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Les écueils de la communication


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50 réponses dans ce topic

#31 Prema

Prema

    Wahe Guru!

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Posté 21 avril 2011 à 12:22

En allant plus loin dans cette démarche, sachant que je suis le seul responsable de mes émotions, je les "processe" sans pour autant polluer mon environnement avec un partage souvent inutile...
Si le climat était une banque il serait déjà sauvé.
Hugo Chavez

#32 guido

guido
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Posté 21 avril 2011 à 12:39

Citation

En allant plus loin dans cette démarche, sachant que je suis le seul responsable de mes émotions, je les "processe" sans pour autant polluer mon environnement avec un partage souvent inutile...


oui inutile et nuisible.

mais c'est souvent une réaction inconsciente, super rapide.
être attentif chaque instant permet effectivement de les vivre, de découvrir ce qu'elles révèlent... le chemin de la connaissance de soi.

#33 Zaou

Zaou

    jnana-yoga activé

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Posté 21 avril 2011 à 13:00

Citation

En allant plus loin dans cette démarche, sachant que je suis le seul responsable de mes émotions, je les "processe" sans pour autant polluer mon environnement avec un partage souvent inutile...

L'être humain est un être social. Il a besoin des autres, il a besoin de communiquer. On ne peut vivre complétement seul sous peine de frustrer ce besoin et donc de s'éloignant de l'harmonie, du bonheur. On est seul responsable de ses émotions mais pour autant elles ne sont pas choses honteuses (elles ne sont pas une pollution)! Soyons honnête avec nous même et avec les autres, n'ayons pas peur d'assumer ce que nous ressentons, si nous ne rejetons pas la "faute" sur les autres il n'y a pas de raison que l'environnement soit "pollué". Et cela vaut mieux que de refouler ses sentiments.
Un environnement où il est impossible de s'exprimer librement dénote un milieu violent, restreignant l'expression des individus et des âmes, empêchant l'évolution des consciences.

Bien sur tout n'est pas bon à partager tout le temps. Une émotion ponctuelle ou peu dérangeante peut tout à fait être gardée pour soi. Mais si une émotion négative persiste il ne faut pas non plus hésiter à prendre la parole.

ps : Sinon c'est une bonne idée aussi de partager ses émotions positives :)

Ce message a été modifié par Zaou - 21 avril 2011 à 13:01.

"Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes."
Rosa Luxembourg

#34 guido

guido
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Posté 21 avril 2011 à 13:14

Citation

On est seul responsable de ses émotions mais pour autant elles ne sont pas choses honteuses (elles ne sont pas une pollution)!

exactement. c'est bien le fait de refouler l'émotion qui est facteur de pollution psychologique, mais pas l'émotion elle meme.

la transmettre, s'en débarrasser (fuite face à ce qui est) est un grand facteur de pollution.

si vous etes vert de rage, allez gueuler sur quelqu'un qui est moins habile que vous dans le duel verbal et vous verrez, il aura pris votre conflit en quelque sorte.

votre colère sera atténuée voire disparue, et lui, se sera concocté cette émotion, comme un phénomène contagieux.

tout ça c'est de la grosse pollution.

la plupart du temps, tout ce processus est le fruit d'une relation inconsciente, et bien sur récurente.

#35 Prema

Prema

    Wahe Guru!

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Posté 21 avril 2011 à 14:27

Guido et Zaou, nous sommes d'accord sur l'essentiel  :D
Merci pour ce partage.

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Hugo Chavez

#36 Zaou

Zaou

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Posté 21 avril 2011 à 15:52

Citation

la transmettre, s'en débarrasser (fuite face à ce qui est) est un grand facteur de pollution.
si vous etes vert de rage, allez gueuler sur quelqu'un qui est moins habile que vous dans le duel verbal et vous verrez, il aura pris votre conflit en quelque sorte.

En fait je fais une distinction entre exprimer et "se débarrasser (en se défoulant sur les autres)".
Quand on est en colère on peut par exemple :
1) refouler l'émotion (pas très sain).
2) se défouler sur quelqu'un d'autre pour faire baisser la tension (pas beaucoup mieux).
3) exprimer sa colère en expliquant (à la personne responsable?) ce qui nous a mis en colère et pourquoi.
4) parler de sa colère de façon calme et respectueuse (genre méthode CNV) et chercher des solutions (avec l'autre) pour que le problème ne se reproduise pas et vivre ensemble de façon plus harmonieuse.

