Aller au contenu


Cartel à Wall Street,l'affaire Clearstream, ect...


59 réponses dans ce topic

#1 zeh

  • Invités

Posté 11 février 2003 à 16:10

Je transmets ce document qui me parais particuliérement interessant, l'auteur est français, mais le document est en anglais.


Edition d'EcliptuX : A la demande de l'auteur du document cité ici, le texte introductif et le lien vers le document ont été supprimé.
Merci pour votre compréhension

Ce message a été modifié par EcliptuX - 14 mai 2006 à 17:43.


#2 pilo

    Chercheur d'idées

  • Membres
  • 703 Messages :

Posté 11 février 2003 à 16:18

cherchez aussi des infos sur denis robert qui denonce tres bien les banques mafieuses et autres blanchiement d'argent sale

l'affaire clearstream



pilo

#3 pilo

    Chercheur d'idées

  • Membres
  • 703 Messages :

Posté 11 février 2003 à 16:21

un petit lien quand meme....

Clearstream

pilo

#4 ZeH

    Chercheur d'embrouilles

  • Membres
  • 1 746 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Belgique

Posté 14 novembre 2004 à 14:22

On reparle de plus en plus de cette affaire de comptes publiés et non publiées ou l'on retrouve pêle mêle un paquet de banques qui ont pignon sur rue et les comptes secret de Ben Laden.

LA FORMIDABLE HYPOCRISIE DU SYSTÈME FINANCIER



Les rares fois où je me suis expliqué sur l'état de nos découvertes devant des publics aussi nombreux que celui de ce dimanche 22 septembre 2001 - je pense par exemple à la réunion Attac de juin dernier à Saint-Malo -, j'ai été touché par la chaleur de l'accueil qui m'était réservé, la justesse des questions posées, et par la rapidité de compréhension des gens présents. Je n'oublie pas que les membres d'Attac - je pense en particulier aux militants de base en France et au Bénélux, et aux membres du groupe paradis fiscaux - ont été les premiers à comprendre la portée de nos découvertes. Et à les diffuser dans le mouvement et parfois au-delà. Bref, même si ce n'est pas forcément mon occupation préférée (je parle des conférences), un passage parmi vous regonfle. On se sent moins seul face au rouleau compresseur qui se déploie lentement mais sûrement depuis six mois. Notre livre Révélation$et le film Les Dissimulateurs sont sortis le 1 er mars dernier. Je résume notre thèse : grâce aux documents confiés par Ernest Backes, le principal témoin de mon livre (des microfiches et des listes de comptes bancaires), nous révélions l'existence et les pratiques douteuses d'un véritable monstre financier prospérant, dans l'anonymat, au coeur de l'Europe.

Ce monstre a pour nom Clearstream. C'est une société de clearing internationale. Ernest était un des artisans et des cadres fondateurs de cette multinationale de la finance fondée au début des années septante par une centaine de banques européennes. Clearstream est chargée de transporter électroniquement des titres et des valeurs pour ses clients (en général, des banques), de leur faire passer les frontières des États, et d'en assurer la conservation. En langue française, le terme de «clearing »se traduit par «compensation ». Clearstream est une chambre de compensation internationale. Clearstream fait du règlement- livraison-conservation de titres. Le transport est en définitive fictif. Il n'y a pas de déplacement réel des titres. Même si des valeurs passent d'une banque de Jersey vers une banque américaine, ces valeurs restent inscrites (électroniquement) dans le système. C'est une donnée que moi, le béotien, ai mis du temps à comprendre. En fait, seul le nom du propriétaire change... Clearstream est en quelque sorte une «banque des banques »...

«La » banque des banques. C'est d'ailleurs l'aveu même de son ancien Pdg André Lussi :«Les banques ont des clients, et nous avons comme clients les banques... Oui, nous sommes comme les notaires du monde » (entretien avec l'auteur in Les Dissimulateurs, documentaire de 80 minutes, première diffusion sur Canal +le 1 er mars 2001). Nous ne pouvons que souscrire à l'interprétation d'André Lussi. En effet, même si depuis peu certaines banques développent leur système interne de compensation transfrontalière, pour toute la planète financière, il n'existe que deux chambres de compensation internationale. Deux gigantesques carrefours financiers traitant entre deux cents et trois cents millions de transferts par an. Dans ce milieu, j'ai aussi appris qu'il ne fallait pas faire confiance aux chiffres communiqués. C'est pour ça que mes fourchettes sont larges. La logique est claire :ne retenir que le gigantisme qui tranche avec la discrétion et l'absence d'information. Chez Clearstream, comme chez Euroclear, on n'informe jamais. On communique toujours. Pour ce qui est des montants transitant par ces systèmes, la marge d'erreur est le trillion d'euros. Dans son précédent exercice, Clearstream, qui par ailleurs se vante d'être sûr et précis dans ses activités, a reconnu une erreur de 1, 7 trillions d'euros dans le montant des titres conservés en ses comptes. C'est l'équivalent du stock total de la dette extérieure publique du Tiers monde ! L'erreur reconnue par la suite - et l'anecdote est remarquable - n'a fait que quelques lignes de rectificatif dans le Financial Times.

L'une de ces chambres de compensation a son siège à Bruxelles et se nomme Euroclear. L'autre, Clearstream, a élu domicile à Luxembourg. Si la première, sur laquelle nous n'avons pas enquêté, nous paraît (jusqu'à preuve du contraire) respecter divers contrôles, et nous dit refuser de nombreux clients, la seconde, par contre, a des pratiques plus que suspectes. On trouve vraiment de tout, et du n'importe quoi, chez Clearstream. Des sociétés off shore au patronyme ronflant. Des banques pakistanaises en faillite. Des chapelets d'institutions financières inscrites à Caïman, Jersey, Vanuatu ou Turk and Caïcos... De plus, Clearstream n'est contrôlée par aucun organisme extérieur. Cette confession a été faite sur procès-verbal, dans la procédure judiciaire en cours aujourd'hui à Luxembourg, par le directeur de la Commission de surveillance du secteur financier. Par ailleurs, les sociétés d'audit qui avalisent les comptes de ce type de sociétés financières protéiformes sont d'abord des outils internes de régulation. Elles n'offrent aucune garantie quant à un contrôle crédible. Ce non-contrôle de Clearstream, avéré aujourd'hui par l'enquête en cours au Luxembourg, est une des révélations de notre travail. Il est aussi la cause de tous les malheurs de Clearstream. Mais également, la conséquence, à n'en pas douter, d'une volonté humaine. Ce système arrangeait tellement de monde. Une autre révélation est que chez Clearstream, comme chez Euroclear, tout est tracé. Et traçable. Donc, retraçable. Chaque transaction financière fait l'objet d'un archivage sur microfiche. Je n'ai pas la place ici pour entrer dans les détails techniques, et je vous invite à vous reporter à notre livre. En résumé, et pour vous donner quelques indications : Clearstream traitait environ 153 millions de transactions en l'an 2000 (selon les chiffres de son bilan consultable sur Internet), gérait la même année environ 16 000 comptes provenant de 105 pays, dont, notons-le, 41 paradis fiscaux, bancaires et judiciaires (selon les documents fiables que nous nous sommes procurés). La firme qui compte 2 300 salariés, et environ 2 500 clients (essentiellement des banques, mais aussi des multinationales et des sociétés off shore) brasse, selon ses chiffres, quelque 50 000 milliards d'euros par an. Sa marge brute annoncée en 2000 était de 1 021 millions d'euros. Son bénéfice officiel pour l'année 2000 était de 215 millions d'euros.

Pourtant, ces chiffres ne signifient rien si l'on ne prend pas en compte une donnée essentielle : Clearstream - qui au départ était un remarquable outil au service des banques et de leurs clients -a lentement mais sûrement dérivé. Nous situons la dérive vers le début des années nonante. Le clearing peut et doit fonctionner sur une règle simple :la transparence totale sur l'identité des clients-échangeurs, et la traçabilité totale -donc accessible - de la nature des échanges. Ne nous méprenons pas sur ces termes : il ne s'agit pas ici de rendre publique, au yeux du monde, la nature des échanges. Il s'agit simplement d'apparaître nommément en tant qu'utilisateur du système. Et entre utilisateurs du système. Par essence, le clearing devait permettre à des clients d'échanger des titres et des valeurs. La société de clearing se charge de mettre en contact, par ces listes, les candidats aux achats et ventes de valeurs sur toute la planète, puis d'organiser électroniquement ces achats et ventes. Enfin, c'est sa tâche essentielle (et la plus lucrative): elle conserve en ses comptes (certains disent «ses coffres ») les titres et valeurs échangés. Ainsi, une société comme Clearstream, en plus d'être un des principaux notaires du monde financier, est un point de passage quasiment obligatoire pour tout spéculateur. C'est surtout un centre névralgique fondamental de la mondialisation financière. Notre livre, le film et notre enquête (réalisée avec Pascal Lorent) ont démontré qu'un grand nombre de transactions ont été, grâce à une perversion du système, dissimulées aux yeux de tout enquêteur hypothétique. Je ne vais pas ici développer ces techniques de dissimulation. Je vous renvoie au livre, et au prochain ouvrage en préparation à ce sujet.

L'affaire est grave, car elle met en cause non seulement Clearstream, mais également ses clients et ses utilisateurs :à savoir les plus grandes banques de la planète, qui sont les propriétaires et - pour certaines - les administrateurs du système. Je ne vais pas revenir trop longuement sur le travail de sape et de harcèle- ment orchestré contre nous, depuis la sortie du livre et du film. Disons qu'une partie (minoritaire) de la presse nous a suivis avec enthousiasme, et qu'une autre partie (majoritaire) nous a ignorés, ou a cherché à casser notre travail. Je pense surtout à d'éminents journalistes financiers, travaillant pour des titres dont les premiers lecteurs sont des banquiers ou des boursicoteurs. Dans un de mes films, Journal intime des affaires en cours , Ernest Backes explique : «Le journalisme financier n'existe pas, il n'existe que des journalistes payés par les banques. » J'ai pu mettre ce précepte en application. Enfin, beaucoup de rédacteurs en chef, face à nos révélations, surtout à l'étranger, ont également eu peur des procès. Car, et c'est une donnée importante si l'on veut comprendre, la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui est paradoxale : Clearstream ou des banques visiblement instrumentalisées par elle multiplient depuis six mois les menaces, les plaintes et les assignations (tout en cherchant par ailleurs à voir comment nous faire taire, voire négocier un repli). Ces plaintes ne me soucient pas sur le fond, et je souhaite pouvoir m'expliquer devant un tribunal, prendre mon temps, sortir mes pièces, faire parler des témoins. Seulement voilà, sur ces témoins aussi, les pressions sont fortes... Vous dire aussi que ces plaintes sont bien utiles pour effrayer les journalistes. Tous ceux qui se sont intéressés à nos découvertes et ont contacté Clearstream ont eu droit, par retour du courrier, à des exemplaires de ces plaintes. Avec des mises en garde. Évidemment, quand on ne connaît rien au clearing , ça effraie, ça ralentit les ardeurs...

