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maitres de sagesse, enseignement des maitres


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224 réponses dans ce topic

#211 SIMHA108

SIMHA108

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Posté 09 août 2011 à 21:40

Voir le messageLeBosonDeHiggs, le 09 août 2011 à 18:38, dit :


Je réinvite les modos à fermer ce fil de discussion avant qu'il n'y ait plus que des schtroumpfs noirs.


Vu que nous cherchons tous plus ou moins la lumière, tant que nous ne sommes pas illuminé,
nous sommes dans l'ignorance, et plus ou moins schtroumpf noir

#212 SIMHA108

SIMHA108

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Posté 09 août 2011 à 21:48

Voir le messageanselme, le 07 août 2011 à 14:04, dit :



Non, en fait, la vérité semble plus simple que cela.

Les maîtres de sagesse n'existent pas.

En revanche, il ne tient qu'à nous de le devenir en agissant ici et maintenant, là où nous sommes en offrant le meilleur de nous-même à chaque instant de notre vie.
Et, si chacun faisait cela, nous deviendrons tous des maîtres de sagesse et la misère, la souffrance et la peur disparaitraient de la surface de la terre.

Pourquoi, la terre serait-elle inexorablement un monde de souffrance et de violence au nom d'une hypothétique évolution et de la non ingérence préméditée de ceux qui auraient atteint un haut degré de développement??

Bizarre comme raisonnement. :calin:

Oui bizarre comme raisonnement, mais aussi c'est merveilleux.
Car c'est exactement ce que font les maîtres de sagesse, ils agissent ici et maintenant en offrant le meilleur d'eux-même à tout moment, et c'est pour cela qu'il existe des maîtres de sagesse.
Mais il y en a peu, il en faudrait des dizaines de milliers pour créer une grande évolution pour le meilleur de l'humanité, je sais que cela peut paraître utopique, mais le paradis peut exister sur terre.

Pour moi, le Paradis c'est l'absence de crime, de négativité, de souffrance, de maladie, c'est simple ensuite cela peut encore évoluer, evoluer .....

Ce message a été modifié par SIMHA108 - 09 août 2011 à 21:49.


#213 Onyx

Onyx

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Posté 10 août 2011 à 00:29

Voir le messagegill, le 09 août 2011 à 13:05, dit :

élo ,
celà me fait penser à la permanence du calme dans la méditation !
pour l'égo je ne me pose pas trop de question car se serait lui donner plus d'importance qu'il n'en a (ou supposé avoir!)
j'essaye juste de faire le trie entre bonnes et mauvaises pensées et Dieu sait si elles arrivent vite !  :parano:
tu dis Onyx :
"Pour moi l'égo n'est rien d'autre que les habitudes, les automatismes, la mémoire de ce qui est censé être la seule réalité, ce que l'on croit possible (croyances), le voile en quelque sorte qui nous sépare d'une conscience plus élevée. Dépasser cela par la concentration n'est pas aisé car le vilain égo attire notre attention constamment"
oui , et arriver à une conscience plus élevée grace à la concentration reste provisoir ? perso je n'y suis jamais arrivé plus de qques minutes ,
et pour être un peu plus HS (si c'était possible  ;-) ) un exercice que j'aime c'est arriver à ne pas m'énerver en voiture plus de 10mn  :grognon:  
ne pas s'énerver en voiture est-il un signe de conscience modifiée ?  :D

La permanence du calme et la constance dans la méditation est en effet nécessaire pour atteindre le Samyama...

Concernant l'ego que je traite de vilain j'étais plus ou moins sérieux c'est à prendre avec légèreté...  La notion de bien et de mal est assez relative et est différente selon le point de vue de chaque individu.  Je n'essaie pas ici de dire ce qui serait bien ou mal pour tout le monde mais de rendre compte de certaines limites qui existent parfois ici et là.

Pour ton exercice de ne pas t'énerver en voiture je dirais que cela est bon pour ton propre équilibre et ta santé  :sourire:  

Un détail comme cela si j'étais toi j’appellerais mon exercice être calme et détendue en voiture  :D

Ce message a été modifié par Onyx - 10 août 2011 à 02:49.


#214 Onyx

Onyx

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Posté 10 août 2011 à 00:59

Voir le messageanselme, le 09 août 2011 à 14:53, dit :

Les siddhis peuvent être opérationnels avec ou sans ego.
C'est le danger justement.
le fameux "côté obscur de la force".
L'ego ne serait en somme, qu'un fantôme sans existence.
Ce serait les conséquences de l'égo qui nuiraient à ces capacité naturelles de l'homme.
Les excès en tous genres.
La bouffe, la boisson, le sexe, "encrasseraient", le contact subtil du corps/esprit/environnement.
La colère, la médisance n'affecteraient pas trop les siddhis, si en parallèle on garde une certaine hygiène de vie.
Bien sûr, il ne s'agit ici que d'un sixième sens naturel qui n'a rien à voir avec les élucubrations "superpouvoiresques" de quelques affabulateurs ivres. :nonnonnon:

J'approuve mais pour vraiment les atteindre il faut se dépasser  :D

Et pour aller encore plus loin se dépasser encore !

le fameux "côté obscur de la force" est celui qui devient prisonnier de ses pouvoirs auquel il s'identifie et je ne crois pas qu'il aille très loin s'il ne s'arrête qu'à cela.

Pour le reste je suis d'accord avec toi sur les conséquences de l'égo qui reste dans sa zone de confort et aussi que ce sixième sens comme tu l’appel est tout à fait naturel.

#215 Onyx

Onyx

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Posté 10 août 2011 à 01:35

Voir le messageSIMHA108, le 09 août 2011 à 21:26, dit :

L'égo ce n'est pas les habitudes, les automatismes ou la mémoire.
L'égo c'est la force qui pousse en avant, pour notre évolution,
pour conquérir, pour dominer, c'est une superbe force.

Elle peut nous mener à l'illumination,
ou nous faire commettre des crimes, c'est le cas des dictateurs,
Ils ont un très gros égo, soif de pouvoir sans partage,
incapable d'agir pour le mieux de leur peuple.

L'égo est la force qui nous pousse à faire des expériences,
mais aussi il nous amène aux portes de l'illumination.

C'est une force vitale très utile,
mais qu'il faut maitriser et pas être à son service.

Moi je maintient que les habitudes, les automatismes ou la mémoire sont certaines des parties de ce qui forme l'égo et sa zone de confort à un niveau moins conscient qu'on le veuille ou non que tu dis toi même qu'il faut maîtriser, peut-être dépasser à occasion ? et ne pas être à son service.

Pour le reste j'aime bien ton intervention pour la suite car tu attires notre attention sur l'aspect positif que l'on peut en tirer de l'égo, donc de nous même. :bravooo:

Ce message a été modifié par Onyx - 10 août 2011 à 01:55.


#216 ronanor

ronanor

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Posté 10 août 2011 à 14:27

Bonjour à tous,

Pour développer ce sujet je pense qu'il est intéressant de vous partager ce que René Guénon pensait de cette histoire des Maitres de sagesse appelés par les 1er théosophistes les "Mahatmas". Voici des passages de son livre "le théosophisme" publié en 1921 où il nous livre des détails impressionnant sur "l'origine" de ces maitres :

CHAPITRE IV
LA QUESTION DES MAHATMAS

C’est à l’époque où nous en sommes arrivé qu’entrent en scène les « Mahâtmâs » thibétains, à qui sera désormais attribuée la production de tous les phénomènes, et notamment, en premier lieu, le fameux Koot Hoomi Lal Singh, le nouveau « Maître » de Mme Blavatsky. Le nom sous lequel ce personnage est connu est, dit-on, « son nom mystique, d’origine thibétaine », car « les occultistes, à ce qu’il paraît, prennent de nouveaux noms au moment de leur initiation » ; mais, si Koot Hoomi peut être un nom thibétain ou mongol, Lal Singh est certainement un nom hindou (de « kshatriya») ou sikh, ce qui n’est pas du tout la même chose.

