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la mort


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70 réponses dans ce topic

#61 Dragon

Dragon

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Posté 28 janvier 2011 à 16:19

Voir le messagechuma, le 28 janvier 2011 à 08:46, dit :

d'ou le voyage astral, le reiki, les anges gardiens etc etc...

Etant conditionner à être en sublimation devant ce qu’il ne connaît pas, l’homme place les phénomènes qu’il ne comprend pas au dessus de lui.

Le voyage astral n’est pas le nirvanna, il n’est pas non plus une étape conditionnel à atteindre un certain degrés d’illumination. Le rêve est un voyage astral mais en  état de semi conscience. Le voyage astral conscience  peut devenir une expérience  qui laisse des marques et de par le fait que plus nous voyageons consciemment plus nous attirons l’attention dans le monde l’astral. Nous devenons comme un phare ou une balise de positionnement en pleine mer.

Ce n’est pas une alerte rouge sur le danger du voyage astral mais une lumière jaune. Si vous êtes quelqu’un de très spirituelle il y a de forte chances que vous rencontriez des formes astral de haute vibration qui voudrons vous aider, vous guider,  vous instruire mais surtout ils voudrons vous subjuguer c’est a dire avoir un influence sur vous, ils aimerons que vos croyez en eux à un point qu’il pourront réellement vous aider dans votre vie.  Ils pourront même apparaître devant vous. Alors là c’est l’anesthésie total, il y a rien qui pourras vous sortir de là.

Même plus belles formes dans l’astral veulent profiter de la lumière dans l’homme,  car eux non plus de lumière, ils ne sont que de la mémoire.

Toutes formes astrales a un effet retardataire, involutif qui empêche l’homme de reprendre contact avec sa source.

Sa source qui est au-delà  du monde de la mort, du monde de l’astral.

Nous sommes continuellement manipuler par ce plan qui à une ascendance sur l’homme par la pensé.

Ce message a été modifié par Dragon - 28 janvier 2011 à 18:23.


#62 riverkeeper

riverkeeper

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Posté 28 janvier 2011 à 17:00

Voir le messageAmbrine, le 23 janvier 2011 à 21:02, dit :

Bonjour à tous,

Préparer les enfants et leur faire comprendre le concept difficile de la mort est certainement de mon point de vue une bonne idée. Cependant, je pense qu'il y a certainement une manière de la faire. Je ne suis pas pédopsychiatre, mais je pense qu'il faut surtout éviter de leur faire peur. Lorsque les enfants perdent un être cher tôt comme j'en ai eu plusieurs exemples, cela est très difficile à gérer pour l'enfant car cette idée pour lui est insurmontable et insupportable. .................
Ambrine

Bonjour Ambrine

Salutations et merci aux intervenants précédents qui partagent et manifestent avec générosité.

Les très jeunes enfants ne craignent pas la mort, à moins que des adultes leur ait inculqué cette peur et angoisse.

Tu dis insurmontable et insupportable, mais moi, selon ce que j'ai vécu, je le dirais plutôt des adultes, et non des enfants.

D'après mes expériences, les enfants qui sont en contact avec les personnes décédées se comportent avec une saine curiosité, et beaucoup de respect.

On n'a pas besoin de ''préparer'' les enfants, surtout pas à la mort. Leur parler de la mort sans qu'il l'ait observé ? expériemnté ? ressenti eux-mêmes ? Il y a des risques de leur faire vraiment peur alors...

Plus simplement, ne pas les soustraire à l,expérience de la mort, et les accompagner, sans chercher à leur ''imposer'' l'acceptation, ou une attitude voulue.

Un ami français me disait, au décès de mon père qu'il était surpris de voir que tous les membres de la famille avaient leurs enfants avec eux au salon funéraire. Le cerceuil ouvert, les enfants ont tous été dire ''bon repos'', poser une ou 2 questions, on leur a dit simplement, aux très jeunes, qu'il dormait pour toujours et que la boîte servait à le protéger. Répondre aux questions, sans essayer de se projeter, ou de tenter de deviner ce qui se passe dans la tête d'un enfant.