Les cabinets londonien, français, belge, luxembourgeois, suisse, allemand d'avocats chargés de la défense d'André Lussi et de ses amis de Clearstream ont fait du bon boulot. D'abord éteindre l'incendie. Ensuite, on verra... Vous dire aussi qu'au moment où le livre est sorti, j'ai cru au discours de divers magistrats et policiers luxembourgeois qui nous ont implorés de leur faire confiance, de ne pas chercher «le scandale pour le scandale », de «croire en la justice luxembourgeoise ». Ces hommes étaient peut-être sincères au moment où ils ont tenu ces propos. D'ailleurs une instruction a été ouverte à Luxembourg. Quelques-uns des témoins qui parlaient dans mon film ou dans le livre se sont manifestés devant ces magistrats, y ont cru aussi. Cela a eu des effets, puisque le Pdg de Clearstream - le très puissant et très présent André Lussi - a été licencié, ainsi que sept autres dirigeants de la firme, après nos révélations. Nous avons été traînés dans la boue par une bonne partie de la presse luxembourgeoise qui a très vite pris parti pour la place financière, sentant à juste titre le danger. En France, on a tu l'essentiel de ce qui s'est passé depuis la sortie du livre. Le journal Le Monde a eu un rôle très néfaste et a choisi lui aussi, dans un premier temps, le parti des banquiers et de Clearstream (pour se reprendre par la suite... ).

«Affaires luxembourgeoises »... :quelle erreur de les présenter comme telles. Ces affaires sont françaises, allemandes, belges, anglaises, américaines... J'en passe. Le Luxembourg est bien utile à ces États et à leurs banquiers. Je voudrais simplement dire devant vous ici, assez solennellement, que jamais, malgré nos sollicitations, avant la sortie du livre, ou après, aucun dirigeant de Clearstream, aucun banquier mis en cause dans ces pays, n'a publiquement infirmé nos thèses. Au contraire. Quelques-uns ont été convoqués à l'Assemblée nationale en France. Ils ont détourné le regard, ont préféré dire qu'ils étaient étonnés de nos révélations, qu'ils n'étaient pas au courant. La remarque que j'ai le plus entendue, de la part de ces gens-là, depuis la sortie du livre, est résumée par cette fausse confidence offusquée :«Ah bon, vous pensez que c'est vrai; je n'ose pas y croire... » On se croirait dans la pièce de Molière, Les Précieuses ridicules . Ces banquiers, ou ces techniciens de la finance et de la communication, ont préféré jouer l'étouffement de l'affaire. Ils ont peut-être eu raison. Car le combat - puisque c'est de cela qu'il s'agit aujourd'hui - n'est pas encore gagné. Fait quand même remarquable, une mission d'enquête parlementaire s'est emparée en France de nos révélations, y a visiblement cru, et a commencé à enquêter. Il s'agit de la mission Peillon-Montebourg, du nom des deux députés socialistes français spécialisés dans la lutte contre le blanchiment. D'après ce que j'en sais, leurs premières découvertes corroborent les nôtres. Il est notable aussi de constater qu'après avoir promis qu'ils se déplaceraient, aucun dirigeant de Clearstream n'a eu le simple courage, la décence minimale, d'aller s'expliquer devant cette commission. Suspect, non ?

Je déplore qu'au niveau européen, malgré les tentatives de plusieurs euro-députés verts, travaillistes, communistes ou socialistes (je pense en particulier à Harlem Désir), aucune mission d'enquête n'a pour l'instant été votée. Le lobby banquier et luxembourgeois est très puissant à Strasbourg, où Clearstream, en la personne de l'ancien ministre luxembourgeois Jacques Poos, ou de l'ancien président Jacques Santer, compte des avocats acharnés. C'est dommage, car ce serait le rôle du Parlement et de la Commission européenne de s'emparer des questions soulevées par notre enquête. Les vacances sont passées, et en septembre, suite à une plainte déposée par Clearstream au moment de la sortie du livre, la machine luxembourgeoise (ce curieux mélange de banquiers anonymes, d'hommes politiques serviles et de magistrats aux ordres) s'est mise en marche avec une étonnante célérité, mais dans une surprenante direction. Et cela, dans la plus grande indifférence médiatique. Perquisition chez Ernest Backes, commissions rogatoires internationales contre des témoins de notre enquête, pressions nouvelles sur d'anciens salariés de la firme, ou sur des sources internes à Clearstream, convocations comminatoires :la justice luxembourgeoise semble avoir délaissé son enquête pour blanchiment contre Clearstream, elle s'intéresse maintenant à nous. On nous reproche d'avoir volé et recélé le vol de documents bancaires. Ces documents n'ont pas été volés. Ils étaient destinés à la broyeuse. J'en ai même remis une partie aux autorités judiciaires luxembourgeoises. Tout y est : les listes de comptes, des copies de microfiches. À la limite, ce sont ceux qui nous poursuivent aujourd'hui qui pourraient être accusés de recel... La seule différence entre eux, les hommes de justice, et nous, réside en ce paradoxe : nous essayons d'être justes en interrogeant ces documents. Eux préfèrent les enterrer. Cachez ces listes de comptes que nous ne saurions voir...

Voilà où nous en étions quand deux avions ont changé de trajectoire dans le ciel new-yorkais. La série d'attentats sur le sol américain, et les déclarations guerrières de Georges W. Bush, me donnent le triste privilège de reparler devant vous, ici, de nos trouvailles. Depuis une dizaine de jours donc, les journalistes redécouvrent nos révélations. J'entends pourtant beaucoup de bêtises dans les propos des «spécialistes » de ces questions, invités sur les plateaux de télévision. Je constate aussi une formidable hypocrisie chez nos gouvernants, en particulier anglais et américains. On nous dit : «Nous allons épuiser les ressources des terroristes. » On nous dit «Nous traquerons les banques et les États complices. » On livre des noms. On parle aussi des secrets «inviolables » des paradis fiscaux. Les juges de l'appel de Genève - Bernard Bertossa et Renaud Van Ruymbeke - sont sortis de leurs cabinets et de leurs enquêtes (j'allais écrire de leurs placards médiatiques) pour répéter ce qu'ils rabâchent depuis cinq ans maintenant. Cette lointaine idée d'un espace judiciaire européen toujours aussi nécessaire, pour lutter contre le crime organisé. Mais toujours aussi lointaine... Je vois même des banquiers suisses se cotiser pour «offrir » 500 000 dollars aux pompiers de New York. Quelle formidable hypocrisie ! En même temps, le fait que les médias, et certains politiques - même si c'est avec opportunisme - s'intéressent à nouveau à ces sujets graves marque un progrès.

Il y a un cruel concours de circonstance de voir aujourd'hui les Twins Towers qui enfermaient dans leurs bureaux «le coeur même de la finance mondiale » s'effondrer. Les instigateurs du complot ont évidemment frappé au coeur de la puissance américaine. Merrill Lynch - le plus gros agent de change du monde - , Morgan Stanley, la Chase Manhattan, la Citibank, les banques européennes ou les cabinets d'agents de change suisses, français, anglais, tous ceux qui avaient des bureaux et des ordinateurs au World Trade Center... Tout cela réduit en poussière... Les terroristes n'ont pas la reconnaissance du ventre... On dit Ben Laden très riche. On dit que la nébuleuse terroriste dispose de centaines de millions de dollars. On dit qu'une opération comme celle du 11 septembre 2001 a coûté une fortune en logistique. C'est sans doute vrai. Si les agents de cette nouvelle guerre ont réussi à se financer, et à masquer leur financement, ils le doivent à ceux-là même qui aujourd'hui sont morts sous les décombres des «Twin$Tower$». Et surtout aux actionnaires des banques ayant leurs bureaux dans les tours jumelles. Et à Georges Bush qui, voici quelques mois encore, bataillait à l'ONU pour laisser vivre en paix les paradis fiscaux et leurs gros clients américains. Et à Tony Blair qui, avec la City de Londres, gouverne le plus magnifique centre off shore du monde. Et aux banquiers suisses qui ont beau jeu de filer un pourboire aujourd'hui aux pompiers déprimés... Et aux Luxembourgeois et à Clearstream qui forcément a dû servir à un moment ou à un autre dans la chaîne qui permet aux blanchisseurs - et parmi eux les terroristes - de dissimuler l'origine et la nature de leurs investissements...

Je retombe sur Clearstream. Ce n'est pas une obsession, c'est une obligation. Rien n'est clair chez Clearstream. La firme luxembourgeoise s'est fait une spécialité dans le monde de la finance. Elle vend de l'opacité. Au cours de mon enquête, une des rencontres les plus intéressantes a été celle avec un salarié de Cedel (c'était le nom de Clearstream avant 1999) qui m'expliquait les arguments utilisés pour vendre sa société auprès de banquiers susceptibles «d'adhérer au système ». En l'occurrence, il avait travaillé avec des clients moscovites. Après les cadeaux d'usage (en général des stylos ou des sacs en cuir), il louait les performances de sa firme : «Rapidité, sécurité, fiabilité... Nous échangeons les titres en quelques secondes. Vous pouvez être sûr que personne ne viendra y mettre son nez. Notre système bénéficie de l'infrastructure informatique la plus performante du marché... »

Je retombe sur Clearstream et le Luxembourg pour plusieurs raisons. D'abord, rappelons qu'en 1991, la faillite de la banque arabo-pakistanaise BCCI avait son épicentre à Luxembourg. Aujourd'hui, plusieurs sources fiables insistent sur les liens entre Ben Laden et l'argent de la BCCI, dont le siège était à Luxembourg. En dehors du fait que Ben Laden était un enfant de la CIA, qui peut dire au juste d'où vient sa fortune ? À cette question, j'en pose une autre : où est passée la centaine de milliards de dollars engloutis dans la faillite de la BCCI ? Nous avons montré, grâce aux microfiches d'Ernest Backes, qu'un mois après la fermeture totale de la banque et le gel de ses avoirs, la firme luxembourgeoise continuait à effectuer des transactions au nom de la BCCI et à rembourser des clients privilégiés. Par manque de moyens, nous n'avons pu aller plus loin. D'autres le pourraient. Dix ans plus tard, quand j'ai lu dans la presse la liste des banques interdites, car liées à Ben Laden et donc dans le collimateur de l'administration Bush, je n'ai nullement été surpris d'en trouver chez Clearstream. De même, nous avons retrouvé une quinzaine de comptes d'autres institutions financières suspectes proches d'islamistes fondamentalistes dans ces mêmes comptes (ma source, là, est un rapport émanant de la DST française et publié par le site Intelligence on line). Mais là n'est pas l'essentiel. La réaction de Clearstream et ses démentis sont étonnants. Idem pour la qualité des comptes de ces clients des émirats, du Liban, de Bahrein ou de Londres. Certains comptes islamiques douteux ont même trouvé refuge dans une des banques les plus importantes du Luxembourg. Ces clients passent par des comptes non publiés de Clearstream. Le juge luxembourgeois chargé de l'instruction de l'affaire Clearstream dispose d'une copie des listes de comptes en notre possession. Il peut vérifier.

Je n'ai pas de savoir particulier sur ces banques ayant aidé des réseaux terroristes, mes sources sont la presse et des rapports publiés çà et là, mais je m'interroge sur la présence en avril 2000 chez Cleastream de ces comptes ayant pu avoir des liens avec les financiers de la nouvelle guerre qui secouent la planète aujourd'hui. Et sur l'envie des actuels dirigeants de Clearstream, de voir des enquêteurs - fussent-il américains - mettre le nez dans les archives du clearing... Pourtant, j'en suis persuadé, là est sûrement - du fait même de l'infrastructure des échanges bancaires aujourd'hui - la clé de nombreux mystères. . C'est le dernier point que je voudrais aborder. Le plus important à mes yeux. Bien plus important que les débats sur la taxe de type Tobin... Je le dis ici une nouvelle fois parce que je suis devant des militants d'Attac, des syndicalistes, des ONG, etc. :la taxe Tobin est techniquement faisable. C'est ce que m'ont confié du bout des lèvres les Pdg de Clearstream et d'Euroclear dans mon enquête... Il suffit de s'inspirer de la manière dont se paient les sociétés de clearing international, pour imaginer une nouvelle taxe. Ces sociétés touchent des droits de garde et de passage sur chaque transaction passant par leur système. La taxe Tobin ne serait - techniquement - qu'un taxe de plus pour ces multinationales de la finance, qui centralisent à elles deux la majorité des achats et des ventes de titres transfrontaliers. Mais pour cela, il faut évidemment d'abord contrôler ces sociétés de clearing international. Et en premier lieu Clearstream.

