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Internement arbitraire


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10 réponses dans ce topic

#1 valefor

valefor

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Posté 16 janvier 2011 à 15:11

Attention avec qui vous partagez vos interrogations et autres recherches "spirituelles", bientôt un médecin seul pourra décider de vous interner selon son bon vouloir.
Source

Citation

La loi actuelle exige deux certificats médicaux lorsque l’internement est demandé par un tiers. Il est prévu qu’en cas d’extrême urgence et à titre exceptionnel, un seul certificat médical puisse suffire. Cette procédure dite exceptionnelle représente aujourd’hui 48% des hospitalisations à la demande d’un tiers. Déjà en hausse constante, les internements sous contrainte vont se trouver facilités. La future loi, qui définit les modalités d’internement en psychiatrie, prévoit qu’un psychiatre, à lui tout seul, pourra décider que votre santé mentale est défectueuse et vous faire enfermer. D’après la Constitution, seul un juge peut décider de vous arrêter et de vous priver de votre liberté. Mais l’article 3212-1 du Code de la Santé Publique, s’il est modifié, permettra à n’importe quel médecin non hospitalier de demander et d’obtenir l’internement d’une personne qui d’après lui nécessite des soins immédiats. Dans le nouveau système, il n’existe donc plus aucune garantie contre l’arbitraire. De plus, les familles des patients vont perdre tout contrôle sur les sorties de psychiatrie. Le directeur de l’hôpital, sur avis d’un psychiatre, pourra refuser la sortie d’un patient, même quand elle est demandée par la personne qui avait demandé l’hospitalisation. Peu de gens dénoncent une politique sécuritaire « où le préventif n’est que prédictif, où le soin n’est que contrainte, où la « personne présentant des troubles mentaux » n’est que dangerosité à neutraliser.

On peut se demander pourquoi ils votent une nouvelle loi, 2 médecins étaient ils de trop pour juger de la santé mentale d'une personne ? ou est ce encore une mesure pour donner aux médecins le pouvoir réservé aux juges ? Comment se défendre contre les internements arbitraires ?

Le fascisme libérale continu sa route et ce n'est pas la secte dominante dans ce pays qui s'y opposera, bien au contraire.

#2 Skankult

Skankult

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Posté 16 janvier 2011 à 21:38

Salut Valefor,

Dommage que ce soit les sujets les plus primordiaux qui soient les moins fréquentés :(

Le GIA, pas le groupuscule terroriste inventé par le gouvernement algérien, mais le Groupe Information Asiles donnera plus d'informations sur ce sujet, ainsi que des conseils legaux, pour ceux que ca interesse

Ici on préfère s'émouvoir sur d'autres choses alors voici un forum  où on parle un peu plus du sujet.

Un autre blog dédié au sujet

Un doc fait par les maboules de la scientologie sur l'histoire de la psychiatrie mais qui reste interessant (ames sensibles s'abstenir)

A voir mais à prendre avec des pincettes

Ou sur ioutub, la première partie ici


Ce message a été modifié par Skankult - 16 janvier 2011 à 22:35.

Le skank ou skanking désigne le contre-temps (ou after-beat) propre au reggae, généralement marqué par un accord plaqué joué par la guitare rythmique ou le clavier. Ces accords sont qualifiés à tort d'appui sur le contre-temps, puisqu'ils tombent bel et bien sur les deuxièmes et quatrièmes temps (une mesure en reggae est de quatre temps) et non entre les temps, comme le laisserait penser cette appellation.

#3 Mahasiah

Mahasiah

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Posté 16 janvier 2011 à 22:47

donner tant de pouvoir aux mains d'un seul homme est ce réellement raisonnable ... Et effectivement je me pose la question de la défense a utiliser dans de tels cas!

Merci pour tous les liens je regarde ca

#4 Khalifa HARSIESIS

Khalifa HARSIESIS
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Posté 16 janvier 2011 à 23:58

Voir le messagevalefor, le 16 janvier 2011 à 15:11, dit :

On peut se demander pourquoi ils votent une nouvelle loi, 2 médecins étaient ils de trop pour juger de la santé mentale d'une personne ? ou est ce encore une mesure pour donner aux médecins le pouvoir réservé aux juges ? Comment se défendre contre les internements arbitraires ?

