Les USA vont-ils faire éclater la Chine ?
#1
Posté 19 juillet 2011 à 20:36
Lorsqu'ils flanchent économiquement, ils passent en force.
Les USA pourraient réserver à la Chine un scénario subtile à la Soviétique: une implosion interne via des révoltes populaires massives ou une trahison du parti communiste chinois.
Beaucoup de monde pense que les USA sont faussement forts et que c'est une énorme mascarade. Et ceux qui pensent cela prennent pour exemple les échecs apparents des guerres au Moyen Orient. Si vous prenez comme critère la paix et la démocratie et l'écrasement des islamistes vous avez raison. Sauf que ce sont de fausses raisons de guerres. Une des vraies raisons et qu'il s'agit pour les USA de garantir les achats de pétrole en dollar (fausse monnaie), assurant ainsi une croissance à coût réduit. Et là c'est le cas. Ils sont éminemment brillants.
#2
Posté 19 juillet 2011 à 21:04
En terme entrepreneurial, c'est un mauvais investissement. Du pétrole qui coûte très très cher !!!
Surtout pour 3 montagnard afghans ... c'est aussi coûteux en terme de crédibilité.
L'occident ne fait plus ni peur ni rêver.
Ceci dit oui, une stratégie pour sapper la chine , pourquoi pas, mais pas facile a mettre en oeuvre, car les chinois se méfient du diable blanc
C'est plus facile quand tu domines partout que quand tu perds du terrain et de la crédibilité a chaque round.
En attendant, pour l'instant, en vrai dans le concret, c'est les chinois qui rachètent l'Europe tandis que les USA rapatrient leurs capitaux par crainte.
#3
Posté 19 juillet 2011 à 21:44
Cette dette se concentre dans les collectivités locales qui ont lourdement emprunté pour investir dans l'immobilier et l'infrastructure. Les toutes premières statistiques sur la dette des collectivités locales publiées par le Bureau national de l'audit (NAO) à la fin du mois de juin à révélé des dettes stupéfiantes de 10,7 mille milliards de yuan (1,65 mille milliards de dollars américains), soit l'équivalent de près de 27 pour cent du PIB du pays en 2010.
L'agence de notation internationale Moody's a évalué la totalité de la dette à quelque 540 milliards de dollars de plus que le chiffre fourni par le NAO, avec des créances à risques estimées entre 8 à 12 pour cent du total. Moody's a averti qu'en l'absence d'un plan pour maîtriser la dette des collectivités locales, la notation des banques chinoises par l'agence pourrait devenir négative.
Victor Shih, expert sur la dette des collectivités locales chinoises, basé aux Etats-Unis, affirme que la somme totale pourrait même être plus élevée, entre 15,4 à 20,1 mille milliards de yuan, soit 40 à 50 pour cent du PIB chinois de 2010. De plus, comme il l'a dit au New York Times: « La plupart des entités gouvernementales qui empruntent ne sont même pas en mesure de rembourser les intérêts sur les emprunts. »
Les dépenses massives des collectivités locales ont contribué à attiser la spéculation sur la propriété ce qui a provoqué l'escalade des prix immobiliers et un immense surplus de logements invendus. Durant la décennie précédente, le prix de l'immobilier dans le centre de croissance qu'est Shangaï, a quasiment été multiplié par quatre. A Canton, il a été multiplié par trois. Dans un rapport publié cette année, la banque d'investissement Crédit Suisse a identifié Wuhan comme l'une des « 10 principales villes à éviter »expliquant qu'il faudrait huit ans pour vendre le stock de logements invendus.
La crise de la dette des collectivités locales est la conséquence directe de la réponse de Beijing à la tourmente financière mondiale qui a éclaté en 2008. Le ralentissement brutal des principaux marchés d'exportation de la Chine ( Etats-Unis, Europe et Japon) a conduit à la suppression rapide de 23 millions d'emplois. Craignant des soulèvements sociaux, le régime chinois a présenté les grandes lignes d'un programme de relance de 4 mille milliards de yuan pour maintenir la croissance économique, mais n'a fourni que 1,2 mille milliards de yuan, laissant le reste du financement aux collectivités locales et aux entreprises publiques.