Les démocraties ont laissé trop de liberté aux banquiers. Parce que le marché est devenu un totem, les politiques ont laissé à ces banquiers un improbable et très dangereux pouvoir :celui de se contrôler eux-mêmes. Et de gérer seuls, sans regard extérieur, leurs outils de communication et d conservation. Aujourd'hui, les dérives de Clearstream, les quantités industrielles de comptes non publiés, la présence en ses listes de milliers de comptes inscrits dans des paradis fiscaux - y compris par les banques les plus réputées - montrent qu'un point de non-retour a été atteint. Il faut absolument - c'est devenu vital pour nos démocraties, mais aussi pour les économies, et pour l'équilibre Nord-Sud - exercer un contrôle public sur les deux chambres de compensation internationales : Clearstream et Euroclear. J'ajoute qu'il faudrait également contrôler l'autre outil inventé par les banquiers pour communiquer entre eux : Swift, la société belge de «routing financier », qui crypte et décrypte jusqu'à six millions de messages par jour et s'occupe de la liquidation des échanges internationaux de devises.

Ce n'est évidemment pas dans les paradis fiscaux, ou le secret des comptes suisses ou pakistanais, qu'il faut aujourd'hui chercher les traces des versements ou des investissements illicites, mais bien ailleurs. Tout près de chez nous. Dans ces «boîtes noires »de la finance mondiale. Cette évidence- là, ce secret-là, est le premier secret des banquiers. Je suis plutôt content de le violer devant vous. Même si demain des juges et des banquiers luxembourgeois me cherchent des noises. Car au fond, en y réfléchissant bien, leurs réactions, et la réaction générale de la place financière face au résultat de nos investigations, est tout simplement insupportable. Mais révélatrice.

«La » banque des banques par Denis Robert
En ce qui me concerne, je n'ai pas à m'inquiéter d'être un jour traitre à mes idées, J'en ai jamais eu.

#5 Malkuth

    eternel ignorant

  • Membres
  • 584 Messages :
  • Localisation : France

Posté 13 avril 2006 à 11:46

Du nouveau dans l'affaire clearstream !

Copie de l'article du monde.fr :

Citation

Déjeunant à l'hôtel Matignon, le 4 avril, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy n'ont pas parlé uniquement du contrat première embauche (CPE). Au dessert, ils ont évoqué un autre sujet qui met à l'épreuve la solidarité gouvernementale : l'affaire Clearstream – du nom de cette chambre de compensation basée au Luxembourg, créée en 1970 pour éviter des transports matériels de titres échangés sur le marché international par les établissements financiers.

Les juges pourraient être confrontés à l'obstacle du "secret défense"

Les perquisitions effectuées par les juges d'instruction Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Clearstream, ont entraîné la saisie de nombreux documents classifiés. Au siège de la DGSE, un incident les a opposés aux fonctionnaires du service secret, alors qu'ils s'emparaient de documents extraits de dossiers revêtus du tampon "secret défense".

Certaines des pièces emportées par les magistrats lors des fouilles entreprises dans les locaux du groupe EADS, les 23 mars et 3 avril, pourraient être également classifiées, compte tenu des activités stratégiques du groupe – ce qui interdit, à ce stade, aux juges de les examiner. Après la saisie, en avril 2005, des ordinateurs de MM. Gergorin et Lahoud, les juges avaient demandé à la ministre de la défense, Michèle Alliot-Marie, de lever le secret. Mais celle-ci a exigé au préalable qu'un tri soit fait qui séparerait les document relevant de sa compétence des autres. Aussi la section de recherches de la gendarmerie de Paris a-t-elle été requise pour procéder à cette sélection. "Ce travail est toujours en cours", a indiqué au Monde, mardi 11 avril, une source gouvernementale.


En avril 2004, des lettres anonymes, accompagnées de listings informatiques, envoyées au juge Renaud Van Ruymbeke, avaient accusé M.Sarkozy de détenir des comptes cachés dans l'établissement luxembourgeois. Le ministre de l'intérieur y avait vu une manipulation visant à le discréditer, orchestrée par l'entourage de Dominique de Villepin.

Ce 4 avril, donc, la question était brûlante : une semaine plus tôt, des perquisitions en série avaient eu lieu aux sièges de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et du groupe d'aéronautique et de défense EADS (Le Monde des 30 mars et 1er avril), renforçant le trouble qui entoure ce dossier. Lors du déjeuner, le premier ministre a livré au ministre de l'intérieur ce qu'il savait de l'enquête et lui a certifié, une nouvelle fois, être étranger à cette affaire. A en croire l'entourage de M.Sarkozy, il ne l'a pas entièrement convaincu.

Le président de l'UMP s'était constitué partie civile, au mois de janvier, dans l'instruction ouverte pour "dénonciation calomnieuse" après les plaintes de plusieurs des personnes citées sur les listings de Clearstream. Depuis, le juge Van Ruymbeke avait pu vérifier que ces fichiers avaient été trafiqués. Il a notamment reçu, en novembre 2005, les conclusions d'une commission rogatoire adressée un an plus tôt en Italie : la Banca Popolare di Sondrio, censée avoir abrité un compte Clearstream au profit de M. Sarkozy, y spécifiait que "ce compte [avait] comptabilisé des milliers d'opérations concernant l'ensemble de sa clientèle" – sans préciser si M. Sarkozy en faisait partie, mais écartant à coup sûr l'hypothèse d'un compte personnel.

Saisis de la procédure pour "dénonciation calomnieuse", les magistrats parisiens Jean-Marie d'Huy et Henri Pons avaient convoqué M. Sarkozy pour le 24 mars. Mais ils ont reporté le rendez-vous "pour des raisons d'emploi du temps". Depuis, M. Sarkozy a compris pourquoi – "et il s'en félicite", assure-t-on dans son entourage.

Et pour cause : ces dernières semaines, les recherches sur l'origine des listings suspects et l'identité du ou des "corbeau(x)" qui les a diffusés se sont emballées, dans un climat de secret. Les juges ont ainsi dessaisi la brigade de répression de la délinquance de la personne (BRDP), qu'ils estimaient "déloyale", pour lui préférer la division nationale des investigations financières (DNIF) et n'informent que succinctement le parquet de Paris. Leurs recherches scellent en tout cas l'implication des deux principaux services de renseignement français.

ENVOIS ANONYMES

Outre la direction de la surveillance du territoire (DST), qui avait enquêté il y a deux ans sur l'origine des envois anonymes et avancé le nom de deux hauts cadres d'EADS, Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud (Le Monde du 30 avril 2005), c'est désormais la DGSE qui suscite la curiosité des juges. M. Sarkozy les a d'ailleurs précédés sur ce front : le 6 mars, au cours d'un bref tête-à-tête, le ministre a questionné le directeur du service secret, Pierre Brochand, sur sa connaissance de l'affaire Clearstream.

Il est en effet établi que ce service avait fait appel, en janvier 2003, aux services de M. Lahoud, présenté comme un informaticien hors pair, pour pénétrer certains fichiers bancaires afin d'y recueillir des informations sur le financement du terrorisme islamique.

M. Lahoud avait affirmé avoir géré les comptes de la famille Ben Laden et avoir gardé des traces de ces opérations, conservées par des proches à l'étranger. La DGSE avait tenté de retrouver ces documents, en organisant plusieurs missions au Proche et au Moyen-Orient. En pure perte.

A cette époque, M. Lahoud entrait aussi en relation avec le journaliste-écrivain Denis Robert, auteur de deux livres sur la société Clearstream, qu'il accuse de contribuer à d'importants réseaux internationaux de blanchiment.

Le journaliste lui remettait alors les CD-Roms qu'il détenait, contenant des archives internes de l'établissement luxembourgeois. M. Lahoud les transmettait à la DGSE, qui les estimait peu probants. Or il est aujourd'hui acquis que ce sont ces documents qui ont servi de matrice aux listings adressés à la justice – après que des noms de personnalités (de la politique, de l'industrie et de l'administration) y ont été ajoutés. Effectuant ce rapprochement, M.Robert a formulé à l'encontre de M.Lahoud, dans une lettre qu'il lui a écrite le 16 janvier, des soupçons explicites.

D'évidence, les juges d'Huy et Pons partagent ce soupçon. Aussi ont-ils fouillé le bureau de l'informaticien, le 23 mars, au Centre de recherches d'EADS. Des documentsy ont été saisis, et l'examen de son ordinateur a montré que des fichiers relatifs à Clearstream en avaient été récemment effacés.

Sollicité par Le Monde, l'avocat de M. Lahoud, MeOlivier Pardo, s'est refusé à tout commentaire, invoquant le "secret défense" qui couvre, selon lui, les activités – passées et présentes – de son client et soulignant qu'il "n'est aucunement poursuivi dans ce dossier".

Le profil contrasté de M.Lahoud alimente toutefois l'équivoque. Neveu du président de la République libanaise Emile Lahoud, gendre de l'ancien président du GAN, François Heilbronner, il est, par ailleurs, mis en examen pour"escroquerie" dans l'enquête sur la déconfiture d'un fonds d'investissement, qui a entraîné, en 2002, son placement en détention provisoire durant trois mois, à la maison d'arrêt de Fresnes. C'est à sa sortie de prison qu'il fut temporairement recrutépar la DGSE – sa mission prit fin en juin 2003, sans avoir permis aucune découverte valable –, avant d'intégrer le groupe EADS.

S'il est avéré de longue date que son parrain au sein du groupe industriel fut Jean-Louis Gergorin, les dernières investigations attestent qu'il fut introduit auprès des services secrets par un autre personnage éminent : le général Philippe Rondot, figure de la DGSE et ci-devant conseiller au ministère de la défense pour les questions liées au renseignement. M. Rondot et M. Gergorin présentent un autre point commun : tous deux entretiennent une relation de confiance avec M. de Villepin.

RAPPORTS AMICAUX

Le général Rondot avait ainsi supervisé l'opération avortée qui visait à récupérer Ingrid Betancourt en Colombie, en juillet 2003, sous la direction de Dominique de Villepin, alors au Quai d'Orsay. Quant à M.Gergorin, lui aussi issu de la diplomatie, ses rapports amicaux avec celui qui allait devenir premier ministre lui ont valu de recevoir de ses mains les insignes d'officier de l'Ordre national du mérite, en avril 2004. "M. Gergorin n'a aucune responsabilité dans les lettres envoyées au juge, assure son défenseur, Me Paul-Albert Iweins. Il a bien recruté M. Lahoud, un professionnel remarquable; mais ce n'est pas un intime de M. de Villepin." Le 30 mars, les magistrats ont perquisitionné au domicile du général Rondot, à la retraite depuis quelques mois, ainsi que dans sa résidence de Meudon (Hauts-de-Seine), avant de l'interroger longuement, le lendemain, en qualité de témoin. Parmi ses archives, un dossier a été saisi : il renferme l'enquête interne menée par M. Rondot en 2002, après que l'Elysée eut appris que la DGSE avait recherché d'hypothétiques relations financières de M.Chirac au Japon (Le Monde du 24 juin 2002).

