Normalement, les couches atmosphériques filtrent les rayons cosmiques et nous protègent des ondes électromagnétiques ultracourtes et ultra pénétrantes engendrées par le vent solaire, mais dans certains cas, ces énergies venues du Cosmos peuvent interférer avec les courants telluriques et donner naissance à des hauts lieux cosmo-telluriques dont l'intensité énergétique varie avec la position du Soleil et l'activité solaire (orages magnétiques, protubérances, etc.. Il va sans dire que les déséquilibres de la biosphère, engendrés par les activités polluantes de l'être humain (en particulier la destruction de la couche d'ozone protectrice par les gaz C.F.C.-chlorofluorocarbone -et autres produits chimiques), perturbent les réseaux énergétiques. Il en va de même dans les habitations où, en plus de la nature du terrain et de la présence éventuelle de failles ou de cours d'eau souterrains, les matériaux de construction et les flux électromagnétiques des appareils électriques et électroniques agissent sur les courants cosmo-telluriques, et peuvent générer des ondes de forme ayant un effet néfaste sur la santé aussi bien physique que psychologique (par exemple les « maisons à cancer »). Des recherches menées depuis le début du siècle en Europe, aux Etats-Unis et dans l'ex-U.R.S.S. démontrèrent l'influence des rayonnements souterrains sur la santé de tous les êtres vivants, mais aussi sur leur comportement et leur évolution. D'une façon générale, les travaux des géobiologistes ont prouvé que l'équilibre cosmo-tellurique pouvait être perturbé par différents facteurs, géologiques, cosmiques ou humains: tempête magnétique solaire, explosion de supernova, pluie de météores ou de comètes, cours d'eau souterrain, faille géologique, poche de gaz souterraine, galerie de mine obstruée, gisement de minerais (l'uranium, tout particulièrement), mais aussi par les erreurs d'architecture, l'électrification intense, les isolations synthétiques, certains matériaux de synthèse et l'emploi excessif de masses métalliques et de béton armé. Les points forts et faibles du réseau cosmo-tellurique semblent avoir été connus dans les anciennes civilisations qui usaient de la géomancie pour les déceler. Les circuits initiatiques empruntent souvent les points forts du magnétisme où le futur initié s'imprègne des énergies cosmo-telluriques pour développer sa puissance spirituelle ou élever son niveau de conscience.
On sait, par ailleurs, que les oiseaux migrateurs et les baleines se servent des courants magnétiques pour se diriger dans leurs migrations.on sait également que les poissons étaient autrefois anatomiquement bâtis pour agir comme des détecteurs de charges de dispersion. La grande majorité des requins, raies et chiens de mer possède des petites ouvertures cutanées de canaux, disséminées sur la tête et autour des mâchoires. Ces canaux se regroupent sur le nez, sous l'oeil et l'extrémité de la mâchoire inférieure, et forment ainsi des amas cellulaires sensoriels que l'on appelle les ampoules de Lorenzini, du nom de l'anatomiste italien qui les décrivit au siècle dernier. On s'est longtemps interrogé sur l'utilité de ces capteurs, et il fallut attendre 1962 pour découvrir que l'on avait affaire à l'une des structures les plus électrosensibles jamais trouvées.
Les expérimentations ont mis en évidence la capacité de la raie bouclée d'être sensible à une variation de voltage de 0,01 microvolt, ce qui signifie qu'elle peut détecter un champ électrique plusieurs milliards de fois plus faible que celui produit par le courant domestique que nous utilisons.