Il n’en est pas moins vrai que le changement de nom est en effet une pratique qui existe dans beaucoup de sociétés secrètes, en Occident aussi bien qu’en Orient ; ainsi, dans les statuts de la « Rose-Croix d’Or » de 1714, on lit que « chaque Frère changera ses nom et prénoms après avoir été reçu, et fera de même chaque fois qu’il changera de pays » ; ce n’est là qu’un exemple parmi beaucoup d’autres, de sorte que le fait dont il s’agit est de ceux dont Mme Blavatsky pouvait avoir eu connaissance sans grande difficulté.

Voici ce que Sinnet dit de Koot Hoomi, en racontant les débuts de sa correspondance avec lui : « C’était un natif du Panjab, d’après ce que j’appris plus tard, que les études occultes avaient attiré dès sa plus tendre enfance. Grâce à un de ses parents qui était lui-même un occultiste, il fut envoyé en Europe pour y être élevé dans la science occidentale, et, depuis, il s’était fait initier complètement dans la science supérieure de l’Orient ». Par la suite, on prétendra qu’il était déjà parvenu à cette initiation complète au cours de ses incarnations antérieures ; comme les « Maîtres », contrairement à ce qui a lieu pour les hommes ordinaires, conserveraient le souvenir de toutes leurs existences (et certains disent que Koot Hoomi en eut environ huit cents), ces diverses affirmations semblent difficiles à concilier. Les « Mahâtmâs » ou « Maîtres de Sagesse » sont les membres du degré le plus élevé de la « Grande Loge Blanche», c’est-à-dire de la hiérarchie occulte qui, d’après les théosophistes, gouverne secrètement le monde.

Au début, on admettait qu’ils étaient eux-mêmes subordonnés à un chef suprême unique ; maintenant, il parait que les chefs sont au nombre de sept, comme les « sept adeptes » rosicruciens qui possèdent l’ « élixir de longue vie » (et la plus extraordinaire longévité fait aussi partie des qualités attribuées aux « Mahâtmâs », et que ces sept chefs représentent « les sept centres de l’Homme Céleste », dont « le cerveau et le cœur sont constitués respectivement par le Manou et le Bodhisattwa qui guident chaque race humaine » 3. Cette union des deux conceptions du Manou et du Bodhisattwa, qui n’appartiennent pas à la même tradition, puisque la première est brâhmanique et la seconde bouddhique, fournit un exemple bien remarquable de la façon « éclectique » dont le théosophisme constitue sa prétendue doctrine. Dans les premiers temps, les « Mahâtmâs » étaient aussi appelés parfois du simple nom de « Frères » ; on préfère aujourd’hui la dénomination d’ « Adeptes », terme emprunté par les théosophistes au langage rosicrucien, dans lequel, en effet, il désigne proprement les initiés qui ont atteint les plus hauts grades de la hiérarchie.

Le Dr Ferrand, dans l’article que nous avons déjà mentionné, a cru devoir faire une distinction entre les « Mahâtmâs » et les « maîtres ou adeptes », et il pense que ceux-ci ne sont que les chefs réels de la Société Théosophique ; c’est là une erreur, car ces derniers affectent au contraire de ne jamais se donner que le modeste qualificatif d’ « étudiants ». Les « Mahâtmâs » et les « Adeptes » sont, pour les théosophistes, une seule et même chose, et cette identification avait été déjà suggérée par le Dr Franz Hartmann 2 ; c’est à eux aussi qu’a été appliqué exclusivement le titre de « Maîtres », d’abord d’une façon toute fait générale 3, et ensuite avec une restriction : pour Leadbeater, « tous les Adeptes ne sont pas des Maîtres, car tous ne prennent pas d’élèves », et l’on ne doit, en toute rigueur, appeler Maîtres que ceux qui, comme Koot Hoomi et quelques autres, « consentent, sous certaines conditions, à prendre comme élèves ceux qui se montrent dignes de cet honneur ».

La question des « Mahâtmâs », qui tient une place considérable dans l’histoire de la Société Théosophique et même dans ses enseignements, peut être grandement éclaircie par tout ce que nous avons exposé précédemment. En effet, cette question est plus complexe qu’on ne le pense d’ordinaire, et il ne suffit pas de dire que ces « Mahâtmâ » n’existèrent jamais que dans l’imagination de Mme Blavatsky et de ses associés ; sans doute, le nom de Koot Hoomi, par exemple, est une invention pure et simple, mais, comme ceux des « guides spirituels » auxquels il succédait, il a fort bien pu servir de masque à une influence réelle. Seulement, il est certain que les vrais inspirateurs de Mme Blavatsky, quels qu’ils aient été, ne répondaient point à la description qu’elle en donne et, d’un autre côté, le mot même de « Mahâtmâ » n’a jamais en en sanscrit la signification qu’elle lui attribue, car ce mot désigne en réalité un principe métaphysique et ne peut s’appliquer à des êtres humains ; peut-être est-ce même parce qu’on a fini par s’apercevoir de cette méprise qu’on a renoncé à peu près complètement à l’emploi de ce terme.

Pour ce qui est des phénomènes soi-disant produits par l’intervention des « Maîtres », ils étaient exactement de même nature que ceux des « clubs à miracles » du Caire, de Philadelphie et de New-York ; c’est ce qui fut amplement établi, en 1884, par l’enquête du Dr Richard Hodgson, ainsi que nous le verrons plus loin. Les « messages précipités» étaient fabriqués par Mme Blavatsky avec la complicité d’un certain Damodar K. Mavalankar (un Brâhmane qui répudia publiquement sa caste) et de quelques autres, comme le déclara dès 1883 M. Allen O. Hume, qui, après avoir commencé à collaborer avec Sinnett à la rédaction du Bouddhisme Esotérique, s’était retiré en constatant les multiples contradictions contenues dans la prétendue correspondance de Koot Hoomi qui devait servir de base à ce livre ; et Sinnett lui-même a avoué, d’autre part, que « plus les lecteurs connaîtront l’Inde, moins ils voudront croire que les lettres de Koot Hoomi ont été écrites par un natif de l’Inde » !

Déjà, au moment même de la rupture avec l’Arya Samâj, on avait découvert qu’une des lettres en question, reproduite dans le Monde Occulte qui parut en juin 1881, était tout simplement, pour une bonne partie, la copie d’un discours prononcé à Lake Pleasant, en août 1880, par le professeur Henry Kiddle, de New-York, et publié le même mois dans le journal spirite Banner of Light. Kiddle écrivit à Sinnett pour lui demander des explications ; celui-ci ne daigna même pas répondre, et, entre temps, des branches de la Société Théosophique furent fondées à Londres et à Paris. Mais le scandale n’allait pas tarder à éclater : en 1883, Kiddle, à bout de patience, se décida à rendre publique sa protestation, ce qui provoqua immédiatement, surtout dans la branche de Londres, de nombreuses et retentissantes démissions, notamment celles de C. C. Massey, qui en était alors président (et qui fut remplacé par Sinnett), de Stainton Moses, de F. W. Percival et de Miss Mabel Collins, l’auteur de la Lumière sur le Sentier et des Portes d’Or. Le Dr George Wyld, qui avait été le premier président de cette même branche de Londres, s’était déjà retiré en mai 1882, parce que Mme Blavatsky avait dit dans un article du Theosophist : « il n’y a pas de Dieu personnel ou impersonnel », à quoi il avait répondu fort logiquement : « S’il n’y a pas de Dieu, il ne peut y avoir d’enseignement théo-sophique. ».

