Le marxisme culturel
#1
Posté 09 juillet 2010 à 02:01
« Il y a vingt ans, de jeunes Allemands enthousiastes abattaient le Mur de Berlin sous les encouragements et la joie de défenseurs de la liberté et des droits de l'homme. Pour beaucoup, ce jour grisant semblait annoncer l'émergence d'un monde meilleur. Le spectre du communisme finalement éliminé, la liberté avait triomphé de la tyrannie. La fin de la guerre froide conduisait même certains à déclarer que c'était "la fin de l'histoire" – que la démocratie libérale était maintenant la force dominante et incontestable dans le monde.
Cependant, les attaques du onze septembre ont tragiquement montré que c’était là être trop optimiste. L'éruption de l'Islamisme radical a montré qu’alors que l'Occident a pu se débarrasser d'un ennemi, l'Union Soviétique, un autre ennemi mortel s'est levé pour prendre sa place. Cela est tellement – tristement – évident.
Mais ce qui est peut-être moins évident, c’est que le communisme n'a pas simplement disparu dans un nuage de fumée historique. L'Union Soviétique a été défaite et est tombée, certainement. Mais l'idéologie communiste qui l'a nourrie ne s'est pas désagrégée mais s'est reconstituée sous une autre forme, bien plus mortelle en tant qu'ennemi actif de la liberté occidentale.
Subversif
Le communisme soviétique était un système de pensée qui ambitionnait de renverser les structures de la société par le contrôle de l’économie et de la politique. Il s’est transmuté en une idéologie néo-communiste de gauche, dont le but – non moins ambitieux – est de renverser la société occidentale par une transformation subversive de sa culture.
Pour saisir l'ampleur de ce mouvement, il faut revenir bien avant le moment de la chute du Mur de Berlin. L'effondrement du communisme fut en fait un processus lent. Sa faillite morale et politique devint évidente des décennies avant ce glorieux jour de Berlin de novembre 1989.
Beaucoup de voyageurs communistes ouvrirent les yeux lorsque le soulèvement hongrois a été écrasé en 1956. D'autres, au cours des années, perdaient la foi, pas seulement dans le communisme mais dans sa sœur moins radicale, le socialisme, dont le principe central d'"égalité" se révéla être, sous de nombreux aspects, l'ennemi de la liberté et de la justice, avec les forces du marché semblant brandir le flambeau de la liberté à sa place.
Mais pendant que le communisme s'émiettait lentement, ceux d'extrême gauche qui étaient toujours hostiles à la civilisation occidentale trouvèrent une autre manière de réaliser leur objectif de l’abattre.
C'est ce qu'on pourrait appeler "le marxisme culturel". Il est fondé sur la compréhension que la solidité d’une société repose sur ses fondations culturelles : les structures et les institutions de l’éducation, de la famille, du droit, des médias et de la religion. En sapant les principes véhiculés par ces institutions, vous pouvez faire s’effondrer l’édifice social tout entier !
Cette idée fondamentale est due en particulier à un philosophe marxiste italien dénommé Antonio Gramsci. Sa pensée a été adoptée et mise en œuvre par les soixante-huitards – qui constituent, bien sûr, la génération détentrice du pouvoir aujourd’hui en Occident.
Gramsci a compris que le prolétariat ne se soulèverait jamais pour conquérir les leviers de "la production, de la distribution et de l’échange" comme le communisme l’avait prédit. L’économie n’était pas le chemin qui menait vers la révolution.
Il croyait, plutôt, que la société pouvait être détruite si les valeurs qui la sous-tendaient étaient inversées : si ses principes fondamentaux étaient remplacés par ceux de groupes considérés comme marginaux, ou qui transgressaient activement les codes moraux de cette société. Il prôna donc une "longue marche à travers les institutions" pour capturer les citadelles de la culture et les transformer en ennemis intérieurs secrétant une drogue hallucinogène qui mettrait les valeurs fondamentales de la société sens dessus dessous et sens devant derrière.
Cette stratégie fut appliquée à la lettre.
La cellule familiale traditionnelle a largement éclatée. L'illégitimité a été transformée en un "droit". La famille sans père a été redéfinie de manière neutre, comme un "choix de style de vie". L'éducation nationale a été détruite. Sa doctrine centrale, qui était de transmettre une culture aux générations successives, a été remplacée par l'idée que ce que l’enfant savait déjà était d'une valeur supérieure à tout ce que l'adulte pouvait lui édicter. Cette approche "centrée sur l'enfant" a fait se répandre l’illettrisme et l’ignorance, et a érodé la capacité à penser de manière indépendante.