Ce message a été modifié par Zaou - 21 avril 2011 à 15:55.

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#37 Prema

Prema

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Posté 21 avril 2011 à 16:08

Voir le messageZaou, le 21 avril 2011 à 15:52, dit :

En fait je fais une distinction entre exprimer et "se débarrasser (en se défoulant sur les autres)".
Quand on est en colère on peut par exemple :
1) refouler l'émotion (pas très sain).
2) se défouler sur quelqu'un d'autre pour faire baisser la tension (pas beaucoup mieux).
3) exprimer sa colère en expliquant (à la personne responsable?) ce qui nous a mis en colère et pourquoi.
4) parler de sa colère de façon calme et respectueuse (genre méthode CNV) et chercher des solutions (avec l'autre) pour que le problème ne se reproduise pas et vivre ensemble de façon plus harmonieuse.

Sur le 4) s'exprimer immédiatement n'est pas possible, il faut un temps pour que l'intensité s'apaise...

Si le climat était une banque il serait déjà sauvé.
Hugo Chavez

#38 Zaou

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Posté 21 avril 2011 à 17:04

Voir le messagePrema, le 21 avril 2011 à 16:08, dit :


Sur le 4) s'exprimer immédiatement n'est pas possible, il faut un temps pour que l'intensité s'apaise...


Pas forcément, surtout avec de la pratique.
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Rosa Luxembourg

#39 guido

guido
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Posté 21 avril 2011 à 18:53

Citation

3) exprimer sa colère en expliquant (à la personne responsable?) ce qui nous a mis en colère et pourquoi.
4) parler de sa colère de façon calme et respectueuse (genre méthode CNV) et chercher des solutions (avec l'autre) pour que le problème ne se reproduise pas et vivre ensemble de façon plus harmonieuse.

voilà, c'est ça.


Citation

Sur le 4) s'exprimer immédiatement n'est pas possible, il faut un temps pour que l'intensité s'apaise...




Citation

Pas forcément, surtout avec de la pratique.

les deux sont vrai. c'est une question de présence. ou d'attention.

#40 Venusiaque1

Venusiaque1

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Posté 21 avril 2011 à 21:15

Je me suis bien amusé à lire les premiers post et cela m'a fait rire  :sourire:  :bravooo:

#41 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

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Posté 21 avril 2011 à 23:23

Voir le messageguido, le 21 avril 2011 à 18:53, dit :

voilà, c'est ça.









les deux sont vrai. c'est une question de présence. ou d'attention.

On peut, en théorie, parler de toutes ses émotions (avec les personnes concernées par la situation) si on est calme et présent, mais bon... Toujours pas avec tout le monde malheureusement.
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#42 rene05

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Posté 22 avril 2011 à 11:28

Est violent tout action ou l'on agit comme si on etait SEUL a agir;comme si le reste de l'Univers n'etait la que pour recevoir l'action
Le fait banal de la conversation,quitte,par un cote l'ordre de la violence.Ce fait banal est la merveille des merveilles.
Parler,c,est en meme temps que connaitre autrui se faire connaitre a lui.Autrui n'apparait pas au nominatif mais au vocatif.
Le commerce que la parole implique est precisement l'action sans violence:l'agent au moment meme de son action, a renonce a toute domination,a toute souverainete,s'expose deja a l'action d'autrui,dans l'attente de la reponse.Parler institue ainsi le rapport moral d'egalite et par consequent reconnait la justice.
Meme quand on parle a un esclave,on parle a un egal.

#43 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

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Posté 22 avril 2011 à 12:26

J'adore René  :chamaille:

Et dans la communication, qu'en est il du silence... ?


La parole est d’argent, le silence est d’Or.
Si le silence est lié à un moment de présence, un "contact" profond avec l'interlocuteur, alors oui, c’est de l’amour/amitié… à l’état pur, de la complicité. Lorsqu’aucun nœud ne réside dans l’instant dans la relation avec cette personne.