Le fascisme libérale continu sa route et ce n'est pas la secte dominante dans ce pays qui s'y opposera, bien au contraire.
STALINE utilisait fréquemment l'internement... et actuellement, c'est pire car les gens sont censés être dans un état de droits mais ils n'ont qu'un droit : le droit à la servitude.

Il faut savoir qu'un certains nombres d'individus arrêtés pour état d'ivresse sont internés en " hospitalisation d'office " ( H.O. pour les intimes ) qui est un internement sous contrainte pour faire cesser un trouble à l'ordre public régi par le Code de la Santé Publique...

DONC pour lutter contre les internements abusifs : il faut lutter contre cet Etat de DICTATURE.

Voir le messageMahasiah, le 16 janvier 2011 à 22:47, dit :

donner tant de pouvoir aux mains d'un seul homme est ce réellement raisonnable... Et effectivement je me pose la question de la défense a utiliser dans de tels cas !
Il faut s'ARMER ( de patience ) ...

Ce message a été modifié par Khalifa HARSIESIS - 16 janvier 2011 à 23:59.


#5 valefor

valefor

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Posté 17 janvier 2011 à 20:08

Merci pour vos réponses et tes liens Skankult, j'irai voir tout ca demain quand j'aurai un peu plus de temps. Entre ce projet de loi et les débats qui vont débuter à l'assemblé nationale sur l'euthanasie, je me demande si 2011 ne sera pas l'année ou l'industrie pharmaceutique s'invitera en force dans la vie politique. Le "scandale" du médiator risque d'entrainer une réforme général de la santé. Est ce vraiment un hasard ?
Il ne manque plus que leur fameuse grippe du cochon volant fasse quelques centaines de victimes pour voir l'apparition d'une réforme d'envergure mêlant sécurité nationale, internement arbitraire, isolement préventif et autres joyeusetés du genre.

Ce message a été modifié par valefor - 17 janvier 2011 à 20:13.


#6 valefor

valefor

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Posté 20 janvier 2011 à 12:21

désolé c'est un "Up" gratuit mais le sujet me semble important.

#7 valefor

valefor

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Posté 17 mars 2011 à 09:36

Source


Citation

Psychiatrie. Fronde contre «un projet sécuritaire»
L'Assemblée nationale examine en ce moment un projet de loi sur l'hospitalisation sous contrainte. Un texte jugé trop «sécuritaire» par certains psychiatres qui observaient, lundi, une journée de grève.



Quel est ce texte à l'origine du mouvement de protestation des psychiatres?
La réforme étudiée en ce moment devait modifier la loi de 1990 et permettre une meilleure prise en charge des malades, en garantissant à la fois la qualité des soins et les libertés individuelles. C'est une loi qui aurait d'ailleurs dû être amendée dans les cinq ans après sa promulgation... Mais si la réforme est nécessaire, le projet gouvernemental qui est envisagé privilégie l'ordre public, sans véritablement tenir compte des soins. Il élargit considérablement les prérogatives du préfet, allant jusqu'à l'obtention d'un recours suspensif contre la décision du juge. Le préfet, le représentant de l'État, garde le dernier mot dans tous les cas, contre l'avis du médecin. D'une façon générale, le projet durcit la dimension sécuritaire de la prise en charge. Il maintient, notamment, un «casier psychiatrique» basé sur les antécédents médicaux qui sont livrés à l'administration. Dans un même temps, le nouveau texte n'étend pas les prérogatives du juge. La peur des malades psychiatriques est clairement mise en avant, pour le faire passer (*). Aucune confiance n'est accordée aux juges ou aux médecins. Un collectif s'est mis en place, regroupant les psychiatres et les magistrats, et a recueilli 10.000 signatures. On demande un texte sanitaire et pas sécuritaire. Il faut impliquer le juge des libertés et de la détention. Et qu'on tienne compte de l'état clinique du patient plus que de son casier judiciaire.