J'ai vu aussi un enfant de 6 ans, en entrant dans une chambre d'hopital où son arrière grand-mère venait à peine de mourir, observer sans crainte et dire ''regarde, elle flotte encore au-dessus du lit'' ....

Devenus adultes, peu importe la manière dont vous aurez ''intentionellement'' préparés vos enfants, ils vont être seul en eux-même face à la mort.
Le mieux est qu'ils puissent la côtoyer, même les très jeunes, les bébés, et savoir qu'elle ''existe''.

Je crois aussi que les enfants sont écartés de certains rites funéraires en France.

En amérique les enfants ne le sont pas.
Du moins c'est ce qu'un ami français m'en a dit, et je mentionne aussi qu'il était surpris que les gens parlent fort, et même rient, plusieurs heureux de se retrouver, tandis que les enfants jouaient entre eux.

riverkeeper

#63 Dragon

Dragon

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Posté 28 janvier 2011 à 18:30

Ton poste est plein de bon sens "Riverkeeper" l'enfant n'a pas le baggage de subjectivité que nous avons à propos de la mort.

Nous ne devons pas leurs transmettre notre propre peur à ce sujet.

#64 Ambrine

Ambrine

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Posté 28 janvier 2011 à 18:41

Bonjour,

Merci pour le liens Céolien :)

J'ai retrouvé la vidéo de la femme dont tu parles. Il s'agit de Pamela Reynolds. Voici le lien vers la vidéo :Vidéo sur le sujet Pamela Reynolds

Dragon, il serait quand même intéressant de connaître tes sources.

riverkeeper je ne suis pas tout à fait d'accord. Je pense qu'il faut en parler avec les enfants. Lorsque je dis que cela est insurmontable et insupportable c'est de mon expérience personnelle que je parle. Je ne dis pas non plus qu'il faut leur dire de but en blanc. Malgré tout, je pense qu'il faut préparer les enfants au fait que rien n'est permanent. Maintenant on peut attendre qu'ils l'expérimentent par eux mêmes et qu'ils posent après des questions. On peut attendre que cela se fasse naturellement. Dans l'expérience que j'ai, cela ne suffit pas toujours.  

Tu dis également que les enfants ont des réactions saines et du respect dans la mort. En ce qui me concerne, je pense que certains enfants peut-être réagiront bien mais d'autres auront peur sans que cela est été inculqué par les adultes. C'est ce que je sais d'expérience et que le choc est très violent dans le cas où l'enfant n'a même pas idée de ce qui lui arrive. Enfin, effectivement, on peut discuter sur la manière. Je pense également qu'il ne faut pas mentir aux enfants pour les "préserver". De dire que la personne dors par exemple est je pense assez cruel. Puisque le jour où il va s'apercevoir que ce n'est pas vrai et que les adultes lui ont menti, non seulement, la douleur va être immense car il va se rendre compte de ce qu'il a perdu, mais en plus, il aura de la colère envers les adultes qui lui ont caché une partie de la réalité. Le tout est que le jour où la mort arrive qu'ils ne soient pas dans l'ignorance. Je ne cherche nullement à leur imposer une acceptation, juste à leur faire connaître. On dit que la connaissance est la meilleure arme dont à besoin sur cette Terre. Le fait pour l'enfant d'être un peu familiarisé avec le concept peut en tout cas ne faire que l'aider dans le cas où cela se produit. Je ne dis pas de faire comme dans vidéo "parodie" que j'ai posté par erreur où l'on dit au gorille "tu vas mourir !. Je dis seulement qu'on doit en parler. Je ne dis pas non plus de lui faire peur, juste de parler. Je pense également que c'est une erreur de croire que les enfants ne peuvent pas comprendre, ils sont souvent bien plus intelligents qu'on ne le pense et qu'ils peuvent comprendre beaucoup de choses. Enfin, ca reste mon point de vue.

Il est certain qu'on est seul face à la mort mais le fait de communiquer sur elle est important. C'est lorsqu'on n'en parle pas que là ça devient dangereux. Les enfants quand ils perdent une personne dans leur enfance peuvent réagir différemment. La plupart du temps, ils sont dans le déni (voir les 5 phases du deuil). Le déni s'installe car la douleur est trop immense surtout s'il s'agit d'une personne très proche. Quand le déni s'installe cela peut être pour longtemps si les adultes ne font pas l'effort de communication. Je te rejoins par contre sur les enterrements. Ne pas y amener les enfants pour les préserver est de mon point de vue une grave erreur. Cela permet la reconstruction et la communication autour de l'événement.