Le silence, c’est aussi se rendre disponible à la parole de l’autre. C’est pourquoi j’aime le silence.

Mais le silence comme réponse à une demande de l’autre est un déni. Déni de l’autre, à l’image du déni intérieur que l’on peut avoir envers nos propres travers. C’est agir comme si on était le seul à décider, en pensant que l’autre doit comprendre… sans considérer les nœuds de l’autre (à défaut même de considérer les nôtres, intérieurs) au travers de l’expression apaisé de ses propres ressentis (ceux de l’autre).
C’est violent : La violence de l’indifférence.

C’est la violence du non-dit, comme un nœud dans une relation/situation ou les choses ne sont pas clarifiées. Je pense que c’est destructeur, que c’est anti-vie, d’où je suis et là encore c'est à l'image de comment on traite l'intérieur. Mais beaucoup sont configurés ainsi : « ressentir c’est maaaal », « parler est inutile » « moi parent, je décide que tu n’as plus rien à dire, que tes ressentis ne sont pas « valables » ». C’est pourquoi je réponds toujours aux attentes et aux questions de mes enfants, et quand cela atteint mes limites, je leur dis, pour éventuellement y revenir plus tard. Mais je ne veux pas leur infliger la violence du silence, comme déni de ressenti : « ta question est idiote, tu m’énerves »…

Dénier les ressentis chez l’autre, c’est dénier les ressentis en soi même, parce que ca fait mal. N’est pas un mal pour un bien que de voir les choses en face ?

Certains silences sont aussi le reflet du fait de ne pas assumer le mal que l’on pense, le mal que l’on fait. Ce peut être aussi sentir qu’on n’est pas apte à échanger dans la paix. Dans ce sens, ce n’est pas un échec, mais plutôt découvrir ses limites. Les limites, dans la relation à l’autre, sont faites pour être dépassées, ou acceptées. Si on les accepte, on peut en faire part dans la paix, à l’autre, après avoir pris un peu de recul, et ainsi mettre fin au silence pour denouer le nœud de la situation. « désolé, je ne suis pas à la hauteur, cette situation me met hors de moi, je préfère ne pas communiquer avec toi… » (ou tout autre ressenti sincère). Alors là c’est constructif, c’est l’effet miroir.
L’autre, si il est une personne de confiance, acceptera ce ressenti.

Comment réagir face au silence ?
On ne peut qu'interpréter : l’autre en a rien à foutre, l’autre a mal, l’autre a peur… mais tout cela ne reste qu’interprétations.
Je n’interprète pas le silence. J’agis en fonction de qui je suis. Si l’autre ne m’a pas reniée, exposée clairement son sentiment, son désir de ne pas communiquer avec moi, j’agis en fonction de qui je suis. Si j’aime l’autre, je continue à communiquer, naturellement, simplement.

Chez moi, le silence indique généralement que je suis en paix, que j’ai fait tout mon possible. Mais si l’autre me demande de briser ce silence par des questionnements, j’y réponds. Par respect et par considération pour l’autre et pour son propre cœur. Si l’autre n’en fait pas la demande, j’imagine qu’il est en paix lui aussi.

Je pense qu’il est essentiel à l’heure actuelle d’être en paix en soi, et à l’extérieur de soi. C’est pourquoi j’ai senti le besoin de m’excuser récemment, pour un comportement que j’ai eue il y a un an. Ca m’a fait du bien, et j’espère que faire mon mea culpa a fait du bien à l’autre. Même si je ne peux pas réparer le mal. En moi, j’ai fait la paix avec ce que j’ai fait, je me suis regardée en face.

Ainsi, comme tous les outils, le silence dans la communication peut être une arme (non dit), ou un remède (quand la parole est devenue inutile, de la part des deux parties). Il peut faire mal, comme il peut aider.

Mais le silence peut permettre une prise de contact avec son maître intérieur, se découvrir soi même, ainsi je n’aurais jamais pu prendre conscience du mal que je peux faire avec mon indifférence, si je n’avais pas connu ce silence, cette indifférence, au début douloureux, dans ma relation avec une autre personne.


Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#44 guido

guido
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Posté 22 avril 2011 à 12:57

super bon ça !!




