Vendredi passé, il y a eu un reportage choc à l'émission JE (jeunes enquêteurs), émission sur sur les heures de grande écoute. Je veux vous partager cela à vous les européens (ou les cousins
C'est très intéressant et instructif. Je vous colle les textes et les liens des vidéos ainsi que d'autres articles qui en découlent
JE chez les scientologues
25 février 2011, 20h00
De J.E
Pour la première fois à notre connaissance, une équipe de télévision a réussi à infiltrer l'Église de Scientologie. Deux collaboratrices de JE ont obtenu leur carte de membre et ont filmé des images en caméra caméra cachée
Journal de Kebac
Deux collaboratrices de l’équipe ont obtenu leur carte de membre en règle. Les reportages, qui seront diffusés ce soir à compter de 19 h, montrent comment les éventuels convertis sont rapidement pris en charge par l’Église.
Cours et formations
Ils sont ensuite dirigés vers une série de cours de scientologie qui doit les mener vers le statut de personne « claire », c’est-à-dire, débarrassée des traumatismes du passé.
Selon la doctrine fondée en 1954 par l’auteur de science-fiction L. Ron Hubbard, ces traumatismes laissent des traces qui empêchent les individus d’être parfaitement heureux et d’atteindre leur potentiel. Seule l’application rigoureuse des techniques de la scientologie permettrait de les éliminer un à un. Pour cela, le scientologue devra avoir dépensé des centaines de milliers de dollars et suivre un nombre impressionnant de cours et formations.
Pendant les quatre mois qu’elles ont passés dans le mouvement, les deux collaboratrices de JE ont suivi deux de ces cours. Elles ont également suivi un séminaire de deux jours de dianétique.
Dans le cours de communication, elles ont dû faire plusieurs exercices pour le moins étonnants. « On était assises une en face de l’autre et il fallait se fixer du regard sans rire pendant un bon moment. L’objectif étant d’arriver à soutenir le regard des autres », a expliqué l’une d’elles. Dans un autre exercice, toujours face à face, « il fallait répéter un chiffre, disons 33 ou 44, jusqu’à ce que l’autre personne comprenne par mon intonation le sens du message ».
Éprouvant
Ce que les membres de l’équipe de JE ont trouvé le plus éprouvant, c’est la finde semaine de dianétique, deux longues journées où elles ont été initiées à l’Audition, une technique qui rappelle l’hypnose, où l’auditeur, par ses questions, aide la personne auditée à revivre des traumatismes pour les effacer de sa mémoire.
L’expérience les a secouées. « Tu embarques tellement dans ton histoire, tu as les yeux fermés, tu vois les choses, c’est comme si tu te projetais un film dont tu es le héros et tu racontes ce que tu vois, a dit une des collaboratrices de JE. L’auditeur te demande de toucher des choses. Tu deviens très concentrée sur les textures, les odeurs, les sons, comment tu te sens.
L’auditeur te demande de te concentrer sur ta douleur. Il faut que tu la vives, cette douleur. » À la fin, l’auditeur fait un décompte de 5 jusqu’à 0 et claque des doigts, comme en hypnose.
L’émission consacrée entièrement à la scientologie montre aussi comment l’Église utilise des organisations qui se prétendent indépendantes d’elle, pour promouvoir ses idées et les propager dans différentes couches de la société.
(C'est cool je viens de trouver sur youtube, je peux vous mettre directement ici
Le témoignage d'une ex-scientologue
L'audition est au coeur de la scientologie. Il s'agit d'une technique où l'auditeur, en posant une série de questions, guide la personne auditée à travers ses souvenirs. L'audition est censée permettre de retracer et d'éliminer les traces laissées par les traumatismes passés.
Article 25 fév 11 19h46
source : tva nouvelles
Par Michel Jean | TVA Nouvelles Elle a la soixantaine pétillante, le sourire facile, les yeux brillants. Elle parle vite, s'anime. Deux grosses boîtes de carton reposent sur le sol devant nous. Ces boîtes, elle les a fermées et scellées avec du ruban gommé il y a 18 ans. Elles contiennent le matériel scientologue qu'elle a accumulé pendant ses six années au sein de l'Église.
Ces boîtes, elle s'apprête à les ouvrir devant moi pour la première fois depuis qu'elle s'est enfuie du quartier général du mouvement en Californie où elle était tenue prisonnière. Ne manquez pas le reportage de JE ce samedi et dimanche à 15h, à LCN.
«En sortant de mon premier cours de Scientologie, je flottais. C'était extraordinaire.» Ses yeux s'illuminent encore quand elle revit ce moment décisif de sa vie. «Chaque formation m'apportait plus de bénéfices.»
Jeanne, le nom fictif de cette femme qui désire garder l'anonymat a été initiée par une amie. Rapidement, elle devient accro. Comme à une drogue. Elle passe bientôt toutes ses soirées au local du mouvement, rue Papineau, et même ses week-ends.