Au siège du service secret, les juges ont, du coup, réclamé les archives de Gilbert Flam, magistrat jadis détaché à la DGSE, où il dirigeait le service qui engagea ces recherches. Ajoutée à l'irruption des juges dans le bureau de Pierre Brochand, et à la saisie de plusieurs pièces couvertes par le"secret défense", cette demande a provoqué l'irritation des professionnels du renseignement et pourrait susciter d'éventuelles contestations de la procédure. Pour l'heure, elle confère une dimension supplémentaire au mystère Clearstream.
Gérard Davet et Hervé Gattegno


Y'a de la grosse, tres tres grosse magouille la dessous ...

#6 ZeH

    Chercheur d'embrouilles

  • Membres
  • 1 746 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Belgique

Posté 13 avril 2006 à 11:55

Un documentaire à télécharger:

Affaire Clearstream racontée à un ouvrier de Daewo (l’)
Denis Robert et Pascal Lorent

Ce film est la suite du documentaire Les Dissimulateurs. Le scandale déclenché par Les Dissimulateurs a provoqué des remous considérables dans les milieux financiers. L’Affaire Clearstream expliquée à un ouvrier de chez Daewoo prolonge ce travail d’investigation.

Enquêtant sur la banque Clearstream et les circuits protégés du blanchiment d’argent au Luxembourg, Denis Robert et Pascal Lorent ont retrouvé la trace de Daewoo : les millions en circulation, tandis que les ouvriers gagnaient moins de 6000 F net, étaient reconvertis dans les circuits financiers internationaux. Ils sont avec leur caméra dans les usines de Fameck et Villers quand on les ferme, produisant un témoignage unique, celui des visages, de la détermination, des luttes, à quoi ne répond que le mépris.

Affaire Clearstream racontée à un ouvrier de Daewo

En 6 parties à recoller avec winrar
Mot de Passe rar: Tunii

Merci à Tunii pour l'hébergement et l'up.
En ce qui me concerne, je n'ai pas à m'inquiéter d'être un jour traitre à mes idées, J'en ai jamais eu.

#7 freeman

    Expert

  • Membres
  • 145 Messages :
  • Intérêts : spiritualité

Posté 13 avril 2006 à 15:58

pour ceux qui n'auraient pas vu "Les dissimulateurs"

Citation

" LES DISSIMULATEURS ", révélations sur les circuits de l’argent invisible au Grand
Duché du Luxembourg.
Emission MAGAZINE 90 minutes sur Canal + du jeudi 1er Mars 2000 à 22H00.
1°/− PRESENTATION :
2°/− PHOTOGRAPHIE DES FLUX :
3°/− LE CLEARING :
4°/− LE REPORTAGE :
5°/− REPERES cassette vidéo:
1°/− PRESENTATION : Il s’agit d’un reportage sur le " Clearing " dans deux sociétés concurrentes, deux
monstres de la finance. Situation au moment du reportage 1995/1997
A/− Au Grand Duché du Luxembourg, pièce maîtresse de l’enquête :
Cedelbank crée en 1970 est devenue Clearstream en 1999.
*1700 personnes.
*Environ 2500 banques adhérentes officiellement, c’est à dire en comptes publiés " CP ".
*Montant des transactions financières annuelle, environ 9 trillions d’Euros " 9 puissance 12 " comme douze
zéros. Représentant environ 400000 transactions par jour.
PDG depuis le 1/10.1988 André LUSSI.
B/− En Belgique, en arrière plan du reportage :
Euroclear, se déclare leader mondial par son PDG, 3,5 trillions d’Euros d’après A.LUSSI.
*1300 personnes.
*Environ 80000 transactions financières par jour pour un montant de 180 Milliards d’Euros.
*PDG Pierre FRANCOTTE à ce jour.
2°/− PHOTOGRAPHIE DES FLUX FINANCIERS :
Année Banques Pays Comptes Publiés Comptes Non Publiés
1970 100 Luxembourg Initialisation avec la Cedelbank
1995 5000 ? 5000 mini 30 avec C.L.
140 milliards de FF
2000 2500 105 2500 ?
2001 15000 ? 15000 ?
3°/−LE CLEARING : Imaginé dans les années 1970.
C’est une technique de transfert de l’argent sous forme d’actions, obligations, titres, Or, contre du cash :
Technique alliant discrétion, rapidité et facilitant les échanges et la concurrence.
Au plan pratique, c’est une coopérative bancaire crée par et pour les banques adhérentes et qui garanti toutes les
transactions financières qui lui sont confié.
La traçabilité des transactions est totale au centime près, sous forme de supports informatiques et par micro fiche
pour l’archivage.
Comme toute banque déclarée et reconnue (il faut une licence) elle est soumise (normalement) au contrôle de la
banque centrale du pays.
Jusqu’à là tout est simple, voir clair, les comptes sont publiés (CP) et le bilan annuel comme pour toute activité.
A partir de l’arrivée de A.LUSSI, semble−t−il, tout change à Clearstream avec une double comptabilité (CP)
d’une part et non publiés (CNP) d’autre part. Ces (CNP) sont connus seulement des initiés " acheteur et vendeur ".
A travers ces (CNP) le système est étendu aux grandes sociétés multinationales telles que : Siemens − Unilever −
Accor waggon lits, y compris le ministère du Luxembourg.
Ces (CNP) permettent une dissimulation qui échappe d’une part à la fiscalité du pays (pas de bilan consolidé et
déclaré) et d’autre part ouvre la voie à toutes les transactions secrètes ou occultes (nature, origine, destination ?
etc ?) tel que le blanchiment de l’argent sale.
4°/− LE REPORTAGE : Toile de fond
Réalisé par des journalistes, Denis ROBERT et Pascal LAURENT.
Enquête dont le début remonte à 1995 et pratiquée sur deux ans avec l’aide de Ernest BACKES (introduit par
Marco Marthe) initiateur du système en 1970 et sur l’analyse de micro fiches (10 ans d’archive) qui leur ont été
transmises ; Comment ? ce n’est pas précisé !
En 1983 Cedelbank engrange des bénéfices c’est alors que E.BACKES , n°3 de la Sté est licencié et que son
collègue Gérard SOISSON décède brutalement et officiellement d’un arrêt cardiaque dans des conditions qui
laissent à penser à un meurtre.
Il y a trente ans ces deux acteurs sont à l’origine de la création du clearing et c’est eux qui mettent en place le
système de gestion. Manifestement ils en savaient de trop pour rester en place.
Quelques exemples pour illustrer la situation à travers Cedelbank !
1980 : Faillite de la banque AMBROSIANO, avec fuite de capitaux pour 1,3 milliards de $. Banque catholique
très liée avec le Vatican.
1980 : Otages Américains à Téhéran sous R.REGGAN. Le 18/01/81,E.BACKES, lui même, reçoit les instructions
pour transférer sur la banque Nationale Algérienne (institut concentrateur désigné pour le règlement de la rançon)
pour un montant de 7 millions de $ en valeurs immobilières, dans le plus grand secrêt, sur un total d’environ 150
millions de $ montant de la dite rançon. ( ? ??) jamais avoué.
1991 : Banqueroute de la BCCI Paskitanaise pour 10 milliards $ passés à la trappe. Contre toutes règles en
vigueur, un mois après la liquidation, il est restitué 100 millions de FF à la BGL (CNP) du Grand Duché,
(administrateur Marcel Marthe intime de la famille du Grand Duché). Mystère donc sur la destination finale.
1995 : Scandale du Crédit Lyonnais pour 140 milliards de FF. Il figure parmi les (CNP) quantité 32 comptes.
1997 : Scandale par le FMI, subventions aux Russes. Il est détourné 10 milliards d’Euros par (CNP) via la banque
Russe MENATEP vers des paradis fiscaux.
Pour compléter cette enquête D.ROBERT a sorti un livre : REVELATION$ aux éditions les Arênes.
5°/− REPERES : Par rapport au défilement de la vidéo cassette.
Clearstream a notifié à Canal + son opposition à la diffusion du reportage le 1/03/01 à 21H00, mentionnant qu’il
porte atteinte à sa réputation.
Présentation par le journaliste Paul MOREIRA.
Principaux personnages qui apparaissent au cours du reportage ainsi que des précisions complémentaires.
−Photographie des flux financiers dont la moitié occultes.
0/5’ : 1995 Ernest Backes, ex salarié de Cedelbank, 55 ans, vit sur les rives de la Moselle et le regretté Gérard
SOISSON, son collègue. Retour sur la période 1970/1983et sur la mise en place de la technique du transfert
d’argent.
−Les dissimulateurs.
5/17’ : Famille de G.SOISSON après 17 ans de silence . Clearstream J.Ph.MARSON et Euroclear Coonor
LEASON.
−Justice.
17/20’ : Appel de Genève " Bernard BERTOSSA ", Renaud Van RUYMBECKE (juge d’instruction), Baltasar
GARZON (juge d’instruction) : Absence d’un espace judiciaire commun et différence des moyens entre la
rapidité du léopard face à la lenteur du mammouth.
−Clearing.
20/25’ : Show des actionnaires de Cedel International, PDG du CA Robert DOUGLAS , participant de marque
Edmond ISRAEL ( PDG de Cedelbank qui a licencié E.BACKES). David COHEN directeur de la communication
explique le rendez−vous manqué avec A.LUSSI actuel PDG de Clearstream outil de transmission des ordres
bancaires.
−Visite de Clearstream.
25/39’ : Jacques Philippe MARSON, directeur général de Clearstream entre 1989/1992. Mission Ressources
Humaines, aucun pouvoir d’accès à la finance, domaine réservé à A.LUSSI. Ce même MARSON est PDG en
1992 de Sécurité et Services BNP Paribas et aussi administrateur d’EUROLEAR. On explique que les " CP " et "
CNP " sont connus des seuls initiés, vendeurs et acheteurs.
− Enquêtes / témoignages.
30’ : Armand DREWS est sollicité mais sans résultat, ne peut pas se permettre de réponde à la presse.
J.Ph. BOEVER, juriste, ancien conseiller juridique de Cedel en 1993 explique que seuls les CP sont consolidés et
présentés au bilan.
35’ : Témoignages ancien salarié à visage caché : La lessiveuse " Clearstream " lave plus blanc que blanc.
36’ : Crédit Lyonnais CP et CNP.
39’ : Les autorités politiques Luxembourgeoises ont fermé les yeux, l’argent devient invisible (René WARNY
CGT).
−Interview A.LUSSI du 18/07/2000.
40’ : PDG actuel de Clearstream, explique qu’il y a un comité d’admission et de crédit / banque cliente :
− Obligation légale de vérifier la provenance de l’argent.
− Acceptation du dossier client/banque.
− Situation, renommée, bon rating.
− Critères d’acceptation en ligne avec les " nos " prescriptions.
− Supervisée par autorité (banque centrale).
− Les Sociétés ne sont pas admises.
− AMBROSIANO . Banque catholique fondatrice de Cedelbank en 1970.
42’ : Robert CALVI, conseil occulte du vatican, assassiné en 1982 ainsi que Sidonna de la mafia.
44’ : Monseigneur Marchus (ortho ?), gestionnaire des fonds du vatican, la banque IOR.
46’ : Otages Américains : Transfert par la banque nationale d’Algerie.
53’/55’ : Banqueroute de la BCCI filiale Américaine de la BGL, banque du crime et de la corruption 07/07/91
Robert Morgenthan, procureur général de New York. Marcel Marthe administrateur de la BGL du grand Duché.et
ancien ministre de l’économie Luxembourgeoise. Le Luxembourg ou le silence est une vertu.
Marco Marthe, fils du député, spolié en 1993 par la BGL. Il a présenté E.Backes à D.Robert.
− Les INITIÉS . CA de Cedel international
60’/62’ : Débat avec un juge Suisse Bernard BERTOSSA. La lutte contre le crime organisé, l’appel de Genève, la
rapidité du léopard face à l’inertie du mammouth (appareil judiciaire), la lessiveuse qui lave plus blanc que blanc.
− La LOI du SILENCE.
67’/80’ : David COHEN journaliste acheté par A.LUSSI pour virer des cadres douteux, se retrouve Directeur de la
communication à Clearstream le 16/10/2000.
KPMG, ex IML, organisme de contrôle a signé le rapport. Pourtant il y a double comptabilité seule accessible aux
initiés.
A.LUSSI par Clearstream est le notaire des banques et le dernier recours concernant l’identification des
transactions.