Méfaits
La loi et l'ordre ont été pareillement ébranlés. Les criminels restent impunis parce qu’ils sont "victimes" de la société. Et la prise de drogues illégale est tacitement encouragée par une campagne dénigrant les lois anti-drogues.
Le "droit-de-l’hommisme" – souvent appelé "politiquement correct" – a renversé toute notion de moralité en excusant tous les méfaits des groupes de "victimes" auto-désignées sous le prétexte fallacieux qu’ils n’étaient pas responsables de leurs actions.
Le féminisme, l’anti-racisme et les droits homosexuels ont transformé les hommes, les Blancs et les Chrétiens, en un ennemi du genre humain, présumé coupable jusqu’à ce qu’il donne des gages de bien-pensance.
Cette manière de penser repose sur la croyance que le monde est divisé entre les puissants (qui sont responsables de toutes les mauvaises choses) et les opprimés (qui n’en sont responsables d'aucune). C'est une doctrine marxiste. Mais l'ampleur dont une telle pensée marxiste est reprise inconsciemment, même par l'Establishment, a été illustrée par la remarque stupéfiante faite en 2005 par Lord Bingham – alors "Senior Law Lord" – que les droits de l'homme consistaient en la protection des minorités "opprimées" contre la majorité.
Tout cela ne veut pas dire qu'a eu lieu une géante conspiration organisée pour miner la Grande-Bretagne de cette façon. Évidemment, quelques hommes de gauches ont conspiré ainsi, mais beaucoup d'autres ont rallié ces idées pour différentes raisons.
Une raison particulièrement importante fut la démoralisation de la classe dirigeante britannique suite à la perte de l'Empire et l'endettement de la Grande-Bretagne envers les Etats-Unis à la fin de la deuxième guerre mondiale – une perte profonde de nerf culturel qui a rendu l'Establishment vulnérable à toutes les idées, de quelque manière exotique, qui promettent d’amener le Nouveau Jérusalem.
Ces idées ont conquis l’intelligentsia, les universités et les médias – et c’est pourquoi la télévision est institutionnellement biaisée en faveur du politiquement correct.
Totalitaire
Le plus terrifiant, toutefois, c’est que ces idées forment une idéologie totalitaire qui étouffe systématiquement les contestations, comme à la bonne vieille époque des sociétés communistes. Ainsi, ceux qui s’opposent à l’adoption des enfants par un duo d’homosexuel(le)s se font arrêter. Ceux qui s’opposent à l’immigration de masse se font traîner dans la boue et accuser de "racisme".
Cet état d'esprit conduit aussi à la croyance que le nationalisme est la cause de tous les maux de la planète, précisément parce que les nations occidentales incarnaient les valeurs occidentales. D’où l’essor d’institutions ou de doctrines supra-nationales telles que l’Union Européenne, l’Organisation des Nations Unies, le droit international, ou la législation des droits de l’Homme, qui prennent le dessus sur les lois et les valeurs nationales.
Mais la vérité, c’est qu'être hostile à l'Occident, c'est être hostile à la démocratie. Et en effet, l’inexorable renforcement du Super-Etat Union Européenne, montre que la victoire sur l’un des deux régimes totalitaires en Europe – l’Union Soviétique – a été suivie de près par une capitulation devant l’autre.
En effet, la République Populaire de l’Euroland place la loyauté envers elle-même au-dessus de la loyauté envers les nations qui la composent et leurs valeurs. Elle a refusé de s’engager dans sa Constitution à préserver le christianisme, qui est pourtant le fondement de la morale occidentale.
À la place, elle milite pour un relativisme moral et culturel qui dresse les groupes les uns contre les autres. Elle donne le pouvoir suprême à des bureaucrates qui promulguent les règles de la "diversité" et punissent tous ceux dont le comportement est suspect.
Lors de la chute du Mur de Berlin, nous nous disions que c'était la fin de l'idéologie. Nous ne pouvions pas plus nous tromper.
Le Rideau de Fer a été remplacé par la Massue Multicolore que nos commissaires culturels font tournoyer avec dextérité pour pulvériser les attitudes "non conformes", et transformer la société occidentale en un univers post-chrétien et post-moral.
