Aller au contenu


Moeurs actuelles et pensée nouvelle...


  • Please log in to reply
147 réponses dans ce topic

#61 guido

guido
  • Invités

Posté 16 mai 2011 à 15:49

regbar,

Citation

La dualité est selon moi une loi au sens où elle fait partie intégrante de cette planète, et donc quiconque y naît subit forcément cette loi, que ce soit les hommes ou les animaux. Par exemple, la vie sur cette planète maintient l’homme dans une obligation par le besoin et le manque. Chacun peut le sentir en soi : Action puis dépression, sans cesse. Ce qui bouge vit. N’importe quel choix. Celui qui veut marcher peut seulement marcher ou s’arrêter. Il n’a pas la décision… Celui qui se baise va un jour souffrir de ne pas baiser, celui qui marche va un jour souffrir de ne pas marcher, celui qui respire va souffrir un jour de ne pas respirer. Celui qui mange va un jour être mangé. Pour moi la nation et le territoire, sont une conséquence de cette loi aussi

bon ce que tu me dis là ne parle pas de dualité au sens strict du terme, ce sont , à mes yeux des choses complementaires.

pour moi la dualité est basée sur la notion de 2 choses distincts, séparées... moi et le monde par exemple.

hors je dis que cette notion dualiste est un pur concept mental, et que l'on peut prendre conscience de l'unité qui est que tout est un, tout est la conscience qui est une, indivisée ( même si le mental la fragmente, la divise, ce mouvement est illusoire).

je ne pense pas que les animaux ai des projections mentales de la sorte, mais j'en sais rien, dans le fond.

#62 Game Over

Game Over

    NON !

  • Membres
  • 616 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : SDF

Posté 16 mai 2011 à 15:50

Voir le messageRegbar, le 16 mai 2011 à 15:23, dit :

C'est la 2nde fois que tu te sens agressée et que tu es sur la défensive,
C'est ton interprétation personnelle, pas forcément celle de Catarineta, en tout cas pas la mienne... je ne là sens en rien sur la défensive et je trouve ses propos plutôt pondérés pour quelqu'un qui se sentirait agressé sur un forum.

Citation

après que nous ayons, une 1e fois, discuté sur un autre topic, qu'est-ce que l'éveil, alors que je ne faisais que donner mon avis.
et lui distribuer une myriade de -1 par la même occasion !

Citation

Nous sommes rarement d'accord car j'estime que tu es souvent à côté de la plaque sur les sujets où nous débattons,
bah, c'est bien connu, le con, c'est toujours l'autre !

Citation

mais je n'ai jamais exprimé de la haine envers toi. Tu devrais te demander si tu ne fais pas une projection. :okjesors:
Pour l'instant, le seul de vous deux à avoir exprimé un sentiment de haine, en tout cas de crainte... ça reste quand même toi avec tes propos sur l'immigration (mais bon, on est sorti du débat, donc je me permettrais de ne pas te répondre).

Game Over, chien de garde !

Ce message a été modifié par Game Over - 16 mai 2011 à 15:57.

Mais non, j'déconne !!!

http://game-over.eklablog.com/-c498585

#63 Regbar

Regbar

    Chercheur

  • Membres
  • 360 Messages :
  • Localisation : France

Posté 16 mai 2011 à 16:07

Voir le messageGame Over, le 16 mai 2011 à 15:50, dit :

Pour l'instant, le seul de vous deux à avoir exprimé un sentiment de haine, en tout cas de crainte... ça reste quand même toi avec tes propos sur l'immigration (mais bon, on est sorti du débat, donc je me permettrais de ne pas te répondre).
Pour moi, ça c'est justement typique du mental : Estimer que quand quelqu'un n'est pas d'accord avec ses propres convictions, notamment au sujet de l'immigration, il a de la haine ou, au moins, de la crainte. Pour moi ce n'est pas de la haine ou de la peur mais quelque chose de l'ordre de l'instinct de conservation de soi, de son identité, tout simplement. Le souhait de ne pas être dilué, qui est un réflexe bien naturel à mon sens. :aureole7:

#64 Game Over

Game Over

    NON !

  • Membres
  • 616 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : SDF

Posté 16 mai 2011 à 16:42

Voir le messageRegbar, le 16 mai 2011 à 16:07, dit :

Pour moi, ça c'est justement typique du mental : Estimer que quand quelqu'un n'est pas d'accord avec ses propres convictions, notamment au sujet de l'immigration, il a de la haine ou, au moins, de la crainte. Pour moi ce n'est pas de la haine ou de la peur mais quelque chose de l'ordre de l'instinct de conservation de soi, de son identité, tout simplement. Le souhait de ne pas être dilué, qui est un réflexe bien naturel à mon sens. :aureole7:
Je te cite donc : "mais quelque chose de l'ordre de l'instinct de conservation de soi"

très révélateur de la façon dont tu perçois l'autre ! et l'instinct de conservation de soi, c'est quoi d'autre que le réflexe naturel de protection ?
On se protège lorsqu'il y a danger !
Tout est dit !

c'est un exutoire, chez toi de mettre des -1 à tout va ?


bon, allez... on recentre le débat...
Mais non, j'déconne !!!

http://game-over.eklablog.com/-c498585

#65 Regbar

Regbar

    Chercheur

  • Membres
  • 360 Messages :
  • Localisation : France

Posté 16 mai 2011 à 17:25

Voir le messageGame Over, le 16 mai 2011 à 16:42, dit :

Je te cite donc : "mais quelque chose de l'ordre de l'instinct de conservation de soi"

très révélateur de la façon dont tu perçois l'autre ! et l'instinct de conservation de soi, c'est quoi d'autre que le réflexe naturel de protection ?
On se protège lorsqu'il y a danger !
Tout est dit !

c'est un exutoire, chez toi de mettre des -1 à tout va ?

bon, allez... on recentre le débat...
Quelqu'un peut se défendre sans avoir peur. :cpasmafaute: Par ailleurs, tu regardes cet instinct de conservation comme néfaste, apparemment. Donc tu estimes qu'une personne ne devrait pas chercher à se conserver ? Bien sûr qu'une immigration trop forte en quantité, et de culture trop différente de celle du pays accueillant, est un danger pour le pays en question. Le nier, c'est nier la manière dont toutes les sociétés marchent. Et juger qu'un monde où ces phénomènes migratoires ne seraient pas considérés comme un danger serait un monde positif, c'est œuvrer pour un monde qui arrange bien le NOM. Un tel monde serait selon moi une soupe nihiliste peuplée uniquement de zombies.

Je t'ai mis un -1 parce que ton post était selon moi dispensable, car comportant des jugements personnels essentiellement, sans beaucoup de lien avec le débat (http://www.onnouscac...post__p__375434). ;-)

Ce message a été modifié par Regbar - 16 mai 2011 à 17:26.


#66 Game Over

Game Over

    NON !

  • Membres
  • 616 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : SDF

Posté 16 mai 2011 à 18:02

Voir le messageRegbar, le 16 mai 2011 à 17:25, dit :

Quelqu'un peut se défendre sans avoir peur. :cpasmafaute:
A lire ta rhétorique, c'est pas ton cas !

Citation

Par ailleurs, tu regardes cet instinct de conservation comme néfaste, apparemment. Donc tu estimes qu'une personne ne devrait pas chercher à se conserver ?
Encore une fois, c'est ton interprétation personnelle, ce n'est absolument pas ce que j'ai dit.

Citation

Bien sûr qu'une immigration trop forte en quantité, et de culture trop différente de celle du pays accueillant, est un danger pour le pays en question.
Tu parles de la culture comme de quelque chose de figé... la culture, comme tout le reste évolue selon les influences de l'époque... donc, selon toi, l'immigré qui arrive avec ses propres références est une menace pour ta culture; par contre, ta télé et ton Mc Do qui déversent une merde insipide et qui ont, depuis longtemps, colonisé ton entourage, ne te dérangent pas ?! T'en rends-tu compte, pour commencer ?