La réforme prévoit également de rendre possible des «soins ambulatoires» sans consentement, alors que seule l'hospitalisation était possible...
Ce principe n'est pas acceptable. Telle qu'elle est présentée, imposée par protocole, cette réforme constitue une extension inadmissible du contrôle étatique des populations, par une instrumentalisation de la psychiatrie.

Que représente l'hospitalisation sous contrainte en France?
Chaque année, on estime que70.000 personnes sont hospitalisées sous contrainte, soit à la demande d'un tiers ou d'office en cas d'atteinte à la sûreté des personnes ou à l'ordre public. En Bretagne, les derniers chiffres dont nous disposons datent de 2008: sur les 20.572 patients alors hospitalisés en psychiatrie, 4.262l'étaient sans leur consentement.

* Le projet «Droits et protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et modalités de leur prise en charge» a été initié en 2008 par Nicolas Sarkozy, après le meurtre d'un étudiant par un déséquilibré.


#8 Ambrine

Ambrine

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Posté 17 mars 2011 à 11:29

Bonjour,

La série de vidéos avait déjà été postées ici.

C'est vraiment très édifiant, en même temps, je ne savais qu'elles avait été réalisée par les scientologues. Quelles sont les sources ?

Pour ce qui est du sujet, lire mon dernier post dans le sujet cité. Ca fait vraiment peur de voir comment la psychiatrie s'insère dans tous les domaines de notre vie.

Je ne sais pas si vous avez déjà vu un hôpital psychiatrique de l'intérieur ... moi oui car je suis allée une fois voir une de mes amies, je vous jure ce sont des mouroirs, ni plus ni moins. Et encore, je n'ai vu que le service ouvert. En sous sol, il y avait le service fermé où on entendait des cris. Ca fait froid dans le dos. Et savoir que demain, sans avertissement, nous pourrions être internés de force dans ces établissements ! Non alors, mille fois non !

C'est facile de droguer les gens et les rendre des moutons. En même temps, la plupart des gens de cette planète sont des moutons ... peut-être justement parce qu'ils prennent de plus en plus de médicaments pour tout et n'importe quoi sans savoir réellement ce qu'ils contiennent.

Bon, il faut pas être négatif, faut envoyer de bonnes ondes, histoire que les choses s'arrangent un peu parce que si c'était déjà du grand n'importe quoi, là ça dépasse les bornes !

Ambrine

Parce qu'ensemble nous sommes plus forts que si nous restons seuls et isolés. Parce que l'information, la communication, le partage et l'entraide sont les moyens de notre changement.
Parce que si nous y mettons tous ensemble, nous avons les moyens de changer notre monde et d'en faire un endroit où chacun pour s'épanouir et où chacun aura sa place. Un monde enfin apaisé, sain et harmonieux. Prenez votre destin en main ! Ne vous laissez plus faire et résistez !

Visitez opensuricate.wordpress.com


#9 docteur vincent

docteur vincent

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Posté 23 juillet 2011 à 13:15

J'avais quitté le forum il y quelques temps pour voguer vers d'autres horizons, mais je vois qu'il est toujours aussi actif, et tant mieux!

ce sujet de l'internement arbitraire me tient à coeur car c'est la porte ouverte vers des dérives fâcheuses. Qui est-on pour décider du droit d'enfermer quelqu'un dans une zone de non-droit, encore pire que la prison? Encore en prison on peut réclamer un avocat ou un médecin. A l'hôpital psychiatrique Dieu c'est le psy qui a le droit de vie et de mort sur chacun de ses protégés. On demande la sortie, il répond " on verra" qui peut s'éterniser tant et plus.
Une de mes patientes avait demandé à sortir dans la cour et le psy lui avait enfin répondu que dans deux jours ça serait possible. Le jour dit elle a demandé à l'infirmier qui lui a répondu " non, il n'y a pas assez de personnel".
j'ai l'habitude de dire qu'en maison de retraite on n'est plus maitre de sa petite culotte, à l'hôpital psy on n'est plus maitre de ses pensées. Bref, pas un endroit à fréquenter.

#10 Catarineta Tchi Tchi

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Posté 23 juillet 2011 à 13:40

Voir le messagedocteur vincent, le 23 juillet 2011 à 13:15, dit :

J'avais quitté le forum il y quelques temps pour voguer vers d'autres horizons, mais je vois qu'il est toujours aussi actif, et tant mieux!