Il en a résulté une orgie d'emprunts. N'ayant pas le droit d'émettre directement des obligations, les collectivités locales ont crée des entreprises d'investissements pour emprunter aux banques publiques. L'argent n'a pas été investi dans des hôpitaux et des écoles, malgré l'urgence criante, mais dans des projets immobiliers et d'infrastructure. Beijing a encouragé ces excès en promouvant des bureaucrates sur la base de statistiques de croissance économique locale.
Les chiffres de la dette des collectivités locales altèrent considérablement l'image des finances publiques chinoises. La dette du gouvernement central s'élève à moins de 20 pour cent du PIB, soit bien moins que le niveau de la dette publique des Etats-Unis et de l'Europe. Mais comme l'a fait remarquer un chercheur américain Minxin Pei dans un récent article intitulé «la bombe à retardement de la dette chinoise », une fois que l'on prend en compte la dette des collectivités locales et autres dettes, la totalité de la dette chinoise s'élève à 70 à 80 pour cent du PIB.
Beijing a pris des mesures pour resserrer le crédit, ce qui rendra plus difficile pour les collectivités locales de simplement refinancer les emprunts, dont la moitié devront être remboursés dans les deux prochaines années. Un récent rapport de la banque d'investissement USB a prédit que les entreprises d'investissement des collectivités locales pourraient générer jusque 460 milliards de dollars de prêts non remboursés dans les années à venir. Si le gouvernement central est forcé de renflouer les collectivités locales et les banques, la croissance économique qui ralentit déjà, chutera davantage encore.
Par le passé, les finances des collectivités locales chinoises auraient à peine été mentionnées dans la presse financière internationale. Le fait que le niveau de la dette chinoise provoque des inquiétudes de ramifications pour l'économie mondiale est signe que le capitalisme mondial dépend de la croissance économique de la Chine.
Durant les deux précédentes décennies, de hauts niveaux de croissance ont catapulté la Chine du dixième au second rang de plus grande économie mondiale. Selon un rapport du mois d'avril de l'Académie chinoise de science sociale, la Chine a contribué l'année dernière de plus de 30 pour cent à la croissance économique mondiale. Avec la stagnation des Etats-Unis, du Japon et de l'Europe, tout ralentissement de l'économie chinoise ne fera qu'aggraver la crise économique mondiale en cours. Les principaux producteurs de marchandises tels l'Australie et le Brésil seront parmi les premiers touchés.
A l'intérieur de la Chine, le coût de tout renflouement des collectivités locales et des banques sera inévitablement imposé, d'une manière ou d'une autre, sur les travailleurs ce qui attisera encore davantage les tensions sociales. Après la crise financière asiatique de 1997-98, Beijing avait été obligée de consolider le système bancaire en prenant le contrôle de 335 milliards de dollars de dettes à risques des mains des principales banques publiques. Pour financer le renflouement, le régime avait dû privatiser des entreprises publiques, détruisant plus de 20 millions d'emplois, avait supprimé des logements financés par l'Etat et institué le système de «l'usager paie » en matière de santé et d'éducation, ce qui avait considérablement alourdi le fardeau de la classe ouvrière.
La crise actuelle de la dette en Chine est à une bien plus grande échelle. Tout ralentissement économique provoquera rapidement une hausse du chômage. Il existe déjà un mécontentement social considérable au sujet de la hausse des prix, avec l'augmentation de 6,4 pour cent de l'indice des prix à la consommation d'année en année, soit le taux le plus élevé en trois ans. Le prix des denrées alimentaires a augmenté de 14 pour cent et le prix du porc de 57 pour cent. Un fardeau économique supplémentaire a le potentiel de déclencher ce que le régime a toujours craint: l'éruption de la résistance et de l'opposition de la classe ouvrière qui compte à présent 400 millions de personnes.
Une croissance forte et continue en Chine durant les trois dernières années a conduit certains commentateurs à se demander si la Chine ne serait pas en train de proposer un modèle de développement économique entièrement nouveau. En réalité, la Chine est empêtrée dans les contradictions mondiales du capitalisme qui sont celles-là mêmes qui ont provoqué la crise économique internationale. Loin de fournir une nouvelle source de force au capitalisme mondial, la Chine se révèle être un colosse économique aux pieds d'argile.