Citation

Le nier, c'est nier la manière dont toutes les sociétés marchent. Et juger qu'un monde où ces phénomènes migratoires ne seraient pas considérés comme un danger serait un monde positif, c'est œuvrer pour un monde qui arrange bien le NOM. Un tel monde serait selon moi une soupe nihiliste peuplée uniquement de zombies.
Affirmation gratuite qui n'a pour unique but que donner plus de poids à ton affirmation... donne moi des exemples concrets... ne te contente pas d'affirmer.
Tu es le seul responsable de tes influences culturelles... que je sache, personne ne t'impose quoi que ce soit de force... alors le danger de l'immigré qui va t'imposer sa culture est purement imaginaire.

Citation

Je t'ai mis un -1 parce que ton post était selon moi dispensable, car comportant des jugements personnels essentiellement, sans beaucoup de lien avec le débat (http://www.onnouscac...post__p__375434). ;-)
j'ai donc à faire à quelqu'un qui peut se permettre de jeter la première pierre !
Mais non, j'déconne !!!

http://game-over.eklablog.com/-c498585

#67 Regbar

Regbar

    Chercheur

  • Membres
  • 360 Messages :
  • Localisation : France

Posté 16 mai 2011 à 19:15

Voir le messageGame Over, le 16 mai 2011 à 18:02, dit :

Tu parles de la culture comme de quelque chose de figé... la culture, comme tout le reste évolue selon les influences de l'époque... donc, selon toi, l'immigré qui arrive avec ses propres références est une menace pour ta culture; par contre, ta télé et ton Mc Do qui déversent une merde insipide et qui ont, depuis longtemps, colonisé ton entourage, ne te dérangent pas ?! T'en rends-tu compte, pour commencer ?

Affirmation gratuite qui n'a pour unique but que donner plus de poids à ton affirmation... donne moi des exemples concrets... ne te contente pas d'affirmer.
Tu es le seul responsable de tes influences culturelles... que je sache, personne ne t'impose quoi que ce soit de force... alors le danger de l'immigré qui va t'imposer sa culture est purement imaginaire.
Comme je l'ai dit plus haut (en réponse à toi, d'ailleurs : http://www.onnouscac...post__p__375399), le problème n'est pas le changement culturel en soi. Oui, une culture change, elle n'est pas figée. Le problème est le bousculement trop rapide de cette culture, de la physionomie d'un pays. Et il est trop rapide quand la quantité d'immigration est importante, comme aujourd'hui et, deuxièmement, quand la culture de l'immigré est très différente de celle du pays accueillant. Ce qui est le cas avec l'immigration africaine, par exemple : La probabilité de changement culturel fort serait moindre si l'immigration était espagnole, par exemple, parce que la culture espagnole, si elle est différente de la culture française, l'est moins que la culture arabe ou d'Afrique noire. La télévision me dérange aussi dans une certaine mesure, et je n'en ai pas d'ailleurs.

Lorsque tu affirmes que les influences culturelles ne sont pas imposées, tu dis une bêtise : Par la natalité, la physionomie et la culture dominante d'un pays peut changer. Imagine, par exemple, que la France entière soit à l'image du quartier Barbès à Paris ou de certaines banlieues, alors dans ce cas l'immigré impose, progressivement, sa culture. Moins il y a de personnes autochtones et plus la culture autochtone se dilue. On verra bien si cela est purement imaginaire.

Mais les faits ne manquent pas déjà d'exemples : les prières musulmanes dans certaines rues, par exemple, qui ont fait l'objet d'un topic. Par ailleurs, il y a le critère racial qui joue : Si un pays largement blanc devient de moins en moins blanc dans sa population, il me paraît naturel que ce changement, si il est trop rapide, entraîne une réaction de défense.

#68 nautilus

nautilus

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 383 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : la-bas.org

Posté 16 mai 2011 à 19:21

Voir le messageRegbar, le 16 mai 2011 à 19:15, dit :

Comme je l'ai dit plus haut (en réponse à toi, d'ailleurs : http://www.onnouscac...post__p__375399), le problème n'est pas le changement culturel en soi. Oui, une culture change, elle n'est pas figée. Le problème est le bousculement trop rapide de cette culture, de la physionomie d'un pays. Et il est trop rapide quand la quantité d'immigration est importante, comme aujourd'hui et, deuxièmement, quand la culture de l'immigré est très différente de celle du pays accueillant. Ce qui est le cas avec l'immigration africaine, par exemple : La probabilité de changement culturel fort serait moindre si l'immigration était espagnole, par exemple, parce que la culture espagnole, si elle est différente de la culture française, l'est moins que la culture arabe ou d'Afrique noire. La télévision me dérange aussi dans une certaine mesure, et je n'en ai pas d'ailleurs.

Lorsque tu affirmes que les influences culturelles ne sont pas imposées, tu dis une bêtise : Par la natalité, la physionomie et la culture dominante d'un pays peut changer. Imagine, par exemple, que la France entière soit à l'image du quartier Barbès à Paris ou de certaines banlieues, alors dans ce cas l'immigré impose, progressivement, sa culture. Moins il y a de personnes autochtones et plus la culture autochtone se dilue. On verra bien si cela est purement imaginaire.

Mais les faits ne manquent pas déjà d'exemples : les prières musulmanes dans certaines rues, par exemple, qui ont fait l'objet d'un topic. Par ailleurs, il y a le critère racial qui joue : Si un pays largement blanc devient de moins en moins blanc dans sa population, il me paraît naturel que ce changement, si il est trop rapide, entraîne une réaction de défense.

Tu devrais t' inquieter du pillage exercé par les banquiers et autres financiers et non pas de quelques sudistes qui fuient une situation difficile

Je suis fier de leur donner l' asile , sachant qu' on leur a assez pris de ressources et de vies et que cela continue

Médite là de dessus !
"La manipulation consciente et intelligente des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique.
Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays"
Propaganda -1928 -E. Bernays

#69 Regbar

Regbar

    Chercheur

  • Membres
  • 360 Messages :
  • Localisation : France

Posté 16 mai 2011 à 19:40

Voir le messagenautilus, le 16 mai 2011 à 19:21, dit :

Je suis fier de leur donner l' asile , sachant qu'on leur a assez pris de ressources et de vies et que cela continue

Médite là de dessus !
J'ai médité, et j'en viens à la conclusion que tu utilises le mental pour justifier l'immigration. Déjà, "on leur a pris des ressources", c'est agiter le passé, donc le mental (en plus, la colonisation a plus coûté, financièrement, à la France qu'elle n'a engendré de recettes, donc dire que la France a pris des ressources est à relativiser).

C'est exactement ce que je disais dans un de mes premiers messages sur ce topic : Certaines personnes utilisent le mental pour justifier la dissolution des nations et des cultures, en bombardant la population de mots, toute la journée, surtout par les médias de masse, comme "colonisation", "guerre d'Algérie", "exploitation", etc. Je remarque par ailleurs un paradoxe des anti-racistes : Selon eux, personne ne doit avoir le droit de catégoriser les gens selon leur couleur de peau ou leur origine nationale. Ce sont pourtant les premiers à voir un colonisateur dans un blanc d'aujourd'hui (qui n'a pourtant colonisé personne). Calmons plutôt notre mental et soyons naturels. :aureole7:

#70 nautilus

nautilus

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 383 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : la-bas.org

Posté 16 mai 2011 à 20:00

Voir le messageRegbar, le 16 mai 2011 à 19:40, dit :

J'ai médité, et j'en viens à la conclusion que tu utilises le mental pour justifier l'immigration. Déjà, "on leur a pris des ressources", c'est agiter le passé, donc le mental (en plus, la colonisation a plus coûté, financièrement, à la France qu'elle n'a engendré de recettes, donc dire que la France a pris des ressources est à relativiser).