Du reste, partout et à toutes les époques, nombre de personnes qui étaient imprudemment entrées dans la Société Théosophique s’en retirèrent de même lorsqu’elles furent suffisamment édifiées sur le compte de ses chefs ou sur la valeur de ses enseignements. Ces faits déterminèrent, au moins momentanément, le remplacement de Koot Hoomi par un autre « Mahâtmâ » du nom de Morya, celui-là même que Mme Blavatsky prétendit ensuite avoir rencontré à Londres en 1851, et avec lequel Mme Besant devait, elle aussi, entrer en communication quelques années plus tard. Il y avait d’ailleurs des liens très étroits et très anciens entre Morya, Mme Blavatsky et le colonel Olcott, s’il faut en croire M. Leadbeater, qui raconte à ce sujet une histoire qui se serait passée il y a quelques milliers d’années dans l’Atlantide, où ces trois personnages se trouvaient déjà réunis ! Morya, que Sinnett appelait « l’Illustre », et que Mme Blavatsky appelait plus familièrement « le général », n’est jamais désigné que par son initiale dans les appendices des rééditions du Monde Occulte (il n’était pas encore question de lui dans la première édition) ; voici la raison qui en est donnée : « Il est parfois difficile de savoir comment appeler les « Frères », même quand on connaît leurs vrais noms ; moins on emploie ceux-ci, mieux cela vaut, pour plusieurs raisons, parmi lesquelles on peut ranger la profonde contrariété qu’éprouvent leurs vrais disciples quand de tels noms deviennent d’un usage fréquent et irrespectueux parmi les railleurs ». Mme Blavatsky a dit également : « Nos meilleurs théosophes préféreraient de beaucoup que les noms des Maîtres n’eussent jamais paru dans aucun de nos livres »; c’est pourquoi l’usage a prévalu de parler seulement des « Maîtres » K. H. (Koot Hoomi), M. (Morya), D. K. (Djwal Kûl).

Ce dernier, qu’on donne pour la réincarnation d’Aryasanga, un disciple de Bouddha, est un nouveau venu parmi les « Mahâtmâs » ; il n’a atteint l’ « Adeptat » qu’à une date toute récente, puisque M. Leadbeater dit qu’il n’y était pas encore parvenu lorsqu’il se montra à lui pour la première fois. Koot Hoomi et Morya sont toujours regardés comme les deux principaux guides de la Société Théosophique, et il paraît qu’ils sont destinés à une situation encore plus élevée que celle qu’ils occupent actuellement ; c’est aussi M. Leadbeater qui nous en informe en ces termes : « Beaucoup, parmi nos étudiants, savent que le Maître M., le Grand Adepte auquel se rattachaient plus particulièrement nos deux fondateurs, a été choisi pour être le Manou de la sixième race-mère (celle qui doit succéder à la nôtre), et que son ami inséparable, le Maître K. H., doit en être l’instructeur religieux », c’est-à-dire le Bodhisattwa.

Les théosophistes regardent les « Adeptes » comme des hommes vivants, mais des hommes qui ont développé en eux des facultés et des pouvoir qui peuvent paraître surhumains : telle est, par exemple, la possibilité de connaître les pensées d’autrui et de communiquer directement et instantanément, par « télégraphie psychique », avec d’autres « Adeptes » ou avec leurs disciples, en quelque lieu qu’ils se trouvent, et celle de se transporter eux-mêmes, dans leur forme « astrale », non seulement d’une extrémité à l’autre de la terre, mais même sur d’autres planètes.

Mais il ne suffit pas de savoir quelle idée les théosophistes se font de leurs « Mahâtmâs », et même ce n’est pas là ce qui importe le plus ; il faudrait encore, et surtout, savoir à quoi tout cela correspond dans la réalité. En effet, quand on a fait la part très large de la fraude et de la supercherie, et nous avons montré qu’il faut la faire, tout n’est pas encore dit sur ces personnages fantastiques, car il est peu d’impostures qui ne reposent pas sur une imitation, ou, si l’on préfère, sur une déformation de la réalité, et c’est d’ailleurs le mélange du vrai et du faux qui, lorsqu’il est habilement fait, les rend plus dangereux et plus difficiles à démasquer. La célèbre mystification de Léo Taxil fournirait à cet égard toute une série d’exemples fort instructifs ; et il y a là un rapprochement qui se présente assez naturellement à la pensée 2 , parce que, comme Léo Taxil a fini par déclarer qu’il avait tout inventé, Mme Blavatsky a fait de même, quoique moins publiquement, dans certains moments de colère et de découragement. Non seulement elle a dit dans un de ses derniers ouvrages que l’accusation d’avoir imaginé les « Mahâtmâs » et leurs enseignements, loin de lui porter préjudice, fait un honneur excessif à son intelligence, ce qui est d’ailleurs contestable, et « qu’elle en est presque venue à préférer que l’on ne croie pas aux Maîtres » ; mais encore, en ce qui concerne les « phénomènes », nous trouvons sous la plume d’Olcott cette déclaration fort nette : « A certains jours, elle se trouvait dans des dispositions telles qu’elle se prenait à nier les pouvoirs mêmes dont elle nous avait donné le plus de preuves soigneusement contrôlées par nous ; elle prétendait alors qu’elle avait mis son public dedans ! ». Et Olcott se demande à ce propos « si elle n’avait pas voulu se moquer de ses propres amis » ; c’est bien possible, mais est-ce lorsqu’elle leur montrait des « phénomènes » qu’elle se moquait d’eux, ou lorsqu’elle les prétendait faux ? Quoi qu’il en soit, les négations de Mme Blavatsky faillirent bien dépasser le cercle de ses familiers, car elle écrivit un jour ceci à son compatriote Solovioff : « Je dirai et publierai dans le Times et dans tous les journaux que le « Maître » (Morya) et le « Mahâtmâ Koot Hoomi » sont seulement le fruit de ma propre imagination, que je les ai inventés, que les phénomènes sont plus ou moins des apparitions spiritualistes, et j’aurai vingt millions de spirites derrière moi » . Si cette menace n’avait pas suffi à produire l’effet voulu sur certains milieux qui devaient être visés à travers le destinataire de cette lettre, Mme Blavatsky n’aurait sans doute pas hésité à la mettre à exécution, et ainsi son équipée aurait fini exactement comme celle de Taxil ; mais celui qui a trompé en affirmant la vérité de tout ce qu’il racontait peut bien tromper encore en déclarant que tout cela était faux, soit pour échapper à des questions indiscrètes, soit pour toute autre raison.

En tout cas, il est de toute évidence qu’on ne peut imiter que ce qui existe : c’est ce qu’on peut faire remarquer notamment au sujet des phénomènes dits « psychiques », dont la simulation même suppose qu’il existe au moins dans cet ordre quelques phénomènes réels. De même, si les soi-disant « Mahâtmâs » ont été inventés, ce qui ne fait pour nous aucun doute, non seulement ils l’ont été pour servir de masque aux influences qui agissaient effectivement derrière Mme Blavatsky, mais encore cette invention a été conçue d’après un modèle préexistant.

