Citation
« Con » « centre », vivre avec son centre. Etre concentré permet une grande efficacité dans la vie quotidienne ainsi qu’une utilisation efficace de notre mental.
Le temps de concentration optimal pour atteindre la méditation et dépasser le mental est de 12s. Ca paraît peu comme cela, mais finalement, très peu de gens arrivent à ne décocher aucune pensée en 12s. La pensée est très rapide, elle va plus vite que la lumière. En 12s, vous avez déjà le temps de penser à tout un tas de truc.
On dit en Yoga que pour atteindre le samadhi, il faut 2m24 de concentration méditative. Imaginez vous, c’est énorme.
Le frein à la concentration est le mental. Alors qu’il devrait être lourd comme le miel, le grand calculateur est un singe ivre, fou et piqué par un scorpion. Il calcule, il tire des conclusions, il se souvient, il projette sans laisser l’être tranquille.
Nos sociétés actuelles n’y arrange rien : la télévision, internet et surtout ce désir d’assouvir le néant, de remplir. Nous devons nous divertir, réfléchir à des problèmes, prévoir, émettre des idées (…pour être quelqu’un, c’est très en vogue). D’ailleurs il est amusant de constater que lorsqu’on vit avec un mental calme, les gens s’empressent de voir en vous le reflet d’eux-mêmes, ou ce qu’il pense que vous êtes…
Le mental, perverti, fait vivre les émotions, leur donne une signification. Il trouve du sens et fait perdurer la douleur. Le mental c’est aussi la mémoire, et la projection dans le futur. Il empêche bien souvent d’être simplement présent, en son centre, ici et maintenant.
Concentré.
Mon père nous disait toujours : « quand on mange on mange », « quand on joue on joue »…
Ces remarques autoritaires lorsque nous nous dispersions mentalement, nous rappelaient à nous-mêmes. J’ai ainsi appris la concentration.
Etre dans son centre, calmement, nous fait agir plus rapidement. On découvre alors toute la relativité du temps. Le mental étant totalement dédié à la tâche sur lequel l’intérêt est porté, et étant donné la vitesse de la pensée, les solutions arrivent vite.
Le stress et l’émotionnel gênent également la concentration. Par exemple, c’est un peu bizarre de se rencontrer professionnellement lors de déjeuner : on ne peut manger et négocier à la fois. Un déjeuner professionnel doit utiliser toute notre concentration et l’état émotionnel et de stress dans lequel cela nous met est déjà suffisant pour en plus avoir à nourrir son corps en même temps. Nourrir son corps étant également une chose à part entière, qui mérite notre attention.
La concentration permet une meilleure mémoire. On apprend avant tout dans l’attention. Ainsi, un élève concentré n’a pas nécessairement à réviser un cours, après coup. Les informations sont imprimées, il a même déjà commencé à y réfléchir, à explorer les sujets transversaux…
Notre culture occidentale, de la même manière qu’elle maltraite nos corps (sport dans l’inconscience, mal bouffe, diabolisation, instrumentalisation comme une voiture qu'on répare…), maltraite ce formidable outil qu’est le mental. Les outils tels que les téléphones portables, GPS, outil de recherche sur le net… nous empêche de fortifier notre mémoire/calculateur. Nous sommes tous plus ou moins résolus à vivre avec des facultés mentales assez faibles, voire complètement annihilées pour parler du citoyen lambda qui passe son temps entre appliquer des ordres et des procédures au travail, appliquer des lois à l’extérieur puis regarder la télé le soir à la maison.
Pourtant une bonne concentration ouvre la capacité d’utilisation du supramental. Le supra mental, c’est la partie du mental inconsciente. Nous le savons grâce à quelques expériences d’hypnose, que le mental imprime absolument tout.
En fait, même dans la rue, si nos yeux passent furtivement sur une plaque d’immatriculation, nous sommes à même de nous en rappeler. Le hic, c’est que le mental, affaibli, a de plus rendu hermétique le passage entre le mental et le supra mental.
On sent le supramental lorsqu’on résout des problèmes en faisant abstraction du calcul. Les autistes sont connectés, en quelque sorte, au supra mental. C’est pourquoi ils sont doués d’une grande mémoire et de capacités de calcul, la séparation avec le supra mental est inexistante.