Source: http://www.mondialis...xt=va&aid=25682
Si tu veux la paix dans le monde, commence par trouver la paix intérieur.
#4
Posté 20 juillet 2011 à 06:11
#5
Posté 20 juillet 2011 à 07:38
plumesagilles, le 20 juillet 2011 à 06:11, dit :
les sous sont dus a la Chine et l'Allemagne en premier lieu.
Et l'endettement lui même est en partie (de moins en moins il est vrai) sain : c'est investissement.
Il faut le mettre en regard de l'épargne et du patrimoine qui le sous-tends aussi.
#6
Posté 20 juillet 2011 à 08:03
yoananda, le 20 juillet 2011 à 07:38, dit :
les sous sont dus a la Chine et l'Allemagne en premier lieu.
Et l'endettement lui même est en partie (de moins en moins il est vrai) sain : c'est investissement.
Il faut le mettre en regard de l'épargne et du patrimoine qui le sous-tends aussi.
Comment est-ce possible?
Tous les pays empruntent à des banques privés qui appliquent toutes des intérêts.
L'essentiel de la dette n'est-elle pas imputable à ces intérêts?
Voici un tableau qui montre ce que serait la dette avec et sans l'application de cette loi de 1973 qui interdit à l'état de créer de la monnaie, le forçant ainsi à emprunter aux banques privés avec intérêts.

Alors je dis : "Messieurs les banksters vous pouvez vous asseoir dessus! On annule TOUT!!!"
Hugo Chavez
#7
Posté 20 juillet 2011 à 10:53
Prema, le 20 juillet 2011 à 08:03, dit :
Tous les pays empruntent à des banques privés qui appliquent toutes des intérêts.
L'essentiel de la dette n'est-elle pas imputable à ces intérêts?
Voici un tableau qui montre ce que serait la dette avec et sans l'application de cette loi de 1973 qui interdit à l'état de créer de la monnaie, le forçant ainsi à emprunter aux banques privés avec intérêts.

Alors je dis : "Messieurs les banksters vous pouvez vous asseoir dessus! On annule TOUT!!!"
En plus il faudrait séparer dette nette et dette brute (sur ce graphique on ne voit que la brute)
Hors, c'est bien a ça que servent les taux d'intérêts bas que tout le monde recherche.
La dette ne veut rien dire en soi, il faut la comparer au PIB (les fameux critères de maastrichit).
Et la dette est une anticipation de la croissance a venir.
Annuler la dette c'est
* annuler les assurances vies des gens (leur épargne)
* annuler les retraites (gérées par des fond de pension dont le rôle est d'assurer a leur client que leur retraite ne sera pas dévaluée)
* annuler les investissements (éducation, recherche, industrie)
pour ma part, je pense que le système de la dette est ingénieux et utile, mais comme tout outil, le problème c'est ce qu'en font certains.
Donc, plutôt que la dette, je souhaiterai la fin de "l'obscurité" (petit mensonges entre amis) et la fin de la centralisation qui permet ces connivences.
Parce que sinon, que proposer d'autre a la place ? (sans dette toute l'économie s'effondre demain, par contre, on peut parler de désendettement progressif, et puis, au final, c'est ce qui va se faire pour la grèce).
J'aime beaucoup la notion de dette odieuse pour séparer la bonne de la mauvaise dette.
Et puis, surtout, a mon sens, il faut un système pour gérer la décroissance, en plus de la croissance (seule option aujourd'hui possible). Car a cause du peak oil, on n'a pas le choix de décroître.
#8
Posté 21 juillet 2011 à 21:18
yoananda, le 20 juillet 2011 à 10:53, dit :
Justement, la croissance chinoise consomme une énergie folle. Dans moins de 10 ans, chaque point de croissance chinois consommera 5 fois plus d'énergie qu'un point de croissance américain (pays plus grand, plus de citoyens, territoire en cours d'aménagement...).