#45 rene05

rene05

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Posté 22 avril 2011 à 13:25

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 22 avril 2011 à 12:26, dit :

J'adore René  :chamaille:

Et dans la communication, qu'en est il du silence... ?


La parole est d’argent, le silence est d’Or.
Si le silence est lié à un moment de présence, un "contact" profond avec l'interlocuteur, alors oui, c’est de l’amour/amitié… à l’état pur, de la complicité. Lorsqu’aucun nœud ne réside dans l’instant dans la relation avec cette personne.

Le silence, c’est aussi se rendre disponible à la parole de l’autre. C’est pourquoi j’aime le silence.

Mais le silence comme réponse à une demande de l’autre est un déni. Déni de l’autre, à l’image du déni intérieur que l’on peut avoir envers nos propres travers. C’est agir comme si on était le seul à décider, en pensant que l’autre doit comprendre… sans considérer les nœuds de l’autre (à défaut même de considérer les nôtres, intérieurs) au travers de l’expression apaisé de ses propres ressentis (ceux de l’autre).
C’est violent : La violence de l’indifférence.

C’est la violence du non-dit, comme un nœud dans une relation/situation ou les choses ne sont pas clarifiées. Je pense que c’est destructeur, que c’est anti-vie, d’où je suis et là encore c'est à l'image de comment on traite l'intérieur. Mais beaucoup sont configurés ainsi : « ressentir c’est maaaal », « parler est inutile » « moi parent, je décide que tu n’as plus rien à dire, que tes ressentis ne sont pas « valables » ». C’est pourquoi je réponds toujours aux attentes et aux questions de mes enfants, et quand cela atteint mes limites, je leur dis, pour éventuellement y revenir plus tard. Mais je ne veux pas leur infliger la violence du silence, comme déni de ressenti : « ta question est idiote, tu m’énerves »…

Dénier les ressentis chez l’autre, c’est dénier les ressentis en soi même, parce que ca fait mal. N’est pas un mal pour un bien que de voir les choses en face ?

Certains silences sont aussi le reflet du fait de ne pas assumer le mal que l’on pense, le mal que l’on fait. Ce peut être aussi sentir qu’on n’est pas apte à échanger dans la paix. Dans ce sens, ce n’est pas un échec, mais plutôt découvrir ses limites. Les limites, dans la relation à l’autre, sont faites pour être dépassées, ou acceptées. Si on les accepte, on peut en faire part dans la paix, à l’autre, après avoir pris un peu de recul, et ainsi mettre fin au silence pour denouer le nœud de la situation. « désolé, je ne suis pas à la hauteur, cette situation me met hors de moi, je préfère ne pas communiquer avec toi… » (ou tout autre ressenti sincère). Alors là c’est constructif, c’est l’effet miroir.
L’autre, si il est une personne de confiance, acceptera ce ressenti.

Comment réagir face au silence ?
On ne peut qu'interpréter : l’autre en a rien à foutre, l’autre a mal, l’autre a peur… mais tout cela ne reste qu’interprétations.
Je n’interprète pas le silence. J’agis en fonction de qui je suis. Si l’autre ne m’a pas reniée, exposée clairement son sentiment, son désir de ne pas communiquer avec moi, j’agis en fonction de qui je suis. Si j’aime l’autre, je continue à communiquer, naturellement, simplement.

Chez moi, le silence indique généralement que je suis en paix, que j’ai fait tout mon possible. Mais si l’autre me demande de briser ce silence par des questionnements, j’y réponds. Par respect et par considération pour l’autre et pour son propre cœur. Si l’autre n’en fait pas la demande, j’imagine qu’il est en paix lui aussi.

Je pense qu’il est essentiel à l’heure actuelle d’être en paix en soi, et à l’extérieur de soi. C’est pourquoi j’ai senti le besoin de m’excuser récemment, pour un comportement que j’ai eue il y a un an. Ca m’a fait du bien, et j’espère que faire mon mea culpa a fait du bien à l’autre. Même si je ne peux pas réparer le mal. En moi, j’ai fait la paix avec ce que j’ai fait, je me suis regardée en face.

Ainsi, comme tous les outils, le silence dans la communication peut être une arme (non dit), ou un remède (quand la parole est devenue inutile, de la part des deux parties). Il peut faire mal, comme il peut aider.