Les poissons marins engendrent un courant et des gradients de potentiel de basse fréquence, alors qu'ils se déplacent dans l'eau salée et que celle-ci traverse leurs branchies. Ces champs sont détectables à distance, comme l'a prouvé une série d'expériences portant sur la roussette. Celle-ci peut déceler un carrelet enfoui sous plusieurs centimètres de sable, la nuit, en eau trouble. On aapporté la preuve que les repères de la roussette sont bien de nature électrique, en enrobant des carrelets dans de l'agar-agar (une gélatine à base d'algue) qui laisse passer le courant électrique mais dissimule le poisson à la vue, à l'ouïe et à l'odorat. Les expériences ont clairement montré que les roussettes localisaient facilement les poissons isolés dans le bloc de gélatine, mais qu'elles ne décelaient pas la présence de morceaux de carrelets morts placés dans les mêmes conditions : les roussettes n'étaient attirées que par le champ électrique généré par les poissons vivants. Par la suite, on découvrit qu'une feuille de polyéthylène avait la propriété de protéger le carrelet vivant de la voracité des roussettes. La Marine américaine a mis à profit cette découverte pour tester des protections contre les requins, constituées de sacs en polyvinyle dans lesquels les marins naufragés peuvent se glisser. Une autre constatation s'est dégagée des expériences menées sur les roussettes : quand un poisson traverse le champ magnétique terrestre en nageant d'ouest en est, il joue le même rôle que le disque de cuivre de Faraday du premier générateur électrique: il engendre un courant électrique qui traverse le poisson, et induit un champ électromagnétique détecté par ses ampoules de Lorenzini. C'est-à-dire que la roussette, en se déplaçant, acquiert un compas électromagnétique qui lui permet de s'orienter non seulement par rapport à ses propres détecteurs, mais aussi en fonction des champs produits par les courants océaniques qui interfèrent avec le champ magnétique terrestre.
De nombreux animaux agissent de même. Ainsi, en 1975, Richard Blackmore, de l'université du Massachusetts, découvrit que les bactéries possèdent une sensibilité magnétique, et qu'elles se servent de la déclinaison du champ magnétique terrestre pour se diriger, luttant contre les mouvements aléatoires des molécules d'eau autour d'elles et se dirigeant vers la riche vase des fonds. C'est grâce à cette faculté que les micro-organismes en bâtonnets se déposent toujours en direction du nord magnétique sur les lames des microscopes.
Grâce au microscope électronique, on a pu montrer que ces micro-organismes contiennent des microcristaux de magnétite, matériau ferreux sensible aux champs magnétiques. De semblables magnétites ont, depuis, été découvertes dans l'estomac des abeilles, dans les os du crâne de certains poissons migrateurs, etdans les sinus et la partie supérieure des coussinets plantaires des chats. C'est également le cas pour les pigeons qui possèdent entre la paroi du crâne et le cerveau, sur le côté droit de la tête, un infime dépôt de ferritine magnétique, qui est une protéine capable de fixer le fer.
Des recherches menées à l'université de Lund, en Suède, ont encore montré que même si les oiseaux naissent dotés de ce compas naturel, ils doivent l'étalonner eux-mêmes. Des oisillons gobe-mouches noirs ont été placés, durant les douze premiers mois de leur vie, dans des nids fermés garnis de bobines de Helmholtz faisant subir au champ magnétique une rotation de 90°, de telle sorte que le nord magnétique était devenu pour eux l'est.
Lorsqu'on les replaça sous l'influence magnétique naturelle, ils ignorèrent les repères visuels et s'envolèrent dans une direction perpendiculaire à leur route migratoire traditionnelle, conformément au champ magnétique déplacé dans lequel ils avaient été tenus au début de leur existence. Ils n'étaient plus capables de s'orienter correctement. Sans intervention humaine, les malheureux oiseaux seraient morts quelque part dans les régions glacées de l'Atlantique Nord (les gobe-mouches nidifient en Europe du Nord, mais ils émigrent pour passer l'hiver en Afrique tropicale).
Ces quelques exemples nous montrent à quel point l'utilisation du magnétisme est une chose naturelle pour beaucoup d'animaux. Pourquoi n'en irait-il pas ainsi pour l'être humain?
On sait aujourd'hui, grâce entre autres aux travaux du professeur Yves Rocard, que les êtres humains perçoivent le champ magnétique terrestre (ce qui explique d'ailleurs les mouvements de la baguette de sourcier et les oscillations du pendule). On sait aussi que les êtres vivants possèdent un champ bio?électromagnétique, que l'on appelle l'aura.
Extrait de
http://www.lapyramid...onde_vibratoire