Un mal pour un bien ?
A quand une crise volontaire pour sauver le planête ?
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La crise économique n'a pas que des effets négatifs. En tout cas, l'atmosphère s'en porte mieux. C'est ce qui ressort des nouvelles estimations de l'Agence européenne de l'environnement (AEE). Celles-ci, publiées vendredi, montrent en que le marasme financier de ces derniers mois est à l'origine d'une baisse notoire des émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre dans l'Union européenne en 2009.
"Sur la base de ces estimations, les émissions des 27 membres de l'UE sont inférieures de 17,3% à leur niveau de 1990 et donc très proches de l'objectif de l'Union de réduire ses émissions de 20% d'ici 2020", souligne dans un communiqué l'AEE, dont le siège est à Copenhague.
"L'impact le plus fort sur les émissions de gaz à effet de serre est venu de la forte baisse (-12,7%) de la consommation de charbon" tandis que toutes énergies fossiles confondues (charbon, pétrole, gaz naturel), la consommation a chuté de 5,5% par rapport à 2008, remarque l'agence européenne.
Avec la reprise économique, ces émissions pourraient néanmoins repartir à la hausse dès 2010, souligne toutefois l'AEE : "Il est apparent qu'à la suite de la profonde récession dans l'UE en 2009, la reprise économique pourrait provoquer des émissions plus élevées en 2010 comparé à 2009, ou au moins une réduction moins rapide", souligne l'AEE.
L'UE à 27, formée depuis 2004, n'a pas d'objectif dans le protocole de Kyoto signé lorsque l'UE avait 15 membres, mais s'est engagée à réduire d'ici 2020 ses émissions de 20% par rapport à 1990. L'Union s'est dite prête lors des négociations sur le climat à porter cet objectif à 30% en cas de prises de positions ambitieuses de ses grands partenaires, Etats-Unis et Chine en tête. (Source AFP)











