Rozen, le 10 octobre 2010 à 09:17, dit :
Pour ceux qui disent qu'il convient d'écouter son corps et qu'il "sait"... Je crois que c'est un joli principe mais pour ma part, je connais des personnes qui ignorent la notion de satiété. Oui, hélas, ça existe ! Et me vient à l'esprit notamment une personne qui a de sérieux problèmes de poids et qui me dit que si on la laisse devant des tablettes de chocolat, de multiples douceurs (ou même du salé) elle ingurgite sans savoir dire "je n'ai plus faim". (Les problèmes physiques qui en découlent sont très parlants si je puis dire).
Le mot que tu emploies me semble juste : ces personnes là
ignorent la notion de satiété, cela ne veut pas, pour autant, dire que le corps ne les informe pas.
Manger par gourmandise plus que par besoin est un phénomène assez banal et répandu.
Tu ne croques pas quelques carrés de chocolat parce que tu as faim...
Dans l'exemple de la personne que tu cites, manger est devenu une addiction; je dirais que ça tient plus de la pathologie.
Citation
Si on laisse un gosse manger quand il veut ce qu'il veut ça peut donner de sérieux dégâts : on le voit dans notre société où le grignotage, l'abus de sodas et trucs hyper sucrés ont des répercussions visibles dans la rue ou, même plus finement dans les maladies cardio-vasculaires qui prolifèrent.
Il me semble que quand le bébé vient au monde, la mère est complètement à l'écoute des besoins du bébé : s'il faut lui donner le sein à 3h00 du matin, parce que bébé pleure, maman ne s'occupe pas de savoir s'il faut attendre 8h00 du matin; elle s'exécute immédiatement. On est donc bien dans une phase de la vie où c'est le corps qui dicte ces besoins et non l'horloge culturelle.
Il ne s'agit pas de nourrir l'enfant n'importe comment. Le laisser manger n'importe quoi tient du n'importe quoi.
Pareil pour les adultes.
Si l'on veut surveiller son poids, il faut être attentif à ce qu'on y met dans l'assiette. Des courgettes bouillies, c'est sans doute pas super "sexy" mais c'est plus efficace pour prévenir les problèmes de surpoids qu'une bonne plâtrée de pâtes carbonara.
Citation
Je ne suis donc pas du tout convaincue que le laisser-faire soit la panacée. J'imagine que l'horloge biologique que nous portons a aussi besoin d'être en harmonie avec nos comportements.
Quant au rythme, il vient sans doute du fait que, précisément, il a fallu dans la société situer des repères pour qu'il y ait temps de travail et un temps de repos (dans lequel on intègre le repas). Je me vois mal au bureau dans mes heures classiques de travail , ou en pleine réunion, sortir de quoi faire une omelette ou cuisiner mes haricots verts...

Le rythme vient donc également de cela mais ensuite chacun adapte... il y a effectivement des gens qui mangent moins de 3 fois par jour.
Préparer l'omelette pendant les horaires de bureau est difficile... par contre, manger quelques fruits secs ou une pomme déjà coupée en morceaux me semble beaucoup plus faisable. Et c'est bien plus sain que de se gaver de biscuits.
Perso, j'arrive à faire 5 repas/collations par jour - 6 quand j'étais moins fainéant - mais avant tout, je fractionne mes repas et surtout j'en surveille la qualité.
Ce message a été modifié par Game Over - 10 octobre 2010 à 10:58.