Lénine aurait été comblé. »
Melanie Phillips, Daily Mail, 11th November 2009, traduit partiellement par mes soins et partiellement repris de cette traduction.
#2
Posté 09 juillet 2010 à 07:45
#3
Posté 09 juillet 2010 à 11:17
pierre_t, le 09 juillet 2010 à 07:45, dit :
La course au profit maximum et immédiat met le monde en compote ? Allez dire ça aux Européens de l'Est, aux Asiatiques qui ont adopté l'économie de marché et qui vont bientôt nous dépasser.
De plus, vous parlez de l'idéologie de droite droite droite qui a inspiré ce texte, mais cet idéologie ne gouverne pas le monde. Prenez la plupart des hommes politiques dits de droite aujourd'hui, ils sont plus à gauche que le Jean Jaurès de l'époque. C'est dire.
Dans le libéralisme, on développe des jouissances et des accès à des jouissances, même parfois assez subtiles. Tandis que dans l’idéologie marxiste, pas du tout : on est toujours en butte à une autre idéologie, à d'autres personnes. On est sans arrêt en train de transformer des gens à son idéologie, et à s'opposer aux autres et à trouver des raisons de gueuler. Bref, on est toujours dans la réaction.
Dans le vrai libéralisme, ce n'est pas le cas : on a des buts, la création de richesses. Il y a une concurrence forcenée, certes. Je ne dis pas qu’on n’est pas des requins, et je ne dis pas que l'économie de marché ne fait pas de désastre et est parfaite. Mais c’est dans un but de jouir, ce n’est pas dans un but de faire la guerre à son voisin, sans comprendre pourquoi on la fait, contrairement au marxisme ambiant.
On ne se connaît pas, mais si je puis me permettre un conseil : vous devriez voyager un peu à l'étranger, aux États-Unis en particulier. J'en reviens juste, et depuis là-bas, c'est fou comme le marxisme ambiant en France saute aux yeux, et c'est fascinant d'observer que les Français n'en ont pas conscience (lire cependant Maurice Druon, La France aux ordres d'un cadavre (le cadavre étant le communisme), qui en parle bien).
Depuis les États-Unis, j'ai eu des informations très importantes : les Français sont marxistes et pour cette raison sont très malheureux. C'est pour ça qu'ils font la gueule, qu'ils sont dépressifs. Rien à voir avec les Américains, par exemple, qui sont beaucoup plus civilisés, positifs, sympas. Ça m'étonne qu'il n'y ait pas plus de suicide en France d'ailleurs. La personne marxiste est malheureuse, fait chier le monde, tient à rester dans ses erreurs. Je crois que ça résume bien la chose.
Quand je suis au milieu des communistes en France, je me dis que c’est fou comme ça change le psychisme, la psychologie. Il est impossible de faire un travail sur soi dans ces conditions. Pour moi, le communisme c'est la bête immonde, j'en suis parfaitement convaincu. En même temps, je sais que des phrases ne pourront suffire à convaincre les autres de ce fait. Le mieux est de voyager dans un pays pas encore très marxisé pour s'en rendre compte.
#4
Posté 09 juillet 2010 à 20:39
Citation
Ce message a été modifié par fox - 09 juillet 2010 à 20:39.
#5
Posté 09 juillet 2010 à 21:51
Or si seulement il n'y avait que le marché qui n'était pas transparent !
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.
#6
Posté 10 juillet 2010 à 00:30
C'est un texte très intéressant au final mais incomplet.
D'abord, quoi qu'on en dise, on est loin du communisme. N'est pas non plus dans le libéralisme. On est dans une société capitaliste (propriété privée, liberté d'entreprendre et d'accumuler des richesses, droit au travail), basée sur l'économie de marché, avec un socle libéral (ouverture du marché, libre circulation des bien et des hommes), et un communisme "culturel" en effet, puisqu'on se retrouve avec grosso modo, une pensée unique, commune.
Bien. Donc, on ne peut pas vraiment opposer tout ces "isme" les un les autres. Ni stigmatiser l'un d'eux aussi facilement.
Le christianisme qui est cité a la fin se la joue "oie blanche", mais bon, faudrait pas oublier que si on en est la, c'est un peu a cause de ses abus, genre inquisition, croisades (des albigeois par exemple), etc...
Donc oui, "sa" morale est attaquée! encore heureux !
L'état aussi est attaqué, et il y a des raisons a cela. L'état est "vu" comme le reliquat des temps de la royauté et des luttes guerrières. La guerre est considérée comme un fléau, et l'état est vu comme sa cause.