«C'est devenu compulsif avoue-t-elle. Je voulais m'entourer de scientologues. J'aurais voulu que mon mari et mes enfants le soient. J'étais tellement convaincue que la Scientologie était LA réponse que je voulais que ceux que j'aime y adhèrent. Merci mon Dieu. Personne ne m'a écouté.»
«J'ai manipulé pour avoir l'argent et je l'ai eu»
Jeanne dépense tout son argent en cours. Elle dépense bientôt plus qu'elle ne gagne. Un jour l'Église a envoyé un membre l'aider à convaincre son père de lui prêter une grosse somme pour acheter une croisière de formation sur le paquebot du mouvement, le Freewinds et pour acheter le «Pont», une série de cours qui lui a coûté plus de 8000$. «J'ai manipulé pour avoir l'argent et je l'ai eu», dit-elle, étonnée.
Comme s'il s'agissait d'une autre personne. «Mon père pensait que quelque chose de grave m'était arrivé et que j'avais besoin de cette somme. Il m'a envoyé l'argent sans poser de questions».
Après cinq ans et demi au sein du mouvement, Jeanne se retrouve à Los Angeles. Elle y vit et étudie à temps plein. De 8h le matin jusqu'à 22h. Sept jours sur sept.
«Nous n'avions que le dimanche matin de libre pour faire notre ménage et notre lavage. Des responsables prenaient nos présences trois fois par jour. Et tu avais intérêt à ne pas être en retard. »
Son équilibre commence bientôt à craquer. Elle pleure sans raison. Couchée dans son lit, dans un dortoir où elle vit avec d'autres élèves, elle ne comprend pas ce qui lui arrive, mais n'ose en parler. Avec qui pourrait-elle le faire?
Quand son mari la quitte, son équilibre fragile se fracasse. «J'ai perdu la boule dit-elle encore sonnée. Je me suis mise à pleurer sans arrêt. On est venu me chercher dans les toilettes, mais moi je continuais de pleurer.»
L'Église ne veut pas la laisser partir
Elle veut partir, revenir à Montréal. L'Église refuse. Et désigne deux gardes du corps pour la surveiller 24 heures sur 24. «Les bouncers me suivaient sans dire un mot. Ils marchaient deux pas derrière moi. Ils me suivaient partout et restaient devant la porte du dortoir la nuit. J'étais prisonnière.»
Après deux semaines de garde à vue, Jeanne comprend que pour s'échapper elle va devoir jouer la comédie. «J'ai fait semblant que ça allait mieux. Ils ne voulaient pas me laisser partir parce qu'ils disaient qu'on allait me faire du mal à l'extérieur. Alors, j'ai fait comme si j'allais mieux. Et ils m'ont cru.» Elle pousse encore un soupir de soulagement en y repensant.
Dès qu'elle est libérée de ses surveillants, Jeanne s'enfuit. «Au terminus d'autobus j'avais peur, j'avais peur répète-t-elle avec émotion. Je me suis cachée derrière les bancs, derrière les colonnes. Je savais que si on m'apercevait, on viendrait me chercher et qu'on ne me laisserait pas partir. »
Ce n'est qu'une fois l'autobus en route vers New York qu'elle respire. Ses mains tremblent encore. Jeanne tournait le dos définitivement à la Scientologie.
Des souvenirs douloureux
«On les ouvre?» Elle me regarde en souriant. Je prends une boîte, l'aide à l'ouvrir. Ses mains fouillent les documents soigneusement rangés il y a 18 ans, remontent le chemin de souvenirs enfouis. Il y a des livres, des cartes, des factures, beaucoup de factures.
L'émotion gagne l'ancienne scientologue. Elle s'emporte souvent, jure, elle qui ne le fait jamais, quand elle tombe sur une facture élevée. Surtout, elle réalise enfin jusqu'à quel point elle avait été embrigadée.
Parmi les liasses de papiers soigneusement rangées se trouve une lettre de son père accompagnant le chèque de 8 500$ qu'il lui avait envoyé il y a plus de 20 ans. Jeanne passe doucement sa main sur l'encre séchée de la signature de son père.
«J'avais tout oublié ça. J'avais effacé ça de mon esprit. Là je suis en tabarnak. Je constate l'ampleur de ce que j'ai traversé.» Elle s'esclaffe. «Excusez-moi. Je ris, mais ce n'est pas drôle.»
Jeanne m'avait dit évaluer à 10 000 ou 15 000 dollars le montant qu'elle avait englouti dans la Scientologie. Le décompte des factures retrouvées dans la boîte s'élève plutôt à 40 000$.
Jeanne fait une pause, me regarde. Elle a retrouvé son calme. «Je suis contente qu'on fasse ce qu'on fait là. Ça me fait du bien. Ça me soulage.»
Il a fallu 18 ans à cette femme pour affronter son passé. Elle ne pourra jamais l'oublier. Il lui faudra apprendre à vivre avec maintenant.
(patientez pour la suite, je suis prise à cause des contrôles de flood et je ne peux pas poster plus de 2 vidéos
Ce message a été modifié par tipoual - 02 mars 2011 à 17:35.











