefeller qui verra ses avoirs fondre de plus de 80%.

Edit : ajoutons aussi cet autre exemple de la fragilité des avoirs financiers :
La totalité des 145 milliards de dollars de bénéfices réalisés par les 4 300 sociétés du NASDAQ entre 1995 et 2000, vont se volatiliser entièrement avec les pertes gigantesques de 2000-2001 (148 Mds  USD) !

Moralité : quand on appartient au monde de l'industrie et/ou de la finance, on a beau faire partie des "privilégiés", on n'en risque pas moins de boire le bouillon.  :parano:

Ce message a été modifié par Pytheas - 10 juin 2010 à 16:02.

Non, petit, nous n'étions rien. Juste une goutte et rien de plus.

Mes pensées pour Hamza al-Khatib, 13 ans, torturé à mort par les sbires du boucher de Damas.

#12 YAmA

YAmA

    Peace Process Need You.

  • Membres
  • 2 528 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Maintenant.
  • Intérêts : Toi.

Posté 10 juin 2010 à 19:25

Je ne vois écris nul part que Rockefeller soir ruiné.
Quand au rachat de JpMorgan, cela peut-être une opération de faux rachat pour dégraissage massif, et remise à zéro du "passif" sans avoir à payer les pots cassés....

Je suis d'acord que certains vont payer l'addition: NOUS.

Ce message a été modifié par YAmA - 10 juin 2010 à 19:25.

Tout ce qui est authentique porte le sceau du Silence.
Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.