Citation
Qui veut assurer son auto défense intellectuelle gagne à savoir repérer les sophismes et les paralogismes.
Kécéksé ça, demandez vous? Rien de bien méchant. Ce sont tout simplement des raisonnements ou des modes d’argumentation qui ne tiennent pas la route et qui laissent typiquement entendre qu’on doit conclure à X alors que ce n’est pas le cas. La différence entre les deux est que le paralogisme est commis de bonne foi , alors que le sophisme est avancé avec l’intention de tromper.
Je vous présente ici des manières de ne pas raisonner juste. Le mieux, pour apprécier tout ce qui suit, est d’imaginer que vous jouez un jeu. Gagne à ce jeu la personne qui fait admettre une conclusion. La seule règle de ce jeu est que les coups joués doivent être rationnels, i.e. ils doivent tirer des inférences valides de faits qui supportent la conclusion. Ce qui suit, si vous voulez, ce sont donc autant des manières de tricher à ce jeu.
Le faux dilemme.
On fait croire (faussement) qu’il n’y a que deux possibilités; on donne ensuite à entendre qu’une est exclue; et on conclut que l’autre doit donc être vraie. Le hic, évidemment, c’est que, dans le cas en question, il n’y a pas que deux possibilités: le dilemme présenté est donc un faux dilemme. Exemples. “Ou la médecine peut expliquer comment elle été guérie, ou il s’agit d’un miracle. La médecine ne peut expliquer comment elle a été guérie. Il s’agit donc d’un miracle” (Divers charlatans). “Ou bien on diminue les dépenses publiques ou bien l’économie s’écroule”.(La propagande, depuis au moins vingt ans).
On se prémunit contre ça en se rappelant qu’il y a plus de deux options.
La généralisation hâtive.
Ça consiste à généraliser trop vite et à tirer des conclusions à propos d’un ensemble à partir d’un trop petit nombre de cas. Le raciste commet ce sophisme quand il dit par exemple “Je connais X qui est québécois et il est bête comme une pelle sans manche, comme le sont d’ailleurs tous les québécois”.
On se prémunit contre ça en se rappelant qu’il ne faut pas généraliser trop vite et surtout en étudiant au moins un peu les statistiques, puisque la théorie de l’échantillonnage est la réponse savante à ce problème.
Le hareng fumé.
Les prisonniers en fuite, paraît-il, laissaient des harengs fumés derrière eux pour distraire les chiens pisteurs et les détourner leur piste. C’est le principe qu’on applique ici: le but de ce stratagème est de vous amener à traiter d’un autre sujet que ce celui qui est discuté. Les enfants sont parfois champions à ce jeu: “Ne joue pas avec ce bâton pointu” dit papa; “Ce n’est pas un bâton, c’est un laser bionique”, répond Camille. “Range ta chambre”, dit papa; “Tu ne l’as pas demandé à Camille”, répond Marie.
À un autre niveau, on pourrait être tenté (ce serait un peu injuste…) de voir dans un certain travail médiatique une sorte de méga-hareng-fumé. “Avez-vous une idée de tout ce qu’on nous cache à propos de la Guerre en Afghanistan?”, demande Le Couac. “Avez-vous entendu parler de cet enfant né avec deux têtes?”, répond Debilo Inquirer. “Voyez comme c’est inquiétant la privatisation de soins de santé”, insiste Recto-Verso. “Saviez-vous que Machin Radio-Télé a rompu avec Truc Bien-Connu?”, répond Nécro Vedettes. Et ainsi de suite.
Une variante très efficace de cette forme de diversion est d’évoquer un mal supposé pire que celui qu’on veut faire discuter et de laisser entendre que l’existence du deuxième dispense de traiter du premier. “Brûler de l’essence pour satisfaire des besoins en énergie pollue? Essayez avec le charbon: c’est bien pire!”.
On se prémunit contre tout cela en demandant qu’on revienne au sujet.
L’Ad hominem.
C’est un autre moyen de détourner l’attention du sujet discuté et il peut être vraiment efficace. Ça consiste à attaquer la personne qui énonce une idée plutôt que l’idée elle même. Si quelqu’un avance devant vous une idée de Milton Friedman et que vous répondez “On sait bien: il est de droite” au lieu de chercher à comprendre et éventuellement réfuter l’idée, vous venez de commettre un Ad hominem. Ou encore: Einstein aurait été tueur à gages pour les Hell Angels que la relativité n’en serait ni plus vraie ni plus fausse.
Ici encore, on se prémunit contre tout cela en demandant qu’on revienne au sujet qui n’est pas la personnalité de qui avance une idée mais bien la valeur de vérité de cette idée.
La pétition de principe.
C’est le raisonnement circulaire. En termes un peu plus complexes: ce raisonnement n’est pas valide parce qu’il inclut dans les prémisses la conclusion qu’il est supposé établir. En anglais, on dit begging the question, ce qui est peut-être plus “parlant”. Un exemple: L’un: “Dieu existe, puisque la Bible le dit”; l’autre: “Et pourquoi devrait-on croire la Bible”; l’un: “Mais parce que c’est la parole de Dieu!”
On se prémunit contre ça en repérant bien nos prémisses et en les distinguant des conclusions.