C'est exactement ce que je disais dans un de mes premiers messages sur ce topic : Certaines personnes utilisent le mental pour justifier la dissolution des nations et des cultures, en bombardant la population de mots, toute la journée, surtout par les médias de masse, comme "colonisation", "guerre d'Algérie", "exploitation", etc. Je remarque par ailleurs un paradoxe des anti-racistes : Selon eux, personne ne doit avoir le droit de catégoriser les gens selon leur couleur de peau ou leur origine nationale. Ce sont pourtant les premiers à voir un colonisateur dans un blanc d'aujourd'hui (qui n'a pourtant colonisé personne). Calmons plutôt notre mental et soyons naturels. :aureole7:

on ne peut pas se laver des crimes commis en Afrique et en asie avec notre système colonialiste et post colonialiste avec une spiritualité de caniveau

je te laisse dans ta méditation, pour ma part la méditation est déconnectée de ce genre de considérations

bonne soirée

Ce message a été modifié par nautilus - 16 mai 2011 à 20:00.

"La manipulation consciente et intelligente des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique.
Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays"
Propaganda -1928 -E. Bernays

#71 Game Over

Game Over

    NON !

  • Membres
  • 616 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : SDF

Posté 16 mai 2011 à 21:26

Voir le messageRegbar, le 16 mai 2011 à 19:15, dit :

Comme je l'ai dit plus haut (en réponse à toi, d'ailleurs : http://www.onnouscac...post__p__375399), le problème n'est pas le changement culturel en soi. Oui, une culture change, elle n'est pas figée. Le problème est le bousculement trop rapide de cette culture, de la physionomie d'un pays. Et il est trop rapide quand la quantité d'immigration est importante, comme aujourd'hui et, deuxièmement, quand la culture de l'immigré est très différente de celle du pays accueillant. Ce qui est le cas avec l'immigration africaine, par exemple : La probabilité de changement culturel fort serait moindre si l'immigration était espagnole, par exemple, parce que la culture espagnole, si elle est différente de la culture française, l'est moins que la culture arabe ou d'Afrique noire. La télévision me dérange aussi dans une certaine mesure, et je n'en ai pas d'ailleurs.

Lorsque tu affirmes que les influences culturelles ne sont pas imposées, tu dis une bêtise : Par la natalité, la physionomie et la culture dominante d'un pays peut changer. Imagine, par exemple, que la France entière soit à l'image du quartier Barbès à Paris ou de certaines banlieues, alors dans ce cas l'immigré impose, progressivement, sa culture. Moins il y a de personnes autochtones et plus la culture autochtone se dilue. On verra bien si cela est purement imaginaire.

Mais les faits ne manquent pas déjà d'exemples : les prières musulmanes dans certaines rues, par exemple, qui ont fait l'objet d'un topic. Par ailleurs, il y a le critère racial qui joue : Si un pays largement blanc devient de moins en moins blanc dans sa population, il me paraît naturel que ce changement, si il est trop rapide, entraîne une réaction de défense.
C'est quoi ce délire fantasmagorique ??? A te lire, on a l'impression qu'un continent entier vient de prendre ses quartiers en France... Jusqu'à preuve du contraire, ce ne sont pas les immigrés qui imposent leur culture au pays d'accueil mais bien eux, qui, au fil des générations, tendent à copier les traditions locales.

Les grandes métropoles ont toutes leur Barbes, leur Chinatown, leur quartier indien : Paris, Londres, New York... c'est pas pour cela que ces modèles s'étendent à l'ensemble du pays.

Merci à Nautilus de mettre le doigt sur les vrais problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui.

La France paye aujourd'hui 1 milliard d'Euros par semaine au profit du service de la dette qui représente le second budget de l'état parce qu'il y a 40 ans, elle a été trahie par ses représentants inféodés au monde de la finance.

Aujourd'hui, cela se traduit par des politiques d'austérité qui ont des conséquences directes sur la compétitivité de nos PME et de l'emploi. Le patrimoine national est bradé et la souveraineté du pays transférée à des institutions non démocratiques...

Et pendant ce temps, les français sont persuadés que ce sont 3 mosquées qui débordent qui menacent le pays !

Il serait largement temps de sortir de la léthargie générale et prendre conscience des vrais enjeux !

Ce message a été modifié par Game Over - 16 mai 2011 à 21:31.

Mais non, j'déconne !!!

http://game-over.eklablog.com/-c498585

#72 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 778 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 16 mai 2011 à 21:34

Bah oui mais attends GO, la spiritualité, ça coute cher... des bouquins, des séminaires, des formations en tout genre pour devenir toujours meilleur... des machines pour synchroniser le cerveau (ca me fait des économies, ca au moins, j'en ai pas besoin).

Le monde nouveau, le futur monde du règne de l'amour christique, a un prix !
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#73 Game Over

Game Over

    NON !

  • Membres
  • 616 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : SDF

Posté 16 mai 2011 à 21:38

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 16 mai 2011 à 21:34, dit :

Bah oui mais attends GO, la spiritualité, ça coute cher... des bouquins, des séminaires, des formations en tout genre pour devenir toujours meilleur... des machines pour synchroniser le cerveau (ca me fait des économies, ca au moins, j'en ai pas besoin).

Le monde nouveau, le futur monde du règne de l'amour christique, a un prix !
quoi, tu veux dire que la spiritualité serait une autre invention du NOM pour plumer et mieux asservir les pseudo machins complètement gaga ?
Moi, c'est décidé, je reste dans le mental... au moins, je me réserve le droit de conserver un brin d'esprit critique !
Mais non, j'déconne !!!

http://game-over.eklablog.com/-c498585

#74 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 778 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 16 mai 2011 à 22:12

« Le mental est le serviteur.
Le serviteur est créé par le monde extérieur, il suit le monde extérieur et ses lois. »

Citation

La matrice est le mental et le mental est la matrice, je ne sais pas lequel des deux est arrivé en premier. Honnêtement, c’est comme l’histoire de l’œuf et de la poule. Je m’en contrecarre un peu le coquillard. Le temps étant lui-même une configuration mentale, on le pense linéaire, mais est ce le cas ?
La terre est elle plate ou ronde ?
Bref bla bla bla.

L'éveil, si ca existe, ce n'est pas réaliser qu'il y a des ovnis, des entités, des gouvernements qui nous empapaoutent, des mensonges... même si c’est le cas, attention !!!

Ca c'est sortir de la matrice, en tout cas, la démasquer, l'identifier et je pense que c’est ce pourquoi elle est faite.

Mais comme dans the Truman show, que se passe t il lorsqu’on sort de la matrice ? Se retrouve-t-on empalé sur une antenne parabolique. J’ai envie de dire non.


Non, on fait la place au vide. Mais bon, ca fait peur aussi, le vide...

On réalise que la matrice, bah c'est un peu nous, c'est nous (ouais enfin, pour peu qu'on soit honnête)... On comprend qu'on est un ovni, qu’on est un empapaouteur, un annihilateur d'idées, cherchant à contrôler, à manipuler les autres, vouloir que les autres pensent comme nous, et mépriser ceux qui ne pensent pas pareil, ceux qui ne foutent rien, alors qu'on fout rien de tangible aussi, nous mêmes, réaliser que nous sommes nos propres bourreaux, et nous mêmes les victimes, que nous sommes avides, que nous avons peur, que nous aimons les gens par intérêt, que l'image que les autres ont de nous est importante, voire vitale... la liste est longue.

Mais ne vous sentez pas coupables bordel !
Vous faites encore le jeu de la matrice : « le jugement ».
La culpabilité, l’enfer sur terre.
Ca c'est le must have felt du New age (le pardon à soi  :cogite: ...).

Non, place à la transformation alchimique !

Et dans la joie et l'allégresse siouplé !

Car, ce qui fini empalé sur une antenne parabolique, c’est l’ego (la somme des peurs, il y a différentes définition).

Et encore, pourquoi le tuer ? N'est pas une autre configuration mentale née d'un certain courant philosophique mené par un végétarien mangeur de viande lol ?