#8 bip bip

    Expert

  • Membres
  • 195 Messages :

Posté 03 mai 2006 à 10:43

Un avis éclairé sur Clearstream trouvé dans la Chronique Agora :

NE FAUDRAIT-IL PAS NATIONALISER CLEARSTREAM ?

** Depuis l'origine -- fin des années 80, début des années 90 --, Clearstream est, du point de vue technique, une chambre de compensation. C'est un intermédiaire indispensable entre divers agents économiques qui s'échangent des instruments financiers (devises, titres, lignes de crédit...) dématérialisés.

Le métier de Clearstream, c'est de constater par exemple une transaction entre un acheteur et un vendeur, et de s'assurer que le débit et le crédit correspondent bien aux termes convenus entre les deux parties.

L'une des missions premières d'une chambre de compensation est non seulement d'enregistrer des mouvements de capitaux entre établissements bancaires mais également d'en conserver une trace, au cas où... Cependant, pour de nombreux clients dont la discrétion est le coeur de métier (voire une nécessité absolue dans certains cas), "les traces... voilà l'ennemi".

Clearstream -- parce qu'aucune législation ne l'empêche au Luxembourg -- propose l'effacement informatique des transactions, moyennant finances naturellement.

Le véritable problème ne se résume pas à la perte de "traçabilité" ni à un trafic d'anonymat -- ce qui constitue en soi une pratique extrêmement choquante, alors que les réglementations qui s'appliquent au citoyen lambda lui interdisent de déplacer d'un pays à l'autre plus de quelques milliers d'euros.

Clearstream sert d'interface entre des centaines de milliers d'adhérents -- qui devraient être tout au plus quelques milliers sur la planète. Cela englobe en fait toutes sortes de catégories de clients -- personnes privées ou personnes morales -- auxquelles les législations respectives de la plupart des pays signataires des accords de l'OMC interdisent d'utiliser directement ces services.

Il n'est pas question de se présenter au guichet de Clearstream avec un faux passeport de banquier et une mallette de billets usagés dont les numéros ne se suivent pas. Il suffit de se dissimuler derrière une société écran ou une fiduciaire inscrite dans un paradis fiscal... et le tour est joué.

** Clearstream est devenu, dans les faits, un intermédiaire incontournable pour le versement de commissions occultes, l'évasion fiscale et des transactions secrètes portant sur des montants colossaux, lesquelles échappent ainsi au contrôle des banques centrales (qui ne protestent guère !) : un vrai trou noir de la finance internationale.

Dans de telles conditions, les capitaux qui transitent via des chambres de compensation telles que Clearstream peuvent au besoin cesser d'avoir une existence aussi bien physique que légale. Une fois qu'ils disparaissent des écrans de contrôle du pays d'origine, ils peuvent (ou non) ressurgir quelque part dans l'univers... Mais de toute façon, nul n'a les moyens de découvrir se qui se passe au-delà de la ligne d'horizon informatique du trou noir.

Et puisqu'il n'y a pas moyen de le savoir, on peut également tout supposer ! C'est ce que ne manquent pas de faire les juges une fois que des "indiscrétions" (comprendre les efforts d'un délateur) portent à leur connaissance des mouvements de capitaux illicites et le nom des initiateurs ou des bénéficiaires.

Toute la difficulté consiste ensuite à établir si des numéros de compte apparemment authentiques correspondent bien aux propriétaires désignés. Le seul moyen est de procéder à des recoupements, ce qui suppose commissions rogatoires et perquisitions, aussi bien au domicile que sur le lieu de travail des personnes dénoncées. Une fois la machine judiciaire lancée -- avec dans son sillage un cortège de fonctionnaires de police en uniforme -- la présomption d'innocence ne pèse pas bien lourd.

** Rien de tout ceci ne serait possible si, dès l'origine, une transparence absolue -- et garantie par des directives européennes draconiennes -- régnait en matière de flux financiers transitant via des établissements de clearing privés situés au sein de l'Union Européenne. Si les textes de loi s'avèrent inopérants, et compte tenu des enjeux financiers colossaux (des milliers de milliards d'euros ou de dollars s'échangent certains jours), la solution ne consisterait-elle pas à "nationaliser" ce genre d'entreprise pour en confier la gestion à une administration ad hoc, à l'image de la police ou de la justice, qui refuserait toute transaction impliquant des capitaux dont l'origine apparaîtrait douteuse ou frauduleuse ?

La Bolivie s'apprête à nationaliser l'ensemble de ses ressources naturelles pour faire cesser le pillage des richesses de la nation (l'équivalent de plusieurs centaines de millions de dollars par an) ; le Luxembourg ou l'Europe ne pourraient-ils se mobiliser pour empêcher qu'un phénomène d'évasion fiscal massif -- certes moins visible qu'un puits de pétrole ou une torchère sur un gisement gazier -- n'appauvrisse nos vieilles démocraties de plusieurs dizaines de milliards d'euros par an ?

Mais les autorités de Bruxelles ne semblent pas pressées d'agir : cela peut se comprendre puisque aucun texte ne leur en donne les moyens.

Plus étonnant encore... cela ne semble même pas faire débat dans la presse, car le seul fait d'enquêter sur ce genre de dossier sulfureux (blanchiment d'argent sale, commissions occultes, transactions secrètes entre diverses filiales de multinationales dont Enron ou Parmalat furent de beaux exemples...) débouche souvent sur une avalanche de procédure judiciaires en diffamation -- le genre de riposte le plus souvent abusive qui discrédite partiellement les journalistes jusqu'à la relaxe qui survient dans 98% des cas... et peut priver leurs employeurs de juteuses recettes publicitaires.

Philippe Béchade,
Paris


http://www.liberte-d...info/60828.html
soutien à Denis Robert qui a écrit la Boite Noire.

#9 Amédée

    Sculpteur de Nuages

  • Membres
  • 347 Messages :
  • Localisation : Reims

Posté 03 mai 2006 à 21:50

Edit Modo :Topic combiné. Merci d'utiliser la fonction recherche.

Lorsque les USA ont voulu faire la guerre en Iracq,
Chirac et de Villepin ont imposé le véto de la France


Les USA ayant l'hypothèse d'attaquer maintenant l'Iran,
Ne serait-il pas logique qu'ils cherchent à déstabiliser, voir éliminer ces anciens adversaires à leur projet.

L'affaire Clearstream ne pourait elle être un coup monté par les USA ?
Eventuellement avec l'accord de Sarko qui a montré a différentes reprise son allégeance aux USA.

La question est posée.

#10 Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 03 mai 2006 à 21:52

La réponse va de soi. N'oublions pas que faisant l'impasse sur toute enquête sérieuse sur le 11 septembre les US se sont plus préoccupés de rechercher en France des complices dans l'affaire des pots de vins irakiens de l'affaire du programme "pétrole contre nourriture" alors que cette affaire est d'ordre strictement franco-français puisqu'il s'agit de politique étrangère française..
Laissez-moi rire... :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#11 Alervec

    Chercheur de trucs à chercher

  • Membres
  • 318 Messages :

Posté 03 mai 2006 à 22:01

Ou est le rapport entre clearstream et l'invasion de l'irak??

#12 loki

    Confirmé

  • Membres
  • 87 Messages :
  • Localisation : france

Posté 03 mai 2006 à 22:03

une révélation aidé par sarko ou les amerlok si tu veux .... mais un coup monter ?
laisse moi rire : pas besoin de monter quelque chose pour trouver les politiques francais mouillé dans de sales affaires (encore moins en ce qui concerne chirac et villepin)

#13 MIB

    Chercheur

  • Membres
  • 446 Messages :
  • Localisation : Cesson

Posté 03 mai 2006 à 22:04

Tu penses que oui, daman?
Les USA n'ont pas besoin de comploter ainsi, ils peuvent tout sans cela. C'est un pays dont la dette est colossale, mais aussi dont tout le monde a peur, non? Ils n'ont franchement pas besoin de cela. Que la france mette son veto ou non pour l'iran.
Moi je me demande simplement pour qui roule le journal "le monde"? Ils sont de droite me semble t il, non? Donc pourquoi vouloir descendre le pouvoir en place? Sarko le fourbe derrière tout cela? Cela serait plus probable que les USA qui n'ont pas besoin de la france pour quelque guerre que ce soit.

#14 Tixi

    Sans Titre

  • Bannis
  • 3 070 Messages :
  • Localisation : Agen

Posté 03 mai 2006 à 22:05

pour punir la france ?

mais je n'y crois pas, non c'est un joli réglement de compte entre gouvernants qui a lamentablement foiré, villepin est vraiment le meilleur pour faire foirer les trucs. La dissolution de l'assemblée en 95 (il était conseiller de chirac), et récemment sa psycho rigidité sur le cpe et sa négation hilarante sur le clearstream ...


Les USA et la france sont rabibochés, je ne vois donc pas l'utilité de cette "punition" ni même son utilité. Ils travaillent tout deux main dans la main sur le dossier iranien.

mib : le monde est officiellement de gauche ... mais bon juste officiellement, certains de leur journalistes sont des néocons et des réactionnaires convaincus :tss:

Ce message a été modifié par Tixi - 03 mai 2006 à 22:07.


#15 Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 03 mai 2006 à 22:13

Erreur MIB, les US dépendent maintenant entièrement de l'Europe et de l'Asie tant économiquement ( ne serait ce que pour assurer une certaine paix sociale par un maintien des investissement étrangers dans le pays) que pour créer une "coalition" pour viser de nouveaux objectifs ou maintenir le dollar dans son statut actuel. Si leur pouvoir de nuisance s'avère supérieur aux bénéfice que certains pays comptent retirer de leurs actions, ils seront euthanasiés proprement. Le temps de la guerre froide est passé et les contours de l'Occident sont flous. D'où l'intérêt pour eux de conserver des alliés sûr ... Actuellement, au vu de l'aspect irrationnel de certaines de leurs actions, des pays commencent à envisager sérieusement un monde dans lequel les US joueraient un rôle secondaire. Le danger est grand pour ces derniers. Répondre par des guerres et des révolutions sans parler de l'organisation de réseaux clandestins ne sera efficace qu'un temps.
Laissez-moi rire... :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#16 Mateo

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 456 Messages :

Posté 03 mai 2006 à 22:36

Citation

Erreur MIB, les US dépendent maintenant entièrement de l'Europe et de l'Asie tant économiquement ( ne serait ce que pour assurer une certaine paix sociale par un maintien des investissement étrangers dans le pays) que pour créer une "coalition" pour viser de nouveaux objectifs ou maintenir le dollar dans son statut actuel. Si leur pouvoir de nuisance s'avère supérieur aux bénéfice que certains pays comptent retirer de leurs actions, ils seront euthanasiés proprement. Le temps de la guerre froide est passé et les contours de l'Occident sont flous. D'où l'intérêt pour eux de conserver des alliés sûr ... Actuellement, au vu de l'aspect irrationnel de certaines de leurs actions, des pays commencent à envisager sérieusement un monde dans lequel les US joueraient un rôle secondaire. Le danger est grand pour ces derniers. Répondre par des guerres et des révolutions sans parler de l'organisation de réseaux clandestins ne sera efficace qu'un temps.

