Yaa, le 03 décembre 2010 à 16:29, dit :
Bonjour,
Je poste peu, je lis beaucoup , et je ne sais pas si mon post est au bon endroit auquel cas ..
Une petite question qui m'est venue, alors que ces temps-ci , j'entends beaucoup parler de retour d'éventuels prophètes etc, de messages de channels, bref tout le monde en parle mais personne ne les as jamais vu pourrait on dire
Si on partait du principe que les apôtres, et proches de Yeshuah ( Jesus) se réincarnaient aujourd'hui, où s'étaient réincarnés déjà, dans des corps différents j'entends, qu'attendriez-vous comme preuve? Faudrait il forcément quelquechose de "grandiose" si quelqu'un vous avouez ceci pour le rendre crédible?
Quelle Foi et pour qui?
Merci de vos réponses
Il ne pourrait y avoir meilleure réponse que ce texte et le commentaire de celui qui l'a transmis:
Voici un passage de la Vie de Marie Madeleine (Myriam) tel qu’il fût lu dans la mémoire des annales akashiques ou mémoire de l’Univers.
Myriam et sa compagne se dirigèrent aussitôt vers l’une des nombreuses et modestes constructions qui dessinaient la place.
Je les vis s’asseoir à même le sol puis s’adosser à un mur de pierre.
On aurait dit que celui-ci les attendait, que leur emplacement y était réservé.
Les quatre jeunes gens, quand à eux, se trouvèrent embarrassés, ne sachant au juste s’ils pouvaient, eux aussi, s’asseoir là et de quelle façon garder le contact avec celle qu’ils voualaient entendre.
Je crus percevoir que Myriam les observait du coin de l’œil et qu’elle s’amusait de la situation tout en déposant ses fromages sur le sol.
-Venez, venez ! fit-elle enfin en tendant un bras dans leur diréction.
Mais Lévi et ses compagnons ne furent pas les seuls à approcher. Des enfants accoururent aussitôt et les dépassèrent.
Alors très vite Myriam et celle qui l’accompagnait furent au centre d’un attroupement joyeux auquel des hommes et des femmes se mélèrent. De toute évidence, ce n’était pas les fromages qui attiraient. Chacun ou presque avait une plaie à montrer ou une enflure à dévoiler sous un pan de sa robe.
C’est tout cela qui brisa l’élan de ceux de Césarée. Je vis ceux-ci se tenir à l’écart, feignant de s’intérrésser à des jarres pleines d’olives et à quelques fruits disposés sur des nattes.
Lévi serrait toujours son écritoire contre sa hanche et avait beaucoup de mal à dissimuler son impatience.
Finalement, les jeunes gens allèrent s’asseoir sur le rebord d’un abreuvoir, non loin de la source. Ils restèrent là longtemps… Jusqu’à ce que la fébrilité qui s’était créée autour de Myriam de Magdala se fut apaisée et que tous se furent éparpillés.
Puis vint le moment ou les deux femmes se retrouvèrent seuls contre le mur. Sur le sol, devant elles, il n’y avait plus trace de fromage mais quelques légumes, des fruits et des œufs emplissaient leur panier.
Les jeunes gens se rapprochèrent alors timidement d’elles, manifestement déçus et fatigués par leur attente sous le soleil.
Myriam les rudoya aussitôt.
-Vous n’auriez jamais pu suivre le Maître, vous quatre !
-Comment ? bredouilla Nathan interloqué.
-Mais non… Vous n’auriez jamais pu ! Je le sais bien…La seule image que vous gardez de Lui, c’est celle de l’enseignant face à la foule. Croyez-vous pourtant qu’Il n’ait fait que parler là ou Il s’arrêtait ?
Vous auriez passé de longues heures à attendre derrière Lui qu’Il sorte de son mutisme…et plus vous en auriez été mécontents, plus Il aurait cultivé votre impatience. Et plus vous en auriez cherché la Révélation en restant suspendus à ses lèvres, plus Il vous aurait offert de petites histoires toutes simples…tellement simples que vous les auriez cru destinées aux jeunes enfants.
Vous en auriez été vexés, je vous le dis !
Allons, mes amis…j’ai grandi à Ses côtés… Que croyez-vous que j’aie fait ici ? Si vous vous imaginiez que j’allais haranguer la foule en lui lançant : « Le Maître m’a dit… », vous n’avez pas encore compris la nature du trésor que j’ai reçu.
Je n’ai personne à convaincre, voyez-vous ! On ne vient pas me voir pour entendre prêcher ou décrire les splendeurs de l’esprit… On vient me voir pour recevoir de l’amour…
...parce que j’ai appris à écouter, à acceuillir les souffrances, parce que je me suis déployée au sein de cette ouverture et parce que cette brèche béante de mon âme suffit toujours à Le laisser s’exprimer comme Il le juge bon, Lui , le Maître.
J’offre un mot si on me le demande. Je prononce Son nom si une oreille Le réclame… sinon, je tends une main dans la direction ou je vois une peur et je pose un sourire sur des lèvres nouées. C’est ainsi et pas autrement que je déblaye Son chemin, notre chemin.