Post hoc ergo procter hoc.
C’est du latin et ça veut dire: après ceci, donc à cause de ceci. C’est un sophisme très répandu. Par exemple, c’est celui que commettent les gens superstitieux: j’ai gagné au casino quand je portais tels vêtements, dit le joueur; je porte donc les mêmes vêtement à chaque fois que je retourne au casino. Il arrive que le sophisme soit plus subtil et moins facile à identifier. Pour aller à l’essentiel: la science a recours à des relations causales, mais en science un événement n’est pas donné pour cause d’un autre simplement parce qu’il le précède. On retiendra surtout que le seul fait qu’un événement en précède (ou est corrélé à) un autre ne le rend pas cause du deuxième. Confondre corrélation et causalité est d’ailleurs une des premières choses qu’on apprend en statistiques. Dans un hôpital, la présence d’individus appelés médecins est fortement corrélée avec celle d’individus appelés patients: ça ne veut pas dire que les médecins sont cause de la maladie.
Ad Populum.
Encore du latin. Ça signifie simplement: en appeler à la foule. C’est un des sophismes favoris des publicitaires: on affirme qu’une chose est juste puisque tout le monde la fait — ou la pense. Une variante en appelle à la tradition:on a toujours fait comme ça, donc c’est juste — ou vrai. Évidemment, tout le monde (ou la tradition) peut se tromper. Vous voulez des exemples? Non? D’accord.
Composition/division.
Le sophisme de composition consiste à conclure que ce qui vaut pour la partie vaut pour le tout. Quand un éditorialiste de La Presse écrit (1 août 2001, p. A 13): “Comme c'est le cas dans le cadre plus général de la mondialisation, c'est la nation la plus pauvre du trio uni par l'ALENA, le Mexique, qui est également la plus désireuse de raffermir les liens nord-américains: vivent au Sud du continent, en effet, 100 millions d'êtres humains dont le niveau de vie est cinq fois moins élevé que celui des Canadiens — six fois moins que celui des Américains — et qui s'agrippent bec et ongles au rêve d'accéder à la prospérité de leurs voisins du Nord.”, il commet ce sophisme en attribuant au tout (tous les Mexicains) ce qui est vrai (sans doute) d’une partie. Les Zapatistes, ça vous dit quelque chose?
Le sophisme de division consiste, au contraire, à conclure que ce qui est vrai du tout doit être vrai des parties. On l’a beaucoup commis en 1970, en pensant les membres de Beatles feraient, individuellement, de la musique géniale. On oublie ici qu’un tout peut avoir des propriétés émergentes que ses parties n’ont pas.
Appel à l’ignorance.
Celui-ci vient sous deux formes. La première consiste à dire: puisque tu ne peux démontrer que telle conclusion est fausse, elle doit être juste; la deuxième: puisque tu ne peux prouver une conclusion, elle doit être fausse. Sur le terrain de la parapsychologie, ces sophismes fleurissent. “Personne n’a pu démontrer que l’Abominable Homme des Neiges n’existe pas, il doit donc exister”. Ou encore: “Personne n’a pu démontrer que X trichait durant les expériences de voyance: il doit donc avoir un don”. Et ainsi de suite.
La pente glissante.
C’est ce qui se produit quand on raisonne (mal) en disant que si on accepte A, on aura B; puis C; puis D; et ainsi de suite jusqu’à quelque chose de terrible. L’argument, bien entendu, est destiné à prouver qu’on ne doit pas accorder A. Ceux qui disent, notamment aux Etats-Unis, que si on accepte des lois contre le libre port d’armes à feu, on aura bientôt des lois sur ceci, puis sur cela et qu’on finira par vivre sous un régime totalitaire, ceux-là se paient une balade sur la pente glissante. On voit bien, en y pensant un peu, que rien ne garantit la solidité de chacun des maillons de la chaîne et que donc rien n’assure que si on accepte A, on aura tout le reste qu’on nous prédit.
Kécéksé ça, demandez vous? Rien de bien méchant. Ce sont tout simplement des raisonnements ou des modes d’argumentation qui ne tiennent pas la route et qui laissent typiquement entendre qu’on doit conclure à X alors que ce n’est pas le cas. La différence entre les deux est que le paralogisme est commis de bonne foi , alors que le sophisme est avancé avec l’intention de tromper.
Je vous présente ici des manières de ne pas raisonner juste. Le mieux, pour apprécier tout ce qui suit, est d’imaginer que vous jouez un jeu. Gagne à ce jeu la personne qui fait admettre une conclusion. La seule règle de ce jeu est que les coups joués doivent être rationnels, i.e. ils doivent tirer des inférences valides de faits qui supportent la conclusion. Ce qui suit, si vous voulez, ce sont donc autant des manières de tricher à ce jeu.
Le faux dilemme.
On fait croire (faussement) qu’il n’y a que deux possibilités; on donne ensuite à entendre qu’une est exclue; et on conclut que l’autre doit donc être vraie. Le hic, évidemment, c’est que, dans le cas en question, il n’y a pas que deux possibilités: le dilemme présenté est donc un faux dilemme. Exemples. “Ou la médecine peut expliquer comment elle été guérie, ou il s’agit d’un miracle. La médecine ne peut expliquer comment elle a été guérie. Il s’agit donc d’un miracle” (Divers charlatans). “Ou bien on diminue les dépenses publiques ou bien l’économie s’écroule”.(La propagande, depuis au moins vingt ans).