D'ou l'idée de "supra nation", de "nations unies", etc...
Enfin la démocratie est une tentative, comme l'économie de marché, et comme le marxisme de reprendre le pouvoir aux dirigeants qui en abusent. Mais le problème, c'est qu'on choisit à la base de se mettre tous d'accord, avec un système de vote. Mais on ne sera jamais tous d'accord. Pourquoi se contraindre à l'être ?
Donc c'est trop facile d'ignorer ainsi l'histoire pour venir dire "c'est mal", "c'est bien".
Mais chacune de ces idéologie contient en elle même la graine de sa propre destruction.
Le christianisme c'est sa morale.
La capitalisme c'est l'accumulation.
Le marxisme c'est d'accuser les riches et de dédouaner les pauvres
Le libéralisme c'est le corporatisme qu'il induit
L'économie de marché, c'est les externalités
Le communisme c'est la pensée unique, figée
L'étatisme c'est la guerre
La démocratie, c'est l'immobilisme
Aujourd'hui, vous savez quoi ? on a réussi le tour de force de combiner le pire de toutes ces idéologies.
Alors oui, on peut les faire se renvoyer la balle les unes les autres, on avancera pas plus ! lol
Mais que faire alors ?
Il y a un point commun dans tout ça : chaque idéologie se veut "la" solution, a l'exclusion des autres.
Peut-être qu'il y a un truc a creuser la, non ?
Peut-être que la vraie solution, c'est de ne pas chercher à imposer un seul système à tout le monde.
C'est la qu'est le problème. On a "un seul" système pour tout le monde. Un système qui combine les autres, mais qui reste "un seul" système.
Laissons les communistes vivre en "communisme", les libéraux être libre, les chrétien avec leur morale, etc...
Pourquoi on devrait tous vivre selon 1 seule et même règle.
Qu'on soit d'accord sur quelques grands principes, OK. Du genre "on ne tue point", "on cherche le bonheur", etc...
Pour le reste, faisons chacun un peu a notre sauce. non ?
#7
Posté 10 juillet 2010 à 00:49
1. L'homme ne se connait pas suffisamment lui même et par souci de domination, il (le soit disant connaissant, érudit.. politicien quoi), attribue aux autres des comportements erronés, impose aux autres des règles erronées basées sur une expérimentation dont finalement on ne tire pas de leçon, puisqu'on imagine que les situations vont se reproduire à l'identique.
2. L'homme ne se connait pas suffisamment lui même et par souci de sécurité, peur de la perte du confort et de la non satisfaction de ses besoins vitaux (meme si on a largement passé le stade de besoins "vitaux"), il cède à la connaissance d'un tiers pour trouver ce qui est bon pour lui, adopter le -isme le plus proche de lui même... sachant qu'il ne se connait pas, ce -isme peut même parfois être très très éloigné, finalement, de lui même.
En gros, on est entre des gens qui savent mieux que les autres, et des gens qui pensent ne pas savoir... deux comportements erronés, pour le coup, eux aussi.
Je sais que je peux paraître chiante avec ça, mais on en revient toujours a peu près au même thème, à la même problématique... ben nous.
(PS : vu le manque de clarté de ce message, j'espère que l'on comprendra pourquoi, la plupart du temps, j'opte pour la légèreté, dans mes propos...
bonne nuit
Ce message a été modifié par Catarineta Tchi Tchi - 10 juillet 2010 à 00:50.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.
#8
Posté 10 juillet 2010 à 07:49
Vous avez deux vaches...
LE SOCIALISME
vous avez deux vaches. Vous en donnez une à votre voisin.
LE COMMUNISME
vous avez deux vaches. L'état les prend et vous distribue le lait.
LE FASCISME
vous avez deux vaches. L'état vous les vole, et vous vend le lait.
LE NAZISME
vous avez deux vaches. L'état les saisit et vous élimine.
LA BUREAUCRATIE
vous avez deux vaches. L'état les prend en tue une, trait l'autre et jette le lait
par la fenêtre.
LE CAPITALISME
vous avez deux vaches. Vous les vendez pour acheter un taureau.
LA LIBERTÉ
vous vendez vos deux vaches, ne mangez plus de viande et buvez de l'eau !
L'HUMANITÉ
vous embrassez vos deux vaches, jettez votre carte d'identiré par la fenetre et dites la verité autour de vous. Les systemes depourvus de scrupules finiront par
s'effondrer d'eux mêmes !