Qui veut être convaincu de quoi ? Je vous le demande ! Vous êtes tous en manque d’amour pour n’avoir laisser s’exprimer que le défilé des arguments sur la frontière de vos désirs.
Ce n’est ni l’homme, ni la femme que je touche par ma présence mais le joyau qui, en eux, est à la fois soleil et lune.
Je veux vous dire que je relie l’essence des êtres à la mienne et que la mienne fait Un avec l’essence de Celui qui est venu me réveiller.
Etre la transparence… Peut-être n’ai je rien appris d’autre, en vérité !
Mais c’est éxigeant, la transparence, savez-vous ? Ca use tout ce qui n’est pas la vraie plante des pieds, ça fait sauter tout ce qui ressemble à une œillère… Alors, si vous voulez jouer à votre tour le rôle du témoin, toi Lévi, toi Nathan et les autres, sachez que vous ne ferez que prolongez votre rêve.
Vous ajouterez juste un voile de plus sur votre tête… et la transparence sera un nouveau mot pour opacifier plus encore vos parchemins couverts de signes.
Oui, le Maître est éxigent ! Son amour n’a rien de doucereux car il défonce frontière après frontière, conventions après temples. Il enseigne le Monde en détruisant les mondes.
Abasourdi, Lévi se passa une main sur le front et consentit enfin à s’asseoir sur la poussière du sol.
-Ne ramenerai-je alors que des impréssions de cette rencontre avec toi, sœur Myriam ? Je perçois la force de ton être et je commence à deviner de quelle façon tu enseigne, mais…
-Arrete-toi tout de suite, Lévi, car c’est ton « mais » qui est superflu ! C’est lui ta souffrance et aussi toute la douleur du monde.
Ce « mais » que tu viens d’émettre, c’est celui des conditions, des marchandages et des hésitations qui flétrissent la vie.
La confiance naît d’une éxigence qui fait avancer. Ton « mais », lui, il pose des distances et sème des faiblesses.
Ainsi dis-tu, tu ne receuilles que des impréssions…
Cependant, sais-tu seulement ce qu’est une impréssion ?
C’est un parfum ! ramène donc un parfum à Césarée…car Celui que tu cherche est bel et bien un parfum. C’est Lui qui placera les mots justes au bout de ton stylet.
Une fois la mer franchie, tu ne chercheras rien d’autre que le souvenir odorant de Son présent en moi. Et rien d’autre ne t’emplira que Son espace d’éternité…
Extrait des commentaires de Daniel au sujet de Marie-Madeleine :
Ce qui est remarquable dans le personnage de Marie-Madeleine, tel que j’ai pu l’approcher, c’est de voir sa capacité à incarner ce qui lui a été enseigné. Elle a très vite su marier ce que l’on appelle classiquement l’horizontal et le vertical, n’hésitant pas à manifester publiquement des comportements très humains parallèlement à des attitudes transcendantes. On pouvait aussi bien la voir en train de pleurer, de rire aux éclats, d’embrasser quelqu’un en l’étreignant très physiquement qu’en pleine prière et irradiant une paix aussi puissante et communicative que le plus extraordinaire des parfums.
Cet aspect très contrasté de sa personnalité l’a rendue de plus en plus attachante lorsqu’elle a commencé à répandre l’enseignement du Christ en Gaule. Il était difficile d’imaginer un être plus vivant qu’elle…et, qui plus est, évoluant simultanément avec appétits sur plusieurs mondes.
Evidemment, certaines de ses déclarations et de ses attitudes en ont scandalisé plus d’un jusqu’à la fin de sa vie, mais il en va souvent de même pour ceux qui contribuent à la réforme des consciences. Ils restent imprévisibles et aucun moule ne les contient.
A travers deux mille ans d’histoire religieuse chrétienne, on a toujours eu tendance à figer les représentations que l’on se faisait des grandes figures spirituelles dans un seul et même « récipient », celui du mystique imperturbable dans sa foi ou du pêcheur illuminé et repenti.
Cela a contribué à fabriquer de véritables caricatures de « ce à quoi on devrait normalement ressembler » lorsque l’âme accomplit un pas en avant vers sa libération.
C’est ainsi, entre autres, que s’est constitué au fil des siècles – n’ayons pas peur des mots – une véritable mythologie chrétienne.
La vérité cependant est bien différente. Il y a cent mille façons de traduire la présence de l’Esprit en soi et non pas une seule, relativement insipide et pétrifié par les modèles que reproduisent les images pieuses de nos catéchisme d’antan.
Ceux que l’on a appellé des saints, n’étaient pas nécéssairement des ascètes ni des personnes manifestant une constante égalité d’humeur et presque sans personnalité. Ils n’étaient pas non plus omniscients, ni obligatoirement perdus en quasi permanence dans des prières éthérées, à genoux, les deux yeux levés vers le ciel et l’auréole suspendue au-dessus de la tête. Ils ont été bien plus des hommes et des femmes « de terrain » qu’on se l’imagine.
Ce message a été modifié par YAmA - 04 décembre 2010 à 00:31.
Tout ce qui est authentique porte le sceau du Silence.
Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.