Les théosophistes présentent volontiers les « Mahâtmâs » comme les successeurs des Rishis de l’Inde védique et des Arhats du Bouddhisme primitif ; sur les uns et les autres, ils ne savent d’ailleurs pas grand’chose, mais l’idée très fausse qu’ils s’en forment a bien pu, en effet, fournir quelques-uns des traits qu’ils prêtent à leurs « Maîtres ». Seulement, l’essentiel est venu d’ailleurs, et de beaucoup moins loin : presque toutes les organisations initiatiques, même occidentales, se sont toujours réclamées de certains « Maîtres », auxquels des dénominations diverses ont été données ; tels furent précisément les « Adeptes » du Rosicrucianisme ; tels furent également les « Supérieurs Inconnus » de la haute Maçonnerie du XVIIIe siècle. Là aussi, il s’agit bien d’hommes vivants, possédant certaines facultés transcendantes ou supranormales ; et Mme Blavatsky, bien que n’ayant certainement jamais eu la moindre relation avec des « Maîtres » de ce genre, avait pu cependant recueillir sur eux plus d’informations que sur les Rishis et les Arhats, qui d’ailleurs, n’ayant jamais été regardés en aucune façon comme les chefs d’une organisation quelconque, ne pouvaient en cela servir de type aux « Mahâtmâs ».

Nous avons vu que Mme Blavatsky fut en rapport avec des organisations rosicruciennes qui, tout en étant extrêmement éloignées à tous points de vue de la Rose-Croix originelle, n’en avaient pas moins conservé certaines notions relatives aux « Adeptes ». D’autre part, elle avait eu connaissance de divers ouvrages où se trouvent quelques données sur cette question ; ainsi, parmi les livres qu’elle étudia en Amérique en compagnie d’Olcott, et dont nous aurons à reparler, on trouve mentionnées l’Etoile Flamboyante du baron de Tschoudy et la Magia Adamica d’Eugenius Philalethes . Le premier de ces deux livres, publié en 1766, et dont l’auteur fut le créateur de plusieurs hauts grades maçonniques, contient un « Catéchisme des Philosophes Inconnus », dont la plus grande partie est tirée des écrits du Rosicrucien Sendivogius, appelé aussi le Cosmopolite, et que certains croient être Michel Maier. Quant à l’auteur du second, qui date de 1650, c’est un autre Rosicrucien dont le vrai nom était, dit-on, Thomas Vaughan, bien qu’il ait été connu aussi sous d’autres noms dans divers pays : Childe en Angleterre, Zheil en Amérique, Carnobius en Hollande 3 ; c’est d’ailleurs un personnage fort mystérieux, et ce qui est peut-être le plus curieux, c’est qu’ « une tradition prétend qu’il n’a pas encore quitté cette terre ».

Les histoires de ce genre ne sont pas si rares qu’on pourrait le croire, et l’on cite des « Adeptes » qui auraient vécu plusieurs siècles et qui, apparaissant à des dates diverses, semblaient avoir toujours le même âge : nous citerons comme exemples l’histoire du comte de Saint-Germain, qui est sans doute la plus connue, et celle de Gualdi, l’alchimiste de Venise ; or les théosophistes racontent exactement les mêmes choses au sujet des « Mahâtmâs ». Il n’y a donc pas lieu de chercher ailleurs l’origine de ceux-ci, et l’idée même de situer leur demeure dans l’Inde ou dans l’Asie centrale provient des mêmes sources ; en effet, dans un ouvrage publié en 1714 par Sincerus Renatus, le fondateur de la « Rose-Croix d’Or », il est dit que les Maîtres de la Rose-Croix sont partis pour l’Inde depuis quelque temps, et qu’il n’en reste plus aucun en Europe ; la même chose avait déjà été annoncée précédemment par Henri Neuhaus, qui ajoutait que ce départ avait eu lieu après la déclaration de la guerre de Trente Ans.

Quoi qu’il faille penser de ces assertions (dont il convient de rapprocher celle de Swedenborg, que c’est désormais parmi les Sages du Thibet et de la Tartarie qu’il faut chercher la « Parole perdue », c’est-à-dire les secrets de l’initiation), il est certain que les Rose-Croix eurent des liens avec des organisations orientales, musulmanes surtout ; en dehors de leurs propres affirmations, il y a à cet égard des rapprochements remarquables : le voyageur Paul Lucas, qui parcourut la Grèce et l’Asie Mineure sous Louis XIV, raconte qu’il rencontra à Brousse quatre derviches dont l’un, qui semblait parler toutes les langues du monde (ce qui est aussi une faculté attribuée aux Rose-Croix), lui dit qu’il faisait partie d’un groupe de sept personnes qui se retrouvaient tous les vingt ans dans une ville désignée à l’avance ; il lui assura que la pierre philosophale permettait de vivre un millier d’années, et lui raconta l’histoire de Nicolas Flamel que l’on croyait mort et qui vivait aux Indes avec sa femme.

Nous ne prétendons pas formuler ici une opinion sur l’existence des « Maîtres » et la réalité de leurs facultés extra ordinaires ; il faudrait entrer dans de longs développements pour traiter comme il convient ce sujet, qui est d’une importance capitale pour tous ceux qui s’intéressent à l’étude des questions maçonniques, et en particulier de la question si controversée des « pouvoirs occultes » ; peut-être aurons-nous quelque jour l’occasion d’y revenir.

Tout ce que nous avons voulu montrer, c’est que Mme Blavatsky a simplement attribué aux « Mahâtmâs » ce qu’elle savait ou croyait savoir au sujet des « Maîtres » ; elle commit en cela certaines méprises, et il lui arriva de prendre à la lettre des récits qui étaient surtout symboliques ; mais elle n’eut pas de grands efforts d’imagination à faire pour composer le portrait de ces personnages, qu’elle relégua finalement dans une région inaccessible du Thibet pour rendre toute vérification impossible. Elle dépassait donc la mesure quand elle écrivait à Solovioff la phrase que nous avons citée plus haut, car le type selon lequel elle avait conçu les « Mahâtmâs» n’était nullement de son invention ; elle l’avait seulement déformé par sa compréhension imparfaite, et parce que son attention était surtout tournée du côté des « phénomènes », que les associations initiatiques sérieuses ont toujours regardés au contraire comme une chose fort négligeable ; de plus, elle établissait, plus ou moins volontairement, une confusion entre ces « Mahâtmâs » et ses vrais inspirateurs cachés, qui ne possédaient assurément aucun des caractères qu’elle leur prêtait ainsi fort gratuitement.

Par la suite, partout où les théosophistes rencontrèrent quelque allusion aux « Maîtres », dans le Rosicrucianisme ou ailleurs, et partout où ils trouvèrent quelque chose d’analogue dans le peu qu’ils purent connaître des traditions orientales, ils prétendirent qu’il s’agissait des « Mahâtmâs » et de leur « Grande loge Blanche » ; c’est là proprement renverser l’ordre naturel des choses, car il est évident que la copie ne peut être antérieure au modèle. Ces mêmes théosophistes ont d’ailleurs cherché à utiliser de la même façon des éléments de provenances fort diverses et parfois inattendues ; c’est ainsi qu’ils ont voulu tirer parti des visions d’Anne-Catherine Emmerich, en identifiant au séjour mystérieux de leurs « Maîtres de Sagesse » le lieu, peut-être symbolique, que la religieuse westphalienne décrit sous le nom de « Montagne des Prophètes ».

La plupart des « Maîtres », avons-nous dit, sont censés habiter le Thibet : tels sont ceux que nous avons eu l’occasion de mentionner jusqu’ici, et ce sont ces « Maîtres » thibétains qui sont proprement les « Mahâtmâs », bien que ce terme, comme nous l’avons fait remarquer, soit quelque peu tombé en désuétude. Il en est pourtant quelques autres dont la résidence est moins lointaine, au dire des théosophistes, du moins depuis que les « Mahâtmâs » se sont décidément identifiés aux « Adeptes » au sens rosicrucien du mot ; l’un d’eux, notamment, séjournerait habituellement dans les Balkans ; il est vrai que le rôle qui est attribué à celui-là concerne plutôt le Rosicrucianisme, précisément, que le théosophisme ordinaire.