On dissous juste les peurs pour renaître en être , purifié, assumé, biophile et courageux... et/ou oisif, mais toujours ouvert et tout le toutim. Les indigènes n'ont pas besoin de tuer l'ego, ils n'ont tout bonnement pas perdu cette connexion.

Car ce qui prend les rennes, c’est l'être, pur, l'un, le tout, le rien... et l'action apparait, la vraie, dans l’instant présent, celle qui fait de notre « moi » la partie d'un tout.

Observer la nature, ou commence le ciel ? Vous êtes vous déjà posé cette question ?
... réfléchissez... le ciel commence sous vos semelles de chaussure ! C'est cela l’allégorie de la tour de Babel. Nul besoin de monter sur une échelle, accrochée à rien en plus, pour toucher  le ciel.
Et où commence notre responsabilité dans les cieux, si ce n’est d’avoir les pieds sur terre et d’agir en fonction des possibilités de notre corps et de notre esprit. Il en est de même pour la personnalité : Elle est petite, fait partie d’un tout. On peut blâmer le monde entier, mais nous avons une responsabilité, forte, envers nous-mêmes, ce et ceux qui nous entourent, nos parents, nos enfants, nos amis, notre travail...
A chacun sa place ! Si c’était le cas, ce ne serait pas autant le bordel.

Une trêve longue durée dans un combat contre des fantômes, qui ne sont que le reflet de nos propres démons et une entrée dans l'action, avec ce qui est, juste.


Allez hop hop hop... au boulot !

Un autre texte, il est de moi. Je ne l'avais pas mis, parce que je l'avais zappé, et parce qu'il est un peu pet sec... faut pas croire, ici je suis en société, je suis coool. :D
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#75 elfredo

elfredo

    Chercheur

  • Membres
  • 583 Messages :
  • Localisation : France

Posté 16 mai 2011 à 22:29

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 16 mai 2011 à 21:34, dit :

Bah oui mais attends GO, la spiritualité, ça coute cher... des bouquins, des séminaires, des formations en tout genre pour devenir toujours meilleur... des machines pour synchroniser le cerveau (ca me fait des économies, ca au moins, j'en ai pas besoin).

Le monde nouveau, le futur monde du règne de l'amour christique, a un prix !

Heu, je veux bien mais quel bouquin en parle réellement de ce monde christique ? Je veux dire... pas les bouquins qui vendent le nouvel âge en faisant croire que c'est le monde dont tu parles ?

As-tu une référence vraiment ?

Ce message a été modifié par elfredo - 16 mai 2011 à 22:31.


#76 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 778 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 18 mai 2011 à 18:26

Voir le messageelfredo, le 16 mai 2011 à 22:29, dit :

Heu, je veux bien mais quel bouquin en parle réellement de ce monde christique ? Je veux dire... pas les bouquins qui vendent le nouvel âge en faisant croire que c'est le monde dont tu parles ?

As-tu une référence vraiment ?

Me revoilou elfredo !

Alors ces questions...
Déjà quand j'ai posté ces deux lignes, c'était une boutade à la noix. Juste pour préciser.

Les bouquins qui parle d'amour christique ? La bible, et quelques références new age... je peux t'en filer.
Mais je ne comprends pas trop ta question en fait. :P
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#77 elfredo

elfredo

    Chercheur

  • Membres
  • 583 Messages :
  • Localisation : France

Posté 18 mai 2011 à 21:19

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 18 mai 2011 à 18:26, dit :

Me revoilou elfredo !

Alors ces questions...
Déjà quand j'ai posté ces deux lignes, c'était une boutade à la noix. Juste pour préciser.

Les bouquins qui parle d'amour christique ? La bible, et quelques références new age... je peux t'en filer.
Mais je ne comprends pas trop ta question en fait. :P

Oui je me doute que c'était une boutade, mais je veux juste mettre l'accent sur le fait que ces livres new age dont tu parles ne font aucunement l'apologie du Christ et de son enseignement. Car par définition, ce sont des livres à philosophie satanique, ou au "mieux" luciférienne. Je ne doute pas que des livres sur Jesus existent (et encore difficile de ne pas tomber dans les travers des autres bouquins), hormis la Bible (que l'on peut avoir pour pas très cher)... mais de là à faire son beurre comparativement aux théories de ces derniers bouquins... c'est autre chose je pense.

Ce message a été modifié par elfredo - 18 mai 2011 à 21:22.


#78 Magnus

Magnus

    Hein ?

  • Modérateurs
  • 5 651 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Paris

Posté 19 mai 2011 à 00:45

est il possible d'agir véritablement ? On agit, un point c'est tout. Si nous agissons contre le NOM, ce ne sera qu'une action, une poussée de fièvre que le système nous retournera contre nous. Seule l'action continue peut provoquer une révolution continue de la pensée. Pour une révolution durable, il faut acquérir des modes d'actions qui changent sa facon de penser, d'etre, et par ricochet changent les autres. Exemple : le système veut que j'ai peur, il me balance des images pour m'effrayer, des nouvelles déprimantes. J'ai donc plusieurs choix d'actions : j'éteins la télé, je décide de me focaliser sur des nouvelles et des choses positives, je travaille ma réaction ("pourquoi me disent ils cette nouvelle ? quelle réaction veulent ils que j'aie ?").
Toutes les révolutions ont raté car les gens ont fini par demander le retour à la situation pré-révolution, voire meme pire plus autoritaire que celle ci. La révolution francaise a ainsi donné un Napoléon, la république de weimar un hitler, la 2eme république (chute des rois définitive) un nouveau napoléon, la commune de paris un gouvernement autoritaire. Et n'oublions pas mai 68, qui s'est terminé en marche gigantesque en faveur de De Gaulle, et un triomphe aux législatives pour lui. Toute action pour changer doit aller avec la pensée qui va avec. Aucune révolution paisible, silencieuse mais progressive, n'a réussi, car ces 2 facteurs ne se sont jamais réunis.
Vouloir vaincre le NOm, c'est donc vaincre nos pensées les plus animales, à l'image de cette dictature qui point son nez. Nous ne devons pas avoir les réactions animales qu'ils attendent qu'on ait. force est de constater que cela ne marche pas, la campagne dsk marchait (comme maintenant l'anti campagne), la campagne contre les roms a marché, contre schengen, contre les gens qui ont le rsa. Les gens ont pile la réaction prévue !
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#79 nautilus

nautilus

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 383 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : la-bas.org

Posté 19 mai 2011 à 08:56

Voir le messageMagnus, le 19 mai 2011 à 00:45, dit :

est il possible d'agir véritablement ? On agit, un point c'est tout. Si nous agissons contre le NOM, ce ne sera qu'une action, une poussée de fièvre que le système nous retournera contre nous. Seule l'action continue peut provoquer une révolution continue de la pensée. Pour une révolution durable, il faut acquérir des modes d'actions qui changent sa facon de penser, d'etre, et par ricochet changent les autres. Exemple : le système veut que j'ai peur, il me balance des images pour m'effrayer, des nouvelles déprimantes. J'ai donc plusieurs choix d'actions : j'éteins la télé, je décide de me focaliser sur des nouvelles et des choses positives, je travaille ma réaction ("pourquoi me disent ils cette nouvelle ? quelle réaction veulent ils que j'aie ?").
Toutes les révolutions ont raté car les gens ont fini par demander le retour à la situation pré-révolution, voire meme pire plus autoritaire que celle ci. La révolution francaise a ainsi donné un Napoléon, la république de weimar un hitler, la 2eme république (chute des rois définitive) un nouveau napoléon, la commune de paris un gouvernement autoritaire. Et n'oublions pas mai 68, qui s'est terminé en marche gigantesque en faveur de De Gaulle, et un triomphe aux législatives pour lui. Toute action pour changer doit aller avec la pensée qui va avec. Aucune révolution paisible, silencieuse mais progressive, n'a réussi, car ces 2 facteurs ne se sont jamais réunis.
Vouloir vaincre le NOm, c'est donc vaincre nos pensées les plus animales, à l'image de cette dictature qui point son nez. Nous ne devons pas avoir les réactions animales qu'ils attendent qu'on ait. force est de constater que cela ne marche pas, la campagne dsk marchait (comme maintenant l'anti campagne), la campagne contre les roms a marché, contre schengen, contre les gens qui ont le rsa. Les gens ont pile la réaction prévue !

