Dans le cas contraite, Wikipédia est votre amie : http://fr.wikipedia....escope_spatial)
En résumé, ce téléscope de la NASA lancé en mars 2009 a pour mission d'étudier un échantillon de plus de 160 000 étoiles de notre galaxie, la Voie Lactée, qui en comporterait environ 140 milliards (les astronomes ne sont pas tous d'accord sur ce chiffre qui varierait entre 100 milliards et davantage). Le but de l'utilisation de Kepler est de déterminer si, dans l'échantillon étudié, il existe des planètes similaires à la notre et/ou orbitant dans la zone habitable de leur étoile, c'est à dire la zone propice à l'éclosion de la vie telle que nous la connaissons.
Si les premiers résultats de la mission étaient plutôt encourageants, la suite se faisait maintenant attendre depuis plusieurs mois. Personnellement je trouvais ça un peu suspect, mais ce retard était en soi intéressant car il laissait entendre que des découvertes importantes avaient été faites et que les responsables prenaient leurs précautions pour vérifier leurs résultats avant publication.
Et bien la suite, nous la connaissons maintenant et elle est assez saisissante. Je vous laisse la découvrir avec ces deux articles issus respectivement des sites Techno-Science.net et Futura-Sciences...
Citation
La mission Kepler de la NASA a découvert ses premières planètes candidates de la taille de la Terre dans la zone habitable, une région où l'eau liquide pourrait exister sur la surface d'une planète. Cinq des planètes potentielles sont proches de la taille de la Terre et orbitent dans la zone habitable de plus petites et plus froides étoiles que notre Soleil.
Les candidates exigent des observations de suivi pour vérifier qu'il s'agit de planètes réelles. Kepler a également trouvé six planètes confirmées satellisant une étoile comme le Soleil, Kepler-11. C'est le plus grand groupe de planètes en transit satellisant une seule étoile découvert à ce jour en dehors de notre Système solaire.
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Kepler: découverte de planètes candidates de la taille de la Terre
Conception d'artiste - Crédit image: NASA/Tim Pyle
"En une génération nous sommes passés de planètes extraterrestres comme pilier principal de la science-fiction, au présent, où Kepler a aidé la science-fiction à se transformer en réalité d'aujourd'hui," a déclaré l'administrateur Charles Bolden de la NASA. "Ces découvertes soulignent l'importance des missions scientifiques de la NASA, qui augmentent régulièrement la compréhension de notre place dans le cosmos."
Les découvertes font partie de plusieurs centaines de nouvelles planètes candidates identifiées dans de nouvelles données scientifiques de la mission Kepler, publiées le mardi 1er février. Les conclusions augmentent le nombre de planètes candidates identifiées par Kepler à ce jour à 1.235.
Parmi ces dernières, 68 sont approximativement de la taille de la Terre ; 288 sont de la taille de super Terre ; 662 sont de la taille de Neptune ; 165 sont la taille de Jupiter et 19 sont plus grandes que Jupiter.
Sur les 54 nouvelles planètes candidates trouvées dans la zone habitable, cinq sont proches de la taille de la Terre. Les 49 autres candidates de la zone habitable vont de la taille de super Terre - jusqu'à deux fois la taille de la Terre - à plus grande que Jupiter.
Les conclusions sont basées sur les résultats des observations conduites du 12 Mai au 17 Septembre 2009, de plus de 156.000 étoiles dans le champ visuel de Kepler, qui couvre approximativement un quatre-centième du ciel.
"Le fait que nous avons trouvé ainsi beaucoup de planètes candidates dans une portion si minuscule du ciel suggère qu'il y a d'innombrables planètes orbitant des étoiles comme le Soleil dans notre galaxie," note William Borucki du Ames Research Center de la NASA à Moffett Field, Californie, l'investigateur scientifique principal de la mission.
"Nous sommes passés de zéro à 68 planètes candidates de la taille de la Terre et de zéro à 54 candidates dans la zone habitable, dont certaines pourraient avoir des lunes avec de l'eau liquide."
Parmi les étoiles avec des candidats planétaires, 170 montrent la preuve de candidats planétaires multiples. Kepler-11, localisé à approximativement 2 000 années-lumière de la Terre, est le système planétaire le plus bondé découvert à ce jour.
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Kepler-11 Conception d'artiste - Crédit image: NASA/Tim Pyle
Six de ses planètes confirmées ont des orbites plus petites que celle de Vénus, et cinq des six ont des orbites plus petites que celle de Mercure. La seule autre étoile avec plus d'une planète en transit confirmée est Kepler-9, qui en a trois. Les résultats de Kepler-11 seront publiés dans l'éditiion du 03 Février de la revue Nature.
