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l'affaire Grégory


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32 réponses dans ce topic

#31 Idontknow

Idontknow

    Habitué

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  • Intérêts : Rester surtout lucide !

Posté 05 septembre 2010 à 14:17

Je crois que je suis destinée à ne pas voir ces interviews!
En clinquant sur tes liens j'atterris...eh ben sur rien du tout!
Ce fait divers a toujours attisé ma curiosité et je pense qu'il faut rester pragmatique face à cette affaire.En ce qui me concerne c 'est une histoire de jalousie dans laquelle un enfant a payé.
De toute façon où il y a un corbeau ( et celui là a persécuté le couple pendant 4 ans) il y a souvent une histoire de jalousie pour déstabiliser le ou les personnes.D'autant plus que cela s'est passé dans la France profonde  et dans ces petits villages  souvent tout se sait. Il n 'y a aucun mystère!
D'ailleurs les villageois savent qui est le criminel mais OMERTA oblige sinon gare aux représailles!
Mes parents ont vécu une histoire de ce type  mais par téléphone pendant plusieurs semaines(c 'était une femme).Nous(les enfants) avons mis leur appareil téléphonique sur écoute.La femme a été interpellée par la gendarmerie mais ils n 'ont pas voulu nous dévoiler son nom cependant sans le vouloir ils m 'ont donnée un indice - l'endroit d 'où cela venait-et à partir de là j 'ai su qui c'était et compris pourquoi elle a fait cela.
Quand la jalousie devient pathologique l 'individu ne contrôle plus rien, il est dans un état second jusqu'à ce qu'une situation l'en libère.
Le but du criminel est de faire souffrir ses victimes comme lui souffre.Il faut que la souffrance soit équitable!
C'est la nature humaine dans toute sa splendeur depuis le premier meurtre Biblique (CAÏN tuant son frère ABEL par jalousie).
Voilà mon point de vue sur cette affaire qui n 'engage que moi,je le précise bien! :D
Face à l 'obstacle l'homme moyen abandonne ce qu'il a entrepris.
Un grand esprit ne se lasse pas et termine ce qu'il a commencé
même si mille fois des obstacles se dressent devant lui
jusqu'à ce qu'il ait remporté le succès![

#32 horus5161

horus5161

    Expert

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Posté 30 mars 2011 à 18:56

05/03/2011 à 00h00
  Robert Badinter, l’antipopuliste
Critique
Par VINCENT GIRET

Le 9 octobre 1981, qui était un vendredi, le vote de 369 députés supprima la peine de mort du code pénal, suivant ainsi la plaidoirie de l’avocat Robert Badinter, devenu garde des Sceaux. Pourtant, deux Français sur trois, ou presque, étaient alors favorables au maintien de la peine capitale. Ce jour-là, la société politique, tout particulièrement son aile gauche, manifesta davantage d’audace que la société civile, en faisant entrer la France dans le cercle alors très fermé des Etats plus civilisés que les autres, en disant le bien malgré l’opinion générale, en décrétant le juste en dépit du consensus moyen. La gauche ne courait plus seulement derrière la société, elle la prenait de vitesse.

Trente ans plus tard, Robert Badinter livre le récit de son action de ministre dans un ouvrage qui tient autant du journal de bord d’un ministre singulier que d’une magistrale leçon d’action politique en terrain hostile. Pendant quatre ans, ce ministre-là, novice en politique, mal à l’aise dans les rituels restés monarchiques de la République, réforme tous azimuts et essuie en retour l’une des plus longues et des plus violentes charges qu’un homme politique peut endurer.

«L’avocat des assassins» devient vite «l’homme le plus haï de France». A l’Assemblée, dans les médias, sur les estrades, la droite se gausse de son «rousseauisme», dénonce son «angélisme», stigmatise son «intellectualisme». La haine déferle. «Badinter, assassin ! Badinter, en prison !» hurlent des dizaines de policiers sous ses fenêtres dans un mouvement de défiance de l’autorité de l’Etat sans égal sous la Ve République. Le général Bigeard, devenu député, lance à la cantonade : «En Allemagne, ils ont la bande à Baader, nous avons la bande à Badinter !» Dans son propre camp, le ministre n’est plus fréquentable, la plupart de ses camarades redoutant la contagion de son impopularité.