On se prémunit contre ça en se rappelant qu’il y a plus de deux options.
La généralisation hâtive.
Ça consiste à généraliser trop vite et à tirer des conclusions à propos d’un ensemble à partir d’un trop petit nombre de cas. Le raciste commet ce sophisme quand il dit par exemple “Je connais X qui est québécois et il est bête comme une pelle sans manche, comme le sont d’ailleurs tous les québécois”.
On se prémunit contre ça en se rappelant qu’il ne faut pas généraliser trop vite et surtout en étudiant au moins un peu les statistiques, puisque la théorie de l’échantillonnage est la réponse savante à ce problème.
Le hareng fumé.
Les prisonniers en fuite, paraît-il, laissaient des harengs fumés derrière eux pour distraire les chiens pisteurs et les détourner leur piste. C’est le principe qu’on applique ici: le but de ce stratagème est de vous amener à traiter d’un autre sujet que ce celui qui est discuté. Les enfants sont parfois champions à ce jeu: “Ne joue pas avec ce bâton pointu” dit papa; “Ce n’est pas un bâton, c’est un laser bionique”, répond Camille. “Range ta chambre”, dit papa; “Tu ne l’as pas demandé à Camille”, répond Marie.
À un autre niveau, on pourrait être tenté (ce serait un peu injuste…) de voir dans un certain travail médiatique une sorte de méga-hareng-fumé. “Avez-vous une idée de tout ce qu’on nous cache à propos de la Guerre en Afghanistan?”, demande Le Couac. “Avez-vous entendu parler de cet enfant né avec deux têtes?”, répond Debilo Inquirer. “Voyez comme c’est inquiétant la privatisation de soins de santé”, insiste Recto-Verso. “Saviez-vous que Machin Radio-Télé a rompu avec Truc Bien-Connu?”, répond Nécro Vedettes. Et ainsi de suite.
Une variante très efficace de cette forme de diversion est d’évoquer un mal supposé pire que celui qu’on veut faire discuter et de laisser entendre que l’existence du deuxième dispense de traiter du premier. “Brûler de l’essence pour satisfaire des besoins en énergie pollue? Essayez avec le charbon: c’est bien pire!”.
On se prémunit contre tout cela en demandant qu’on revienne au sujet.
L’Ad hominem.
C’est un autre moyen de détourner l’attention du sujet discuté et il peut être vraiment efficace. Ça consiste à attaquer la personne qui énonce une idée plutôt que l’idée elle même. Si quelqu’un avance devant vous une idée de Milton Friedman et que vous répondez “On sait bien: il est de droite” au lieu de chercher à comprendre et éventuellement réfuter l’idée, vous venez de commettre un Ad hominem. Ou encore: Einstein aurait été tueur à gages pour les Hell Angels que la relativité n’en serait ni plus vraie ni plus fausse.
Ici encore, on se prémunit contre tout cela en demandant qu’on revienne au sujet qui n’est pas la personnalité de qui avance une idée mais bien la valeur de vérité de cette idée.
La pétition de principe.
C’est le raisonnement circulaire. En termes un peu plus complexes: ce raisonnement n’est pas valide parce qu’il inclut dans les prémisses la conclusion qu’il est supposé établir. En anglais, on dit begging the question, ce qui est peut-être plus “parlant”. Un exemple: L’un: “Dieu existe, puisque la Bible le dit”; l’autre: “Et pourquoi devrait-on croire la Bible”; l’un: “Mais parce que c’est la parole de Dieu!”
On se prémunit contre ça en repérant bien nos prémisses et en les distinguant des conclusions.
Post hoc ergo procter hoc.
C’est du latin et ça veut dire: après ceci, donc à cause de ceci. C’est un sophisme très répandu. Par exemple, c’est celui que commettent les gens superstitieux: j’ai gagné au casino quand je portais tels vêtements, dit le joueur; je porte donc les mêmes vêtement à chaque fois que je retourne au casino. Il arrive que le sophisme soit plus subtil et moins facile à identifier. Pour aller à l’essentiel: la science a recours à des relations causales, mais en science un événement n’est pas donné pour cause d’un autre simplement parce qu’il le précède. On retiendra surtout que le seul fait qu’un événement en précède (ou est corrélé à) un autre ne le rend pas cause du deuxième. Confondre corrélation et causalité est d’ailleurs une des premières choses qu’on apprend en statistiques. Dans un hôpital, la présence d’individus appelés médecins est fortement corrélée avec celle d’individus appelés patients: ça ne veut pas dire que les médecins sont cause de la maladie.
Ad Populum.
Encore du latin. Ça signifie simplement: en appeler à la foule. C’est un des sophismes favoris des publicitaires: on affirme qu’une chose est juste puisque tout le monde la fait — ou la pense. Une variante en appelle à la tradition:on a toujours fait comme ça, donc c’est juste — ou vrai. Évidemment, tout le monde (ou la tradition) peut se tromper. Vous voulez des exemples? Non? D’accord.
