Catarineta Tchi Tchi, le 21 octobre 2010 à 12:00, dit :
Tu peux pas comprendre ! C'est un truc de filles...

:D:D

J'ai failli répondre la même chose !!! Mdr !!!
yoananda, le 21 octobre 2010 à 09:39, dit :
Quand a savoir si on aime ou si on s'aime a travers l'autre, comment pourrait-on le déterminer ?
On a des besoins affectifs, émotionnels, sexuels qui ne peuvent être comblés que par l'autre. Qu'on demande franchement, qu'on essaye d'amener l'autre a le faire, qu'on attende patiemment, qu'on donne en espérant recevoir après ... au final ça change quoi ? si ces besoins ne sont pas comblés, on périclite. Comme une fleur qui n'a plus de soleil ou d'eau...
Oui, on périclite... Mais ça ne change rien à mes propos précédents, pour ne parler que des miens.
Parce que je n'ai jamais prétendu qu'un minimum de "correspondance" de base n'était pas nécessaire pour envisager une relation qui comble nos besoins.
Accepter l'Autre et l'aimer tel qu'il est ne veut pas dire dans mon esprit se mettre avec n'importe qui ne nous correspondant pas du tout au départ.
D'ailleurs les goûts, les points communs, les partages intellectuels, etc... sont tout d'même à la base du premier rapprochement. Non ?
Ca mais aussi la "connexion" mentale, je veux dire une certaine connexion "cosmique", même si le terme n'est sans doute pas correct (mais là tout d'suite je n'en trouve pas de plus approprié).
Quant à l'entente sexuelle, on s'aperçoit rapidement de son existence ou pas. En générale quand la connexion est là, elle coule de source non ?
Donc si ces besoins-là ne sont pas comblés, c'est peut-être simplement parce que dès le départ on s'est gourré de partenaire
Dans ma réflexion je partais évidemment du principe que de toute façon, la seule relation qui puisse aboutir vraiment en termes d'intensité, de fusion, et de durabilité est celle que l'on peut avoir avec quelqu'un avec qui l'on est un minimum "connecté" à la base, et avec qui l'on partage tout d'même un minimum de choses.
C'est comme ça que je vois le schéma... mais bon c'est le mien, sans plus
yoananda, le 21 octobre 2010 à 09:39, dit :
Ce sont de vraies questions. Je n'ai pas les réponses. Mais je ne comprends pas trop vos discussion ni ou elle vous mènent ... j'y vois des réflexions basées sur certains postulats ... comme si vous saviez plein de choses sur ce que nous sommes ... moi je suis pas si savant !
Mais non, pas du tout.
En ce qui me concerne je n'en sais pas plus que quiconque.
Mais à force de baffes, de réflexion et de dialogue avec d'autres personnes peut-être plus sages ou ayant un regard extérieur plus critique sur moi, je sais aujourd'hui un minimum ce que je suis, et surtout ce que je ne suis pas, à savoir pour l'instant assez lavée de mes défauts pour pouvoir vivre une relation sans jamais blesser l'Autre ni lui empoisonner la vie. Donc j'y travaille. Pour moi-même, mais aussi parce que si j'aime l'Autre, alors il devient évident pour moi de le faire.
Car il me semble logique que pour aimer quelqu'un le mieux possible il faut un minimum avoir déblayé chez soi.
C'est souvent par manque de tolérance générale que nous n'acceptons pas les différences de l'Autre, ses idées divergentes, etc... et il y en a toujours, forcément. D'ailleurs en cas contraire on s'ennuierait je trouve

Et puis c'est enrichissant.
Et c'est souvent par manque d'humilité que nous jugeons de sa valeur en fonction de nos propres critères, nous estimant bien trop souvent habilités à le faire alors que nos dits critères ne sont pas forcément les siens ni d'ailleurs les bons.
Et pour finir, combien de fois ce sont nos propres manques et tares que nous reprochons à l'Autre ? Ou que nous cherchons à combler via l'Autre, au lieu de trouver en nous-même de quoi le faire ?
Combien d'entre nous attendent de leur compagnon qu'il change sur un point ou un autre pour être enfin conforme à nos attentes ? C'est super égoïste et vaniteux ça... et donc voué à l'échec
Donc une fois tout ça posé et regardé en face, du moins par moi qui ne l'ai pas toujours fait hélas, plus besoin d'être Einstein pour quelques déductions évidentes... Entre autre celle du taf sur soi comme seule possibilité de parvenir à aimer vraiment sa compagne ou son compagnon, c'est-à-dire pour ce qu'il ou elle est, et sans rien attendre que nous ne puissions donner nous-même...
Après, je ne dis pas que c'est LA vérité ou une évidence pour chacun d'entre nous. Je donne juste ma vision des choses, qui n'est pas forcément la tienne...
Et franchement Yo, pour moi c'est tellement basique comme raisonnement, que ça ne me fait faire aucun noeud au cerveau
Et puis la façon dont je vois les choses évoluent en fonction de mes expériences persos. Jusqu'ici les relations de couple que j'ai vécues m'ont démontré primo que j'allais vers des personnes dont je savais parfaitement dès le départ qu'elles me correspondaient trop peu. Et j'ignore d'ailleurs toujours pourquoi je persistais dans cette attitude alakon...
Secundo que je faisais fausse-route en imaginant que pour compenser ma connerie de base j'avais le droit d'attendre, voire d'exiger, que mes partenaires changent afin de correspondre à mes attentes et combler mes désirs. Alors qu'en fait JE m'étais plantée toute seule en faisant le mauvais choix.
Et tertio que de toute façon, tant que je n'aurais pas accepté mes imperfections et appris à m'aimer avec, je serais forcément incapable d'aimer celles de qui que ce soit, d'autant qu'ad vitam aeternam ces dernières me renverraient désagréablement les miennes à la figure
Donc tu vois, ce n'est pas pour me compliquer l'existence qu'aujourd'hui je tente d'appliquer certains principes, mais plutôt pour me la simplifier.
Et en me simplifiant la vie, je la simplifierai à mon couple. Et donc j'aimerai mieux, et plus vrai !
Aimer d'abord, et Aimer fort.
Si cela ne marche pas : Aimer plus fort encore…
Remlug
Je désapprouve ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire.
Voltaire (dixit Evelyn Hall)