Ambrine

Parce qu'ensemble nous sommes plus forts que si nous restons seuls et isolés. Parce que l'information, la communication, le partage et l'entraide sont les moyens de notre changement.
Parce que si nous y mettons tous ensemble, nous avons les moyens de changer notre monde et d'en faire un endroit où chacun pour s'épanouir et où chacun aura sa place. Un monde enfin apaisé, sain et harmonieux. Prenez votre destin en main ! Ne vous laissez plus faire et résistez !

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#65 Ambrine

Ambrine

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Posté 28 janvier 2011 à 18:51

Bonjour à tous,

Voici un article que j'ai trouvé en naviguant sur la toile. Je le trouve assez intéressant sur certains points moins sur d'autres mais cet article me semble intéressant pour apporter un éclairage au débat.

Citation

Peur de la mort ou peur de mourir ?

A ce destin scandaleux, nul ne s’habitue jamais. Jusqu’où ce refus est-il normal ? Quand devient-il pathologique ? Voici comment l’idée de la mort s’ancre en nous.

Isabelle Taubes

"Jusqu’à 32 ans, j’ai tenu la mort pour une abstraction, explique Sonia. Puis ma meilleure amie est décédée : un accident de voiture. Ce jour-là, j’ai vraiment réalisé que, moi aussi, j’étais concernée. Depuis, quand mes parents partent en voyage, je suis un peu anxieuse. Adepte de l’escalade, je prends moins de risques…"
Pour la psyché humaine, la mort est le paradoxe des paradoxes. C’est notre destin, donc un phénomène bien ordinaire, pourtant, écrit le philosophe Vladimir Jankélévitch dans La Mort (Flammarion, 1977), nul ne s’y habitue : "Chaque mort étonne ou scandalise, comme si elle était la première." En même temps, nous réussissons à vivre, à aimer, à agir malgré la menace quasi quotidienne de notre trépas… Serions-nous héroïques ou inconscients ? Rares sont ceux qui se disent : "Puisque je dois mourir, je commence dès aujourd’hui à me laisser dépérir, à refouler en moi tout désir." En fait, les pathologies directement liées à la peur de la mort sont peu nombreuses. Cependant, pour définir, dans la relation à la mort, la limite entre le normal et le pathologique, encore faut-il cerner les processus par lesquels elle s’ancre en nous, ainsi que leurs effets.

"L’expérience de la naissance est la première expérience de l’émergence de la mort", déclarait Françoise Dolto dans Parler de la mort (Mercure de France, 1998). Notre venue au monde nous installe parmi ceux qui vont mourir. Elle implique d’emblée une perte : celle du placenta protecteur vécu par le nouveau-né comme une part de lui-même. Dès l’âge de 2-3 ans, l’enfant peut réaliser qu’une personne de son entourage est morte. Mais il s’imagine qu’elle est partie habiter dans un autre univers d’où elle reviendra peut-être. Pour un petit, mourir c’est vivre autrement. Inutile de s’inquiéter s’il ne pleure pas toutes les larmes de son corps et manifeste surtout de la curiosité ("Où il est papy, maintenant ?"). La mort intrigue les enfants, comme la sexualité et la procréation. En revanche, une absence de questionnements de sa part signale une difficulté : l’enfant se tait pour ménager ses parents s’il saisit leur incapacité à parler de ce décès. Or ce silence risque de le rendre inapte, plus tard, à assumer la confrontation avec la mort… sans se mortifier.
La peur s’installe

C’est une étape normale du développement de l’enfant. Vers 7 ans, l’idée de la mort devient très active. "J’y pensais tous les soirs avant de m’endormir, se souvient Delphine. J’étais angoissée à l’idée que j’allais mourir un jour. Pour me rassurer, j’ai imaginé un personnage, Monsieur Tout-le-Monde, nécessairement promis à la mort. Puis je me suis identifiée à lui. Alors, j’ai pu me dire que mourir était une chose normale et ma peur s’est atténuée." Certains enfants, eux, ne cessent de craindre que "maman meurt". Cette inquiétude provient d’un malaise ressenti par le tout-petit qui, lorsque sa mère s’absente, a peur qu’elle ne revienne pas, analyse Ginette Raimbault, psychanalyste et auteur de L’Enfant et la mort (Dunod, 1998). D’ordinaire, ce type d’angoisse s’apaise avec l’apprentissage de la solitude.