Totalement d' accord,

c' est ce que je dis  concernant les "révolutions " arabes; pas de révolution possible sans que les gens aient compris ce vers quoi on veut les entraîner...

révolution anglaise; française, russe etc...

dans la m^me veine: construction communauté européenne ; africaine; panaméricaine...
"La manipulation consciente et intelligente des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique.
Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays"
Propaganda -1928 -E. Bernays

#80 Regbar

Regbar

    Chercheur

  • Membres
  • 360 Messages :
  • Localisation : France

Posté 19 mai 2011 à 10:50

Voir le messageMagnus, le 19 mai 2011 à 00:45, dit :

(…) Vouloir vaincre le NOm, c'est donc vaincre nos pensées les plus animales, à l'image de cette dictature qui point son nez. Nous ne devons pas avoir les réactions animales qu'ils attendent qu'on ait. force est de constater que cela ne marche pas, la campagne dsk marchait (comme maintenant l'anti campagne), la campagne contre les roms a marché, contre schengen, contre les gens qui ont le rsa. Les gens ont pile la réaction prévue ! !
Je trouve que Bezmenov, une personne qui s'y connaît, résume bien la chose dans cette fin de conférence : http://www.dailymoti...ersion-4x4_news : "Vous n'avez pas à faire feu sur des gens, à orienter des missiles de croisières PERSHING vers le quartier général d'Andropov. Vous avez simplement à porter la foi et prévenir la subversion, en d'autres termes ne pas être victime de la subversion. N'essayez pas, à l'image du Judo, d'être la personne qui essaie de frapper son ennemi, et se fait saisir son bras. Ne frappez pas comme ça, frappez avec la force de vos aptitudes et de votre supériorité morale. Si vous n'avez pas ce pouvoir, il est grand temps de le développer, et c'est la seule parade."

Ce message a été modifié par Regbar - 19 mai 2011 à 10:50.


#81 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 778 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 19 mai 2011 à 11:11

Voir le messageRegbar, le 19 mai 2011 à 10:50, dit :

Je trouve que Bezmenov, une personne qui s'y connaît, résume bien la chose dans cette fin de conférence : http://www.dailymoti...ersion-4x4_news : "Vous n'avez pas à faire feu sur des gens, à orienter des missiles de croisières PERSHING vers le quartier général d'Andropov. Vous avez simplement à porter la foi et prévenir la subversion, en d'autres termes ne pas être victime de la subversion. N'essayez pas, à l'image du Judo, d'être la personne qui essaie de frapper son ennemi, et se fait saisir son bras. Ne frappez pas comme ça, frappez avec la force de vos aptitudes et de votre supériorité morale. Si vous n'avez pas ce pouvoir, il est grand temps de le développer, et c'est la seule parade."

Merci Reggie...
Ca ressemble a un discours bien sympa datant d'un petit millénaire qui consistait à dire, "tuez les tous, Dieu reconnaitra les siens". La violence portée par la foi...
En quelque lignes, nous lisons (l'illusion de) la supériorité morale, l'utilisation de la foi et son assimilation à la croyance, l'idée que l’ennemi c'est l'autre.
Ce n'est pas la seule parade... à mon sens.

Alors Bezmenov, ce quelqu'un qui s'y connait, il s'y connait en quoi ?

Ce message a été modifié par Catarineta Tchi Tchi - 19 mai 2011 à 11:12.

Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#82 Magnus

Magnus

    Hein ?

  • Modérateurs
  • 5 651 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Paris

Posté 19 mai 2011 à 11:44

helas en occident la reaction de prendre son arme à feu et tirer est la plus simple : regardez à la Nouvelle Orléans, ce qui s'est produit après la vague, c'est ce qui arrivera si une catastrophe arrive aux usa par exemple. Le miracle qui s'est produit à New York pendant les 24h de black out électrique en 2003, ou tout le monde s'aidait, a pu avoir lieu car les gens savaient que le courant reviendrait. Dites leurs que non, ou voyez les perdre leurs maisons après une vague, c'est une tout autre réaction. Tout est question de moeurs et de mode de pensée, au japon, le post tsunami a été tout autre, car depuis leur enfance, on prépare les japonais aux catastrophes.

Mais il n'y a aucune supériorité morale chez les japonais, juste un conditionnement diffèrent ! Preparez les gens dès leur enfance, ils s'habituent. Donnez un gateau tous les jours à la meme heure à un enfant, et oubliez un jour, vous verrez comment il va crier. Il n'y a pas de supérieure ou inférieure en morale, juste des habitudes. Les catholiques se croient supérieurs aux musulmans car leurs femmes sont dites "libres", et les musulmans se croient supérieurs moralement aux autres car leurs femmes voilées ne sont pas soumises à la tentation comme les non voilées. Toute supériorité ne dépend donc que du niveau auquel on se place, si on se croit supérieur morale à quelqu'un, nous sommes pour lui son inférieur.
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#83 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 778 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 14 juin 2011 à 09:42

Citation

Libérer l'avenir

Il s'agit pour l'homme d'aujourd'hui d'ouvrir les yeux sur une immense imposture – entretenue par les détenteurs du savoir, de l'argent et du pouvoir – selon laquelle les pauvres devraient vivre sur un modèle que les riches ont fabriqués pour leur propre usage.

Je vous appelle, nous sommes nombreux à vous appeler, certains que je connais et d'autres que je ne connais pas, nous vous appelons :

- à célébrer ce pouvoir que nous avons ensemble de subvenir aux besoins qu'ont tous les êtres humains de se nourrir, se vêtir, s'abriter afin qu'ils se réjouissent d'être en vie ;

- à découvrir ensemble et avec nous, ce que nous devons faire pour mettre la puissance de l'homme au service de l'humanité, de la dignité et de la joie de chacun d'entre nous ;

- a être conscient et responsable de votre capacité personnelle d'exprimer vos sentiments véritables et de nous rassembler tous ensemble dans leur expression.

Nous ne pouvons que vivre ces changements : nous ne pouvons pas, seulement par la pensée, trouver notre chemin vers une humanité véritable. Chacun d'entre nous et chaque groupe avec lequel nous vivons et travaillons doit devenir le modèle de l'âge que nous désirons créer. Tous ces modèles nombreux que nous constituerons devraient fournir à chacun d'entre nous le milieu au sein duquel nous serons à même de célébrer ce qui est en puissance en nous et qui nous permettra de découvrir la voie qui conduit à un monde plus humain.

Un défi nous est lancé : il convient d'abattre les systèmes sociaux et économiques qui ont fait leur temps, qui érigent une barrière entre ceux qui ont trop de privilèges et ceux qui n'en ont pas assez. Tous, tant que nous sommes, chef de parti, contestataire, homme d'affaires ou travailleur, professeur ou étudiant, nous partageons une culpabilité commune. Nous ne sommes pas parvenus à effectuer les changements nécessaires dans nos idéaux et nos structures sociales. Et, par conséquent, parce que nous n'avons pas su être efficaces, parce que nous manquons du sens de nos responsabilités, chacun de nous contribue aux souffrances du monde entier.

Tous, nous sommes infirmes - et certaines infirmités sont physiques, d'autres mentales, d'autres encore se situent sur le plan des émotions. Il nous faut donc nous efforcer de créer, de concert, le monde nouveau. Nous ne devons plus nous abandonner à la destruction, la haine, la colère, mais construire dans l'espoir, la joie, la célébration. Aller à la rencontre de cette ère nouvelle d'abondance par un travail que nous aurons, nous-mêmes, choisi, en demeurant libres de suivre le rythme de notre propre cœur. Sachons que l'effort de l'accomplissement personnel, de la poésie, du jeu, est essentiel chez l'homme lorsqu'il a satisfait aux nécessités de se nourrir, se vêtir, s'abriter ; que nous entendons alors choisir les secteurs d'activité qui contribueront à notre développement personnel et auront un sens par rapport à notre société.

