Avez-vous déjà imaginé quel visage aurait l’humanité si nous n’étions qu’un milliard sur la terre ? Cette différence ferait que nous nous verrions moins souvent d’une ville à l’autre, donc mieux, nous aurions pour chaque homme plus d’espace vital, plus de temps à nous aussi. Nos besoins vitaux seraient si différents… Aujourd’hui, nous sommes si nombreux à traiter les infos des uns et des autres, à demander l’avis à tant de gens connus ou inconnus sur telle question, l’info circule parmi tant de monde que, comme le téléphone arabe, elle est inévitablement déformée. Les échanges, importants ou pas, sont si nombreux dans la matrice humaine que les notions même de vérité ne sont plus les mêmes pour nous et notre voisin. Qui de vous saurait définir ce qu’est la réalité ? Est-elle la même pour votre fils, votre femme, votre voisin ou pour un esquimau ? Comment expliquez vous qu’au-delà des mots, on ne puisse toujours pas définir quel est le lien qui nous unis sur cette terre ? N’est-on pas tout simplement trop nombreux ? Est ce que 2012 ne s’inscrit pas tout simplement comme l’heure du sacrifice de l’humanité par l’humanité ? Et si 2012 n’avait rien de cosmique ? Dans une fourmilière ou dans une meute de loups, l’autorégulation se fait d’elle même mais, parce que nous nous sommes formatés une morale dérivée d’un dieu créé pour nous inventer des paradigmes tant l’idée de la mort nous est insupportable, nous sommes incapables de nous autoréguler et nous continuons à nous reproduire sans savoir où nous allons ni ce que nous offrons réellement aux nouveaux nés. Nous polluons tellement la terre qu’elle commence à se révolter, à réagir comme une cellule cancérisée. Décidément, notre apprentissage de jeunes dieux nous laisse encore au niveau d’un moinillon aveugle et sourd qui s’enferme dans ses craintes et qui ne cesse de vivre toute sa vie en se préparant à une échéance dont il ne sait finalement rien… Que de temps perdu. Pourquoi craindre 2012 alors que nous pourrions tout simplement ne croire qu’en une chose, la délivrance et pousser les formidables pouvoirs de la psyché à sculpter une issue heureuse pour l’humanité ? 2012 n’est qu’un reflex de l’inconscient collectif pour nous faire reprendre le dessus sur nous mêmes, de gré ou de force.
Dernière question : Et s’il nous était donné de pouvoir décider par nous-même, combien d’entre vous seraient prêts à mourir pour le bien du reste de l’humanité, pour que ceux qui restent soient biens pour l’éternité ? Si l’on vous donne la certitude que votre sacrifice sert vraiment cette cause, seriez-vous près à tout quitter sur l’instant ?
Lombrik










