Catarineta Tchi Tchi, le 21 mai 2011 à 14:22, dit :
Citation
Cette théorie révèle une aberration de taille, car l’amour est un fantasme fallacieux. Ceux qui disent vivre l’amour dans la profondeur de leur âme ou de leur cœur ressentent, en réalité, une illusion, un concept. Leur imaginaire les fait voyager dans des espaces merveilleux qu’ils se dictent mentalement sur base de leurs croyances et de leurs espérances. Dans la rencontre avec l’amour, l’état de bien-être est souvent présent, car notre physiologie diffuse des hormones similaires à celles libérées pour le sommeil ou après un effort. A ce moment, l’individu est bien en phase avec son mental, car il se déconnecte de sa réalité. Il lui devient alors possible d’entrer consciemment dans son rêve tout en s’imaginant vivre un état second. C’est alors que l’amour apparait : « je peux maintenant regarder les autres avec béatitude, tout est harmonie et splendeur ». Cet état imaginaire s’appelle la partie divine…
En fait, l'auteur parle de la coloration sexuelle d'un état de bien-être. Ce qui n'est pas souvent une marque d'amour, il a raison. Mais il en infère que l'amour n'existe pas. C'est comme si je disais : "Je n'ai pas connu d'orgasme vaginal, donc l'orgasme vaginal n'existe pas".

Si les humains ne communiquent pas avec le divin, c’est parce qu’ils ne sont pas à son écoute. Ce n’est pas parce que le divin n’existe pas.
L'amour est selon moi la non-perturbation du centre émotionnel, un état de neutralité et de compréhension. Exemple concret, que j'ai vécu l'été dernier : J’ai vu au ciné un vieux film américain des années soixante, La Poursuite Impitoyable. Je ne sais pas pourquoi j’étais dans cet état-là mais je me suis senti émotionnel pendant le film. Comme je me sentais émotionnel, j’étais moins sous influence de l’idéologie moderne, marxiste et tout ça. Bref, j'étais un peu plus conscient.
Et en regardant ce film - un film qui parlait des États-Unis dans les années cinquante – je pense que j’ai mieux capable de sentir comment étaient les personnes dans les années cinquante. Je me sentais plus proche des personnages et de l’époque. Ce qui était pour moi une preuve que quand on est un peu plus conscient, notre centre émotionnel est plus proche.
c’était assez spectaculaire comment ça s’est passé. C’était la première fois que ça m’arrivait en regardant un vieux film. D’habitude, quand je regarde des vieux films, j’ai toujours cette impression que c’est un autre âge, que je ne peux pas vraiment me mettre dans la peau de l’époque, que c’est un peu vieux-jeu, ringard, etc. Alors que là, j’avais vraiment l’impression que j’aurai pu y être. Je ne sentais pas de différence.
Et aujourd'hui, ça peut m'arriver encore et, plus le temps passe, plus je prends conscience que les hommes d'antan étaient moins perturbés par la culture (ils étaient plus proches de la nature) mais qu'ils étaient toujours inconscients. Même si moins perturbés.
Pour moi ça c'est un exemple de début d'amour : Quand on comprend bien, on aime toujours ce qu’on comprend. Les deux sont liés. On ne peut pas comprendre quelque chose sans aimer ce qu’on comprend. Et nous aimer de la façon dont on le comprend, aussi.