Ce message a été modifié par Nikopol - 10 juillet 2010 à 07:51.
#9
Posté 10 juillet 2010 à 09:55
Aucune idéologie n'a réellement prouvé qu'elle détenait toutes les vertus menant à la paix entre les hommes et au bonheur universel !
Le Marxisme culturel qui a débouché sur l'islamo-gauchisme (lire les livres de Caroline Fourest à ce propos, bien documentés et bien écrits) tente d'imposer un modèle unique de prêt-à-penser en dénonçant l'impérialisme anglo-saxon qui écrase les pauvres terroristes - il faut bien qu'ils se défendent.
D'un autre côté, l'ultra-libéralisme supra-politique voudrait nous imposer un modèle de village global où tout le monde parlerait anglais et consommerait des iPad, boufferait du MacDo, voterait Démocrate ou Républicain (Blanc bonnet et bonnet blanc), et tout ça avec le sourire !
Là où tout se complique c'est que ces deux idéologies, pour des raisons d'intérêts distincts (commercial d'un côté et théologico-idéologique de l'autre), ont tendance à se rapprocher... Et ça, ça craint du boudin comme disait Carlos.
On le voit déjà dans les couches populaires (prolétaires) où il est de coutume de consommer anglo-saxon (Coca/MacDo/SerieTV/BlocBuster) dans un esprit consumériste bien dégueu, de prôner une politique de gauche égalitariste à l'extrême excusant les déviances individuelles au prétexte de la guettoïsation dans un relan victimaire insupportable et enfin d'adopter une idéologie plus porche de l'islam intégriste que du christianisme culturel où la langue française n'a même plus sa place (illétrisme)......
Et l'influence culturelle de la société a aujourd'hui plutôt tendance à partir des basses couches de la société et pas de l'élitisme des couches sociales plus élevées. La subversion est là : arriver à (faire) croire que le summum de la coolitude n'est pas d'avoir lu Voltaire/Céline/Rousseau, de connaître les vers de La Fontaine, de pouvoir chanter deux/trois chansons d'Aznavour mais d'en ignorer (voire d'en conchier) l'existence même.
Tout cela érige en icônes des individus mêlant avec bonheur tous ces attributs :
- Diams (Chanson)
- 113 (Heuuu... chanson)
- Djamel (Cinéma)
- Ribery (Sport)
- Cohn-Bendit (Politique)
Des égéries bien installées dans le confort capitaliste-libéral (quand je vois que beaucoup supportent HADOPI...tssss....) et prônant un islamo-gauchisme BCBG.
Deux exemples frappant du rapprochement des idéologies nous menant tout droit à une dangereuse pensée-unique du 21ème siècle : les BMW et les polos LACOSTE.
Deux marques élitistes arborées avec fierté par deux catégories de personnes : les capitalistes-libéraux la cinquantaine bien assumée et les jeunes de cité provocateurs la 20ène à peine dans le rétro.
Vous l'aurez compris ; je conchie la pensée unique. Chacun sa sauce, comme l'a fait remarquer Yoananda.
Prenons le meilleur en respectant les idéologies qui respectent celles des autres.
Essayer d'imposer une idéologie, comme c'est le cas aujourd'hui, est une nouvelle forme de totalitarisme.
De ce qu'en dit mon petit grain de poivre... je trouve pas si mal que cela un capitalisme non-libéral et local encadré par un état-nation interventionniste à petite dose avec une politique sociale de petite ampleur basée sur une responsabilité individuelle forte. Tout cela avec des règles morales inspirées par deux millénaires de judéo-christianisme et qui ne s'avère finalement pas si méchantes que cela (les 10 commandements) mais sans discrimination ou affirmations de catégories amorales (Gay, autres religions, sexualité débridée...etc).
Voilà mon image parfaite de mon petit pays qu'est la France.
Après chacun ses ingrédients...
#10
Posté 10 juillet 2010 à 13:45
Catarineta Tchi Tchi, le 10 juillet 2010 à 00:49, dit :
2. L'homme ne se connait pas suffisamment lui même et par souci de sécurité, peur de la perte du confort et de la non satisfaction de ses besoins vitaux (meme si on a largement passé le stade de besoins "vitaux"), il cède à la connaissance d'un tiers pour trouver ce qui est bon pour lui, adopter le -isme le plus proche de lui même... sachant qu'il ne se connait pas, ce -isme peut même parfois être très très éloigné, finalement, de lui même.