Mais, en même temps, il nous faut comprendre que notre élan vers cet accomplissement vient buter contre les structures dépassées de l'âge industriel. Nous sommes bientôt entraînés dans le tumulte des pouvoirs sans cesse accrus de l'homme. Nos systèmes en vigueur nous contraignent à agrandir notre arsenal guerrier, à accepter qu'il soit enrichi de toutes les trouvailles de la technologie ; ils nous obligent à accepter, que soient sans cesse améliorés les machines, les équipements, les matériaux, les fournitures, tout ce par quoi la production sera accrue et le prix de revient abaissé ; nous ne pouvons pas nous opposer au développement de la publicité et au culte du consommateur.

Afin de persuader le citoyen qu'il contrôle sa destinée, que ses décisions se fondent sur un code moral, que la technologie le sert plus qu'elle ne le dirige, il est aujourd'hui devenu nécessaire de déformer l'information. L'idéal d'informer le public s'efface devant la nécessité de le convaincre que des actes faits sous la contrainte ne sont, en réalité, que des actions souhaitables.

Ces efforts d'explication, sans cesse plus complexes, conduisent à des erreurs de tactique et par suite à des scandales, ce qui explique la méfiance grandissante à l'égard de ceux qui sont censés prendre des décisions, dans le domaine public ou privé. Il est alors tentant de dénoncer ceux qui jouent un rôle apparemment essentiel, que ce soient les dirigeants, les chefs syndicalistes, les professeurs, les étudiants, les parents. De telles attaques contre les individus ne font souvent que dissimuler la véritable nature de la crise à laquelle nous faisons face : cette nature proprement démoniaque des systèmes actuels qui contraignent l'homme à consentir à sa propre et constante destruction.

Nous pouvons échapper à ces systèmes qui détruisent la personne humaine. La marche en avant sera reprise par ceux qui n'entendent pas se soumettre au déterminisme, apparemment inévitable, des forces et des structures de l'âge industriel. Notre liberté et notre pouvoir d'action se définissent par notre volonté d'assumer la responsabilité de l'avenir.

Certes le futur a déjà envahi le présent. Nous vivons tous dans des temps différents. Le présent de l'un est le passé d'un autre et le futur d'un autre encore. Il nous revient de vivre avec la connaissance et la volonté de montrer que l'avenir existe et que chacun d'entre nous peut, lorsqu'il le veut, le faire surgir pour qu'il répare les erreurs du passé.

Dans ce futur, nous devons mettre un terme au pouvoir coercitif et à l'autoritarisme : la possibilité d'exiger par la vertu du rang hiérarchique qu'une action soit exécutée. Si une formule pouvait résumer la nature de cette ère nouvelle, ce serait : « la fin du privilège et de l'arbitraire ».

Nous devons abandonner les efforts que nous faisons pour résoudre nos problèmes en jouant sur l'équilibre des forces ou en nous efforçant de créer des structures bureaucratiques encore plus efficientes.

Nous vous appelons à vous joindre à cette course de l'homme vers sa maturité, à travailler ensemble à l'invention de l'avenir. Nous croyons qu'une aventure humaine vient tout juste de commencer : l'humanité a jusqu'alors connu tant de difficultés à développer ses pouvoirs de renouvellement et de création parce qu'elle était accablée par son labeur. Maintenant, nous sommes libres d'être aussi «humains» que nous le voudrons.

Cette célébration de la nature humaine où de nouveaux rapports s'établissent, cicatrisant les blessures, où se développe l'acceptation des véritables besoins de l'homme, ne manquera pas de nous conduire à remettre en question les valeurs et les systèmes existants ; la dignité accrue de chaque homme et de ses rapports avec autrui doit nécessairement défier les systèmes en place.

C'est à vivre l'avenir que nous sommes conviés. Unissons-nous dans la joie pour célébrer cette prise de conscience : nous pouvons faire notre vie d'aujourd'hui à l'image de celle de demain.

Ivan Illich.

Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#84 elfredo

elfredo

    Chercheur

  • Membres
  • 583 Messages :
  • Localisation : France

Posté 14 juin 2011 à 10:18

Catarineta, par rapport au texte que tu postes et les lignes qui sont en gras.
Pour moi, il me semble être dans la même veine que les textes new ageux et ressasse encore les mêmes idées scabreuses, que l'on trouve sur ce forum et dans les projets de type Venus/Zeitgeist (bon en même temps, on est dans Moeurs actuelles et pensée nouvelle). A savoir, il :
- prône un certain "éveil" de l'Homme - prise de conscience. Notion anti-amour, avec une idée de "sélection" pour moi    
- oppose les riches aux pauvres - dès qu'on oppose, on provoque des conflits -. De plus dire qu'un système hiérarchique peut être la cause de pb, c'est un peu fort.
- renforce l'idée de mondialisme (encore une fois),
- parle de dignité et de joie - jamais d'amour -,
- fait l'apologie du bien-être au sens absolu pour tous, sans conditions - thème cher aux FMs
- prône un changement radical de notre société - ce qui va quelque part à contre courant de ce que tu disais dans un autre post récent, à savoir qu'il faut revoir, et non repenser totalement (ou alors j'ai mal compris ce dernier post).

Ainsi selon ce genre de texte, l'Homme ne doit jamais accepter sa condition d'Homme, avec ses défauts, ses contraintes, etc. - ce qui est pour moi la clé. Mais il est clair que ce genre de texte plaira au plus grand nombre.

Ce message a été modifié par elfredo - 14 juin 2011 à 10:21.


#85 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 778 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 14 juin 2011 à 10:21

Voir le messageelfredo, le 14 juin 2011 à 10:18, dit :

Catarineta, par rapport au texte que tu postes et les lignes qui sont en gras.
Pour moi, il me semble être dans la même veine que les textes new ageux et ressasse encore les mêmes idées scabreuses, que l'on trouve sur ce forum et dans les projets de type Venus/Zeitgeist. A savoir, il :
- prône un certain "éveil" de l'Homme - prise de conscience. Notion anti-amour, avec une idée de "sélection" pour moi (ou ca ?)  
- oppose les riches aux pauvres - dès qu'on oppose, on provoque des conflits -. De plus dire qu'un système hiérarchique peut être la cause de pb, c'est un peu fort. (Oppose ? Ah non, les mets au même niveau justement et dans leur condition propre)
- renforce l'idée de mondialisme (encore une fois),(ou ca ?)
- parle de dignité et de joie - jamais d'amour -, (quelle importance, quand on voit comment l'amour est galvaudé, ce n'est pas un mal)
- fait l'apologie du bien-être au sens absolu pour tous, sans conditions - thème cher aux FMs (ou ca ?)
- prône un changement radical de notre société - ce qui va quelque part à contre courant de ce que tu disais dans un autre post récent, à savoir qu'il faut revoir, et non repenser totalement (ou alors j'ai mal compris ce dernier post).(non pas un changement, une acceptation de ce qu'elle est et une application de nos valeurs, individuelles, dans notre vie courante... je ne vois pas ou cela prone un changement radical)

Ainsi selon ce genre de texte, l'Homme ne doit jamais accepter sa condition d'Homme, avec ses défauts, ses contraintes, etc. - ce qui est pour moi la clé. Mais il est clair que ce genre de texte plaira au plus grand nombre.
C'est marrant, je suis d'accord avec tes arguments pour le fond, mais ce n'est pas ainsi que je lis ce texte.

