Pytheas, le 30 juillet 2010 à 11:03, dit :
Suite à ma diffusion de ce tutoriel, voilà le feed back euh... pas très enthousiaste que j'ai reçu :
Ben je vais répondre point par point...
Citation
De plus, car je suppose que c'est la gratuité qui te motive
Non, ce n'est pas la gratuité qui motive... Il se trouve que comme par magie, tous les logiciels open-source utilisés sont gratuis, mais le fond du problème est très différent. A ce propos, j'ai ré-écris mon billet d'origine avec un petit historique et quelques arguments pour expliquer les tenants et aboutissants du fond du problème.
Disponible toujours au même endroit
Pytheas, le 30 juillet 2010 à 11:03, dit :
, héberger un serveur chez soi (donc acheter un machine assez puissante),
C'est marqué dedans, c'est pas la puissance qui compte. L'argument de la puissance de la machine est un préjugé classique, et c'est pour ça que je l'évoque dans un paragraphe dédié du chapitre d'introduction.
Pytheas, le 30 juillet 2010 à 11:03, dit :
se doter de matériel redondant pour pallier aux défaillances,
Je pense que là, il n'a pas du tout compris l'objectif. Il est hors jeu. Le but n'a jamais été et ne sera jamais de monter un serveur pour héberger le site de vente en ligne de Carrefour ou le portail de la FIFA (et croyez moi, certains de ces gros sites sont parfois hébergés sur des architectures autrement plus pourries que celles que je propose de mettre en place, on serait étonné de l'état des coulisses de certains hébergeurs). Je crois que l'utilisateur moyens peut se permettre de voir son blog en ligne ne plus être accessible quelques heures, voir quelques jours, à cause d'une panne de courent ou d'une défaillance matérielle.
Évidemment, si vous voulez conquérir le web avec un site à grosse audience backupé en série avec redondance et load balancer, c'est un data-center qu'il vous faut, pas un serveur domestique. Maintenant, qui a besoin de redondance et de load balancer pour héberger son blog ? Skyblog en a besoin lui, car il en héberge des milliers, un utilisateur, il héberge le sien, et au maximum, celui de ses trois meilleurs amis.
Pytheas, le 30 juillet 2010 à 11:03, dit :
mettre en place le réseau, les sécurités, les sauvegardes et j'en passe et des meilleures relève de la folie pure et simple.
Non, c'est relativement simple à mettre en oeuvre. La sauvegarde m'apparait même comme un non-problème. Tout le monde sait en gros faire une sauvegarde de son propre disque dur, tout le monde sait copier des fichiers, graver un cd et à toutes fin, des scripts qui automatisent partiellement cette tache sont très faciles à mettre en oeuvre sous linux (j'en ai à disposition si vous voulez). Evidemment, quand on gère 150 serveur avec 2000 vhost et 500 clients, c'est préférable d'avoir un outils de sauvegarde à la hauteur. Pour monsieur Dugenoux dans le Périgord, un simple "scp" suffira amplement.
Quand au réseau, la plupart des utilisateurs savent déja faire une redirection de port pour faire du peer to peer, je ne vois pas ce qui les empêchent de faire la même chose sur le port 80, 25 et 110... Tout ça, je l'aborde également dans le premier et second chapitre.
Pour la sécurité, c'est un point important, et j'en parles. Néanmoins, il est à rappeler qu'en tant que serveur domestique hébergeant son blog et celui de ses amis, ce n'est pas la mafia russe qui va essayer de pirater votre base de donnée pour tenter de récupérer la liste des numéros de CB. A toutes fin, c'est plutot le gouvernement qui va trouver scandaleux de ne pas pouvoir lire le contenu de votre boite aux lettre. Et le serveur sera en revanche inévitablement la cible de personnes qui essayeront de s'en servrir, soit comme machine zombie, soit comme relais à spam... Notons toutes fois, qu'un serveur Linux, même pas sécurisé, reste quand même au moins 100 fois plus sécurisé que le Windows Nortonisé de madame michoux... il court par contre plus de risque, puisqu'il est en permanence en ligne. c'est un paramètre à prendre en compte et effectivement il faut insister sur ce point, et j'en parle, notamment pour les e-mails, car c'est pratiquement là le plus gros risque.
Pytheas, le 30 juillet 2010 à 11:03, dit :
Alors, tu remises au fond du placard ton idée, mais vraiment au fond hein et tu ne nous refais plus un coup comme ça.
Il a peur de quelque chose ou quoi ?
Pytheas, le 30 juillet 2010 à 11:03, dit :
Parce que le serveur web en kit on le quitte en courant et je peux te dire : on ne saura jamais, enfin toi, parce que moi je sais.
Merci, c'est agréable
Pytheas, le 30 juillet 2010 à 11:03, dit :
Laisse les professionnels
"lol"
Pytheas, le 30 juillet 2010 à 11:03, dit :
de l'hébergement faire leur boulot, càd offrir les services que jamais tu ne pourras mettre en place. C'est un ex architecte informatique qui te le dis.
fais de beaux rêves, c'est plus facile à héberger chez soi.
Et Je le répète, tout dépend les ambitions qu'on se donne. Dans le cadre d'un serveur domestique, il n'est pas besoin d'avoir recours à l'attirail de load balancer, de redondance et de sauvegarde qu'il mentionne. Je pense que shaka sera d'accord avec moi si je dis que, non, ce n'est pas totalement absurde de monter un serveur web chez soi, et non, ça n'exige pas de déménager dans un data-center. Ton contact pourrait aussi, pourquoi pas, fournir son argumentaires aux membres de l'association
RHIEN mentionné par nemandi, ça devrait pouvoir les intéresser, et occasionnellement les faire rire. (par contre je ne crois pas que RHIEN soit DE ou A Benjamin Bayart, c'est une association, point barre... qu'il s'y intéresse en revanche c'est évident)
Pytheas, le 30 juillet 2010 à 11:03, dit :
Et donc : kess tu penses de ces objections, Sedenion ? Trop sévères ? Irrecevables ? Justifiées ?
Je pense que ton contact est muni d'un assez extraordinaire meulon qui l'empêche d'envisager que des utilisateurs lambda puissent monter, au moins à leur échelle de particulier, un serveur web qui tient la route, toute proportion gardée avec les monstres d'architecture utilisés par les gros opérateurs. Selon toute vraisemblance, il me semble que ton contact est si non vexé, au moins considère son ex métier comme réservé à une sorte d'élite (c'est vraiment pas rare dans ce domaine, malheureusement), dont il ne faudrait surtout pas voler le business.
A toutes fin, je suis étonné, il n'a pas mentionné une seule fois le problème de la bande passante, et vu le terrain sur lequel il est allé (c'est à dire hors jeu), je crois qu'il aurait failli oser nous parler des problèmes de peering, sait-on jamais...
Ce message a été modifié par Sedenion - 30 juillet 2010 à 14:24.