Composition/division.
Le sophisme de composition consiste à conclure que ce qui vaut pour la partie vaut pour le tout. Quand un éditorialiste de La Presse écrit (1 août 2001, p. A 13): “Comme c'est le cas dans le cadre plus général de la mondialisation, c'est la nation la plus pauvre du trio uni par l'ALENA, le Mexique, qui est également la plus désireuse de raffermir les liens nord-américains: vivent au Sud du continent, en effet, 100 millions d'êtres humains dont le niveau de vie est cinq fois moins élevé que celui des Canadiens — six fois moins que celui des Américains — et qui s'agrippent bec et ongles au rêve d'accéder à la prospérité de leurs voisins du Nord.”, il commet ce sophisme en attribuant au tout (tous les Mexicains) ce qui est vrai (sans doute) d’une partie. Les Zapatistes, ça vous dit quelque chose?
Le sophisme de division consiste, au contraire, à conclure que ce qui est vrai du tout doit être vrai des parties. On l’a beaucoup commis en 1970, en pensant les membres de Beatles feraient, individuellement, de la musique géniale. On oublie ici qu’un tout peut avoir des propriétés émergentes que ses parties n’ont pas.
Appel à l’ignorance.
Celui-ci vient sous deux formes. La première consiste à dire: puisque tu ne peux démontrer que telle conclusion est fausse, elle doit être juste; la deuxième: puisque tu ne peux prouver une conclusion, elle doit être fausse. Sur le terrain de la parapsychologie, ces sophismes fleurissent. “Personne n’a pu démontrer que l’Abominable Homme des Neiges n’existe pas, il doit donc exister”. Ou encore: “Personne n’a pu démontrer que X trichait durant les expériences de voyance: il doit donc avoir un don”. Et ainsi de suite.
La pente glissante.
C’est ce qui se produit quand on raisonne (mal) en disant que si on accepte A, on aura B; puis C; puis D; et ainsi de suite jusqu’à quelque chose de terrible. L’argument, bien entendu, est destiné à prouver qu’on ne doit pas accorder A. Ceux qui disent, notamment aux Etats-Unis, que si on accepte des lois contre le libre port d’armes à feu, on aura bientôt des lois sur ceci, puis sur cela et qu’on finira par vivre sous un régime totalitaire, ceux-là se paient une balade sur la pente glissante. On voit bien, en y pensant un peu, que rien ne garantit la solidité de chacun des maillons de la chaîne et que donc rien n’assure que si on accepte A, on aura tout le reste qu’on nous prédit.
texte tiré de : "le petit cours d'autodéfense intellectuelle" de normand baillardgeon:
http://olivier.hamma...mand/cours1.htm
exemple de logique fallacieuses :
Citation
Article connexe : syllogisme.
* Plus il y a d'emmental, plus il y a de trous.
Plus il y a de trous, moins il y a d'emmental.
Donc plus il y a d'emmental, moins il y a d'emmental.
* Tout ce qui est rare est cher,
Un cheval bon marché est rare,
Donc un cheval bon marché est cher.
* « Rat » est composé de trois lettres,
Le rat mange le fromage,
Donc trois lettres mangent le fromage.
* Un problème comporte toujours au moins une solution.
Donc s'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème.
* Plus il y a d'emmental, plus il y a de trous.
Plus il y a de trous, moins il y a d'emmental.
Donc plus il y a d'emmental, moins il y a d'emmental.
* Tout ce qui est rare est cher,
Un cheval bon marché est rare,
Donc un cheval bon marché est cher.
* « Rat » est composé de trois lettres,
Le rat mange le fromage,
Donc trois lettres mangent le fromage.
* Un problème comporte toujours au moins une solution.
Donc s'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème.
liste des sophismes sur wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Sophisme
Citation
Sophismes dont les prémisses ne sont pas pertinentes à la validité de la conclusion.
* Argumentum ad hominem ou « attaque personnelle » est formulé contre la personne qui soutient une thèse, et non pas contre la thèse elle-même, il comprend argumentum ad personam, ad hominem circumstantiæ et ad hominem tu quoque.
* Amphibologie (aussi appelé « amphibolie »).
* argumentum ad verecundiam aussi appelé « Le chef a toujours raison. », ou « argument d'autorité ».
* Argumentum ad consequentiam
o Appel à la terreur : « Si vous maintenez votre point de vue, il y aura des conséquences... »
o Appel à la flatterie : « Un homme comme vous ne peut pas défendre un tel genre de position ! »
o Argumentum ad populum (aussi appelé la « raison de la majorité ») : « Dieu doit exister puisque la majorité des humains y croient depuis des millénaires. » Variante : « La France représente moins d'un pour cent de la population mondiale et ne peut donc avoir aucun rôle significatif. » (L'Athènes de Périclès représentait bien moins d'un pour cent de la population de son époque, et son modèle nous influence encore aujourd'hui ; Sparte, bien plus puissante à la même époque, n'a pas laissé de trace culturelle durable.)
o Argumentum ad misericordiam ou « Appel à la pitié ».
o Appel au ridicule (ridiculisation des arguments de l'opposant pour les rendre plus facilement réfutables) : « Si la théorie de l'évolution était vraie, cela voudrait dire que mon grand-père est un gorille »
o Argumentum ad odium (Le fait de rendre odieux/inacceptable les arguments de l'opposition à travers une présentation à connotation péjorative).
o Deux faux font un vrai : « Et alors ? D'autres personnes font bien pire. »
o La raison des bons sentiments.