Très tôt la conscience de la mort donne lieu à une peur des morts inspirée, selon Freud, par la culpabilité : nos relations aux autres sont toujours teintées d’ambivalence, l’être le mieux aimé est simultanément haï. Aussi, quand une personne proche s’en va, nous nous sentons coupables – plus ou moins consciemment – des sentiments hostiles que nous lui portions. D’où les scénarios d’enfants et les dessins campant monstres et fantômes. Ceux-là mêmes que nous retrouvons dans la littérature fantastique et les films d’épouvante. Toutefois, sauf situation névrotique où la culpabilité demeure inentamable, notre psychisme sait aussi se protéger et transformer les morts en êtres bienveillants. Mais, d’une façon générale, les morts impressionnent. Les précautions oratoires adoptées pour les désigner témoignent de notre embarras. D’un défunt, on préfère dire qu’il est parti ou plongé dans le sommeil de l’éternité. Saint Paul nommait les morts "ceux qui dorment".

Moi aussi, je vais mourir…

C’est la mort des autres qui nous fait prendre conscience de notre mortelle condition. "Moi aussi, je vais mourir." Un constat propre à l’homme et impossible pour l’animal qui vit dans l’ignorance du sort qui l’attend. Etre un homme c’est craindre la mort et inventer des rituels pour marquer son passage. Les spécialistes de la préhistoire ne parlent d’"hominisation" qu’à partir du moment où les grands singes velus que nous tenons pour nos premiers ancêtres se sont mis à honorer leurs morts par des rites funéraires. Pourquoi ont-ils, dans la foulée, inventé les religions ? Probablement pour essayer de donner un sens à la vie et des images à la mort, univers de l’invisible et du non-représentable par excellence. Ce n’est pas un hasard si la majeure partie de la littérature philosophique s’emploie à nous aider à la penser. Pour mieux la dénier. "Il est inutile d’y songer, déclare Epicure. Tant que nous sommes là, elle n’est pas ; quand elle est là, nous ne sommes plus." Ou pour nous persuader de l’accepter avec sérénité. Grâce à la philosophie. "On peut apprendre à mourir", assure Montaigne.

"A 40 ans, je constate qu’autour de moi on commence à développer des cancers, observe Emmanuel, la mort a cessé d’être un “accident” pour entrer dans un certain quotidien. Surtout, j’ai peur pour mes parents : ils vieillissent et j’imagine que d’ici à quelques années, ils seront impotents… Après, forcément, ce sera la mort."
Si craindre la mort de parents, de proches, malades ou vieillissant, est légitime, être obsédé par la perspective du décès de tous les êtres qui nous entourent est névrotique. Tout comme la crainte perpétuelle de certaines mères pour la vie de leurs enfants. Pour la psychanalyse, ce type de symptômes est l’effet de vœux inconscients de mort transformés dans la conscience en obsession permanente de la mort.

Vouloir rester en vie, pour ceux qui ont besoin de nous, est une autre préoccupation très courante. "Quand mon mari et moi partons en voyage, nous ne prenons jamais le même avion, avoue Estelle, 40 ans, mère de deux garçons de 10 et 13 ans. Pour que nos enfants ne soient pas orphelins. Statistiquement, il est impossible que deux catastrophes aériennes surviennent coup sur coup." Eviter les situations susceptibles de causer prématurément notre décès n’a rien de pathologique. En revanche, se sentir en situation de danger permanent, sans raison, est plus problématique. On ne monte jamais dans une voiture, ni dans un bateau, on est obsédé par la pensée que nos proches vont disparaître… Certains individus, par superstition névrotique, frémissent d’horreur dès qu’ils lisent ou entendent le mot "mort", signe qu’il pourrait leur arriver une chose terrible.