"Kepler-11 est un système remarquable dont l'architecture et la dynamique fournissent des indices sur sa formation," commente Jack Lissauer, un scientifique planétaire et membre de l'équipe scientifique de Kepler à Ames.
"Ces six planètes sont des mélanges de roche et de gaz, comprenant éventuellement de l'eau. Le matériel rocheux explique la majeure partie de la masse des planètes, alors que le gaz occupe la majeure partie de leur volume. En mesurant les tailles et les masses des cinq planètes intérieures, nous avons déterminé qu'elles sont parmi les planètes confirmées les plus faibles en masse au-delà de notre Système solaire."
Toutes les planètes satellisant Kepler-11 sont plus grandes que la Terre, avec les plus grandes qui sont comparables en taille à Uranus et à Neptune. La planète la plus intérieure, Kepler-11b, est 10 fois plus proche de son étoile que la Terre l'est au Soleil.
En allant vers l'extérieur, les autres planètes sont Kepler-11c, Kepler-11d, Kepler-11e, Kepler-11f, et la planète la plus extérieure, Kepler-11g, qui est moitié moins loin de son étoile que la Terre l'est du Soleil.
Les planètes Kepler-11d, Kepler-11e et Kepler-11f ont une quantité significative de gaz léger, qui indique qu'elles se sont formées dans les quelques millions d'années de la formation du système.
"Les étapes historiques que Kepler fait avec chaque nouvelle découverte détermineront le cours de chaque mission d'exoplanète à suivre," a déclaré Douglas Hudgins, scientifique de programme de Kepler au siège de la NASA à Washington.
Notes:
Kepler, un télescope spatial, recherche des signatures de planète en mesurant les minuscules diminutions dans l'éclat des étoiles provoquées par des planètes passant devant elles. C'est ce qu'on appelle un transit. Puisque les passages des planètes dans la zone habitable d'étoiles comme le Soleil se produisent environ une fois par an et demandent trois passages pour vérification, il est prévu de prendre trois ans pour localiser et vérifier des planètes de la taille de la Terre en orbite autour d'étoiles comme le Soleil.
L'équipe scientifique de Kepler utilise les télescopes au sol et le télescope spatial Spitzer de la NASA pour passer en revue les observations sur les candidats planétaires et autres objets d'intérêt que le vaisseau spatial trouve. Le champ d'étoiles que Kepler observe dans les constellations du Cygne et de la Lyre peut seulement être vu des observatoires au sol du printemps jusqu'au début de l'automne. Les données de ces autres observations aident à déterminer quelles candidates peuvent être validées comme planètes.
Source: Gilbert Javaux - PGJ Astronomie
Citation
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences
Parmi les plus de 1.200 transits planétaires possibles découverts par le satellite Kepler, la Nasa vient d’annoncer que 54 correspondraient peut-être à des exoplanètes situées dans la zone d’habitabilité. Cinq transits pourraient même révéler de véritables exoterres...
Partez à la découverte des vues d'artistes d'exoplanètes
Que de chemin parcouru depuis les travaux des Bâtisseurs du Ciel qui nous ont fourni les clés pour décrypter le Système solaire ! Ces mêmes clés nous servent aujourd’hui à détecter et explorer d’autres systèmes planétaires et à partir à la recherche de mondes semblables à la Terre. Il s’agit bien sûr de savoir si nous sommes seuls dans l’univers et de mieux comprendre d’où nous venons et peut-être où nous allons.
Petit à petit, les étapes de la croissance de la complexité ayant mené du Big Bang au vivant (une odyssée sur laquelle Futura-Sciences va bientôt se pencher d’un peu plus près) nous sont connues et mieux comprises. Il reste encore beaucoup à faire pour les comprendre parfaitement mais les informations que sont en train de nous donner des observations comme celles de la mission Kepler lèvent lentement le voile sur la fréquence des planètes potentiellement habitables dans la Voie lactée. Selon certains, il pourrait même exister des milliards d'exoterres dans notre galaxie. Dans un univers qui compte au moins des centaines de milliards de galaxies, on n’ose imaginer ce que cela pourrait signifier…

Les carrés montrent les régions de la voûte céleste où Kepler effectue ses observations à la recherche d'exoplanètes et d'exoterres. © Carter Roberts
Justement, depuis son lancement, le satellite Kepler observe un petit recoin de la voûte céleste, environ 1/400e, situé vers la constellation du Cygne. Les capteurs CCD de Kepler lui permettent d’enregistrer les faibles variations de luminosité d’un très grand nombre d’étoiles simultanément.