* Argumentum ad novitatem Le fait de donner raison aux arguments les plus nouveaux ou qui font le plus moderne.
* Argumentum ad antiquitatem Argument qui prétend que la tradition détient les bonnes réponses.
* Argument par la foi : « C'est forcément vrai, puisque c'est écrit dans tel ou tel livre sacré. »
* Argumentum ad ignorantiam (l'ignorance)[9] : « Je ne peux pas expliquer ce que ce témoin a vu dans le ciel, donc cela doit être un vaisseau spatial extraterrestre visitant notre planète. » Variante « Je ne peux expliquer comment la vie sur terre est apparue, alors c'est sûrement Dieu qui l'a fait. »
* Argumentum a silentio.
* Argumentum ad baculum (aussi appelé la « raison du plus fort »).
* Argumentum ad crumenam (aussi appelé la « raison du plus riche ») : « Ce n'est pas ce minable même pas assujetti à l'ISF qui va me donner des leçons pour conduire ma vie. » (voir Ésope, Épictète...)
* Argumentum ad lazarum (aussi appelé la « raison du plus pauvre ») : « La classe ouvrière se bat avec le réel tous les jours et est seule à connaître la réalité du pays. La dictature du prolétariat est donc l'unique solution. »
* Argumentum ad nauseam (aussi appelé avoir « raison par forfait ») : « Avez-vous lu les 38 000 références que je viens de vous citer ? Non ? Eh bien je considère alors que vous n'avez rien à apporter à ce débat. »
* Pétition de principe : Raisonnement vicieux qui consiste à supposer vraie la chose même qu'il s'agit de démontrer.
* Rupture de la corrélation.
o Plurium interrogationum (aussi appelé « multiplier ou compliquer les questions »).
o Faux choix (aussi appelé « blanc ou noir ») : « Les énergies marémotrices et géothermiques sont propres, donc écologiquement acceptables ; si elles sont écologiquement acceptables, elles sont donc forcément renouvelables. Si vous contestez cette conclusion, vous êtes un partisan du lobby nucléaire. »
o Fausse objection pour éviter d'évoquer une vraie raison : « C'est trop cher. », « Il faut que j'en parle à ma femme. », pour ne pas dire : « Je n'ai que faire de votre camelote et vous commencez sérieusement à m'ennuyer. »
o Concentration de l'argumentatoire sur une partie des arguments motivant la prise de position.
o Refus de la corrélation (attention : une corrélation n'implique pas nécessairement une causalité. Ainsi, les ventes de dentifrice sont corrélées aux ventes de préservatifs ; celles de Coca-Cola à celles de lunettes de soleil ; les ventes de whisky en Écosse y sont corrélées au revenu des pasteurs, et cela ne signifie pas que les pasteurs boivent le produit des quêtes. Cela indique simplement que quand leurs ventes sont bonnes, les Écossais ont les moyens de donner un peu plus à leurs pasteurs.).
o Supprimer la corrélation.
* Équivocation.
* Confusion entre le tout et la partie.
o Prendre la partie pour le tout : « X a voté Machin, Machin est pour telle réforme, donc X est partisan de cette réforme. »
o Diviser excessivement.
* Généralisations invalides.
o Échantillon non représentatif : « Depuis mon compartiment de train, j'ai pu constater sur un échantillon de soixante-dix passages à niveau que tous sans exception ont leurs barrières fermées. »
o Généralisation abusive (aussi appelé « déduction hâtive », et version outrée de la catégorie précédente) : « Les Anglais sont trilingues : oui, j'ai rencontré un anglais qui parlait trois langues. »
o Généralisation excessive, également nommée dicto simpliciter.
o Manipulation statistique : « Ce test de la maladie X est fiable à 99%, il se révèle positif pour vous, donc vous avez la maladie X. » (En fait, si la maladie X touche une personne sur 100 000, un test « fiable à 99% » donnera 1000 positifs là où il n'y a qu'un vrai malade, et donc un test positif laisse encore 99,9 % de chance de ne pas avoir la maladie en question Théorème de Bayes#« Faux positifs » médicaux).
* Manipulation des probabilités : « Lancez trois pièces : deux sont forcément du même côté, soit pile, soit face. La troisième a une chance sur deux d'être également de ce côté-là ; donc il y a une chance sur deux que les pièces soient toutes les trois du même côté. »
* Le déshonneur par association / l'honneur par association : « Vous êtes végétarien ? Tiens, comme ce salaud de Lormier ! Ce ne doit pas être un hasard. »,
* Ignoratio elenchi (aussi appelé « conclusion excessive »).
* Le postulat indémontrable.
* Argumentum ad temperantiam (appelé aussi le « juste milieu »).
* La raison par la théâtralité.