Mais le silence peut permettre une prise de contact avec son maître intérieur, se découvrir soi même, ainsi je n’aurais jamais pu prendre conscience du mal que je peux faire avec mon indifférence, si je n’avais pas connu ce silence, cette indifférence, au début douloureux, dans ma relation avec une autre personne.


OUI.

#46 Phoenix

Phoenix

    Confirmé

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Posté 24 avril 2011 à 11:11

Bonjour à tous,
J'ai pris un peu de distance avant de revenir
sur ce post et attendu également que les "pressions" se calment,
car si le silence peut être vécu comme
une forme de violence, la pression peut l'être également,
même si elle n'est elle-même qu'une réaction au silence.

Qu'il s'agisse de l'idée, du projet proposé, de l'agacement
que peut susciter une personne, de son comportement,
ou des intentions sous-jacentes qu'on croit discerner chez elle,
la communication non violente, ce peut être aussi de communiquer
avec la personne elle-même plutôt que de mener une discussion "autour"
d'elle sans jamais l'interpeller directement.

Cela dit, j'assume totalement ma part
de responsabilité dans cette histoire, dans le sens où j'ai moi-même provoqué
cela, d'une part en initiant un fil avec beaucoup de maladresse,
d'autre part en réagissant d'une manière qui a pu sembler inadéquate,
laissant penser que je rejetai la responsabilité de ce qui arrivait, sur les autres.

Je reconnais bien volontiers qu'initier un fil
sur les écueils de la communication, en parlant de
posts partant en vrille ait pu largement agacer
les modérateurs d'un forum, fonctionnant parfaitement
depuis plusieurs années, ainsi que leurs utilisateurs.

Mon intention se limitait juste à une proposition d'échange
sur certains mécanismes de communication récurrents
qu'on retrouve un peu partout, ici ou ailleurs.

Alors, c'est vrai, proposer une réflexion sur les écueils de la communication
quand on communique soi-même comme un manche, ce n'est sans doute pas pertinent.
Que ce soit ressenti comme une démarche contrôlante, je le comprends
aussi.

Je ne suis pas parfaite, ce n'est pas un scoop. Je n'ai pas eu l'impression
en visitant ce forum que j'étais la seule dans ce cas.

Je  suis venue ici pour partager une expérience, concernant les
personnes dites "cibles" et le control mind.
Ce lien peut vous donner une idée de ce dont il s'agit :
personnes cibles

Ces personnes subissent un contrôle total de leur vie, observées 24H/24.
Torturées à plus ou moins long terme grâce à des armes de haute technologies
à leur propre domicile, ce sont entre autres choses des cobayes de la science.

Elles sont harcelées dans tous les aspects de leur vie et ce en permanence :
administrativement, psychologiquement, physiquement, professionnellement.
Toutes leurs actions sont tracées : sur internet, dans les forums, ou dans la vie "réelle",
dans tous les lieux où elles se rendent.
Certaines sont certainement micro-pucées ou nano-pucées, d'autres pas.

Cela vous fait rire ? Ca relève pour vous de la psychose ? Je le comprends.
Ce phénomène n'étant pas encore connu du grand public, rien ne permet aux gens
qui lisent ce type de témoignages d'y voir autre chose qu'un comportement psychotique,
surtout si la personne leur paraît d'emblée "dérangée".

En outre, chacun reconstruit à chaque instant la réalité de façon à conforter les croyances
qui sont les siennes (pour les psychiatres, celles-ci ne dépassent pas en général les
frontières du DSM IV).

Bref, j'ai sans doute mal interprété les réflexions et sarcasmes des modo.
Outre une égratignure d'ego ayant provoqué une réaction épidermique,
Le 2ème aspect est que, ne sachant pas qui se trouve derrière
l'écran, et au vu de l'expérience citée plus haut, j'ai vu (peut-être à tort) une intention
de nuire là où il n'y avait qu'une réaction "normale" à ma façon maladroite d'intervenir ici.

Voilà, en résumé, ce que je peux dire de ce qui s'est passé, de mon point de vue
seulement. Si j'ai froissé quelqu'un, désolée ce n'était pas mon intention.