Erreur Daman la Chine par exemple dépend des USa pour sa consommation de nourriture.

J'ai toujours pas pigé l'affaire clearstream ? On leur reproche quoi à sarkozy et co ? D'avoir des comptes à l'étranger ? Des toucher des commissions occultes ?

Alors la je rigole ! Ca n'existe pas et surtout pas en France ! :bravooo: :bravooo:

Y a pas d'autres problèmes à résoudre ?

PS / Le monde est de gauche.

Ce message a été modifié par Mateo - 03 mai 2006 à 22:37.


#17 MIB

    Chercheur

  • Membres
  • 446 Messages :
  • Localisation : Cesson

Posté 03 mai 2006 à 22:48

Marrant, le monde de gauche. Je me disais le monde de droite, parce qu'austère, voir sec de présentation. Et pour moi, la droite c'est l'austèrité, le PS aussi d'ailleurs en passant.
Les associations sont parfois étranges......................

#18 Goum

    Chercheur

  • Membres
  • 396 Messages :
  • Localisation : Vallée du Rhone

Posté 05 mai 2006 à 14:32

EDIT MODO Topic combiné. Merci d'utiliser la fonction recherche!!



L'affaire d'État entre les ministres de Chirac, n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan par rapport à la véritable affaire, pourtant la presse populiste ne parle que de cette malheureuse goutte d'eau, alors à moi la parole !

Nous devons à cette occasion rappeler:

- Qu'il existe, dans le monde, deux organismes de compensation internationaux, un au Luxembourg "Clearstream" (Ex Cedel) qui traite de la compensation monétaire entre banques du monde entier (et produits monétaires divers) et un second en Belgique, à Bruxelles "Euroclear" qui lui traite de la compensation en actions et obligations (et autres produits financiers) entre banques du monde entier aussi.
- Que Denis Robert et Ernest Backes appellent Clearstream "la banque des banques". Effectivement ces organismes de compensation ont été crées dans les années 70 pour permettre les échanges électroniques (y a plus besoin de transbahuter des valises de biftons). Les transactions informatiques entre comptes sont instantanées, et tout est tracé pour éviter toute contestation. Ces "banques de banques" sont exclusivement gérées par un Conseil d' Administration de banquiers internationaux, elles représentent au début une sorte de coopérative interbancaire, et rapidement, toutes les banques du monde utilisent leurs services, soit environ 8000 comptes pour environ 8000 banques.
- Que Les comptes des deux organismes de clearing sont publiés, en toute transparence, et à la disposition d'éventuels contrôleurs, tout y est tracé, il n'y a pas de lézards..., en principe...
- Que la somme des échanges réalisés dans ces organismes est COLOSSALE, l'unité est le trillion de Dollars (12 zéros), et que Clearstream revendique, en 2000, plus de 10 000 Milliards d'euros (~50 fois le budget de la France) déposés et conservées dans ses comptes, un peu moins, 7000 Milliards d'euros pour Euroclear. Quand aux 150 à 200 millions de transactions qui ne font que passer par leurs réseaux, les sommes échangées sont encore plus importantes, Clearstream estime ses transactions à plus de 18 000 milliards d'euros par an, et Euroclear à environ trois fois cette somme !
Anecdote: Il y a environ 450 000 habitants au Luxembourg, et les dirigeants du Grand Duché ne considèrent pas leur pays comme un paradis fiscal, mais comme un pays ordinaire !
- Que Ernest Backes a été viré de Clearstream à partir du moment ou il a refusé d'effacer certaines transactions des comptes de Clearstream.
- Que Clearstream recense 16121 comptes, pour seulement 8000 banques. En définitive plus de la moitié des comptes de Clearstream sont "non publiés" ou occultes et bien utiles aux grandes entreprises, aux acteurs financiers, aux services secrets, à la mafia, etc...Par exemple, sur 37 comptes colombiens gérés par Clearstream, seulement 3 sont publiés !
- Que parmi ses comptes non publiés, on trouve entre autre, le Crédit Lyonnais, la banque du Vatican, BCCI, Banco Ambrosiano, la Bank of England, Menatep (banque Russe), le ministère du budget Français, le ministère Luxembourgeois du trésor, Total Fina, Siemens, Elf, Thomson, Thalès, EADS, Pechiney, la caisse des dépôts et consignation, le compte des Télécommunications (Budget annexe FT), l'Opus Dei, la famille Bush, la famille d'Oussama Bin Laden , Silvio Berlusconi, Lansky Meyer le "parrain des parrains", des services secrets, de grandes banques, de grandes firmes, des sociétés offshore, des états, des sectes, des mafias, des narcoterroristtes, des marchands d'armes, des terroristes, des mafieux, des noms liés aux crime organisé, le financement des partis, des hommes politiques, etc...Que d'affaires et de scandales passent par ces organismes !
- Que Denis Robert et Ernest Backes ont échappé à plusieurs tentatives sur leur vie, que Gérard Soisson (employé de Cedel) et Roberto Calvi (banquier du Pape) n'ont pas eu cette chance...
- Que ces organismes servent au blanchiment de l'argent salle, en toute discrétion, grâce aux comptes non publiés et à la multiplication des paradis fiscaux qui permettent des montages infinis et un camouflage parfait.
- Que plus de la moitié des échanges réalisés à Clearstream et Euroclear sont non publiées et donc illicites.
- Que la dérive fiscale vers les paradis fiscaux et sociétés offshore pour la France se monte à près de 150 milliards d'euros, qui passent obligatoirement par ces organismes de compensation. (Cela fait pas mal de postes d'infirmières, de professeurs, de chercheurs, de Téléthons et autre Sidaction, etc...).
- Que la taxe Tobin, si elle était placée sur toutes les transactions électroniques se faisant dans les deux organismes de compensation internationaux, rapporterait suffisamment d'argent (sur les comptes publiés et donc officiels) pour que tout le monde sur terre soit nourrit, éduqué, soigné et logé correctement.
- Que cette même taxe Tobin, permettrait grâce à l'effet "grain de sable", cher à attac, de démasquer les fraudeurs, et donc par la même, d'empêcher ces fraudes et l'évasion fiscale qu'elles représente.
- Que cette fameuse taxe Tobin n'a pas besoin d'être votée par le monde entier pour être mise en place, comme les deux organismes de clearing internationaux se trouvent en Europe, et plus précisément dans l'Europe historique et initiale dite "des six" !
- Que la faisabilité d'une telle taxe est très simple, contrairement à ce que prétendent ses détracteurs, comme toutes les transactions sont électroniques et informatisées, un simple algorithme sur toute opération et l'affaire est dite !
- Que les détracteurs, qui prétendent que si une telle taxe était mise en place, la parade serait facile car il suffirait aux banques de créer d'autres organismes de clearing à l'autre bout du monde, se trompent. En effet, dans ce cas ils seraient démasqués dès le premier échange de chèques entre deux banques de pays différents et la taxe s'appliquerait de la même manière.
- Qu'un autre monde est possible, et que nous devons le construire en partant de ce qui est le plus laid et le plus immonde: "les chambres de compensation financière internationales", qui permettent la destruction de la société et de la planète pour le profit de quelques mafieux et malfaisants sans moralité.

Toutes les informations données ci dessus sont tirés de "REVELATION$", le premier bouquin de Denis Robert et Ernest Backes, que je conseille ainsi que "la Boîte Noire" et "La Domination du monde" sur le même sujet.

#19 Maximus

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 469 Messages :

Posté 05 mai 2006 à 18:24

le blog de denis robert : http://ladominationd...e.blogspot.com/

#20 Maximus

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 469 Messages :

Posté 07 mai 2006 à 14:27

L’affaire Clearstream compense l’affaire Clearstream
Pour certains, gigantesque lessiveuse d’argent pas très clean, Clearstream passe aujourd’hui au tambour de Villepin, dont les couleurs délicates risquent de souffrir. Mais c’est aussi la vérité qu’on essore, en détournant l’opinion de la vraie nature du scandale Clearstream.

Le scandale Clearstream n’est pas celui qu’on croit. Quand l’écrivain Denis Robert publiait Révélations, il était persuadé d’allumer la mèche d’un énorme pétard, susceptible de faire trembler la planète finance tout entière. Son enquête était fouillée, spectaculaire et effrayante. Le journaliste, bien aidé par un insider (Ernest Backes) mettait en lumière le fonctionnement d’une société nommée Clearstream, qu’il définissait comme une gigantesque lessiveuse d’argent, officiellement une «chambre de compensation» ayant pour but de faciliter, à l’extrême, les transferts d’argent, d’une banque à l’autre, d’une multinationale à l’autre[y'a erreur là je crois: c'était que pour les banques], d’un pays à l’autre, sans que l’origine de l’argent ne puisse être établie, sans que la «propreté» de cet argent ne soit garantie.

L’unité de valeur était le milliard de milliards, excusez du peu. Le clou de cette enquête, c’était l’existence d’un fichier, un listing informatique, une liste en fait de comptes «dissimulés», c’est-à-dire dont les propriétaires étaient difficiles, sinon impossibles à identifier. S’il y avait dissimulation au niveau des comptes, c’est qu’il y avait un problème au niveau de l’argent qui transitait par ses comptes. Simple comme bonjour. Qu’un établissement financier de l’envergure de Clearstream utilise de tels procédés avait de quoi intriguer, sinon choquer, non seulement Denis Robert, mais raisonnablement chacun d’entre nous, tous concernés par ces manipulations d’argent flou qui avaient pour conséquences diverses, ici des fermetures d’usine, là des délocalisations, ici encore la ruine de l’économie d’un pays, j’en passe et des pires.

Il était, et il est toujours là, le scandale Clearstream. A l’époque de son enquête, Denis Robert, plutôt isolé, se fait néanmoins aider par certaines personnes, dont le fameux Imad Lahoud. Il s’en explique aujourd’hui dans le magazine Challenge: il s’agissait d’une enquête très lourde, sur laquelle nous étions peu nombreux à travailler. Lorsque des gens se proposaient de m’aider, par exemple Olivier Toscer, journaliste au Nouvel Observateur, ou d’autres journalistes, j’ai accepté bien volontiers de leur donner mes documents. Imad Lahoud est venu me voir. Il était broker et se disait spolié par le système de dissimulation de transactions mis en place par Clearstream.

C’est de plus un mathématicien dont les connaissances pouvaient m’être utiles pour le film et le livre que je préparais. Ce n’est qu’un an plus tard que j’ai appris qu’il travaillait pour la DGSE. A l’époque, on peut penser que jamais le journaliste ne supposait que cet homme, Imad Lahoud, allait travestir, littéralement, ses travaux. Dans la suite de son entretien à Challenges, Denis Robert certifie même: «Il n’y avait aucun nom d’homme politique dans la liste que je lui ai donnée.» Aujourd’hui, ce fameux listing serait, selon certains journalistes, tout proche de faire «sauter la République». Parce que le Premier ministre Dominique de Villepin, ayant eu connaissance de ce listing, et de la présence dans ce document d’un compte appartenant à monsieur Sarkozy, aurait demandé à un responsable des RG d’enquêter particulièrement sur ce dernier.