Bienvenue de nouveau chère Docteur !

Des parents d'une amie ont réussi à la faire interner à 17 ans car elle refusait de faire la fac de Pharmacie et souhaitais se pencher sur la nutrition. Elle a fugué chez son copain tout en disant à ses parents où elle se trouvait. C'est la gendarmerie qui est venue la chercher, et elle s'est retrouvée dans la journée en hôpital psychiatrique pour une durée indéterminée. Ce qui la sauvée en hôpital. Elle ne mangeait pas, ou peu, en piquant dans les plateaux du personnel. Ne prenait pas les médocs donc. A chaque entretien, elle restait elle-même, ce qui a fait que le psy n'a pas pu l'entrer dans leur grille. Mais c'est quand même l'accord de ses parents qui a fait qu'elle est sortie. Elle aurait pu y rester longtemps.

Le DSM Kesako ?

Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (du titre original : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) (DSM), publié par l'Association Américaine de Psychiatrie (APA), est un manuel de référence classifiant et catégorisant des critères diagnostiques et recherches statistiques de troubles psychiatriques spécifiques. Il est utilisé aux États-Unis, et internationalement à travers le monde, par les cliniciens, chercheurs, psychiatres et compagnies d'assurance santé et pharmaceutiques.

Les diagnostics de pathologie psychiatrique portés à l'aide du DSM, depuis la troisième révision reposent sur l'identification clinique de syndromes et de leur articulation en cinq axes dans une approche statistique et quantitative.

La valeur clinique du DSM, depuis la troisième édition, est l'objet de vives critiques de la part de certains psychiatres et psychologues cliniciens, entre autres ceux qui se référent à la psychopathologie psychanalytique.

En gros et pour résumer, c’est une grille de lecture permettant de diagnostiquer ce qu’ils appellent « désordres mentaux ». Sauf qu’ils n’ont pas prévu une maladie très répandue : « Casopathie : mettre tout dans des petites cases », synonyme d’ « Etiquetopathie : mettre des étiquettes sur tout ». Qui constitue une des maladies de base du mental humain, dont une des représentations est le DSM.

Alors bon, si c’était chargé de bonnes intentions, jusque là y’aurait pas de problèmes, mais si on y regarde de plus près : ne créé-t-on pas certaines maladies « volontairement », sous couvert de vouloir le bien de nos congénères ?

Le DSM, incluant le DSM-IV, est une marque appartenant à l'Association américaine de psychiatrie (APA)3. Cette publication, par laquelle l'APA gagne en fait un "énorme profit" et gagne une popularité considérable auprès du monde de la psychiatrie.
Le DSM-IV est un système de classification catégoriques. Les catégories sont des prototypes, et un patient possédant une approximation proche du prototype est dit comme possédant ce trouble. Chaque catégorie de troubles possède un code numérique tiré de la liste de codes CIM-10, utilisé pour des buts administratifs du service (incluant l'assurance) de la santé.

Le DSM-IV comprend cinq axes qui s'attachent respectivement :
§ Axe I  : Les troubles majeurs cliniques
§ Axe II  : Les troubles de la personnalité et le retard mental
§ Axe III : Aspects médicaux ponctuels et troubles physiques
§ Axe IV  : Facteurs psychosociaux et environnementaux
§ Axe V  : Échelle d'Évaluation Globale du Fonctionnement

Dans une certaine mesure, elles intègrent au DSM-IV la notion dimensionnelle de déviation par rapport à une norme. À la différence de la "classification dimensionnelle d'Achenbach" ou des organisations psychologiques des classifications psychanalytiques, le DSM-IV individualise des entités diagnostiques qui sont fréquemment associées, comme par exemple les troubles anxieux et dépressifs.
Les troubles communs de l'Axe I incluent dépression, troubles anxieux, trouble bipolaire, TDA, troubles du spectre autistique, anorexie mentale, boulimie et schizophrénie.
Les troubles communs de l'Axe II incluent les troubles de la personnalité : trouble de la personnalité paranoïaque, trouble de la personnalité schizoïde, trouble de la personnalité schizotypique, trouble de la personnalité borderline, trouble de la personnalité antisociale, trouble de la personnalité narcissique, trouble de la personnalité histrionique, trouble de la personnalité évitante, trouble de la personnalité dépendante, névrose obsessionnelle et retard mental.
Les troubles communs de l'Axe III incluent les lésions cérébrales et autres troubles médicaux/physiques qui peuvent aggraver les maladies existante ou symptômes présents similaires aux autres troubles.