En psychanalyse, la sensation constante de mort imminente, les angoisses morbides chroniques ont généralement leur source dans des conflits psychiques non résolus. "Grâce à ma thérapie, je me suis rendue compte que ma peur venait de la relation que j’avais eue avec ma mère, confie Sylvia. Enfant, je n’avais jamais pu me fier à elle. Adulte, je n’avais pas davantage confiance en la vie : j’imaginais que rien de bon ne pouvait m’arriver."
Que subsistera-t-il de notre moi ?

Pourquoi meurt-on ? Que se passe-t-il après ? De la mort dans sa concrétude, on ne sait rien. Nous n’avons que des fantasmes, c’est-à-dire un savoir inventé pour se rassurer, insiste Françoise Dolto. Les religions – fantasmes collectifs, selon Freud – nous font espérer un au-delà, une survie de "l’âme" : expliquer que Dieu rappelle très tôt à lui ceux qu’il aime est une façon de mieux supporter ce scandale absolu qu’est la mort d’un enfant. Elles ont aussi insufflé l’idée que la mort est, à l’occasion, une libération, le remède le plus efficace aux blessures de la vie. Mais leur perte d’influence laisse l’Occidental d’aujourd’hui plus démuni que jamais. Il ne dispose plus des mots et des gestes qui permettaient jadis de faire face à la Grande faucheuse. D’où sa tendance à cloîtrer dans les hôpitaux, à éloigner de son regard malades et vieillards et à négliger les rites funéraires.

Puisque la mort ne peut être pensée qu’à partir de l’unique expérience dont nous disposons – la vie –, l’illusion est nécessaire : après le moment fatal, quelque chose de notre moi subsistera. D’où nos préférences sur la façon dont sera traité notre cadavre.
"Je tiens à être enterrée pour qu’on vienne me voir, qu’on se souvienne. Le nom sur la tombe continue de maintenir une sorte d’existence", explique Marie. "Je voudrais être incinérée pour que mes cendres soient dispersées, pour être libre, explique Laure. Léguer mon corps à la science ? Pas question d’être charcutée !" Cette impossibilité de réaliser que, une fois morts, notre moi cessera d’exister, est à la base d’un fantasme très répandu : la peur d’être enterré vivant. Plus que la mort abstraite, c’est le "mourir" qui nous effraie. Evoquer ce moment de passage entre vie et trépas, où l’on se dirait "je meurs", donne le vertige.Mais au-delà de cette crainte métaphysique, il existe aussi la crainte très banale de la "sale" mort, celle qui fait souffrir. La plupart d’entre nous souhaite périr dans son sommeil, sans rien savoir de ce "mourir". Mieux vaut une crise cardiaque brutale à la lente agonie qui laisse le temps de penser à l’inévitable.
La mort, moteur de la vie

La mort impersonnelle, abstraite, nous la refusons tous : "Chaque individu veut mourir de sa mort “à lui”", constatait Freud dans ses Essais de psychanalyse (Payot, 1989). C’est pourquoi il agit, tente de se construire son propre destin. Selon les psychanalystes, c’est l’aiguillon de la mort qui nous pousse à faire des enfants grâce auxquels nous survivrons au-delà du néant. C’est lui aussi qui incite l’artiste à créer pour immortaliser son nom. James Joyce, auteur de textes particulièrement obscurs, l’affirmait clairement : "J’écris pour donner du travail aux universitaires pour les siècles à venir."
En fait, vivre éternellement serait sans doute d’un ennui sans fin. Car le désir de vivre, de créer, d’aimer se nourrit d’obstacles. Et, sans l’horizon de la mort, cette énergie intérieure s’éteindrait probablement à tout jamais. Autrement dit, nous avons psychologiquement besoin de la mort pour vivre.