Je suis d'accord avec Catarineta, quand on ajoute des -ismes, ça sent l'embrouille. On qualifie de Marxisme tout et n'importe quoi, Marx lui-même a plusieurs fois dit, dans les dernières années de sa vie : « Moi, je ne suis pas marxiste », marquant sa volonté de se démarquer du « marxisme » auto-proclamé, le terme étant inventé autour de 1870 par des adversaires des proches de Marx au sein de l'Association internationale des travailleurs.
#11 Aura
Posté 10 juillet 2010 à 14:16
lembal, le 10 juillet 2010 à 09:55, dit :
Voilà mon image parfaite de mon petit pays qu'est la France.
Après chacun ses ingrédients...
#12
Posté 12 juillet 2010 à 14:48
Le capitalisme est née en réaction au féodalisme. Il a été inventé pour que mettre fin au seigneuries. D'ou ses revendications de liberté (d'entreprendre) et de propriété privée.
Le libéralisme est née en réaction à l'absolutisme, notamment le "droit divin", et pourrait dire pour simplifier : la royauté. Par extension aujourd'hui le libéralisme est une tentative de réduire au maximum le pouvoir de l'état (héritage de l'époque des royautés), voulant même abolir la notion de pays en ayant comme base la liberté individuelle et la responsabilité qui priment sur le droit souverain. Les impôts sont voulus eux aussi minimaux.
Le marxisme est née de l'observation des luttes des classes. Les élites vs le peuple. L'objectif est la réappropriation par le prolétariat des moyens de production et des ressources. Le marxisme est une réaction au capitalisme, dans lequel a l'inverse, c'est le capital qui possède (virtuellement) "tout". Le marxisme n'a jamais été mis en place, contrairement au communisme (qui n'est censé être qu'une étape).
Le communisme, sur Voulant mettre fin à cette lutte, il prône la dissolution des classes sociales. Son objectif est donc l'équité et le partage des ressources / territoires / tâches. Il vise l'abolition de la propriété privée, de l'état (lui aussi, comme le libéralisme).
Le christianisme est née en réaction au judaïsme pour, disons, adoucir la "loi". Il est devenu "morale", mais aussi négation du corps. En brimant le corps, il a donné naissance a 2 retour de balancier : le capitalisme et le communisme. A force de trop nier son corps ET son individualité, l'homme a voulu lui redonner sa place.
La judaïsme est née en réaction a la barbarie de l'époque, pour sortir l'homme de "l'animalité" avec des lois contraignantes, visant a "civiliser" un peu la sauvagerie de l'époque.
La démocratie est l'aboutissement du processus de dissolution de la royauté.
L'économie de marché, l'aboutissement du processus de "libéralisation".
Chacune de ces idéologies a la base a été imaginée pour faire évoluer l'homme vers une condition meilleure. Que l'idée soit bonne ou pas, l'intention n'en reste pas moins de sortir l'homme de ses souffrances.
Chacune est née à une époque bien particulière, et pas au hasard. C'est la nécessité qui a produit l'adoption de telle ou telle idéologie.
Par exemple le judaïsme est née de 2 facteurs : l'écriture, et les premières villes (elle même nées de l'élevage et l'agriculture).
La fin de la royauté s'est faite a cause de l'imprimerie qui a diffusé les idées des "lumières".
Mais chacun de ces idéologies porte en elle le germe de sa propre destruction comme je l'ai dit :
Le christianisme c'est sa morale.
La capitalisme c'est l'accumulation.
Le marxisme c'est d'accuser les riches et de dédouaner les pauvres
Le libéralisme c'est le corporatisme qu'il induit
L'économie de marché, c'est les externalités
Le communisme c'est la pensée unique, figée
L'étatisme c'est la guerre
La démocratie, c'est l'immobilisme
Appliqué a outrance, elle ne peut pas fonctionner.
On ne peut pas tous se mettre d'accord. La démocratie ne peut pas fonctionner ... pour tout. Il y aura toujours des élites, on ne peut pas éliminer les "classes", car les humains sont tous différents et veulent leur individualité. De même si la propriété privée est une bonne idée, son accumulation outrancière, et ultimement, le fait qu'un seul homme s'approprierait tout serait la négation de la propriété privée. Donc, sans répartition, sans partage, sans son opposé, la propriété privée n'a pas de sens.
Etc...