La foi aux « Maître », et aux « Maîtres » rigoureusement tels qu’ils ont été définis par Mme Blavatsky et ses successeurs, est en quelque sorte la base même de tout le théosophisme, dont les enseignements ne peuvent avoir que cette seule garantie : ou ils sont l’expression du savoir acquis par les « Maîtres » et communiqué par eux, ou ils ne sont qu’un amas de rêveries sans valeur ; aussi la comtesse Wachtmeister a-t-elle dit que, « s’il n’existait pas de Mahâtmâs ou Adeptes, les enseignements dits « théosophiques » seraient faux » 1, tandis que Mme Besant, de son côté, a déclaré formellement : « Sans les Mahâtmâs, la Société est une absurdité » . Avec les « Mahâtmâs », au contraire, la Société prend un caractère unique, une importance exceptionnelle : « elle occupe dans la vie moderne une place toute spéciale, car son origine diffère entièrement de celle de toutes les institutions actuelles » 3, « elle est un des grands monuments de l’histoire du monde » 4, et « le fait d’entrer dans la Société Théosophique équivaut à se placer sous la protection directe des guides suprêmes de l’humanité » 5. Donc, si les « Maîtres » ont pu sembler, à certains moments, rentrer un peu dans l’ombre, il n’en est pas moins vrai qu’ils n’ont jamais disparu et ne pouvaient pas disparaitre du théosophisme ; peut être ne se manifestent-ils pas par des « phénomènes » aussi éclatants qu’au début, mais, dans la Société, on parle tout autant d’eux aujourd’hui que du temps de Mme Blavatsky. Malgré cela, les membres subalternes de la Société Théosophique reportent parfois sur leurs chefs visibles la vénération dont les « Maîtres » seuls étaient primitivement l’objet, vénération qui va jusqu’a une véritable idolâtrie ; est-ce parce qu’ils trouvent les « Maîtres » trop éloignés et trop inaccessibles, ou parce que le prestige de ces êtres extraordinaires rejaillit sur ceux que l’on croit être en relations constantes avec eux ? Peut-être l’une et l’autre de ces deux raisons y ont-elles une part ; on conseille à l’ « étudiant » qui désire se mettre en rapport avec les « Maîtres » de passer d’abord par l’intermédiaire de leurs disciples, et surtout de la présidente de la Société Théosophique : « Il pourra, dit M. Wedgwood, mettre son esprit à l’unisson du sien (c’est à-dire de celui de Mme Besant) au moyen de ses ouvrages, de ses écrits ou de ses conférences. Il s’aidera de son image pour atteindre à elle dans sa méditation. Chaque jour, à intervalles réguliers, il fixera cette image dans son esprit et lui enverra des pensées d’amour, de dévotion, de gratitude et de force ». Quand nous parlons d’idolâtrie, il ne faut pas croire qu’il y ait là la moindre exagération de notre part ; outre le texte précédent, où l’emploi du mot « dévotion » est déjà assez significatif, on pourra en juger par ces deux exemples : il y a quelques années, dans une lettre confidentielle qu’il adressait à ses collègues en une circonstance critique, M. George S. Arundale, principal du « Central Hindu College » de Bénarès, appelait Mme Besant « la future conductrice des dieux et des hommes » ; et plus récemment, dans une ville du Midi de la France, à la fête du « Lotus Blanc » (commémoration de la mort de Mme Blavatsky), un délégué du « Centre Apostolique » s’écriait devant le portrait de la fondatrice : « Adorez-la, comme je l’adore moi-même ! » Tout commentaire serait superflu, et nous n’ajouterons qu’un mot à ce sujet : si absurdes que soient des choses comme celles-là, il n’y a pas lieu de s’en étonner outre mesure, car, quand on sait à quoi s’en tenir sur les « Mahâtmâs », on est autorisé, par la déclaration de Mme Besant en personne, à conclure que le théosophisme n’est qu’une « absurdité ».

#217 The Cell

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Posté 10 août 2011 à 15:09

Voir le messageronanor, le 10 août 2011 à 14:27, dit :

Bonjour à tous,

Pour développer ce sujet je pense qu'il est intéressant de vous partager ce que René Guénon pensait de cette histoire des Maitres de sagesse appelés par les 1er théosophistes les "Mahatmas". Voici des passages de son livre "le théosophisme" publié en 1921 où il nous livre des détails impressionnant sur "l'origine" de ces maitres :

CHAPITRE IV
LA QUESTION DES MAHATMAS

C’est à l’époque où nous en sommes arrivé qu’entrent en scène les « Mahâtmâs » thibétains, à qui sera désormais attribuée la production de tous les phénomènes, et notamment, en premier lieu, le fameux Koot Hoomi Lal Singh, le nouveau « Maître » de Mme Blavatsky. Le nom sous lequel ce personnage est connu est, dit-on, « son nom mystique, d’origine thibétaine », car « les occultistes, à ce qu’il paraît, prennent de nouveaux noms au moment de leur initiation » ; mais, si Koot Hoomi peut être un nom thibétain ou mongol, Lal Singh est certainement un nom hindou (de « kshatriya») ou sikh, ce qui n’est pas du tout la même chose.

Il n’en est pas moins vrai que le changement de nom est en effet une pratique qui existe dans beaucoup de sociétés secrètes, en Occident aussi bien qu’en Orient ; ainsi, dans les statuts de la « Rose-Croix d’Or » de 1714, on lit que « chaque Frère changera ses nom et prénoms après avoir été reçu, et fera de même chaque fois qu’il changera de pays » ; ce n’est là qu’un exemple parmi beaucoup d’autres, de sorte que le fait dont il s’agit est de ceux dont Mme Blavatsky pouvait avoir eu connaissance sans grande difficulté.

Voici ce que Sinnet dit de Koot Hoomi, en racontant les débuts de sa correspondance avec lui : « C’était un natif du Panjab, d’après ce que j’appris plus tard, que les études occultes avaient attiré dès sa plus tendre enfance. Grâce à un de ses parents qui était lui-même un occultiste, il fut envoyé en Europe pour y être élevé dans la science occidentale, et, depuis, il s’était fait initier complètement dans la science supérieure de l’Orient ». Par la suite, on prétendra qu’il était déjà parvenu à cette initiation complète au cours de ses incarnations antérieures ; comme les « Maîtres », contrairement à ce qui a lieu pour les hommes ordinaires, conserveraient le souvenir de toutes leurs existences (et certains disent que Koot Hoomi en eut environ huit cents), ces diverses affirmations semblent difficiles à concilier. Les « Mahâtmâs » ou « Maîtres de Sagesse » sont les membres du degré le plus élevé de la « Grande Loge Blanche», c’est-à-dire de la hiérarchie occulte qui, d’après les théosophistes, gouverne secrètement le monde.