Eros contre Thanatos

Plus nos décennies filent, plus la conscience de notre statut de mortel s’ancre dans nos esprits. "Tant que j’avais mes parents, j’y pensais rarement, assure Louisa, 59 ans. Maintenant que je suis grand-mère, je me dis qu’est venu mon tour."
Rédiger son testament est sans doute l’acte qui nous confronte le plus à la mort. Néanmoins, nous n’y croyons jamais concrètement. "Dans l’inconscient, chacun est persuadé de son immortalité", écrit Freud dans ses Essais de psychanalyse (Payot, 1989) : l’inconscient ignore le temps et, par conséquent, la mort. Même si nous avons vu des parents, des amis disparaître, notre inconscient nous murmure à l’oreille : "Toi, tu ne mourras pas." Le malade qui demande à être euthanasié ne croit pas davantage qu’il va mourir : il veut surtout abréger ses souffrances. Mais, à cet élan qui nous jette parfois dans les bras de la mort, il existe une autre explication. Selon Freud, en nous s’affrontent deux types de pulsions : les pulsions sexuelles, d’auto-conservation (qu’il nomme "Eros") et la pulsion de mort (qu’il appelle "Thanatos") présente en nous dès la naissance.

Chez l’individu normal, les deux sont associées et c’est cette union qui produit un mouvement vers la création ou la procréation. Cependant, il arrive que les péripéties de l’histoire personnelle d’un individu (mauvais traitements, abandon ou deuils précoces mal surmontés) entraînent une disjonction de ces forces. Et là, la mort mène la danse…
Yasmina, 25 ans : “J’ai annoncé à mon père qu’il allait mourir”

"Plus que trois mois à vivre…" Ces mots, le jeune interne des hôpitaux de Paris n’a pas su les dire à mon père, qui, à 77 ans, entrait en phase terminale d’un cancer du fumeur. Ma mère non plus : "Je n’y arriverai jamais…"
Je lui ai répondu, la gorge serrée, que papa détestait le mensonge et qu’il avait le droit de savoir… Me voici assise devant lui, au salon. Le vide s’est fait autour de nous… "Papa, ils nous ont menti, il ne te reste pas beaucoup de temps, trois mois au mieux. Tu as une tumeur dans un poumon, en plus de celle dans ta gorge, et des métastases partout… Rien à faire, c’est fini…"
Il répond d’abord avec ses yeux, surpris que l’émissaire désigné soit la troisième de ses enfants : moi qui, à 25 ans, continue à refuser qu’il me quitte. J’ai su lire dans son regard : il n’était pas trop inquiet pour lui-même, il était enfin parvenu à accepter l’idée de la mort. Après ce silence, il me répond : "Je le sais bien : les brûlures sont de plus en plus fortes dans ma gorge, dans mon dos… Chaque jour, c’est pire, mais moi ça va, j’ai bien vécu." C’est décidé, il mourra à la maison, ne veut pas d’infirmière et demande qu’une belle grille soit mise autour de sa tombe. Ces paroles sans réserve nous ont permis à tous de mieux vivre ce passage vers l’inconnu. Sa mort a été comme un instant de grâce : dans sa maison, entouré de ceux qu’il a aimés, il a eu droit au bonheur, même au bord du trépas. Je suis sûre que mes mots y ont été pour quelque chose.

Source : Source

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#66 riverkeeper

riverkeeper

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Posté 28 janvier 2011 à 21:46

Voir le messageAmbrine, le 28 janvier 2011 à 18:41, dit :

Bonjour,
riverkeeper je ne suis pas tout à fait d'accord. Je pense qu'il faut en parler avec les enfants. Lorsque je dis que cela est insurmontable et insupportable c'est de mon expérience personnelle que je parle. Je ne dis pas non plus qu'il faut leur dire de but en blanc. Malgré tout, je pense qu'il faut préparer les enfants au fait que rien n'est permanent. Maintenant on peut attendre qu'ils l'expérimentent par eux mêmes et qu'ils posent après des questions. On peut attendre que cela se fasse naturellement. Dans l'expérience que j'ai, cela ne suffit pas toujours.  