* La raison de la Nature ou génétique (qui méprend la cause ou l'origine d'une chose pour l'essence ou la chose elle-même) : « L'amour, parce qu'il découle de l'instinct sexuel, n'est autre que le désir de copuler. »
* Négation de la preuve.
* Non sequitur (qui ne suit pas les prémisses).
o Affirmation de la conséquence : « Aujourd'hui, il fait beau. Donc, il pleuvra demain. »
o Déni des antécédents.
* Aucun bon Écossais : catégorie de sophismes ainsi dénommée d'après l'ouvrage Thinking about Thinking d'Antony Flew.
o Argument : « Aucun Écossais ne met de sucre dans son porridge. »
o Réponse : « Pourtant, mon oncle Angus, qui est Écossais, adore mettre du sucre dans son porridge. »
o Réfutation : « Oui, mais aucun bon Écossais ne met de sucre dans son porridge. »[10]
* La raison des émotions.
* La solution parfaite.
* Empoisonner le puits (ou la « politique de la terre brûlée »): une personne qui, lorsqu’elle ne peut plus avoir raison, ridiculise et/ou dénigre l’objet du débat.
* Non causa pro causa.
o Post hoc, ergo propter hoc (aussi appelé « confondre synchronicité et causalité ») : « J'ai bu une tisane, grâce à cela, mon rhume a disparu le lendemain. »
o Simplification excessive de la causalité.
o Les rapprochements excessifs.
o La combinaison de faits sans liens directs (amalgame).
o Renversement de la causalité.
* Le chiffon rouge.
* Reductio ad Hitlerum (voir « Loi de Godwin ») : l'une des armes favorites du terrorisme intellectuel.
* Réification (ou hypostase) (transposition d'un concept abstrait comme objet concret) : « Il n'y a pas de démocratie dans ce pays, il faudrait y importer un peu de la nôtre. »
* Renverser la charge de la preuve. « Prouvez-moi que Dieu n'existe pas. ». Mais attention : ce cas de sophisme ne doit pas être confondus avec une invalidation de la technique de la preuve par l’absurde. Ici, pour qu’il ne s’agisse pas d’un sophisme, il faudrait démontrer que la proposition « Dieu n’existe pas » est aberrante. Or, si la personne à qui il est demandé de démontrer que Dieu n’existe pas, n’y parvient pas, on ne démontre rien. Car l’absence de démonstration que Dieu n’existe pas, n’est qu’une condition nécessaire, mais non-suffisante de la preuve par l’absurde. Plus simplement : ne pas pouvoir démontrer que Dieu n’existe pas, n’est pas une démonstration que « Dieu n’existe pas » est une proposition aberrante. Peut-être serait-il possible de supposer que ce raisonnement fallacieux, qu’est le renversement de la charge de la preuve, est la conséquences de la tentation d’aboutir à une preuve par l’absurde, dans l’ignorance de ses conditions de validité.
* Pente savonneuse (prétention qu'un compromis donné doit être refusé car il amorcerait un cercle vicieux) : « Si vous rétablissez la pêche de cette espèce de poisson, la tendance se généralisera bientôt aux autres variétés protégées, puis aux tortues, et par la suite aux grands mammifères marins, et la biodiversité de nos océans sera en grave danger. »
* L'homme de paille (formulation d'un argument facilement réfutable puis l'attribuer à son opposant) : « Vous ne voulez pas mettre au point ce programme de construction de porte-avions, je ne comprends pas pourquoi vous voulez laisser notre pays sans défense. » (La proposition « je suis contre la construction d'un porte-avions » a été détournée en « je suis contre la défense de mon pays », argument beaucoup plus facile à mettre en défaut).
* Syllogisme invalide (voir aussi paradoxes).
o Affirmation d'une disjonction.
o Affirmation excessive de l'existence d'un terme.
o Quaternio terminorum.
o Non-distributivité du pivot.
o Non-distributivité du terme majeur.
o non-distributivité du terme mineur.
* Faux dilemme : « Jupiter est une sphère gazeuse ou solide. Or, Jupiter n'est pas solide, donc elle est gazeuse. »
* Sophismes d'ambiguïté.
o Division : « L'armée américaine est puissante, donc ce soldat américain doit être puissant. »
* Sophisme de composition : croire que ce qui est vrai pour le tout est vrai pour les parties ou, inversement, que ce qui est vrai pour l'une des parties s'applique aussi aux autres.
*
o Vol de concept : utiliser un argument C pour réfuter A alors que, pour que C existe, A devait déjà exister : « Je ne sais pas écrire (alors que vous êtes en train de me lire). »
* Argumentum ad hominem ou « attaque personnelle » est formulé contre la personne qui soutient une thèse, et non pas contre la thèse elle-même, il comprend argumentum ad personam, ad hominem circumstantiæ et ad hominem tu quoque.
* Amphibologie (aussi appelé « amphibolie »).
* argumentum ad verecundiam aussi appelé « Le chef a toujours raison. », ou « argument d'autorité ».