Au début, on admettait qu’ils étaient eux-mêmes subordonnés à un chef suprême unique ; maintenant, il parait que les chefs sont au nombre de sept, comme les « sept adeptes » rosicruciens qui possèdent l’ « élixir de longue vie » (et la plus extraordinaire longévité fait aussi partie des qualités attribuées aux « Mahâtmâs », et que ces sept chefs représentent « les sept centres de l’Homme Céleste », dont « le cerveau et le cœur sont constitués respectivement par le Manou et le Bodhisattwa qui guident chaque race humaine » 3. Cette union des deux conceptions du Manou et du Bodhisattwa, qui n’appartiennent pas à la même tradition, puisque la première est brâhmanique et la seconde bouddhique, fournit un exemple bien remarquable de la façon « éclectique » dont le théosophisme constitue sa prétendue doctrine. Dans les premiers temps, les « Mahâtmâs » étaient aussi appelés parfois du simple nom de « Frères » ; on préfère aujourd’hui la dénomination d’ « Adeptes », terme emprunté par les théosophistes au langage rosicrucien, dans lequel, en effet, il désigne proprement les initiés qui ont atteint les plus hauts grades de la hiérarchie.

Le Dr Ferrand, dans l’article que nous avons déjà mentionné, a cru devoir faire une distinction entre les « Mahâtmâs » et les « maîtres ou adeptes », et il pense que ceux-ci ne sont que les chefs réels de la Société Théosophique ; c’est là une erreur, car ces derniers affectent au contraire de ne jamais se donner que le modeste qualificatif d’ « étudiants ». Les « Mahâtmâs » et les « Adeptes » sont, pour les théosophistes, une seule et même chose, et cette identification avait été déjà suggérée par le Dr Franz Hartmann 2 ; c’est à eux aussi qu’a été appliqué exclusivement le titre de « Maîtres », d’abord d’une façon toute fait générale 3, et ensuite avec une restriction : pour Leadbeater, « tous les Adeptes ne sont pas des Maîtres, car tous ne prennent pas d’élèves », et l’on ne doit, en toute rigueur, appeler Maîtres que ceux qui, comme Koot Hoomi et quelques autres, « consentent, sous certaines conditions, à prendre comme élèves ceux qui se montrent dignes de cet honneur ».

La question des « Mahâtmâs », qui tient une place considérable dans l’histoire de la Société Théosophique et même dans ses enseignements, peut être grandement éclaircie par tout ce que nous avons exposé précédemment. En effet, cette question est plus complexe qu’on ne le pense d’ordinaire, et il ne suffit pas de dire que ces « Mahâtmâ » n’existèrent jamais que dans l’imagination de Mme Blavatsky et de ses associés ; sans doute, le nom de Koot Hoomi, par exemple, est une invention pure et simple, mais, comme ceux des « guides spirituels » auxquels il succédait, il a fort bien pu servir de masque à une influence réelle. Seulement, il est certain que les vrais inspirateurs de Mme Blavatsky, quels qu’ils aient été, ne répondaient point à la description qu’elle en donne et, d’un autre côté, le mot même de « Mahâtmâ » n’a jamais en en sanscrit la signification qu’elle lui attribue, car ce mot désigne en réalité un principe métaphysique et ne peut s’appliquer à des êtres humains ; peut-être est-ce même parce qu’on a fini par s’apercevoir de cette méprise qu’on a renoncé à peu près complètement à l’emploi de ce terme.

Pour ce qui est des phénomènes soi-disant produits par l’intervention des « Maîtres », ils étaient exactement de même nature que ceux des « clubs à miracles » du Caire, de Philadelphie et de New-York ; c’est ce qui fut amplement établi, en 1884, par l’enquête du Dr Richard Hodgson, ainsi que nous le verrons plus loin. Les « messages précipités» étaient fabriqués par Mme Blavatsky avec la complicité d’un certain Damodar K. Mavalankar (un Brâhmane qui répudia publiquement sa caste) et de quelques autres, comme le déclara dès 1883 M. Allen O. Hume, qui, après avoir commencé à collaborer avec Sinnett à la rédaction du Bouddhisme Esotérique, s’était retiré en constatant les multiples contradictions contenues dans la prétendue correspondance de Koot Hoomi qui devait servir de base à ce livre ; et Sinnett lui-même a avoué, d’autre part, que « plus les lecteurs connaîtront l’Inde, moins ils voudront croire que les lettres de Koot Hoomi ont été écrites par un natif de l’Inde » !

Déjà, au moment même de la rupture avec l’Arya Samâj, on avait découvert qu’une des lettres en question, reproduite dans le Monde Occulte qui parut en juin 1881, était tout simplement, pour une bonne partie, la copie d’un discours prononcé à Lake Pleasant, en août 1880, par le professeur Henry Kiddle, de New-York, et publié le même mois dans le journal spirite Banner of Light. Kiddle écrivit à Sinnett pour lui demander des explications ; celui-ci ne daigna même pas répondre, et, entre temps, des branches de la Société Théosophique furent fondées à Londres et à Paris. Mais le scandale n’allait pas tarder à éclater : en 1883, Kiddle, à bout de patience, se décida à rendre publique sa protestation, ce qui provoqua immédiatement, surtout dans la branche de Londres, de nombreuses et retentissantes démissions, notamment celles de C. C. Massey, qui en était alors président (et qui fut remplacé par Sinnett), de Stainton Moses, de F. W. Percival et de Miss Mabel Collins, l’auteur de la Lumière sur le Sentier et des Portes d’Or. Le Dr George Wyld, qui avait été le premier président de cette même branche de Londres, s’était déjà retiré en mai 1882, parce que Mme Blavatsky avait dit dans un article du Theosophist : « il n’y a pas de Dieu personnel ou impersonnel », à quoi il avait répondu fort logiquement : « S’il n’y a pas de Dieu, il ne peut y avoir d’enseignement théo-sophique. ».

Du reste, partout et à toutes les époques, nombre de personnes qui étaient imprudemment entrées dans la Société Théosophique s’en retirèrent de même lorsqu’elles furent suffisamment édifiées sur le compte de ses chefs ou sur la valeur de ses enseignements. Ces faits déterminèrent, au moins momentanément, le remplacement de Koot Hoomi par un autre « Mahâtmâ » du nom de Morya, celui-là même que Mme Blavatsky prétendit ensuite avoir rencontré à Londres en 1851, et avec lequel Mme Besant devait, elle aussi, entrer en communication quelques années plus tard. Il y avait d’ailleurs des liens très étroits et très anciens entre Morya, Mme Blavatsky et le colonel Olcott, s’il faut en croire M. Leadbeater, qui raconte à ce sujet une histoire qui se serait passée il y a quelques milliers d’années dans l’Atlantide, où ces trois personnages se trouvaient déjà réunis ! Morya, que Sinnett appelait « l’Illustre », et que Mme Blavatsky appelait plus familièrement « le général », n’est jamais désigné que par son initiale dans les appendices des rééditions du Monde Occulte (il n’était pas encore question de lui dans la première édition) ; voici la raison qui en est donnée : « Il est parfois difficile de savoir comment appeler les « Frères », même quand on connaît leurs vrais noms ; moins on emploie ceux-ci, mieux cela vaut, pour plusieurs raisons, parmi lesquelles on peut ranger la profonde contrariété qu’éprouvent leurs vrais disciples quand de tels noms deviennent d’un usage fréquent et irrespectueux parmi les railleurs ». Mme Blavatsky a dit également : « Nos meilleurs théosophes préféreraient de beaucoup que les noms des Maîtres n’eussent jamais paru dans aucun de nos livres »; c’est pourquoi l’usage a prévalu de parler seulement des « Maîtres » K. H. (Koot Hoomi), M. (Morya), D. K. (Djwal Kûl).

