Je n’ai pas choisi de mener une vie spirituelle, je n’ai pas choisi de voie spirituelle particulière d’ailleurs. Je me suis juste rendue compte un jour que j’avais toujours été sur la voie. Aujourd’hui, après avoir potassé des références et autres sources sur la question et surtout m'être potassée moi même, je mène une vie en accord avec qui je suis aujourd'hui (en constante évolution), mêlant travail honnête, philosophie yogique, relation correcte aux personnes et aux choses, végétarisme, énergétique, conscience des choses que je fais, de mes actions (le plus possible, je ne suis pas wonderwoman non plus !)… Bref une sorte de voie de la connaissance à ma sauce… Comme nous le faisons tous finalement. (Même si certains diront qu’ils suivent scrupuleusement un Maître ou une méthode X ou Y, nous sommes nos propres créateurs… dire oui, c’est endosser déjà la responsabilité… bref, c’est un autre sujet).
Alors que je suis restée très longtemps en couple, dans une précédente vie mais dans cette même incarnation, j’ai eu, après ma séparation, quelques tentatives de mise en relation (ou au diapason) avec des personnes du sexe opposé, pour des périodes plus ou moins longues.
Ce fût très successful ! Au final…
Mais bel et bien terminé.
Alors j’ai fait une pause, ces six derniers mois, afin de résoudre définitivement le mythe (ou « pas le mythe »):
Pour évoluer, faut-il nécessairement abandonner la notion de couple ?
Je n’ai pas trouvé de réponse.
Pire, j’ai bien remarqué, en retentant ma chance dernièrement, que j’avais pris une distance considérable dans ce domaine et me sens, sentimentalement, irrécupérable.
Est-ce parce qu’au fur et à mesure des progrès (bon, c’est un peu péteux, mais je trouve que j’en ai fait), des valises inutiles abandonnées sur les bords du chemin, il devient de plus en plus difficile de tomber sur une personne compatible ?
Alors, concernant le couple, j’ai pesé les « pour » et les « contre » :
Contre : évoluer, c’est nécessairement se vouer à la solitude affective :
- La solitude permet de gérer son temps, d’être discipliné. Lorsque nous sommes la seule personne à gérer dans notre emploi du temps, il est plus facile de planifier les plages de travail, de méditation. Il n’y a rien à négocier.
- Lorsqu’on est en couple, on perd du temps et de l’énergie à gérer des problèmes que l’on n’aurait pas tout seul, en termes de planning certes, mais aussi de concessions, de choix en commun, d’explications, de communication...
- Le sentiment amoureux (et sexuel) libère de fortes énergies qui, mal gérées, décentrent et fragilisent l’être tout entier. On dit bien que tomber en amour fait perdre les pédales… Ce n’est pas une chose très souhaitable quand on veut évoluer. En tout cas, cela peut nous faire perdre aussi de notre précieux temps.
- La relation amoureuse, sentimentale, présente le risque d’être influencé, inconsciemment, ou même par mimétisme, par les idées et la philosophie de l’autre. Cela peut troubler notre propre vision et nous amener à nous pervertir sans avoir eu le temps de s’en apercevoir (la dessus, je semble totalement vaccinée).
- Tous ces phénomènes peuvent donc mener à un abandon de l’évolution spirituelle amorcée. En outre, lorsqu’on est seul, on reste conscient que notre vie dépend de soi, de nos actions… c’est, dans la solitude, prendre conscience de notre grande responsabilité de nous, envers nous-mêmes. Pas d’épaule sur laquelle pleurnicher ou pire, personne à accuser dans nos échecs…
- Tous les arguments trouvés ci-après, dans la rubrique « pour » (…le couple avec une vie spirituelle) ne sont valables que dans le cas de couple harmonieux, équilibré… et c’est sûrement là que le mythe commence
Pour : La relation de couple ne gêne en rien l’évolution spirituelle…
- Le couple, justement parce qu’il implique des émotions, est un terrain d’expérimentation idéal pour apprendre à les maîtriser, à les dépasser.
- La relation de couple, de par son intimité, permet d’expérimenter le don de soi et la rémission de l’ego au quotidien, naturellement, sans même y penser, pour qui sait un tantinet être honnête envers lui(elle) même.
- Le couple, c’est également définir les limites entre soi et l’autre dans un contexte émotionnel complètement choisi (non pas la famille, ni les enfants, on choisi un minimum son (sa) partenaire, sauf pour les accros de la roulette russe sentimentale). Définir ses limites pour, au final, expérimenter qu’il n’y en a pas
- L’union fait la force, être en couple c’est également avoir une motivation pour évoluer… Une sorte de challenge. Ceci dit, je ne sais pas si c’est critiquable que ce challenge soit, en quelque sorte, extérieur à nous-mêmes, mais il existe bel et bien, c’est connu : the wings of love ! lol
- Le couple permet, dans ce sens également, d’avoir un miroir de soi, une personne qui vous fait part, dans la confiance, de son avis sur vos doutes, ou bien sur la justesse de vos actions… En toute sincérité et sans jugement. Ce qui peut permettre de faire des bonds spirituellement parlant.
- Pour l’avoir vécu enfin, la relation de couple renforce le centrage. En effet, ces mises à l’épreuve émotionnelles, en apprenant à les maîtriser nous rendent finalement davantage centrés même dans des situations ou l’émotionnel, l’affectif, voire le sexe sont en jeu.
J’ai essayé d’équilibrer au maximum les deux parties, pour et contre, et malheureusement, je n’ai pas eu de mal… si cela avait été plus déséquilibré, j’aurais moins de mal à choisir*… mais je compte sur vous pour faire voler en éclat ces arguments et apporter une autre vision sur la question.
En conclusion, je sais surtout que c’est une dépense incroyable d’énergie que de se confronter à des situations de séduction (parure et mensonges). La société est ainsi faite : dès qu’une personne, homme ou femme, entre dans une situation pour séduire, il/elle, par désir de plaire à l’autre, se perverti. Il n’y a plus la sincérité nécessaire à l’harmonie… le fameux devoir de sincérité, pourtant si utile ! (pour peu qu’on se soit débarrassé de deux ou trois peurs primaires).
Faut il abandonner, juste parce que l'évolution spirituelle crée une incompatibilité avec la plupart des mœurs de la civilisation dans laquelle on vit ?
Certes ceci a pour conséquence courante – mais est elle nécessaire ? - la solitude (cette fidèle amie); et pourtant je me dis, punez c’est gâché, tout ce bonheur, juste pour moi toute seule (et mes enfants, mais eux ca coule de source, c’est le cas de le dire
Alors je vous la pose la question, le couple, frein ou coup de pouce à l’évolution ?
(*en fait, je ne pense pas qu'il faille choisir)
Ce message a été modifié par Catarineta Tchi Tchi - 07 octobre 2010 à 22:56.












