Les personnes qui trouvent le bonheur en chaque chose et se réjouissent de chaque petit bonheur de la vie. toujours entousiastes, qui construisent leur bonheur au rythme des bonnes petites choses qui leur arrive au quotidien. Cette attitude est en fait souvent sympthomatique d'un malaise profond, d'une nécéssité de rééquilibrage constant, l'édifice menace de s'écrouler, il faut donc chercher la moindre petite miette de lumière partout où on peut. Dans une variante un peu différente, on trouve les adepte du "Ca pourrait être pire" qui est symptomatique d'une résignation, d'une perte de foi, on ne cherche plus l'amélioration, on a perdu ses idéaux, on ose plus rêver mieux, on préfère accepter son sors.
En fait c'est une constante des ces faux optimistes, ils ont perdu leurs idéaux, ou alors ils n'en ont jamais eu. Ils ont accepté de laisser leurs rêves de coté pour accepter le monde tel qu'il est, pour se satisfaire de ce qui leur était donné. Comme des esclaves qui auraient décidé d'oublier que la liberté existait pour moins souffrir de leur état, pour moins se sentir mal. ]La plupart de ces personnes s'accrochent à une forme de réalisme désoeuvré, ils voient souvent l'idéalisme et l'utopie d'un mauvais oeil, comme un danger, comme une chose qu'il serait mal d'entretenir : "Il ne faut pas rêver", "ainsi va la vie". Aussi peuvent-ils s'inquiéter de vous voir entretenir des rêves impossibles, vous incitant à revoir vos idéaux à la baisse, pour profiter de ce qui est proposé, ils vous invitent à vous résigner, comme eux, à changer votre point de vue, à oublier toute forme de révolte et a vous abandonner au réalisme du monde.
Ces personne emploient leur énergie à chercher la moindre parcelle de lumière disponible à l'extérieur, à convertir leur propre point de vue pour distordre la réalité pour la rendre acceptable, ils s'épuisent à accepter le monde tel qu'il est et à y trouver leur bonheur, leur plénitude. Ils dénient leur propre force intérieur, ils dénient leur indéaux, ils se dénient eux-même. Ils ont oubliés les enfants rêveurs qu'ils étaient, ils ont oublié "qui" ils étaient avant.
Cette énergie déployée à l'extérieur n'est plus disponible pour entretenir leurs idéaux, leur rêves, et leur donner la possibilité d'élever leur esprit au delà de la dimensions terrestre qui les entour. Dans les cas les plus graves, il se piègent sans le savoir dans la matière, car ils refusent d'une certaine manière de rejeter ce qu'ils jugent en réalité être la seule chose qui existe : ce monde de merde. Ainsi n'ont-ils plus la force de se projeter ailleurs, de projeter mieux, ni pour ce monde, ni pour un autre. Ils font fragiles, fragilisés, le moindre négativisme les atteint, les met en colère, car menace les faire s'écrouler. Ils refusent qu'on critique trop durement le monde, car ils ont appris à l'aimer et y ont investi leur énergie, comme si ils y avaient investis leur économies.
Dans les cas les cas désesépérés, la conversion est complète, seule ce monde existe, et seul ce monde apporte le bonheur, à la manière dont il le fait actuellement : consomation, commerce, argent, pouvoir... ils méprisent les idéaux, ils crachent à la gueule des rêveur et se moquent d'eux. Ils sont attachés à ce monde comme une sangsue est attaché à son hôte, ils sont prêts à mourir pour le système, ils sont devenus le système.
***
Lorsqu'on décide d'employer cette énergie à autre chose qu'a accepter le monde, on souffre du monde, car il nous atteint, et on souffre d'être en désacord avec lui, on souffre du fait qu'il n'est pas ce qu'on veut, on souffre souvent d'être seul à avoir un tel point de vue. Mais on sait alors où on est, et on ose le dire, et on ose en souffrir et s'en offusquer, car au fond, on est optimiste, car on ne peut pas faire autrement. On est prêt à remuer l'univers tout entier pour manifester ses idéaux, pour les rendre possible, ici ou ailleurs, maintenant ou dans 10 000 ans, parcequ'on refuse de se plier, parceque si on se courbe, on sait que c'est temporaire, que c'est reculer pour mieux sauter, feindre pour mieux attaquer, perdre pour mieux gagner. On sait que si on se tait, c'est pour mieux écouter, comprendre, et échafauder son plan, attendre l'opportunité, trouver les failles et les exploiter.
Ce message a été modifié par Sedenion - 03 octobre 2010 à 14:04.