Ce dernier, qu’on donne pour la réincarnation d’Aryasanga, un disciple de Bouddha, est un nouveau venu parmi les « Mahâtmâs » ; il n’a atteint l’ « Adeptat » qu’à une date toute récente, puisque M. Leadbeater dit qu’il n’y était pas encore parvenu lorsqu’il se montra à lui pour la première fois. Koot Hoomi et Morya sont toujours regardés comme les deux principaux guides de la Société Théosophique, et il paraît qu’ils sont destinés à une situation encore plus élevée que celle qu’ils occupent actuellement ; c’est aussi M. Leadbeater qui nous en informe en ces termes : « Beaucoup, parmi nos étudiants, savent que le Maître M., le Grand Adepte auquel se rattachaient plus particulièrement nos deux fondateurs, a été choisi pour être le Manou de la sixième race-mère (celle qui doit succéder à la nôtre), et que son ami inséparable, le Maître K. H., doit en être l’instructeur religieux », c’est-à-dire le Bodhisattwa.

Les théosophistes regardent les « Adeptes » comme des hommes vivants, mais des hommes qui ont développé en eux des facultés et des pouvoir qui peuvent paraître surhumains : telle est, par exemple, la possibilité de connaître les pensées d’autrui et de communiquer directement et instantanément, par « télégraphie psychique », avec d’autres « Adeptes » ou avec leurs disciples, en quelque lieu qu’ils se trouvent, et celle de se transporter eux-mêmes, dans leur forme « astrale », non seulement d’une extrémité à l’autre de la terre, mais même sur d’autres planètes.

Mais il ne suffit pas de savoir quelle idée les théosophistes se font de leurs « Mahâtmâs », et même ce n’est pas là ce qui importe le plus ; il faudrait encore, et surtout, savoir à quoi tout cela correspond dans la réalité. En effet, quand on a fait la part très large de la fraude et de la supercherie, et nous avons montré qu’il faut la faire, tout n’est pas encore dit sur ces personnages fantastiques, car il est peu d’impostures qui ne reposent pas sur une imitation, ou, si l’on préfère, sur une déformation de la réalité, et c’est d’ailleurs le mélange du vrai et du faux qui, lorsqu’il est habilement fait, les rend plus dangereux et plus difficiles à démasquer. La célèbre mystification de Léo Taxil fournirait à cet égard toute une série d’exemples fort instructifs ; et il y a là un rapprochement qui se présente assez naturellement à la pensée 2 , parce que, comme Léo Taxil a fini par déclarer qu’il avait tout inventé, Mme Blavatsky a fait de même, quoique moins publiquement, dans certains moments de colère et de découragement. Non seulement elle a dit dans un de ses derniers ouvrages que l’accusation d’avoir imaginé les « Mahâtmâs » et leurs enseignements, loin de lui porter préjudice, fait un honneur excessif à son intelligence, ce qui est d’ailleurs contestable, et « qu’elle en est presque venue à préférer que l’on ne croie pas aux Maîtres » ; mais encore, en ce qui concerne les « phénomènes », nous trouvons sous la plume d’Olcott cette déclaration fort nette : « A certains jours, elle se trouvait dans des dispositions telles qu’elle se prenait à nier les pouvoirs mêmes dont elle nous avait donné le plus de preuves soigneusement contrôlées par nous ; elle prétendait alors qu’elle avait mis son public dedans ! ». Et Olcott se demande à ce propos « si elle n’avait pas voulu se moquer de ses propres amis » ; c’est bien possible, mais est-ce lorsqu’elle leur montrait des « phénomènes » qu’elle se moquait d’eux, ou lorsqu’elle les prétendait faux ? Quoi qu’il en soit, les négations de Mme Blavatsky faillirent bien dépasser le cercle de ses familiers, car elle écrivit un jour ceci à son compatriote Solovioff : « Je dirai et publierai dans le Times et dans tous les journaux que le « Maître » (Morya) et le « Mahâtmâ Koot Hoomi » sont seulement le fruit de ma propre imagination, que je les ai inventés, que les phénomènes sont plus ou moins des apparitions spiritualistes, et j’aurai vingt millions de spirites derrière moi » . Si cette menace n’avait pas suffi à produire l’effet voulu sur certains milieux qui devaient être visés à travers le destinataire de cette lettre, Mme Blavatsky n’aurait sans doute pas hésité à la mettre à exécution, et ainsi son équipée aurait fini exactement comme celle de Taxil ; mais celui qui a trompé en affirmant la vérité de tout ce qu’il racontait peut bien tromper encore en déclarant que tout cela était faux, soit pour échapper à des questions indiscrètes, soit pour toute autre raison.

En tout cas, il est de toute évidence qu’on ne peut imiter que ce qui existe : c’est ce qu’on peut faire remarquer notamment au sujet des phénomènes dits « psychiques », dont la simulation même suppose qu’il existe au moins dans cet ordre quelques phénomènes réels. De même, si les soi-disant « Mahâtmâs » ont été inventés, ce qui ne fait pour nous aucun doute, non seulement ils l’ont été pour servir de masque aux influences qui agissaient effectivement derrière Mme Blavatsky, mais encore cette invention a été conçue d’après un modèle préexistant.

Les théosophistes présentent volontiers les « Mahâtmâs » comme les successeurs des Rishis de l’Inde védique et des Arhats du Bouddhisme primitif ; sur les uns et les autres, ils ne savent d’ailleurs pas grand’chose, mais l’idée très fausse qu’ils s’en forment a bien pu, en effet, fournir quelques-uns des traits qu’ils prêtent à leurs « Maîtres ». Seulement, l’essentiel est venu d’ailleurs, et de beaucoup moins loin : presque toutes les organisations initiatiques, même occidentales, se sont toujours réclamées de certains « Maîtres », auxquels des dénominations diverses ont été données ; tels furent précisément les « Adeptes » du Rosicrucianisme ; tels furent également les « Supérieurs Inconnus » de la haute Maçonnerie du XVIIIe siècle. Là aussi, il s’agit bien d’hommes vivants, possédant certaines facultés transcendantes ou supranormales ; et Mme Blavatsky, bien que n’ayant certainement jamais eu la moindre relation avec des « Maîtres » de ce genre, avait pu cependant recueillir sur eux plus d’informations que sur les Rishis et les Arhats, qui d’ailleurs, n’ayant jamais été regardés en aucune façon comme les chefs d’une organisation quelconque, ne pouvaient en cela servir de type aux « Mahâtmâs ».

Nous avons vu que Mme Blavatsky fut en rapport avec des organisations rosicruciennes qui, tout en étant extrêmement éloignées à tous points de vue de la Rose-Croix originelle, n’en avaient pas moins conservé certaines notions relatives aux « Adeptes ». D’autre part, elle avait eu connaissance de divers ouvrages où se trouvent quelques données sur cette question ; ainsi, parmi les livres qu’elle étudia en Amérique en compagnie d’Olcott, et dont nous aurons à reparler, on trouve mentionnées l’Etoile Flamboyante du baron de Tschoudy et la Magia Adamica d’Eugenius Philalethes . Le premier de ces deux livres, publié en 1766, et dont l’auteur fut le créateur de plusieurs hauts grades maçonniques, contient un « Catéchisme des Philosophes Inconnus », dont la plus grande partie est tirée des écrits du Rosicrucien Sendivogius, appelé aussi le Cosmopolite, et que certains croient être Michel Maier. Quant à l’auteur du second, qui date de 1650, c’est un autre Rosicrucien dont le vrai nom était, dit-on, Thomas Vaughan, bien qu’il ait été connu aussi sous d’autres noms dans divers pays : Childe en Angleterre, Zheil en Amérique, Carnobius en Hollande 3 ; c’est d’ailleurs un personnage fort mystérieux, et ce qui est peut-être le plus curieux, c’est qu’ « une tradition prétend qu’il n’a pas encore quitté cette terre ».