Tant à sa sortie qu'actuellement, l'orientation se voulant « athéorique » du DSM-IV a provoqué des violentes polémiques tant en Europe qu'aux États-Unis. Un article de la revue Prescrire met à nouveau en cause le manque de sérieux et l'arbitraire des rédactions des DSM et indique que de plus en plus de spécialistes prévoient le pire pour la prochaine version, le DSM-5. De nouvelle pathologies "inutiles et dangereuses" exploitées par les firmes pharmaceutiques pour des indications hasardeuses, notamment les neuroleptiques atypiques pour des troubles anxieux, etc. L'article mentionne aussi l'abaissement de seuils de diagnostics, toujours dans la même dynamique commerciale.

Il poursuit sur le constat d'une "vision étriquée" de spécialistes disparates.
En conclusion, le DSM-5 apparaît comme "une combinaison dangereuse de diagnostics non spécifiques et imprécis, conduisant à des traitements d'efficacité non prouvée et potentiellement dangereux". Ils recommandent enfin aux praticiens de garder leur distance avec le DSM.

§  Étiquetage : on ne définit la personne qu’à partir d’une attribution qu’on lui fait. Ce processus d’attribution est méconnu.
§ Catégorisation : si on fait un diagnostic, il faut savoir quelle portée il va avoir, il ne faut pas emmurer les gens, définir ce qui fait que ceci ou cela est un trouble psychique.
§ Évaluation restreinte : quand quelqu'un se présente et que l'on n'a que le DSM, on a toutes les chances de lui trouver quelque chose. Il faut d’autres moyens d’évaluer (ne pas oublier de regarder les ressources du patient, regarder ce qui va bien, évaluer le vécu subjectif du trouble, ce qui lui est difficile ou non). Il faut évaluer la personne autant que la maladie. Tenir compte du fait que l'évaluation se fait dans un contexte spécifique et que dans un autre contexte, on n’aurait pas vu les mêmes choses.
§ Risque de céder à une médicalisation excessive de l’état de souffrance : vision de l’homme biomédicale, on compartimentalise l’homme. Le DSM se veut athéorique, il ne fait que décrire les maladies.

Une expertise publiée au mois d'avril 2006 dénonce des conflits d'intérêts de certains experts du comité du DSM-IV qui ont eu ou ont des liens financiers avec l'industrie pharmaceutique. D'après cette étude, cela concerne un tiers des experts ayant exercé leur activité d'experts au profit de firmes pharmaceutiques.
Depuis une dizaine d'années, la prise de conscience croissante de l’importance de la transparence dans les publications biomédicales se reflète par le nombre croissant de revues médicales qui ont adopté des politiques éditoriales de divulgation de conflit d'intérêt financier et par le soutien recueilli par ces politiques au sein des associations professionnelles. Or, si des conflits d’intérêts financiers peuvent biaiser les résultats d’une étude, il y a tout lieu de croire qu’ils peuvent aussi biaiser les recommandations d’un comité d’experts.

Il est avéré que les compagnies pharmaceutiques subventionnent largement les congrès, revues et recherches liés au contenu du DSM, car ce qui y est considéré comme susceptible d’être diagnostiqué a un impact direct sur les ventes des médicaments.
L'expertise a identifié plusieurs catégories d’« intérêts financiers » : avoir perçu des honoraires ou détenir des actions dans une compagnie pharmaceutique, être directeur d’une startup, membres du comité scientifique ou du conseil d’administration d’une entreprise pharmaceutique, être expert pour un litige mettant en cause une compagnie pharmaceutique, détenir un brevet ou un droit d'auteur, avoir reçu des cadeaux d’une compagnie pharmaceutique incluant des voyages, des subventions, des contrats et du matériel de recherche.