Tu dis également que les enfants ont des réactions saines et du respect dans la mort. En ce qui me concerne, je pense que certains enfants peut-être réagiront bien mais d'autres auront peur sans que cela est été inculqué par les adultes. C'est ce que je sais d'expérience et que le choc est très violent dans le cas où l'enfant n'a même pas idée de ce qui lui arrive. Enfin, effectivement, on peut discuter sur la manière. Je pense également qu'il ne faut pas mentir aux enfants pour les "préserver". De dire que la personne dors par exemple est je pense assez cruel. Puisque le jour où il va s'apercevoir que ce n'est pas vrai et que les adultes lui ont menti, non seulement, la douleur va être immense car il va se rendre compte de ce qu'il a perdu, mais en plus, il aura de la colère envers les adultes qui lui ont caché une partie de la réalité. Le tout est que le jour où la mort arrive qu'ils ne soient pas dans l'ignorance. Je ne cherche nullement à leur imposer une acceptation, juste à leur faire connaître. On dit que la connaissance est la meilleure arme dont à besoin sur cette Terre. Le fait pour l'enfant d'être un peu familiarisé avec le concept peut en tout cas ne faire que l'aider dans le cas où cela se produit. Je ne dis pas de faire comme dans vidéo "parodie" que j'ai posté par erreur où l'on dit au gorille "tu vas mourir !. Je dis seulement qu'on doit en parler. Je ne dis pas non plus de lui faire peur, juste de parler. Je pense également que c'est une erreur de croire que les enfants ne peuvent pas comprendre, ils sont souvent bien plus intelligents qu'on ne le pense et qu'ils peuvent comprendre beaucoup de choses. Enfin, ca reste mon point de vue.

Il est certain qu'on est seul face à la mort mais le fait de communiquer sur elle est important. C'est lorsqu'on n'en parle pas que là ça devient dangereux. Les enfants quand ils perdent une personne dans leur enfance peuvent réagir différemment. La plupart du temps, ils sont dans le déni (voir les 5 phases du deuil). Le déni s'installe car la douleur est trop immense surtout s'il s'agit d'une personne très proche. Quand le déni s'installe cela peut être pour longtemps si les adultes ne font pas l'effort de communication. Je te rejoins par contre sur les enterrements. Ne pas y amener les enfants pour les préserver est de mon point de vue une grave erreur. Cela permet la reconstruction et la communication autour de l'événement.

Ambrine

ambrine
nous sommes d'accord ! tu me reliras ... par exemple dire ''il dort pour toujours'' n'a rien de cruel pour une enfants de 3 ans ... j'aurais pu transcrire tout ce qui a été dit et questionné à cet instant par ma petite nièce, ''non, il ne pourra plus jouer avec nous'' etc... enfin... dommage

En ce qui concerne les 5 phases du deuil, pour en avoir vécu plusieurs et accompagné des mourrants et leur proches, c'est très réducteur, et si tu es d'Accord pour dire que chaque enfant réagit différemment, j'imagine que tu seras d'Accord pour dire que chacun vit le deuil à sa manière ! oui, je sais , il y a des généralités, et il y a des exceptions... c'est comme ça que ça  marche
..................................................................................................................................................................................................................................................

#67 blood5057

blood5057

    j'espère le + et je m'attend au-,nickname abruti

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Posté 28 janvier 2011 à 22:05

bonsoir
il y a 2 morts qui m'ont profondément touché;
la 1ère fut celle de mon grand-père paternel car il a laissé ma grand-mère seule,attention je ne lui en ai pas voulu,seulement j'étais trés triste de savoir que ma grand-mère allait rester seule.
la 2ème était pour moi une parfaite inconnu;
je mangeais au restaurant lorsque j'ai entendu un grand cri dans la rue,ayant une expèrience dans le corp mèdical,je suis sorti et je l'ai vu par terre,jeune et si belle et ce sang qui commenceait à couler en abondance depuis sa tête j'ai tout de suite compris qu'elle était en train de partir et j'en ai été profondément attristé car elle n'avait pas encor connu la vie.
paix aux ames de tous les morts
ammicalement

#68 Ambrine

Ambrine

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Posté 31 janvier 2011 à 10:58

Bonjour,

Chacun vit le deuil à sa manière peut-être. Mais dans les 5 phases du deuil, Elisabeth Kubler Ross nous dit qu'on ne les vit pas forcément toutes et pas forcement non plus dans le bon ordre. Elle dit qu'on en vit au moins deux. Mais c'est un modèle psychologique qui se vérifie je pense, en tout cas de ce que j'ai peu expérimenter.