L’idée était simple: l’analyse du compte incriminé aurait montré que Sarkozy aurait reçu des pots-de-vin dans certaines affaires de vente de frégates... Tout cela est bien beau, ou bien laid, selon l’angle, mais tout cela n’a rien à voir avec la vraie affaire Clearstream, celle exposée par Denis Robert dans Révélations, dans La Boîte noire, dans son roman récent La domination du monde. Cette véritable affaire Clearstream-là est bien plus grave, bien plus importante que ces gesticulations politiciennes presque traditionnelles dans notre pays. Parce dans la vraie affaire Clearstream, il ne s’agit pas de la France, ni de son gouvernement, ni de son (ou ses ) Premier ministre, mais du monde dans son ensemble, et de ceux qui cherchent à faire main basse dessus.

De ceux qui, par leurs manipulations informatiques, habiles et hors la loi, changent le cours de la planète, l’air de rien, en silence, loin des gros titres, justement, de la presse. Cette presse française qui n’a jamais, ou alors du bout des lèvres, du bout du stylo, soutenu le combat de Denis Robert, mais au contraire l’a toujours considéré comme la lutte d’un illuminé qui n’aurait pas trop su quoi faire pour se faire remarquer. Aujourd’hui, tout le monde, en France, tous les jours, et même en Europe, entend le mot Clearstream. Souvent accolé au mot Watergate. Au mot démission. C’est un contresens grossier. Jamais Denis Robert, le «découvreur» de Clearstream, n’a eu pour objectif la tête d’un ministre quelconque. Il se moquait, et se moque sans doute encore comme de sa première chemise de savoir si oui ou non de Villepin doit démissionner. En revanche, il se moque moins, je pense, de la façon dont une certaine presse, notamment Le Monde, se régale aujourd’hui d’écrire Clearstream en gros, à la une, pour une histoire qui n’a rien à voir avec l’énorme scandale qu’auraient dû provoquer les révélations de Robert à la publication de son premier livre. C’est en quelque sorte la seconde mort de «l’affaire Clearstream», d’abord étouffée, puis dénaturée.

C’est le Luxembourg, finalement, qui s’en sort le mieux. Le Luxembourg et ses «institutions financières», qui devient subitement l’objet de l’attention des juges. On passe de «lessiveuse d’argent sale» à «pots-de-vin à ministre», du très impressionnant à du menu fretin. Car enfin, tout le monde se moque de savoir si oui ou non, Sarkozy possédait un compte à Clearstream, ce que tous réclament, c’est la tête de de Villepin. Pas celle de l’éventuel magouilleur, celle du probable accusateur! Le monde à l’envers, là encore! On se prendrait presque à penser que tout cela est une des habiles manœuvres dont la grande firme luxembourgeoise (rachetée depuis l’affaire originelle par un groupe allemand) avait, et a sans doute encore, le secret: une affaire en compense une autre, en quelque sorte. On lessive bien la Vérité.

URL TRACKBACK : http://www.agoravox....id_article=9446

Autre article : http://olivierbonnet.canalblog.com/archive...04/1818071.html

Ce message a été modifié par Maximus - 07 mai 2006 à 15:15.


#21 joel

    Tournicoti, Tournicoton

  • Membres
  • 2 859 Messages :
  • Genre : Homme

Posté 09 mai 2006 à 16:33

Derniers rebondissements dans l'affaire Clearstream : l'affaire Stern... Vous vous souvenez de ce banquier (suisse ou français ?) retrouvé mort en tenue sado-maso ? Hé bien, deux journalistes suisses, Alain Jourdan et Valérie Duby, ont écrit un article qui devrait en intéresser plus d'un... Et c'est sur le blog du journaliste Guy Birenbaum : http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive...-frontiere.html

Enjeux

Edouard Stern, l’autre affaire Clearstream


Des services de renseignements dévoyés, utilisés par de hauts serviteurs de l’Etat à des fins personnelles? L’affaire Clearstream met en lumière des pratiques peu glorieuses mais qui n’ont rien d’exceptionnel. L’affaire n’est pas sans rappeler un autre scandale. Vite étouffé celui-là et qui concerne Edouard Stern, le banquier français et ami proche de Nicolas Sarkozy, retrouvé assassiné à Genève le 1er mars 2005. Depuis, bien sûr, sa maîtresse est passée aux aveux et la justice suisse cherche à établir le mobile du crime. Mais, on l’a oublié, l’affaire intéresse aussi la justice française.

Avant d’être assassiné Edouard Stern se trouvait au cœur d’un imbroglio financier mettant en cause Thierry Breton, le ministre de l’Economie et des Finances. C’est l’affaire Rhodia. Avec un autre financier, Hugues de Lasteyrie, Edouard Stern reprochait au nouveau locataire de Bercy d’avoir, lorsqu’il était administrateur du groupe pétrochimique, couvert une manipulation comptable. L’effondrement du titre avait éveillé les soupçons du Français qui perdit près de 60 millions d’euros avec son fond (IRR) géré depuis Genève.

Stern se disait menacé et avait même obtenu du directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, un port d’arme. Il avait des raisons d’être sur ses gardes. Le financier a été mis sous étroite surveillance. Une officine, Sécurité sans frontière (SSF), proche du Ministère de la défense avait reçu un mandat pour constituer un dossier sur lui. Un rapport de douze pages a bien été remis à Thierry Breton. Douze pages relatives à ses activités financières, sa vie privée, ses amis. L’opération avait un nom de code: «serrano».

Comme dans l’affaire Clearstream, c’est une haute figure du renseignement français qui a supervisé l’opération. Les états de services du général Costédoat, le patron de SSF, n’ont rien à envier à ceux du général Rondot, mandaté par Dominique de Villepin pour enquêter sur Nicolas Sarkozy. Ancien chef du service action de la DGSE, Costédoat a piloté les opérations «arma» (destruction d’armes) et «homo» (éliminations physiques).

Des anciens de la DGSE, des enquêtes commandées sous le manteau, voilà déjà un point commun entre les deux affaires. Avec au final, la même conséquence: des perquisitions au sommet de l’Etat, dans les bureaux de Thierry Breton en juin 2005, au cabinet du ministre de la Défense, Michèle- Alliot-Marie en avril 2006.

Ami proche de Sarkozy

Toutes ces coïncidences n’auront sans doute pas échappé aux juges Jean-Marie d’Huy et Henry Pons, puisqu’ils ont en charge les deux dossiers. En décembre, les deux magistrats se sont rendus discrètement à Genève pour prendre connaissance des documents récupérés par leur collègue Michel-Alexandre Graber, en charge de l’enquête sur la mort d’Edouard Stern.

Dans l’affaire Clearstream, c’est Nicolas Sarkozy qui est visé. Dans la seconde affaire, c’est l’un de ses proches. Le ministre de l’Intérieur n’a jamais caché sa proximité avec Edouard Stern. Les deux affaires vont-elles finir par se télescoper? Contrairement à Nicolas Sarkozy, le banquier avait bien, lui, des comptes enregistrés chez Clearstream. Quant aux faramineux flux financiers dégagés par la vente des Frégates de Taïwan, il était bien placé pour les voir passer.

© Tribune de Genève- 02.05.2006 - page 9

Ce message a été modifié par joel - 09 mai 2006 à 17:03.


#22 himotep

    Expert

  • Membres
  • 232 Messages :
  • Localisation : nord

Posté 09 mai 2006 à 17:44

bonsoir.
voici de lien plus d'info toujours interressant.
http://www.liberatio...?Article=375512
http://www.arenes.fr/livres/page-livre2.ph...=4&num_page=196

Ce message a été modifié par himotep - 09 mai 2006 à 17:46.


#23 sahihi

    Confirmé

  • Membres
  • 46 Messages :
  • Localisation : Mulhouse
  • Intérêts : la science et la politique

Posté 10 mai 2006 à 21:33

Voilà je trouve que les médias prennent fait et cause pour Sarkozy contre Chirac et Villepin.Si je suis président d'un pays normal d'enquêter sur les gens qui m'entoure ce sont des choses évidentes alors pourquoi vouloir salir monsieur Chirac ou monsieur Villapin.Certains prétendent maintenant que Chirac aurait un compte au Japon.De toute façon il n'y a pas d'homme d'envergure en France je ne pense pas que Sarkozy arrive à la cheville de Mitterrrand concernant l'élocution la fascination des foules etcc.




Les topics ont été combinés. Veillez à utiliser la fonction recherche avant d'ouvrir un nouveau sujet. Merci.

#24 Maximus

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 469 Messages :

Posté 10 mai 2006 à 21:43

affaire clearstream II stp ou affaire du corbeau mais pas affaire clearstream tout court

Citation

Si je suis président d'un pays normal d'enquêter sur les gens qui m'entoure ce sont des choses évidentes alors pourquoi vouloir salir monsieur Chirac ou monsieur Villapin.
normal ,normal, c'est toi qui le dit !
en plus appel au services secret via le general rondeau ! normalement ça doit se faire dans des cadres bien précis pour éviter tout dérapage. Les services de l'Etat n'apprtient pas à Chirac ! Et chirac n'est pas juge d'instruction ou je ne sais quoi d'autre

#25 cosmos

  • Invités

Posté 11 mai 2006 à 20:32

Rebondissements à répetition dans l'affaire Clearstream.

Le juge Van Ruymbeke aurait rencontré Jean Louis Gregorin hors de son bureau, certains disent pour négocier les lettres anonymes.
Cette procédure serait illégale.
Le garde des sceaux demande une enquête pour violation du secret de l'instruction.

Hier le juge était furieux et prétendait avoir été manipulé!
Mais, de quelle manipulation parlait il ?

N'oublions pas qu'il investiguait sur l'affaire enorme des frégates de Taiwan et ses commissions occultes. Qu'il a instruit la vieille affaire Urba, et j'en passe.
De bonnes raisons pour vouloir sa peau!

Et si cette affaire clearstream était une manipulation programmée pour éclater le moment venu.
Un montage qui permettrait de mettre en défaut le juge Van Ruymbeke et lui retirer le dossier, y compris celui de l'affaire des frégates ?

Je me pose des questions. Qui a dévoilé cette rencontre entre le juge et JL Gregorin hors de son bureau? Pourquoi les médias nous ont parlé depuis le début de fausses listes avec tant de certitudes?

#26 Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 11 mai 2006 à 20:58

Moi, ce qui me turlupine c'est la passivité des socialistes ... Bizarre !

Voilà une occasion en or de dénoncer leur principal adversaire (celui qui "serait" le mieux placé) Sarko, comme un escroc vendu à des intérêts étrangers et ils ne pipent mot ... Curieux ...

Les socialos médiatiques font mieux. Eux tirent sur Villepin et Chirac (qui sont loin de représenter une menace du point de vue électoral) et crient au Watergate alors qu'il faudrait glapir à la haute trahison ( c'est comme ça qu'on appelle la collaboration d'un ministre avec une entité étrangère dans le dos de son gouvernement ), crime qui était passible il y a quelques dizaines d'années du peloton d'exécution.., à propos de Sarko .

Tout cela est très bizarre ... Les socialos ne sont pas du tout des battants là ... A moins qu'il ne soit pas de l'intérêt de leurs donneurs d'ordre que Sarko soit out ...

Ces deux camps sont donc complices et pourris ... Sarko, socialos et média même combat ?

Pour qui voter ? Je me pose la question ... Le choix reste vaste malgré tout.
Laissez-moi rire... :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#27 Tixi

    Sans Titre

  • Bannis
  • 3 070 Messages :
  • Localisation : Agen

Posté 11 mai 2006 à 21:07

daman, tu m'excuseras mais je crois pas qu'il y avait besoin de cette affaire pour montrer que les sociaux démocrates ne valent pas mieux que la droite ...

#28 Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 13 mai 2006 à 21:07

Up, parce que les taupes adeptes de la langue de bois sont parmi nous et multiplient les topics bidon ...

Citation

daman, tu m'excuseras mais je crois pas qu'il y avait besoin de cette affaire pour montrer que les sociaux démocrates ne valent pas mieux que la droite ...