Par exemple, concernant les travers de l'humain et ce que j'ai souligné dans ton comm :

Citation

Tous, nous sommes infirmes - et certaines infirmités sont physiques, d'autres mentales, d'autres encore se situent sur le plan des émotions.
Je le vois comme une concession, un aveu d'acceptation.

Personnellement, c'est lorqu'un texte parle d'amour à tout va que je le trouve new ageux, ce n'est pas le cas ici.

Tu sais ce ne sont que des mots, et il est difficile de rester sur la corde (on the tighrope, le juste milieu) mais par rapport à ce que tu avances, on se comprend.
:bravo:
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#86 elfredo

elfredo

    Chercheur

  • Membres
  • 583 Messages :
  • Localisation : France

Posté 14 juin 2011 à 10:30

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 14 juin 2011 à 10:21, dit :

C'est marrant, je suis d'accord avec tes arguments pour le fond, mais ce n'est pas ainsi que je lis ce texte.

Par exemple, concernant les travers de l'humain et ce que j'ai souligné dans ton comm :

Je le vois comme une concession, un aveu d'acceptation.

Personnellement, quand je lis :
"Il s'agit pour l'homme d'aujourd'hui d'ouvrir les yeux sur une immense imposture – entretenue par les détenteurs du savoir, de l'argent et du pouvoir "
et
"Un défi nous est lancé : il convient d'abattre les systèmes sociaux et économiques qui ont fait leur temps, qui érigent une barrière entre ceux qui ont trop de privilèges et ceux qui n'en ont pas assez. "

La considération est facile, et déjà très suspecte. Car la solution est en nous, pas à l'extérieur. Car on n'empêchera jamais ces détenteurs de savoir et de pouvoir, de savoir et d'avoir du pouvoir...

Citation

Personnellement, c'est lorqu'un texte parle d'amour à tout va que je le trouve new ageux, ce n'est pas le cas ici.

Tu sais ce ne sont que des mots, et il est difficile de rester sur la corde (on the tighrope, le juste milieur) mais par rapport à ce que tu avances, on se comprend.

Effectivement, mais il y a plusieurs textes New Age "types". Oui il y a eu une période avec des textes toujours empli d'amour, mais toujours aussi accompagné d'une prise de conscience. Aujourd'hui, les textes qui parlent un peu trop fort d'humanisme et d'éveil, ça sous-entend beaucoup de choses derrière.

Ce message a été modifié par elfredo - 14 juin 2011 à 10:32.


#87 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 778 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 14 juin 2011 à 10:33

Voir le messageelfredo, le 14 juin 2011 à 10:30, dit :

Personnellement, quand je lis :
"Il s'agit pour l'homme d'aujourd'hui d'ouvrir les yeux sur une immense imposture – entretenue par les détenteurs du savoir, de l'argent et du pouvoir "
et
"Un défi nous est lancé : il convient d'abattre les systèmes sociaux et économiques qui ont fait leur temps, qui érigent une barrière entre ceux qui ont trop de privilèges et ceux qui n'en ont pas assez. "

La considération est facile, et déjà très suspecte.

Je ne comprends pas. N'es tu pas d'accord pour dire qu'il y a une imposture actuellement, je dirais même une guerre socio-économique et un jeu sournois médiatique ?
Concernant la deuxième phrase, je suis entièrement d'accord avec cela, la matrice économique est obsolète et est devenue une religion, un dogme d'une part, pour être également un système de manipulation (finance).
Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#88 Catarineta Tchi Tchi

Catarineta Tchi Tchi

    commodarum benignitate

  • Modérateurs
  • 2 778 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : En forêt
  • Intérêts : Et bla bla bla, et bla bla bla et on s'en fout.

Posté 05 juillet 2011 à 13:31

Un petit tour du côté du Bouddhisme ZEN :

Citation

Qui nous asservit ?



Le bouddhisme dit que c’est nous qui nous asservissons nous-mêmes dans le filet de nos idées, de nos paroles, de nos actes, individuels et collectifs. Ceci s’applique à tous les aspects allant des névroses individuelles aux oppressions des masses, des souffrances que l’on s’inflige à soi-même à celles que l’on inflige à ses voisins. De plus, on a remarqué que ces idées, ces paroles, ces actes, surgissent d’attitudes subtiles ou de postures mentales, qui inconsciemment les renforcent et assurent leur répétition.

Du fait que ces attitudes sont rarement passées au crible de l'examen critique conscient, masquées par leur propre subjectivité, la source de l’asservissement, à partir du développement des inclinations caractéristiques que ces attitudes internes favorisent et encouragent leur renforcement, cela est appelé en terminologie zen : « sans corde, s’attacher soi-même. »

Du point de vue du Zen, le problème sous-jacent aux diverses manifestations d’asservissement est constitué par un état de confusion fondamentale. En terminologie classique zen, on désigne cet état par « prendre le serviteur pour le maître ou prendre l’invité pour l’hôte. » Même des formes d'asservissement évident, comme celles que l’on constate dans les formes d’esclavage politique ou économique, commencent et se développent dans des cycles de répétition provenant de la domination de l’esprit par des idées, des mots ou des actes. La pensée bouddhique reconnaît la susceptibilité de l’esprit à la suggestion et au conditionnement, d’où le proverbe : « Soyez maître de votre esprit, ne le laissez pas devenir votre maître. »

Alors que l’on comprend que l’on ne peut rien dire sur l’absolue objectivité qui, dans sa totalité, se situe au-delà de l’esprit qui la suppose, le bouddhisme, libre des penchants et des préjugés qui dégradent les relations humaines et empêchent l’humanité de se voir telle qu’elle est, s’efforce à la plus grande objectivité possible dans la compréhension de l’humanité. Dans cet objectif, le bouddhisme examine, sous tous les angles possibles, la relation qu’entretiennent la subjectivité et l'objectivité afin d’atteindre les limites de ce qui peut être distingué entre vrai et faux.

Tant que l’on n’a pas atteint le point où se fait ce discernement critique, la réalisation zen n’est pas réellement possible. Certains peuvent se sentir libérés alors que tout ce qu’ils ont connu n’est rien d’autre qu’un changement de leurs intérêts. Certains peuvent se croire légitimés alors qu’ils n’ont fait qu’acquérir la conviction qu’ils ont raison, et il est possible que cela leur suffise. D’autres encore peuvent se sentir dispensés d’avoir des choses à faire, à penser, à discuter, sans que cela les satisfasse réellement ou les nourrisse intérieurement. En terminologie zen, ils sont remplis mais non accomplis. D’aucuns peuvent être incités par leur conscience à agir d’une manière qui ne répond pas à ce qu’ils envisageaient parce qu’ils ne peuvent pas maîtriser la volonté et le savoir dont leurs impulsions sont l’écho. Tous les problèmes de non-authenticité psychologique ou spirituelle sont placés sous l’œil scrutateur du zen. Le Zen conduit à la réelle liberté et non à l’image de la liberté.

Une ancienne observation zen a révélé que tout ce qui stimule ou motive quelqu’un, sur les plans économique, politique, social, psychologique ou religieux, risque en réalité de l'empêcher de combler les véritables besoins et désirs qui ont été à l’origine de la stimulation ou de la motivation. En termes zen, cela ne signifie pas que l’objet en lui-même vient contrecarrer la personne mais que la conception individuelle de l’objet et l’attitude a qu’il inspire sont incapables de combler l’être.

C’est là le point crucial du Zen dans son approche de la libération.

Les chaînes de la pauvreté et de l’oppression sont visibles au regard ordinaire et il n’est pas difficile d’éprouver de la sympathie pour les affligés. Mais souvent, les individus et les peuples, sont pris dans des chaînes qu’en fait ils chérissent comme un trésor. Comme le disait un maître zen : « Il est difficile de voir ce qui ne va pas dans ce que l’on aime et de voir ce qui va bien dans ce que l’on n’aime pas ».

Un autre maître zen a fait remarquer qu’il y a chez les êtres humains une tendance à aimer ce qui est familier. Ce qui signifie que les goûts et les habitudes avec lesquels les gens se sentent à l’aise dans un premier temps, peuvent en fait les priver d’une plus grande capacité de progrès et d’accomplissement.