Bon week à tous.
Notre vérité est toujours là où on refuse de s'aventurer.

#47 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

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Posté 24 avril 2011 à 12:44

Voir le messagePhoenix, le 24 avril 2011 à 11:11, dit :


Qu'il s'agisse de l'idée, du projet proposé, de l'agacement
que peut susciter une personne, de son comportement,
ou des intentions sous-jacentes qu'on croit discerner chez elle,
la communication non violente, ce peut être aussi de communiquer
avec la personne elle-même plutôt que de mener une discussion "autour"
d'elle sans jamais l'interpeller directement.

Cela dit, j'assume totalement ma part
de responsabilité dans cette histoire, dans le sens où j'ai moi-même provoqué
cela,

Phoenix,
Guido n'est pas modo, c'était une blague de sa part (la grosse réaction en vert). Il a imité un modo pour poursuivre les délires dans lesquels Lembal, Céolien et moi on était. Quant à mon texte sur le silence, il ne t'était pas adressé bien sur, c'était pour aborder le thème du silence dans la communication.
Le fil n'a pas du tout mal tourné en fait, on a blagué.
:calin:

Je rebondis sur un autre truc donc :
"qu'on croit discerner chez elle" : c'est pour moi bien tout le problème du silence, si on exprime pas son ressenti envers une personne, lorsqu'elle s'exprime on lui colle des comportements qu'on a pu connaitre chez d'autres personnes, alors que la "nouvelle" personne n'a pas du tout les mêmes ressentis. Dans ce cas, briser le silence est plus que nécessaire. Maîtrise des émotions et conscience de notre tendance à projeter pour pouvoir laisser libre la personne qui s'exprime devant nous.
Car garder le silence dans ce cas est un cercle vicieux. Notre interlocuteur ne sachant pas comment interprêter ce silence, on en fini plus, les deux protagonistes de la situation ne vivent même plus la même situation : l'un croit que l'autre est jaloux ou vexé, et l'autre croit que l'autre s'en fiche, par exemple.

Une communication saine, une parole juste, ca s'aiguise par l'échange. La télépathie n'existant pas encore, on ne peut pas faire sans. Au risque de toujours terminer des situations sur des incompréhensions et des mésinterprétations. Et c'est lassant. Une communication saine, c'est toujours plus de confiance, l'un et l'autre n'ont pas peur des réactions qu'ils peuvent avoir, et susciter, ils échangent... simplement.

Et je pense même que communiquer peut etre maladroitement au début, puis de plus en plus sincèrement, sans peur de l'autre ni de nous mêmes, épure nos pensées, notre parole, pour justement, par le jeu de la transparence entre deux êtres, développer une forme de télépathie... :D

Ce message a été modifié par Catarineta Tchi Tchi - 24 avril 2011 à 13:01.

Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#48 Phoenix

Phoenix

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Posté 24 avril 2011 à 13:52

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 24 avril 2011 à 12:44, dit :

Phoenix,
Guido n'est pas modo, c'était une blague de sa part (la grosse réaction en vert). Il a imité un modo pour poursuivre les délires dans lesquels Lembal, Céolien et moi on était. Quant à mon texte sur le silence, il ne t'était pas adressé bien sur, c'était pour aborder le thème du silence dans la communication.
Le fil n'a pas du tout mal tourné en fait, on a blagué.
:calin:  

Bonjour Cat,
A aucun moment, je n'ai fait allusion à Guido dans mon message.
D'où le problème d'interprétation dans la lecture d'un message sur Internet.
C'est vrai que si je souhaite parler d'une remarque de Guido, je m'adresse à Guido.
Tu vois qu'il est difficile de se comprendre à travers un écran, alors imagine
que pour une personne cible, ces difficultés sont amplifiées. C'est ce que
j'ai essayé d'expliquer.