C’est de cette manière que l’on peut espérer surprendre en quelques années seulement de rares transits planétaires. Comme nous l'annoncions il y a quelques heures, Kepler a permis de découvrir un étonnant système à six planètes, autour de l'étoile Kepler 11.

Sur ce schéma, on voit la région observée par Kepler à l'intérieur de la Voie lactée. Il s'agit du cône jaune. © Jon Lomberg
Une moisson rapide de candidates au titre d'exoplanète
À l’occasion d’une conférence dont la vidéo est en ligne sur YouTube, la Nasa a annoncé avoir fait une moisson d’observations, candidates au titre de transit planétaire, impressionnante. Kepler aurait donc peut-être découvert 1.235 exoplanètes parmi lesquelles 68 correspondraient à des planètes de la taille de la Terre, 288 seraient des superterres, 662 de la taille de Neptune, 165 de la taille de Jupiter, et 19 d’une taille supérieure.
Parmi tous ces candidats, que ce soit des planètes rocheuses ou gazeuses, 54 seraient dans la zone d’habitabilité et 5 auraient la taille de la Terre. On peut donc envisager aussi des exolunes habitables.

La localisation des candidats exoplanètes dans le champ observé par Kepler. Du bleu au rouge, les planètes repérées, de l'exoterre à la planète plus grosse que Jupiter. © Nasa, Wendy Stenzel
Des observations à confirmer au sol

Répartition des candidats exoplanètes de Kepler en périodes orbitales (abscisses) et en rayons de la Terre (ordonnées). © Nasa, Wendy Stenzel
Il reste bien sûr à confirmer ces observations au sol par la méthode des vitesses radiales. Mais selon l’un des chercheurs de la Nasa, William Borucki, la plupart des candidats devraient être validés dans les mois et les années à venir. Et il y aurait aussi 170 candidats pour des transits multiples.
On reste songeur devant ce que Kepler va révéler au cours des mois et des années à venir. Les candidats trouvés jusqu’ici résultent de l’analyse de seulement quelques mois de surveillance des 165.000 étoiles observées par Kepler. De plus, comme il s’agit seulement d’un petit coin de la voûte céleste et d’une faible portion de la Voie lactée, on peut effectivement s’attendre à ce que le nombre d’exoplanètes soit très grand dans la Galaxie.
On notera que les deux articles, ainsi que Wikipédia, ne sont pas d'accord sur la quantité d'étoiles étudiées par Kepler.
Néanmoins, en prenant le chiffre le plus élevé, si l'on s'en tient au seul échantillon de possibles planètes (ou lunes) habitables détectées par Kepler (54 sites habitables sur 165 000 étoiles) et qu'on l'extrapole à la Voie Lactée, cela donne déjà, au minimum, le chiffre vertigineux de 32 millions de sites propices à la vie dans notre seule galaxie (en faisant le compte avec 100 miliards d'étoiles).
Bien sûr il s'agit là d'une extrapolation rapide, car rien ne dit que sur les 54 planètes détectées en zone habitable celles qui sont gazeuses s'accompagnent d'une lune habitable.
Toutefois si l'on réduit la proportion au minimum dont nous sommes à peu près certains, soient 5 exoterres en zone habitable déjà détectées, cela donne quand même 3 millions de sites habitables à l'échelle galactique. Quand on sait qu'un tiers des étoiles de la Voie Lactée sont des naines rouges solitaires (étoiles souvent bien plus vieilles que la notre, à durée de vie plus élevée), cela laisse entendre qu'on a là, au bas mot, 1 million de sites propices à l'éclosion d'une vie intelligente (si l'on considère que la vie intelligente met au minimum autant de temps à apparaître que sur notre Terre). Et j'insiste : au vu des résultats actuels, c'est là l'estimation minimale.
À ces considérations, il faut ajouter le fait que Kepler n'est pas conçu pour détecter toutes les planètes présentes dans le champ stellaire étudié. En effet, pour détecter les planètes, il utilise la méthode dite des transits planétaires (mini éclipse de l'étoile). Ça veut dire que seuls les systèmes planétaires situés dans un alignement propice vis à vis du notre sont étudiés et détectés par Kepler. L'implication est juste énorme. Il pourrait rester des tas et des tas de planètes en zone habitable non détectables par Kepler parmi les seules 165 000 étoiles qu'il étudie. Et alors à ce moment là, ramené à l'échelle galactique, c'est vertigineux.
Étonnant non ?