Face à cette dépendance de plus en plus forte aux hydrocarbures (qui restent la 1ère source d'énergie) et au choc systémique qui sera provoqué par le Oil Crunch (qui a déjà commencé et qui va s'amplifier, j'ai pas le temps de développer...), ne pensez-vous pas que la Chine va beaucoup plus morfler que les USA ?
#9
Posté 24 juillet 2011 à 07:48
Le « massacre » de Place Tienanmen a été un mythe (Workers World)
(...)
Y a-t-il eu des combats à Pékin ? Absolument. Mais il n’y a pas eu de massacre d’étudiants désarmés sur la place. Ceci a été une invention de l’Occident, destinée à diaboliser le gouvernement chinois et à gagner la sympathie du public pour la contre-révolution.
Le tournant vers une économie de marché sous Deng Xiaoping a éloigné de nombreux travailleurs. Il y a aussi eu un élément contre-révolutionnaire qui a essayé de tirer profit du mécontentement populaire pour restaurer complètement le capitalisme.
Les impérialistes espéraient que les batailles à Pékin auraient fait tomber le Parti Communiste Chinois, et détruit l’économie planifiée -de la même façon que ce qui allait arriver deux ans plus tard en Union Soviétique. Ils voulaient que la Chine s’ « ouvrît », non pas à la vérité mais au saccage de la propriété populaire par des banques et des corporations impérialistes.
Après de nombreuses hésitations au sommet, l’armée a été mobilisée et la révolte écrasée. La Chine n’a pas été démantelée comme l’Union Soviétique ; son économie n’a pas implosé ni les niveaux de vie subi un déclin. Au contraire, salaires et conditions sociales se sont améliorés à un moment où en tout autre endroit les travailleurs ont subi de graves pertes sous l’effet d’une grave crise économique capitaliste.
Malgré de profondes concessions au capitalisme, à l’extérieur et à l’intérieur, la Chine continue à avoir une économie planifiée fondée sur de fortes infrastructures de propriété de l’Etat.
Workers World, 29 juin 2011.
http://www.workers.o...tiananmen_0707/
Traduit par M-A. Patrizio de la version italienne réalisée par Domenico Losurdo :
article complet à ce lien
http://www.legrandso...kers-world.html
#10
Posté 24 juillet 2011 à 11:48
Notre pouvoir ne réside pas dans notre capacité à refaire le monde mais dans notre habileté à nous recréer nous meme.Gandhi.
Il n'y a qu'une seule partie de l'univers que nous pouvons changer d'une façon certaine: nous meme.Aldous huxley
Pour certains,la vie est une ivresse continuelle,le plaisir passe mais le mal de tête reste.Proverbe Persan.
#11
Posté 31 octobre 2011 à 15:48
Enosis, le 19 juillet 2011 à 20:36, dit :
Bonjour Enosis,
Quelle Chine ?
La République de Chine à Taïwan ?
Je pense que non. Après tout, la RdC est démocratique depuis 15 ans.
Cordialement,
Stephen唐士明Thomas
PS
#12
Posté 31 octobre 2011 à 16:47
Enosis, le 21 juillet 2011 à 21:18, dit :
Face à cette dépendance de plus en plus forte aux hydrocarbures (qui restent la 1ère source d'énergie) et au choc systémique qui sera provoqué par le Oil Crunch (qui a déjà commencé et qui va s'amplifier, j'ai pas le temps de développer...), ne pensez-vous pas que la Chine va beaucoup plus morfler que les USA ?
Aujourd'hui à l'échelle du monde nous avons :
- La Russie qui détient le gaz
- La Chine qui détient l'argent
- Les Etats-Unis qui détient le pétrole
C'est clair comme ça non?
Ce message a été modifié par decimal- - 31 octobre 2011 à 16:51.
#13
Posté 31 octobre 2011 à 18:19
decimal-, le 31 octobre 2011 à 16:47, dit :
- La Russie qui détient le gaz
- La Chine qui détient l'argent
- Les Etats-Unis qui détient le pétrole
#14
Posté 31 octobre 2011 à 19:17