Citation

Je rebondis sur un autre truc donc :
"qu'on croit discerner chez elle" : c'est pour moi bien tout le problème du silence, si on exprime pas son ressenti envers une personne, lorsqu'elle s'exprime on lui colle des comportements qu'on a pu connaitre chez d'autres personnes, alors que la "nouvelle" personne n'a pas du tout les mêmes ressentis. Dans ce cas, briser le silence est plus que nécessaire. Maîtrise des émotions et conscience de notre tendance à projeter pour pouvoir laisser libre la personne qui s'exprime devant nous.
Car garder le silence dans ce cas est un cercle vicieux. Notre interlocuteur ne sachant pas comment interprêter ce silence, on en fini plus, les deux protagonistes de la situation ne vivent même plus la même situation : l'un croit que l'autre est jaloux ou vexé, et l'autre croit que l'autre s'en fiche, par exemple.

D'accord avec toi, c'est pourquoi j'ai expliqué en début de post
pourquoi j'ai mis du temps à répondre.

Citation

Une communication saine, une parole juste, ca s'aiguise par l'échange. La télépathie n'existant pas encore, on ne peut pas faire sans. Au risque de toujours terminer des situations sur des incompréhensions et des mésinterprétations. Et c'est lassant. Une communication saine, c'est toujours plus de confiance, l'un et l'autre n'ont pas peur des réactions qu'ils peuvent avoir, et susciter, ils échangent... simplement.

Et je pense même que communiquer peut etre maladroitement au début, puis de plus en plus sincèrement, sans peur de l'autre ni de nous mêmes, épure nos pensées, notre parole, pour justement, par le jeu de la transparence entre deux êtres, développer une forme de télépathie... :D

Je suis d'accord avec ça, mais là encore chacun son rythme, et si tout le monde n'est pas dans
la confiance, ne faut-il pas l'accepter aussi ?
En outre, chacun évolue avec sa problématique qui ne peut être cernée au travers de quelques posts.
Si on circonscrit quelqu'un dans une vision étriquée, c'est qu'on y trouve sans doute son bénéfice.
Mais alors, ce jugement n'invite pas à la confiance non plus. Et en même temps, le non-jugement est difficile aussi
pour tout le monde parce que la catégorisation est un phénomène psychologique naturel des humains
pour appréhender la réalité.


Quant à la télépathie, je la vis malheureusement au jour le jour, mais dans un sens unique.
Ca s'appelle de la violation de pensée. Là aussi, quelqu'un peut-il comprendre ce phénomène en
dépassant son envie de qualifier celui qui ose en parler de paranoïaque ?

C'est pourquoi je joke avec la télépathie histoire de me distancier de la situation.
Je ne sais pas s'il s'agit de technologie, ou d'autre chose, mais je voulais aussi
témoigner à ce sujet : aujourd'hui, il est possible de scanner le cerveau humain, à distance,
aussi facilement qu'on pirate les fichiers d'un ordinateur.
Notre vérité est toujours là où on refuse de s'aventurer.

#49 guido

guido
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Posté 24 avril 2011 à 14:19

hello,


Citation

Quant à la télépathie, je la vis malheureusement au jour le jour, mais dans un sens unique.
Ca s'appelle de la violation de pensée. Là aussi, quelqu'un peut-il comprendre ce phénomène en
dépassant son envie de qualifier celui qui ose en parler de paranoïaque ?

j'aimerai bien que tu approfondisses ce sujet là, en nous parlant de ton vécu.

soi certaine que je ne te jugerai pas,ni ne t'affublerai de parano ou autre... j'aime bien faire des blagues un peu pourries, ou je fais parfois mon roquet comme avec malou  :sourire: , mais je n'aime pas la méchanceté, si tu me voyais tu pourrais t'en rendre compte, mais communiquer sur internet crée ce genre d'handicap, de quiproquo dans les échanges.

au plaisir de te lire :calin:

Ce message a été modifié par guido - 24 avril 2011 à 16:52.


#50 rene05

rene05

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Posté 24 avril 2011 à 16:45

Voir le messagePhoenix, le 24 avril 2011 à 13:52, dit :

Bonjour Cat,
A aucun moment, je n'ai fait allusion à Guido dans mon message.
D'où le problème d'interprétation dans la lecture d'un message sur Internet.
C'est vrai que si je souhaite parler d'une remarque de Guido, je m'adresse à Guido.
Tu vois qu'il est difficile de se comprendre à travers un écran, alors imagine
que pour une personne cible, ces difficultés sont amplifiées. C'est ce que
j'ai essayé d'expliquer.