A l’instar du taoïsme, son prédécesseur, le Zen a depuis longtemps remarqué que le désir pour des résultats visibles et rapides est une attitude de prédilection qui est contraire à un progrès véritable du développement tant social qu’individuel. Des études sans nombre ont montré que les résultats de la précipitation ont les mêmes effets, dans les affaires sociales et politiques que dans les situations psychologiques : dépression, ressentiment, regret et nostalgie, qui risquent de consumer tous les progrès qui avaient pu être faits.

Ce qui reste après tout ce processus, une fois que les émotions sont épuisées, c’est une collection de rationalisations aussi inefficaces en elles-mêmes que les émotions.

On se demande parfois pourquoi, en dépit des excédents économiques et des législations complexes établies par les gouvernements, persistent tant de famine et d’oppression dans notre monde. Pour trouver la réponse à cette énigme, un penseur politique pourrait souligner l’interaction conflictuelle des intérêts matériels des différents pays et l'influence de la corruption. Un sociologue pourrait présenter des théories selon lesquelles les particularités culturelles et historiques expliquent la persistance de schémas de récession. Un observateur zen devra, lui, considérer de manière impartiale, l’ensemble de l’interrelation des conditions, sans isoler un seul élément qui pourrait avoir avec lui une résonance émotionnelle.

En vue de comprendre dans la plus claire vérité ce qui est réellement possible dans une situation donnée, celui qui se veut illuminé doit se maintenir à l’écart des idéaux reçus et sacrifier toute compassion sentimentale. C’est un aspect de la « grande mort » par laquelle doivent passer les disciples du Zen, afin de rendre clairs leurs esprits pour être en mesure de voir ce qui est en face d’eux, de manière impersonnelle et impartiale. C’est ainsi qu’ils peuvent mener une vie fraîche, sans porter le fardeau des illusions passées.

Croire que l’on peut acquérir la liberté et la sécurité par le seul fait de systèmes d'organisation gouvernementaux est un mythe populaire et une des illusions les plus entretenues à notre époque.

Alors qu’un système peut, en certaines conditions, se révéler plus efficace qu’un autre, il reste le fait que certains continuent à créer et à faire fonctionner les systèmes, faisant le développement individuel humain critique à tout processus de progrès social. La pensée politique bouddhique admet cela.

L’accent, mis par le bouddhisme sur la libération individuelle, même au sein d’écoles dont le but affirmé est la libération collective, a donné lieu à un contresens selon lequel le bouddhisme serait une religion passive qui encourage l’évasion du monde. Il est un fait que cet encouragement à la fuite et à la passivité sont des aspects bien connus d’une forme de corruption de certaines pratiques. Ces attitudes sont très éloignées de l’esprit du bouddhisme qui considère le bien de tous comme le fait le plus important, même dans les écoles qui soulignent en premier lieu la nécessité de la libération individuelle. La libération de chaque individu fait partie intégrale du bien-être social dans la mesure où elle réduit les sources de conflit et permet à des gens dépouillés d’ambition personnelle de travailler pour le bien des autres.

Selon l'enseignement du bouddhisme, même un acte de générosité n’est pas réellement authentique dans la mesure où il est teinté de sentiments personnels que sont le désir ou la satisfaction de donner.


Cela ne veut pas dire que le bouddhisme n’autorise pas l’action sociale avant d’avoir atteint l’ultime objectivité, mais les bouddhistes ne se servent pas de l’action sociale pour apaiser leurs sentiments humains.

Le bouddhisme se sert plutôt de l’action comme moyen de connaissance et se sert de la connaissance pour guider l’action. Selon Le Livre des Dix Étapes, que l’on trouve dans le soutra de L’Ornementation fleurie, un des textes les plus riches du bouddhisme universel, quand les pratiquants atteignent le stade du perfectionnement de la méditation, ils « pratiquent tout ce qui dans le monde pourrait faire du bien aux êtres vivants ». Parmi les activités mentionnées dans les Écritures, on trouve : écriture, enseignement, mathématiques, sciences naturelles, médecine, pratique des arts, ingénieur, horticulture et psychologie.

L’Histoire montre, en Asie, des traces d’activité bouddhique dans un large éventail d’activités qu’elles soient culturelles, sociales, économiques ou politiques. Les contributions bouddhiques aux beaux-arts et aux arts appliqués, à la littérature, à la philosophie, à la médecine et à l’éducation sont bien reconnues. Les bouddhistes ont aussi joué un rôle dans la revendication et la conservation de la terre, de l’eau, de ressources humaines, tout autant que dans le développement d’activités bancaires, du commerce, de l’artisanat, de l’hôtellerie, des communications, de l’imprimerie et de l’édition. À tous les niveaux, les bouddhistes ont participé aux gouvernements, et particulièrement dans les administrations locales, mais ils sont aussi intervenus de l'extérieur, quelquefois en défendant, avec des groupes d’amnistie, des prisonniers politiques et même en fomentant des rébellions armées contre des régimes oppressifs. Le bouddhisme a également mis au point des moyens acceptables socialement afin que les femmes puissent demander le divorce, ainsi que les premières mesures favorables aux orphelins issus de la politique de clans de l'Asie ancienne.

Thomas Cleary, « Zen, Liberté intérieure ».

Dieu est humour ! Fervente pratiquante.
L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

#89 Breizhfox

Breizhfox

    Ataraxiste selon l'humeur

  • Membres
  • 1 272 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Somewhere in time
  • Intérêts : Le printemps arrive ;)

Posté 05 juillet 2011 à 18:04

Voir le messageCatarineta Tchi Tchi, le 15 mai 2011 à 21:22, dit :

Voilà c'est avec beaucoup de précautions que j'ouvre cette discussion et je prie Bouddha, Allah, Jesus, Jehovah, Khrisna, Ra, les anges et autres ovnis côtoyés par channeling (rayez la mention inutile) pour que celle-ci ne tourne pas en pugilat et autres jugements de valeur, mais mène à une réelle réflexion sur nos modes de pensées.
(...)

Sans doute un peu HS, mais je pense que les modes de penseés de nos sociétés ont changés ces dernières années. Pas forcément chez les "Vieux" qui sont dur à faire changer de mentalité, mais plutôt chez les jeunes "13-25" ans.

Au début des années 2000, il y a eut l'effet "maillon faible", où au sein d'un groupe, il y a un consensus pour exclure le plus faible ou le plus gênant.

Un peu après il y a eut l'effet "secret story/loft story" ou au sein d'un groupe se créée deux sous groupes. L'objectif de chaque sous groupe étant de dégommer le plus faible ou le plus gênant du sous groupe d'en face.

Aujourd'hui/ demain ce sera peut être des groupes éphémères et virtuels qui se forment, agissent, se déforment et se reconstituent sous une autre forme (un peu comme les groupes facebook).

Quoi qu'il en soit, les "jeunes" reproduisent le mode de pensée qu'on leur propose dans leur jeunesse, que ce soit par la télé, internet et les agissements des adultes de leur environnement.

#90 SIMHA108

SIMHA108

    Expert

  • Membres
  • 266 Messages :

Posté 05 juillet 2011 à 19:43

Voir le messagenautilus, le 16 mai 2011 à 09:54, dit :



l' homme a perdu la connaissance de soi, de son âme mais on doit garder l' espoir qu' il saura la retrouver. Nous somme juste endormis mais le réveil va être savoureux


Ce que l'homme a besoin c'est juste d'une petite évolution, c'est se connaître et Etre tout simplement.
Quand je peux dire JE SUIS alors plus de dualité, plus de séparation, juste le retour au Soi.
C'est cela le Paradis.

Et si autour de moi il n'y a plus de guerres, plus de négativité, plus de maladies, plus de stress,
alors c'est le Paradis sur Terre.

C'est simple, trop simple,
mais tellement vrai.