Quand à l'enfant, je ne vais pas expliciter parce que cela devient un peu trop difficile pour moi mais ce que je dis, c'est qu'il faut parler avec l'enfant et ne pas le laisser affronter cela seul. Je pense qu'il faut en parler avant que cela arrive pour qu'il ne soit pas plongé dans la douleur extrême le jour où cela arrive et qu'il ne mette pas toute une vie à s'en remettre. Ceci dit, je ne sais pas si je suis totalement objective pour parler de ce sujet présentement.

blood5057, je pense que les gens sont souvent comme toi à en vouloir à l'être disparu de les avoir laissé seuls. C'est un abandon. Et après avoir vécu cela, on a encore plus peur que les gens que l'on aime nous abandonnent et quand ça arrive, ca fait encore plus mal. De plus, c'est toujours plus triste lorsque c'est quelqu'un de jeune qui meurt car on a l'impression que ce n'est pas juste et qu'il n'a pas vécu sa vie. En même temps, j'ai parlé de cela l'autre jour avec quelqu'un et je lui demandais si finalement la vie d'une personne jeune valait plus que celle d'une personne plus vieille ? C'est comme si quand quelqu'un meurt jeune, on donnait plus d'importance à sa mort en pensant que c'est moins juste qu'un personne plus vieille qui a eu le temps de vivre sa vie. C'est peut-être juste. Mais peut être qu'au contraire, elle meurt jeune car elle a un autre destin dans l'au-delà et que ce destin est plus "grand" (entre guillemets) que sa vie sur Terre et qu'il sera plus utile là où il sera. Je ne sais pas, ça demande réflexion.

Ambrine

Ce message a été modifié par Ambrine - 31 janvier 2011 à 10:59.

Parce qu'ensemble nous sommes plus forts que si nous restons seuls et isolés. Parce que l'information, la communication, le partage et l'entraide sont les moyens de notre changement.
Parce que si nous y mettons tous ensemble, nous avons les moyens de changer notre monde et d'en faire un endroit où chacun pour s'épanouir et où chacun aura sa place. Un monde enfin apaisé, sain et harmonieux. Prenez votre destin en main ! Ne vous laissez plus faire et résistez !

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#69 blood5057

blood5057

    j'espère le + et je m'attend au-,nickname abruti

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    pour leur bien être il me faut le votre

Posté 31 janvier 2011 à 13:37

bonjour
ambrine:je pense que tu m'as mal lu,je précise que je ne lui en ai pas voulu;
la mort,qu'elle frappe un jeune ou un moins jeune,garde toujour un caractère injuste;
su elle emporte un jeune,je ne me dit pas que c'est parcequ'il avait une mission plus importante mais que cela est arrivé pour que ce jeuune n'est pas à endurer des épreuves plus pénible
amicalement

#70 winipeg

winipeg

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Posté 31 janvier 2011 à 19:47

bonsoir,


Bien sûr, moi aussi comme vous autres, je n’ai pas choisi mon fournisseur d’accès à la vie,(dommage)et pour me connecter à cette diffusion, j’utilise les capteurs bios de ma dotation génétique.
Et visiblement, des les premières connexions, les infos inimaginables me plaque dans leur monopole.
Souvent, Je me pose la question de savoir si je ne suis pas mort des la première connexion, être vivant c’est quoi ????????
c'est peut-etre se connecter à la mort^^

#71 Dragon

Dragon

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Posté 01 février 2011 à 18:55

La seul porte de sortie de l'homme pour sortir de la mortalité de subsistance est de manifester son esprit. 

Pas ce que l'autre a manifester, ou ce que le grand docteur a manifesté dans ces recherches ou un journaliste quel conque  a dit ou écrit. 

Manifester notre esprit commence par voir tous ce qu'il y a de mort en nous.  

La connaissance c'est mort, la nostalgie, c'est la trace morte d'une mémoire morte que nous aimons donner de la valeur. 

Être créatif c'est être vivant et être dans l'esprit.