Tixi, ça on le sait ... Ce que je sous-entends c'est qu'en fait ils jouent Sarkozy eux aussi intentionnellement parce que c'est lui le poulain véritable de leurs donneurs d'ordre.

Je dis clairement que les socialo favorisent la victoire de Sarkozy . Déjà ils ont fait semblant d'être incapables de présenter un seul candidat ensuite ils évitent de mettre Sarko dans l'embarras et s'en prennent à Chirac et Villepin qui n'ont aucun avenir politique prévisible ...

En fait ils ont reçu comme mission d'émietter autant que possible l'électorat de gauche.
Laissez-moi rire... :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#29 bip bip

    Expert

  • Membres
  • 195 Messages :

Posté 16 mai 2006 à 20:10

J'ai entendu ce soir Sarkozy commenter l'affaire Clearstream
et dire sans sourciller qu'il ne connaissait pas l'existence de cette banque avant d'apprendre que son nom figurait dans ses listings ,à tort bien entendu!
Il a été ministre des finances je crois???? ministre de l'intérieur
et il ignorait cette banque alors qu'elle est un intermédiaire incontournable dans les grands virements et que son frère est au MEDEF!

Il n'a jamais entendu parler des livres de Robert!
Même moi, qui ne suis personne , j'ai lu des tas d'articles à ce sujet et depuis pas mal de temps déjà!

Pour un prétendant c'est just! ou il est mal informé ou il nous prend pour des imbéciles!

#30 Zorro

    Chercheur d'idées

  • Membres
  • 615 Messages :
  • Localisation : Québec

Posté 19 mai 2006 à 06:56

Affaire Clearstream, le plus incroyable reste à venir




CLEARSTREAM = SCANDALE "PETROLE CONTRE NOURRITURE" = KUWAIT GATE

Le plus gros tiroir de l’affaire Clearstream n’a pas encore été ouvert ! Dominique de Villepin déclare dans le journal Le Monde du 29 avril 2006 qu’il a choisi de n'exclure aucune arme pour sa défense…

L’affaire des frégates de Taiwan ne représente que la partie émergée de l’iceberg. L’onde de choc du Tsunami « Clearstream » va être dévastatrice. L’épidémie de la grippe aviaire du corbeau va être terrible.

Car, le clearing permet de remonter n'importe quelle filière d'argent sale si l'on s'en donne les moyens. L’ancien Président de Clearstream a déclaré : tout est traçable, tout…absolument tout Donc, les milliards détournés du Koweït (en 1991) peuvent facilement être retracés…

Comme l'a si bien dit Ségolène ROYAL au JDD du 30 avril : «Les Français méritent d'avoir, à la tête de l'Etat, des responsables politiques dévoués, honnêtes, au service des autres et soucieux du bien public »

Pourquoi DSK a-t-il fait annuler le reportage programmé le 12 mai 2000 dans l’émission « Sans Aucun Doute » présentée par Julien Courbet ? Parce qu’il était Ministre de l’Industrie en 1991 et qu’il a détourné les brevets de Ferrayé (sur l’extinction et le blocage des puits de pétrole en feu sans utilisation de la dynamite) déposés à l’INPI au mois d’avril 1991.

Février 2002, Le Rapport OMERTA 2, Sophie Coignard interroge Bernard NICOLAS (journaliste), page 261 : - Vous avez déjà été victime de censure dans l'exercice de votre métier ?
Plusieurs fois. Dès lors qu'il était question de personnage politique de premier plan, les ennuis commençaient à TF1……Une fois, j'avais fait un reportage sur une histoire politico-financière compliquée qui devait passer dans l'émission de Julien Courbet Tout est possible. Dans la journée, une autopublicité annonce le thème de mon enquête. La direction de TF1 s'inquiète : cette affaire peut-elle être gênante pour Dominique Strauss-Khan ?…..J'étais interloqué : rien n'indiquait dans mon enquête que DSK fût mêlé en quoi que ce soit à cette affaire. Soit on se trompait en haut lieu, soit on en savait plus long que moi…..Les téléspectateurs qui ont vu la bande-annonce n'ont jamais vu la suite… Le reportage est visible dans son intégralité sur le site Internet : www.googleswiss.com/ferraye-video

M° Gilbert Collard, avocat de Joseph Ferraye, qui était présent sur le plateau de Sans Aucun Doute, a très justement déclaré :
« Ce serait la plus grosse escroquerie du siècle sur fond de politique et de guerre du Golfe ! la plus grande escroquerie du siècle, escroquerie incroyable, enjeu colossal; on ne joue plus avec des rigolos, on joue avec de vrais tueurs, des hommes prêts à tout sous prétexte qu'un Etat a des intérêts qui sont reliés par d'autres Etats ». Julien Courbet, le présentateur, a quant à lui annoncé : « Cette affaire pourrait remonter très très très haut ». Nous y sommes.
Monsieur Jean-Michel Berges est actuellement le Juge d’Instruction chargé de l’affaire (N° du Parquet : 0213438076, N° d’Instruction : 9/02/51)

Est-il normal qu’en démocratie, un homme politique use de son pouvoir pour faire annuler une émission de télévision ?

Monsieur Dominique de Villepin, en qualité de Ministre de l’Intérieur, a sûrement pris connaissance des notes des RG. Pierre Tanger, journaliste d’investigation a écrit : « Dans les archives des RG figure ainsi un "blanc" concernant un mystérieux capitaine Haddock, Haddock qui attribue à feu François Mitterrand un détournement des indemnités de la guerre du Golfe : "les pays du Golfe d'Arabie ont signé un chèque de plus de un milliard de dollars à la France. Cette somme représente les indemnités de la guerre du Golfe et notamment des frais engagés par la Marine Nationale, l'Armée de l'Air, ainsi que l'Armée de Terre au titre de la division Daguet. Ce chèque a été transporté du Qatar par un Falcon 50 et déposé à Zurich sur un compte bancaire suisse au nom de François Mitterrand. Cette opération a eu lieu en présence d'un conseiller fédéral. » ( ).

Si cette information est exacte, la 5ème République est morte.
Pourquoi, le 16 novembre 1995, M° De La Haye Saint Hilaire, notaire parisien, ami de Jean Arthuis, ami d’Edouard Balladur, ami de…., a-t-il préparé des conventions de cessions de droits litigieux et des lettres d’instruction bancaire pour un montant total de 23.005.341.300 US$. On comprend mieux pourquoi Nicolas Sarkozy reste bizarrement muet…
Christian Basano a été le seul à refuser de les signer. Il a déposé plainte le 30.11.1995 au Parquet de Nice car il pensait que le mot Justice représentait quelque chose en démocratie.
Interrogé par la Justice de Genève (le 3 avril 1996), M° MOTTU a notamment déclaré : « Lors de mes entretiens avec M° Saint Hilaire, celui-ci avait fait allusion à une société pétrolière française ainsi qu’aux références d’un ancien membre du gouvernement. »
En 1999, la société suisse SB Holding a réalisé un audit sur les comptes bancaires pour lesquels Christian Basano a été désigné Ayant Droit Economique Réel (ADER) :
- ABN AMRO (Basel) N° 1.068.635 1.420.000.000 US $
- BMB (Genève) N° 7915 2.485.000.000 US $
- ROYAL TRUST (Toronto) N° 436.543 1.811.000.000 US $
- FIRST INTERSTATE Bank (New York) N°477.925 1.200.000.000 US $
- FIRST HOME Bank (Grand Cayman) N° 392.857 1.122.000.000 US $
- UBS (Genève) N° 231.215 381.987.200 US $
________________
TOTAL 8.419.987.200 US $
Conclusions du rapport d’audit :
I Que divers organismes bancaires ont travaillé directement avec le nom de Monsieur Basano pour la réception et le transfert des fonds ?

II Que des organismes financiers ou bancaires ont simplement servi de relais dans l’utilisation du nom de Monsieur Basano pour l’ouverture de comptes mais que souvent ces comptes n’ont servi que pour une seule transaction, et qu’ils restent à ce jour, malgré tout ouverts.

III La plupart de ces comptes sont organisés à plusieurs tiroirs, avec un compte principal qui réceptionne le virement, mais qui exécute immédiatement la répartition qui se fait automatiquement sur des comptes secondaires sous le même N° avec des lettres ou des chiffres b,c,d, de ce fait la transaction semble être moins importante

C’est grâce à Clearstream que peut se faire ce « JEU de BANQUES »
Monsieur Dominique de Villepin en sa qualité de Ministre des Affaires Etrangères a certainement pris connaissance du Contrat P.B.E OIL :

- Article 1 : Exploitation d’un procédé « blocking robot for high pressure oil wells » (un des procédés Ferraye)
- Contrat signé, Adel M.K. Kharafi, General Manager et le représentant de la P.B.E. OIL SA, Paul Colne (ancien membre de la DST qui a été retrouvé « mort » dans sa cellule de la prison de Nice le 23 décembre 1997 quelques mois après la publication dans le Journal de Genève de l’article : Où sont passés les milliards du Koweït ?)
- Enregistrement par la chambre du commerce de Koweït City sous le Certificat N° 15512 / 17701 / F, le 15 novembre 1991.
- Légalisation de la signature apposée par M.Majid AL SAMHAN, M.A.E du Koweït, par l’Ambassade de France au Koweït en la personne de R.Pratt, Attaché Commercial.


Pourquoi le 2 février 2003, Daniel Levavasseur, l’ex-agent de la DST a été retrouvé pendu à 15 mètres du sol au Dramont (Var) comme le Directeur de la banque Ambrosiano ( !?) – Cet « accident » de parcours montagneux a donc bien été signé (…). Il avait notamment déclaré quelques temps avant aux journalistes français, Alain Dusart et Frédéric Menu, de l’Est Républicain : « Il y avait effectivement un dossier et un système de manipulation financière dont ont profité des princes koweïtiens et d’autres…Par un savant mécanisme de comptes bancaires et de crédits imaginaires, des milliards de dollars ont circulé à la faveur de la juteuse après guerre ».

Pourquoi André Sanchez (qui était co-signataire de la convention de cession de droits litigieux préparée par les notaires) est mort lui aussi « accidentellement » le 15 mai 2001 par l’explosion de sa voiture en Suisse. Il est intéressant de remarquer qu’au même moment Christian Basano était entendu par la police judiciaire du Luxembourg dans le cadre de sa plainte contre Clearstream (qui a bien évidemment été classée sans suite).
Pourquoi la justice, en la personne du très médiatique Procureur de la République, Eric de Montgolfier met tout en œuvre pour « assassiner démocratiquement » Christian Basano en faisant appel aux services de réseaux mafieux et d’anciens membres du FN et réseau Stay-Behind pour monter un « chantier » ? (Le 19 avril 2006 j’ai été contraint de déposer plainte contre lui).
Qui a donné l’ordre au Procureur de la République, Eric de Montgolfier, de ne pas instruire les plaintes déposées par Christian Basano et de ne pas ouvrir d’enquête sur la mort « accidentelle » de l’ex-agent de la DST ?
Pour approfondir le sujet, se connecter sur les sites Internet :

www.basanews.com
membres.lycos.fr/filterman//basano-ferraye-elf-dsk.htm
www.googleswiss.com/fr/geneve
« Il n’est point de secret que le temps ne révèle » (Jean Racine – Britannicus)
Christian BASANO
06.73.31.48.39

http://www.basanews.com


Articles originaux, sources et auteurs
http://www.basanews.com
http://www.googleswiss.com/fr/geneve
http://membres.lycos.fr/filterman//basano-...aye-elf-dsk.htm



source