D'accord avec toi, c'est pourquoi j'ai expliqué en début de post
pourquoi j'ai mis du temps à répondre.



Je suis d'accord avec ça, mais là encore chacun son rythme, et si tout le monde n'est pas dans
la confiance, ne faut-il pas l'accepter aussi ?
En outre, chacun évolue avec sa problématique qui ne peut être cernée au travers de quelques posts.
Si on circonscrit quelqu'un dans une vision étriquée, c'est qu'on y trouve sans doute son bénéfice.
Mais alors, ce jugement n'invite pas à la confiance non plus. Et en même temps, le non-jugement est difficile aussi
pour tout le monde parce que la catégorisation est un phénomène psychologique naturel des humains
pour appréhender la réalité.


Quant à la télépathie, je la vis malheureusement au jour le jour, mais dans un sens unique.
Ca s'appelle de la violation de pensée. Là aussi, quelqu'un peut-il comprendre ce phénomène en
dépassant son envie de qualifier celui qui ose en parler de paranoïaque ?

C'est pourquoi je joke avec la télépathie histoire de me distancier de la situation.
Je ne sais pas s'il s'agit de technologie, ou d'autre chose, mais je voulais aussi
témoigner à ce sujet : aujourd'hui, il est possible de scanner le cerveau humain, à distance,
aussi facilement qu'on pirate les fichiers d'un ordinateur.
Bonjour Phoenix
Voudrais tu approfondir et expliquer la fin de ton message STP.

#51 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

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Posté 24 avril 2011 à 17:11

@phoenix

Alors j'ai pas pigé pourquoi tu avais trouvé que ce fil avait mal tourné, alors que de mon point de vue, tout le monde semble calme, et pourquoi aussi tu parlais de Modération qui était intervenue. La modération qui est intervenue, donc pas Guido, la fait, il me semble pour participer à la conv, et dans l'humour. Ce Modo là, que j'apprécie, n'en est pas denué apparement.
:D

Je suis d'accord pour le silence et la confiance. Mais dans le cas où tu es en présence d'une personne qui garde le silence devant tes questionnements. La seule chose à faire, pour moi, c'est attendre, avec patience... et parfois cela mène au détachement et à ne plus rien à voir à faire avec la situation. C'est mon cas, trop de détachement, plus de relation, pas de communication, pas de relation... Si il y a d'autres solutions, malheureusement, je pense que c'est au delà de mes capacités. Et dans une relation, on est deux, si je sais accepter des choses différentes de moi, l'autre a aussi son chemin à faire vers le lieu ou se tient la relation. Le faire à la place de l'autre, pour moi, c'est de l'ingérence, une sorte de maternisation qui, pour moi, n'aide pas.
:D
Dans cette situation, je ne juge pas l'autre... (c'est important) tout le monde n'a pas la "confiance" ou même tout le monde n'a pas les mêmes méthodes de communication, mais dans mon impuissance, je laisse tomber. Aider oui, quand on me le demande : là encore, ça nécessite une action communicative de la part de l'autre, peut être pas des mots, mais autre chose qu'un silence.

Si c'est une erreur de ma part, j'en pâtirai, et j'assumerai. C'est à moi de m'observer dans ma relation aux autres pour voir si cette façon d'être m'apporte des soucis (en fait, c'est pas le cas). Si l'autre ne rencontre jamais de problèmes habituellement dans sa relation aux autres, il n'a même pas à se remettre en question je pense. Et si l'autre ne désire pas faire d'effort pour assainir la relation avec moi, malgré les miens (patience) et mes travers donc, c'est que je n'ai pas l'importance nécessaire à ses yeux. Donc tout est parfait.

Pour moi, l'indifférence au travers du silence est une méthode de domination de l'autre aussi. Et je ne vois pas les gens supérieurs/inférieurs dans la vie. Donc quand je me sens dominée (même si c'est pas l'intention consciente de mon interlocuteur) en premier lieu je l'exprime (au cas où ce ne serait qu'une projection de ma part) en second lieu, sans réponse, bah je laisse tomber.

Je précise que je ne parle pas pour toi bien entendu, mais en général.

Ce message a été modifié par Catarineta Tchi Tchi - 24 avril 2011 à 17:24.

Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.