Donc en fait chacune de ces idéologie a bien sa place. Le problème c'est, comme je l'ai dit, de vouloir en faire une solution universelle.
La démocratie par exemple, ca fonctionne bien sur un territoire de la taille d'une ville et sa commune. Du moins, quelque chose comme un département. Il faut bien se décider en commun si on construit une autoroute, etc... Mais au dela, ca n'a plus de sens, comme notre quotidien le montre souvent. L'écart entre le peuple et le dirigeant ne doit pas être trop grand.
Pour organiser les "communes" alors oui, l'économie de marché doit pouvoir répondre. Mais pas forcément adaptée aux petites échelles. De plus, le troc lui aussi a sa place, justement à grande échelle. Ensuite la répartition du résultat du troc peut être faite de manière "communiste", etc...
Chaque idéologie, non seulement à sa place, mais en plus, leurs variantes aussi. Elles se combinent.
Donc en fait, on est pas très loin du "résultat". Tout est inversé dans notre société actuelle, mais tout est la. On a les pièces du puzzle, mais pas au bon endroit.
Aujourd'hui, a cause d'internet, nous allons au devant d'une nouvelle révolution, du même ordre que les précédentes, probablement même plus importante. Comme vous le savez, il y a de nombreux dangers. C'est pas gagné d'avance.
Une partie de la solution se trouve au coeur du problème.
Les entreprises. Aujourd'hui, pas moyen de passer outre. Elles nous donnent un salaire, et nous fournissent nos biens et besoins. Elles sont "indispensable" (dans notre mode d'organisation actuel). Donc c'est le coeur du système. Mais c'est aussi la cause du problème puisque leur objectif est le profit.
Il "faut" leur redonner leur vraie place. Les entreprises ne doivent plus être des machines a capital, mais des "guildes", des entités dépositaire de savoir-faire, et d'amoureux de ce qu'ils font. Le but de l'entreprise doit redevenir non pas le profit, mais le savoir faire.
En fait, ce sont plus des "guildes".
La société doit être organisée autour de l'être et non plus de l'avoir. L'être tolère et aime la différence, contrairement à l'avoir. Donc, au final, si quelqu'un veut "être" communiste, ou "capitaliste" ou "chrétien", ou autre, il devrait pouvoir l'être.
Pensez aux bâtisseurs de cathédrales, aux compagnons du devoir, mais aussi a plein d'autres organisations dont certains sont nommées "sectes" qui répondent au besoin d'être des humains, aux besoin d'être différents.
En dehors de ces grandes idéologies un peu fourre-tout, ce sont les "outils conceptuels" qui sont derrière qui compte :
* propriété privée (ou non)
* usure (ou non) - l'usure est "bonne" dans certaines situations, mais pas toutes. La bannir est aussi idiot qui d'en faire une obligation.
* partage
* formation d'élite
etc...
Bref, nous ne sommes qu'a un pas de la "solution", qui est juste d'abandonner l'idée de trouver UNE solution ! lol
Donc laisser "vivre" les idéologies.
Je sais pas, c'est très naïf comme exemple, mais rien ne nous empêche de dire "allez hop, la picardie a partie de maintenant, c'est pour ceux qui veulent être communiste" "pays de loire c'est pour les capitalistes", etc...
On est pas obligé d'associer un territoire / une idéologie. On peut aussi faire du transversal via les entreprises. Par exemple telle entreprise est capitaliste, telle autre chrétienne, telle autre communiste. On peut aussi faire des "mix", des territoires réservés, et d'autres non, etc...
Oter toutes limites. Se laisser expérimenter. Et même pourquoi pas, une personne peut habiter dans une région communiste et travailler dans une entreprise capitalisme et se marier a un conjoint royaliste. lol
Dans la pratique en fait c'est déjà comme ça. Le NOM vise a éliminer toutes ces différences au lieu de les mettre à leur place. C'est en ça qu'il est "mal". (Mais dans l'absolu, lui même à sa place a un certain niveau de l'échelle d'organisation). C'est la pensée unique l'ennemi. Donc au contraire, il faut encourager en encadrer (évidement pas faire n'importe quoi non plus).
Nous n'aurons jamais la paix. Mais au moins nous aurons l'épanouissement et moins de guerre.
Avant de viser l'absolu, on pourrait essayer d'être raisonnable.
#13
Posté 12 juillet 2010 à 16:50
La solution n'est pas de cet ordre .