Que demandaient, déjà, les Français à en croire les enquêtes d’opinion ? «Des lois plus répressives.» Que leur offre l’intrépide Badinter, fort d’un soutien jamais pris en défaut de François Mitterrand ? Une modernisation radicale de la justice au nom de l’idée qu’il se fait des libertés dans un pays moderne. Abolition de la peine de mort, suppression des tribunaux militaires et des quartiers de haute sécurité dans les prisons, abrogation de la loi sécurité et liberté et de la loi anticasseurs, suppression du délit d’homosexualité, refonte du code pénal, droit de saisine de la Cour européenne des droits de l’homme… En référence à Michel Foucault, il affirme sans relâche qu’«à surveiller et punir», il faut substituer «éduquer et prévenir»…

Peut-on réformer contre l’opinion, braver les sondages, affronter de face le populisme et s’inscrire dans le temps de la grande politique ? Au-delà d’un plaidoyer pro domo, Robert Badinter livre une pièce importante dans un dossier qui tient aussi de la philosophie politique. A l’approche d’une échéance décisive, et pour la gauche en particulier, c’est tout sauf un livre d’histoire.
Toute vérité franchit trois étapes. D'abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.

Arthur Schopenhauer

#33 alcore

alcore

    Prince d'Euphore

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Posté 30 mars 2011 à 22:25

Voir le messagehorus5161, le 30 mars 2011 à 18:56, dit :

05/03/2011 à 00h00
  Robert Badinter, l’antipopuliste
Critique
Par VINCENT GIRET

Le 9 octobre 1981, qui était un vendredi, le vote de 369 députés supprima la peine de mort du code pénal, suivant ainsi la plaidoirie de l’avocat Robert Badinter, devenu garde des Sceaux. Pourtant, deux Français sur trois, ou presque, étaient alors favorables au maintien de la peine capitale. Ce jour-là, la société politique, tout particulièrement son aile gauche, manifesta davantage d’audace que la société civile, en faisant entrer la France dans le cercle alors très fermé des Etats plus civilisés que les autres, en disant le bien malgré l’opinion générale, en décrétant le juste en dépit du consensus moyen. La gauche ne courait plus seulement derrière la société, elle la prenait de vitesse.

Trente ans plus tard, Robert Badinter livre le récit de son action de ministre dans un ouvrage qui tient autant du journal de bord d’un ministre singulier que d’une magistrale leçon d’action politique en terrain hostile. Pendant quatre ans, ce ministre-là, novice en politique, mal à l’aise dans les rituels restés monarchiques de la République, réforme tous azimuts et essuie en retour l’une des plus longues et des plus violentes charges qu’un homme politique peut endurer.

«L’avocat des assassins» devient vite «l’homme le plus haï de France». A l’Assemblée, dans les médias, sur les estrades, la droite se gausse de son «rousseauisme», dénonce son «angélisme», stigmatise son «intellectualisme». La haine déferle. «Badinter, assassin ! Badinter, en prison !» hurlent des dizaines de policiers sous ses fenêtres dans un mouvement de défiance de l’autorité de l’Etat sans égal sous la Ve République. Le général Bigeard, devenu député, lance à la cantonade : «En Allemagne, ils ont la bande à Baader, nous avons la bande à Badinter !» Dans son propre camp, le ministre n’est plus fréquentable, la plupart de ses camarades redoutant la contagion de son impopularité.

Que demandaient, déjà, les Français à en croire les enquêtes d’opinion ? «Des lois plus répressives.» Que leur offre l’intrépide Badinter, fort d’un soutien jamais pris en défaut de François Mitterrand ? Une modernisation radicale de la justice au nom de l’idée qu’il se fait des libertés dans un pays moderne. Abolition de la peine de mort, suppression des tribunaux militaires et des quartiers de haute sécurité dans les prisons, abrogation de la loi sécurité et liberté et de la loi anticasseurs, suppression du délit d’homosexualité, refonte du code pénal, droit de saisine de la Cour européenne des droits de l’homme… En référence à Michel Foucault, il affirme sans relâche qu’«à surveiller et punir», il faut substituer «éduquer et prévenir»…

Peut-on réformer contre l’opinion, braver les sondages, affronter de face le populisme et s’inscrire dans le temps de la grande politique ? Au-delà d’un plaidoyer pro domo, Robert Badinter livre une pièce importante dans un dossier qui tient aussi de la philosophie politique. A l’approche d’une échéance décisive, et pour la gauche en particulier, c’est tout sauf un livre d’histoire.

C'est sur que 30 ans apres on ne se souvient meme pas de cet homme politique, dans les oubliettes...