Pour exemple, un homme est capable de dicter plusieurs courriers, simultanément, à plusieurs secrétaires. Ce n’est pas de la dispersion, mais une hyperconcentration à ce que l’on fait.
Un autre exemple, j’ai un bon sens de l’orientation. Si je vais quelque part une fois, je suis capable d’y revenir sans problème et sans avoir besoin de faire l’effort de la mémorisation. Mais ce n’est possible que si je ne réfléchis pas. C’est assez amusant, si je doute, si je réfléchis, j’ai accès à une mémoire qui finalement n’a pas enregistré. Par contre, si je suis le chemin en connexion inconsciente, je me surprends à me retrouver là ou je cherchais à aller.
Si cela vous fait ca aussi, vous pouvez comprendre.
Ca peut le faire également dans les concepts. On lit, on ne percute pas forcément, et puis un jour on doit comprendre un truc, ou utiliser une info et là hop, tout ce qu’on croit avoir oublié est là.
Enfin, une bonne concentration est possible dans la détente (physique et mentale) totale. Plus on est calme et serein, plus on est concentré. (sattva)
Pourquoi être concentré ? Parce qu’il est inutile d’être déconcentré. Une vaisselle, par exemple, organisée et fait avec attention est faite en très peu de temps, alors que si vous êtes ailleurs, qu’il n’y a pas de méthode (utilisation du mental dans l’instant présent), ca prend du temps.
Développer la concentration :
1. En premier lieu, et comme le disait mon père, il faudrait donc toujours agir avec intérêt pour la chose que l’on fait. Ecouter avec intérêt, bricoler avec intérêt, manger avec intérêt, lire avec intérêt. Si l’intérêt n’est pas là, ne le faite pas.
Alors on a envie de se dire ; « dans ce cas je ne fais rien, puisque la vaisselle, couper du bois, ou bricoler, ne sont pas des choses qui m’intéresse » .
Et je vous réponds oui !
Ne le faites surtout pas !
Lorsque vous serez dans votre bicoque, frigorifié parce que les morceaux de bois ne rentrent pas dans la cheminée, que votre vaisselle débordera dans un amoncellement odorant et que vous n’aurez plus de bol propre pour manger votre soupe, d’ailleurs quelle soupe ? Puisque cuisiner ne vous intéresse pas.
Alors il est probable que vous réalisiez qu’il y a un intérêt, certes différent, pour tout.
Alors vous irez couper du bois parce qu’il vous chauffe, vous laverez votre vaisselle parce qu’un bol sans moisissure c’est mieux et même, il est possible que vous vous prépariez une soupe, avec le plus grand intérêt, concentré.
Goutez cette soupe, elle réchauffe, elle nourrit, c’est la satisfaction. Regardez cette pièce rangée et sentant l’encens. Regardez ce feu crépitant et irradiant.
Vous pourriez bien vous sentir juste satisfait.
Peut etre meme que vous pourriez faire cela dans la bonne humeur.
C’est le secret de la faculté d’apprentissage des enfants. Tout les intéresse car ils prennent tout comme un jeu. Alors ils apprennent vite, intéressés, et concentrés.
2. Entrainer le mental :
On peut entraîner le mental par des exercices de mémoire. En totale détente, apprenez des vers, ou des paroles de chansons. Vous verrez le jeu de la mémoire, ou vont se loger les informations : dans le mental supraconscient. Et Comment vous apprenez l’accès à ce mental, et vous obtenez davantage de confiance dans ce phénomène (la danse apprend cela, ce n’est pas le mental qui se souvient du mouvement, au contraire, il fait la plupart du temps bugguer).
Un autre exercice, à faire tous les jours, très simple est le calcul mental. Toujours dans le calme, posez une multiplication, par exemple : 87 x 53 et résolvez l’opération dans votre tête. C’est difficile au début et on se rend compte qu’en effet, le mental n’est pas hyper musclé. Mais en le faisant régulièrement, le mental acquiert de la dextérité et vous résolvez l’opération en faisant même abstraction du calcul inhérent (après beaucoup de pratique).
Le troisième exercice consiste à domptez le mental. Reconnaissez-le, voyez comment il interfère dans votre présence. Et calmez-le.
Dans tous les cas, ne vous identifiez pas à lui, il n’est qu’un outil, un formidable outil de la psychée humaine.