Les résultats montrent que parmi les 170 membres des panels du DSM, 95 (56 %) présentaient au moins un des onze types de liens financiers possibles avec une compagnie de l’industrie pharmaceutique. Dans 6 commissions sur 18, des liens avec l’industrie pharmaceutique ont été trouvés chez plus de 80 % des membres. Ces liens concernent 100 % des membres du groupe de travail « Troubles de l’humeur » (n = 8) et du groupe « Schizophrénie et désordres psychotiques » (n = 7), ainsi que 81 % du groupe « Troubles anxieux » (n = 16), 83 % du groupe « Troubles de l’alimentation » (n = 6), 88 % du groupe « Troubles kinesthésiques liés à la prise de médicaments » (n = 8) et 83 % du groupe « Troubles dysphoriques prémenstruels » (n = 6).

Parmi les membres répondant aux critères « liens financiers » (n = 95), 76 % avaient bénéficié de subventions de recherche, 40 % de revenus comme consultants, 29 % travaillaient dans la communication, et 25 % recevaient des honoraires d’un autre type. Plus de la moitié des membres ayant un lien financier présentaient plus d’un type de relation financière l’engageant auprès d’une compagnie. Onze membres avaient 5 types de liens.
Étant donné que les catégories de maladies mentales désignées par « Troubles de l’humeur » et « Schizophrénie et autres troubles psychotiques » sont les deux principales catégories pour lesquelles un traitement psychotrope est habituellement proposé, le lien entre le recours au DSM et la consommation des produits des firmes pharmaceutiques est une évidence. Les compagnies pharmaceutiques ont un intérêt direct sur la détermination des troubles mentaux intégrés dans le DSM. La transparence en ce domaine devient cruciale lorsque les liens financiers entre chercheurs et industrie pharmaceutique sont stables et multiples.

Les groupes de travail du DSM présentant les liens avec les industries pharmaceutiques sont ceux qui travaillent dans les champs diagnostiques (e.g. troubles de l’humeur et désordres psychotiques) où l’approche psychopharmacologique constitue le traitement habituel. Le marché des psychotropes étant très rentable, il y a lieu de s'inquiéter, et au minimum d'énoncer une sévère critique à l'égard de certains aspects fonciers de ce manuel de diagnostic. C'est d'autant plus patent comme conclusion que, par exemple, les antidépresseurs et les neuroleptiques totalisent respectivement des ventes annuelles d'environ 20,3 et 14,1 milliards dollars.

Accorchez vous au pinceau, on enlève l'échelle...
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#11 gwelan

gwelan

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Posté 23 juillet 2011 à 16:13

J'ai personnellement connu un gamin qui s'est fait interné par ses parents à 17 ans parce qu'il revendiquait son homosexualité. Il était à part çà (!) en parfaite santé mentale et surtout physique. Gros intérêt pour les labos. C'est tout à fait le genre de profile recherché pour tester les médicaments.

Car il n'y a pas que l'Afrique qui sert aux expérimentations sur les humains, il y a aussi les hopitaux psychiatriques, sur les sujets jeunes. Le dit gamin est décédé à 21 ans de tout ce qu'on lui a fait tester. Une petite précision, lorsqu'il a commencé à faire l'objet de ces tests, il était encore parfaitement conscient et s'en était plaint. Le garçon a alors été déplacé dans une autre unité psychiatrique, à 600km de là où il habitait, (et surtout de là où habitaient les quelques amis qui auraoent pu l'aider).

L'autre aspect qui concerne l'internement abusif, c'est bien entendu le détournement d'héritage. Papa ou Maman ont du fric. On le veut. Il suffit de quelques complicités - qui s'achètent !!!!! -, un médecin, un notaire ... En moins d'un mois, le parent en question est un légume du fait de la camisole chimique ; il suffit de constater l'état, déclarer l'irresponsabilité, et la mise sous tutelle de ses biens. Et hop !

Le département de la Sarthe est connu pour ce genre de pratique dans lesquelles la plupart des notables se trouvent impliqués.