* Argumentum ad consequentiam
o Appel à la terreur : « Si vous maintenez votre point de vue, il y aura des conséquences... »
o Appel à la flatterie : « Un homme comme vous ne peut pas défendre un tel genre de position ! »
o Argumentum ad populum (aussi appelé la « raison de la majorité ») : « Dieu doit exister puisque la majorité des humains y croient depuis des millénaires. » Variante : « La France représente moins d'un pour cent de la population mondiale et ne peut donc avoir aucun rôle significatif. » (L'Athènes de Périclès représentait bien moins d'un pour cent de la population de son époque, et son modèle nous influence encore aujourd'hui ; Sparte, bien plus puissante à la même époque, n'a pas laissé de trace culturelle durable.)
o Argumentum ad misericordiam ou « Appel à la pitié ».
o Appel au ridicule (ridiculisation des arguments de l'opposant pour les rendre plus facilement réfutables) : « Si la théorie de l'évolution était vraie, cela voudrait dire que mon grand-père est un gorille »
o Argumentum ad odium (Le fait de rendre odieux/inacceptable les arguments de l'opposition à travers une présentation à connotation péjorative).
o Deux faux font un vrai : « Et alors ? D'autres personnes font bien pire. »
o La raison des bons sentiments.
* Argumentum ad novitatem Le fait de donner raison aux arguments les plus nouveaux ou qui font le plus moderne.
* Argumentum ad antiquitatem Argument qui prétend que la tradition détient les bonnes réponses.
* Argument par la foi : « C'est forcément vrai, puisque c'est écrit dans tel ou tel livre sacré. »
* Argumentum ad ignorantiam (l'ignorance)[9] : « Je ne peux pas expliquer ce que ce témoin a vu dans le ciel, donc cela doit être un vaisseau spatial extraterrestre visitant notre planète. » Variante « Je ne peux expliquer comment la vie sur terre est apparue, alors c'est sûrement Dieu qui l'a fait. »
* Argumentum a silentio.
* Argumentum ad baculum (aussi appelé la « raison du plus fort »).
* Argumentum ad crumenam (aussi appelé la « raison du plus riche ») : « Ce n'est pas ce minable même pas assujetti à l'ISF qui va me donner des leçons pour conduire ma vie. » (voir Ésope, Épictète...)
* Argumentum ad lazarum (aussi appelé la « raison du plus pauvre ») : « La classe ouvrière se bat avec le réel tous les jours et est seule à connaître la réalité du pays. La dictature du prolétariat est donc l'unique solution. »
* Argumentum ad nauseam (aussi appelé avoir « raison par forfait ») : « Avez-vous lu les 38 000 références que je viens de vous citer ? Non ? Eh bien je considère alors que vous n'avez rien à apporter à ce débat. »
* Pétition de principe : Raisonnement vicieux qui consiste à supposer vraie la chose même qu'il s'agit de démontrer.
* Rupture de la corrélation.
o Plurium interrogationum (aussi appelé « multiplier ou compliquer les questions »).
o Faux choix (aussi appelé « blanc ou noir ») : « Les énergies marémotrices et géothermiques sont propres, donc écologiquement acceptables ; si elles sont écologiquement acceptables, elles sont donc forcément renouvelables. Si vous contestez cette conclusion, vous êtes un partisan du lobby nucléaire. »
o Fausse objection pour éviter d'évoquer une vraie raison : « C'est trop cher. », « Il faut que j'en parle à ma femme. », pour ne pas dire : « Je n'ai que faire de votre camelote et vous commencez sérieusement à m'ennuyer. »
o Concentration de l'argumentatoire sur une partie des arguments motivant la prise de position.
o Refus de la corrélation (attention : une corrélation n'implique pas nécessairement une causalité. Ainsi, les ventes de dentifrice sont corrélées aux ventes de préservatifs ; celles de Coca-Cola à celles de lunettes de soleil ; les ventes de whisky en Écosse y sont corrélées au revenu des pasteurs, et cela ne signifie pas que les pasteurs boivent le produit des quêtes. Cela indique simplement que quand leurs ventes sont bonnes, les Écossais ont les moyens de donner un peu plus à leurs pasteurs.).
o Supprimer la corrélation.
* Équivocation.
* Confusion entre le tout et la partie.
o Prendre la partie pour le tout : « X a voté Machin, Machin est pour telle réforme, donc X est partisan de cette réforme. »
o Diviser excessivement.
* Généralisations invalides.
o Échantillon non représentatif : « Depuis mon compartiment de train, j'ai pu constater sur un échantillon de soixante-dix passages à niveau que tous sans exception ont leurs barrières fermées. »
o Généralisation abusive (aussi appelé « déduction hâtive », et version outrée de la catégorie précédente) : « Les Anglais sont trilingues : oui, j'ai rencontré un anglais qui parlait trois langues. »
o Généralisation excessive, également nommée dicto simpliciter.
o Manipulation statistique : « Ce test de la maladie X est fiable à 99%, il se révèle positif pour vous, donc vous avez la maladie X. » (En fait, si la maladie X touche une personne sur 100 000, un test « fiable à 99% » donnera 1000 positifs là où il n'y a qu'un vrai malade, et donc un test positif laisse encore 99,9 % de chance de ne pas avoir la maladie en question Théorème de Bayes#« Faux positifs » médicaux).
* Manipulation des probabilités : « Lancez trois pièces : deux sont forcément du même côté, soit pile, soit face. La troisième a une chance sur deux d'être également de ce côté-là ; donc il y a une chance sur deux que les pièces soient toutes les trois du même côté. »
* Le déshonneur par association / l'honneur par association : « Vous êtes végétarien ? Tiens, comme ce salaud de Lormier ! Ce ne doit pas être un hasard. »,
* Ignoratio elenchi (aussi appelé « conclusion excessive »).
* Le postulat indémontrable.
* Argumentum ad temperantiam (appelé aussi le « juste milieu »).
* La raison par la théâtralité.
* La raison de la Nature ou génétique (qui méprend la cause ou l'origine d'une chose pour l'essence ou la chose elle-même) : « L'amour, parce qu'il découle de l'instinct sexuel, n'est autre que le désir de copuler. »
* Négation de la preuve.
* Non sequitur (qui ne suit pas les prémisses).
o Affirmation de la conséquence : « Aujourd'hui, il fait beau. Donc, il pleuvra demain. »
o Déni des antécédents.
* Aucun bon Écossais : catégorie de sophismes ainsi dénommée d'après l'ouvrage Thinking about Thinking d'Antony Flew.
o Argument : « Aucun Écossais ne met de sucre dans son porridge. »
o Réponse : « Pourtant, mon oncle Angus, qui est Écossais, adore mettre du sucre dans son porridge. »
o Réfutation : « Oui, mais aucun bon Écossais ne met de sucre dans son porridge. »[10]
* La raison des émotions.
* La solution parfaite.
* Empoisonner le puits (ou la « politique de la terre brûlée »): une personne qui, lorsqu’elle ne peut plus avoir raison, ridiculise et/ou dénigre l’objet du débat.
* Non causa pro causa.
o Post hoc, ergo propter hoc (aussi appelé « confondre synchronicité et causalité ») : « J'ai bu une tisane, grâce à cela, mon rhume a disparu le lendemain. »
o Simplification excessive de la causalité.
o Les rapprochements excessifs.
o La combinaison de faits sans liens directs (amalgame).
o Renversement de la causalité.
* Le chiffon rouge.
* Reductio ad Hitlerum (voir « Loi de Godwin ») : l'une des armes favorites du terrorisme intellectuel.
* Réification (ou hypostase) (transposition d'un concept abstrait comme objet concret) : « Il n'y a pas de démocratie dans ce pays, il faudrait y importer un peu de la nôtre. »
* Renverser la charge de la preuve. « Prouvez-moi que Dieu n'existe pas. ». Mais attention : ce cas de sophisme ne doit pas être confondus avec une invalidation de la technique de la preuve par l’absurde. Ici, pour qu’il ne s’agisse pas d’un sophisme, il faudrait démontrer que la proposition « Dieu n’existe pas » est aberrante. Or, si la personne à qui il est demandé de démontrer que Dieu n’existe pas, n’y parvient pas, on ne démontre rien. Car l’absence de démonstration que Dieu n’existe pas, n’est qu’une condition nécessaire, mais non-suffisante de la preuve par l’absurde. Plus simplement : ne pas pouvoir démontrer que Dieu n’existe pas, n’est pas une démonstration que « Dieu n’existe pas » est une proposition aberrante. Peut-être serait-il possible de supposer que ce raisonnement fallacieux, qu’est le renversement de la charge de la preuve, est la conséquences de la tentation d’aboutir à une preuve par l’absurde, dans l’ignorance de ses conditions de validité.
* Pente savonneuse (prétention qu'un compromis donné doit être refusé car il amorcerait un cercle vicieux) : « Si vous rétablissez la pêche de cette espèce de poisson, la tendance se généralisera bientôt aux autres variétés protégées, puis aux tortues, et par la suite aux grands mammifères marins, et la biodiversité de nos océans sera en grave danger. »
* L'homme de paille (formulation d'un argument facilement réfutable puis l'attribuer à son opposant) : « Vous ne voulez pas mettre au point ce programme de construction de porte-avions, je ne comprends pas pourquoi vous voulez laisser notre pays sans défense. » (La proposition « je suis contre la construction d'un porte-avions » a été détournée en « je suis contre la défense de mon pays », argument beaucoup plus facile à mettre en défaut).
* Syllogisme invalide (voir aussi paradoxes).
o Affirmation d'une disjonction.
o Affirmation excessive de l'existence d'un terme.
o Quaternio terminorum.
o Non-distributivité du pivot.
o Non-distributivité du terme majeur.
o non-distributivité du terme mineur.
* Faux dilemme : « Jupiter est une sphère gazeuse ou solide. Or, Jupiter n'est pas solide, donc elle est gazeuse. »
* Sophismes d'ambiguïté.
o Division : « L'armée américaine est puissante, donc ce soldat américain doit être puissant. »
* Sophisme de composition : croire que ce qui est vrai pour le tout est vrai pour les parties ou, inversement, que ce qui est vrai pour l'une des parties s'applique aussi aux autres.
*
o Vol de concept : utiliser un argument C pour réfuter A alors que, pour que C existe, A devait déjà exister : « Je ne sais pas écrire (alors que vous êtes en train de me lire). »