Les histoires de ce genre ne sont pas si rares qu’on pourrait le croire, et l’on cite des « Adeptes » qui auraient vécu plusieurs siècles et qui, apparaissant à des dates diverses, semblaient avoir toujours le même âge : nous citerons comme exemples l’histoire du comte de Saint-Germain, qui est sans doute la plus connue, et celle de Gualdi, l’alchimiste de Venise ; or les théosophistes racontent exactement les mêmes choses au sujet des « Mahâtmâs ». Il n’y a donc pas lieu de chercher ailleurs l’origine de ceux-ci, et l’idée même de situer leur demeure dans l’Inde ou dans l’Asie centrale provient des mêmes sources ; en effet, dans un ouvrage publié en 1714 par Sincerus Renatus, le fondateur de la « Rose-Croix d’Or », il est dit que les Maîtres de la Rose-Croix sont partis pour l’Inde depuis quelque temps, et qu’il n’en reste plus aucun en Europe ; la même chose avait déjà été annoncée précédemment par Henri Neuhaus, qui ajoutait que ce départ avait eu lieu après la déclaration de la guerre de Trente Ans.

Quoi qu’il faille penser de ces assertions (dont il convient de rapprocher celle de Swedenborg, que c’est désormais parmi les Sages du Thibet et de la Tartarie qu’il faut chercher la « Parole perdue », c’est-à-dire les secrets de l’initiation), il est certain que les Rose-Croix eurent des liens avec des organisations orientales, musulmanes surtout ; en dehors de leurs propres affirmations, il y a à cet égard des rapprochements remarquables : le voyageur Paul Lucas, qui parcourut la Grèce et l’Asie Mineure sous Louis XIV, raconte qu’il rencontra à Brousse quatre derviches dont l’un, qui semblait parler toutes les langues du monde (ce qui est aussi une faculté attribuée aux Rose-Croix), lui dit qu’il faisait partie d’un groupe de sept personnes qui se retrouvaient tous les vingt ans dans une ville désignée à l’avance ; il lui assura que la pierre philosophale permettait de vivre un millier d’années, et lui raconta l’histoire de Nicolas Flamel que l’on croyait mort et qui vivait aux Indes avec sa femme.

Nous ne prétendons pas formuler ici une opinion sur l’existence des « Maîtres » et la réalité de leurs facultés extra ordinaires ; il faudrait entrer dans de longs développements pour traiter comme il convient ce sujet, qui est d’une importance capitale pour tous ceux qui s’intéressent à l’étude des questions maçonniques, et en particulier de la question si controversée des « pouvoirs occultes » ; peut-être aurons-nous quelque jour l’occasion d’y revenir.

Tout ce que nous avons voulu montrer, c’est que Mme Blavatsky a simplement attribué aux « Mahâtmâs » ce qu’elle savait ou croyait savoir au sujet des « Maîtres » ; elle commit en cela certaines méprises, et il lui arriva de prendre à la lettre des récits qui étaient surtout symboliques ; mais elle n’eut pas de grands efforts d’imagination à faire pour composer le portrait de ces personnages, qu’elle relégua finalement dans une région inaccessible du Thibet pour rendre toute vérification impossible. Elle dépassait donc la mesure quand elle écrivait à Solovioff la phrase que nous avons citée plus haut, car le type selon lequel elle avait conçu les « Mahâtmâs» n’était nullement de son invention ; elle l’avait seulement déformé par sa compréhension imparfaite, et parce que son attention était surtout tournée du côté des « phénomènes », que les associations initiatiques sérieuses ont toujours regardés au contraire comme une chose fort négligeable ; de plus, elle établissait, plus ou moins volontairement, une confusion entre ces « Mahâtmâs » et ses vrais inspirateurs cachés, qui ne possédaient assurément aucun des caractères qu’elle leur prêtait ainsi fort gratuitement.

Par la suite, partout où les théosophistes rencontrèrent quelque allusion aux « Maîtres », dans le Rosicrucianisme ou ailleurs, et partout où ils trouvèrent quelque chose d’analogue dans le peu qu’ils purent connaître des traditions orientales, ils prétendirent qu’il s’agissait des « Mahâtmâs » et de leur « Grande loge Blanche » ; c’est là proprement renverser l’ordre naturel des choses, car il est évident que la copie ne peut être antérieure au modèle. Ces mêmes théosophistes ont d’ailleurs cherché à utiliser de la même façon des éléments de provenances fort diverses et parfois inattendues ; c’est ainsi qu’ils ont voulu tirer parti des visions d’Anne-Catherine Emmerich, en identifiant au séjour mystérieux de leurs « Maîtres de Sagesse » le lieu, peut-être symbolique, que la religieuse westphalienne décrit sous le nom de « Montagne des Prophètes ».

La plupart des « Maîtres », avons-nous dit, sont censés habiter le Thibet : tels sont ceux que nous avons eu l’occasion de mentionner jusqu’ici, et ce sont ces « Maîtres » thibétains qui sont proprement les « Mahâtmâs », bien que ce terme, comme nous l’avons fait remarquer, soit quelque peu tombé en désuétude. Il en est pourtant quelques autres dont la résidence est moins lointaine, au dire des théosophistes, du moins depuis que les « Mahâtmâs » se sont décidément identifiés aux « Adeptes » au sens rosicrucien du mot ; l’un d’eux, notamment, séjournerait habituellement dans les Balkans ; il est vrai que le rôle qui est attribué à celui-là concerne plutôt le Rosicrucianisme, précisément, que le théosophisme ordinaire.

La foi aux « Maître », et aux « Maîtres » rigoureusement tels qu’ils ont été définis par Mme Blavatsky et ses successeurs, est en quelque sorte la base même de tout le théosophisme, dont les enseignements ne peuvent avoir que cette seule garantie : ou ils sont l’expression du savoir acquis par les « Maîtres » et communiqué par eux, ou ils ne sont qu’un amas de rêveries sans valeur ; aussi la comtesse Wachtmeister a-t-elle dit que, « s’il n’existait pas de Mahâtmâs ou Adeptes, les enseignements dits « théosophiques » seraient faux » 1, tandis que Mme Besant, de son côté, a déclaré formellement : « Sans les Mahâtmâs, la Société est une absurdité » . Avec les « Mahâtmâs », au contraire, la Société prend un caractère unique, une importance exceptionnelle : « elle occupe dans la vie moderne une place toute spéciale, car son origine diffère entièrement de celle de toutes les institutions actuelles » 3, « elle est un des grands monuments de l’histoire du monde » 4, et « le fait d’entrer dans la Société Théosophique équivaut à se placer sous la protection directe des guides suprêmes de l’humanité » 5. Donc, si les « Maîtres » ont pu sembler, à certains moments, rentrer un peu dans l’ombre, il n’en est pas moins vrai qu’ils n’ont jamais disparu et ne pouvaient pas disparaitre du théosophisme ; peut être ne se manifestent-ils pas par des « phénomènes » aussi éclatants qu’au début, mais, dans la Société, on parle tout autant d’eux aujourd’hui que du temps de Mme Blavatsky. Malgré cela, les membres subalternes de la Société Théosophique reportent parfois sur leurs chefs visibles la vénération dont les « Maîtres » seuls étaient primitivement l’objet, vénération qui va jusqu’a une véritable idolâtrie ; est-ce parce qu’ils trouvent les « Maîtres » trop éloignés et trop inaccessibles, ou parce que le prestige de ces êtres extraordinaires rejaillit sur ceux que l’on croit être en relations constantes avec eux ? Peut-être l’une et l’autre de ces deux raisons y ont-elles une part ; on conseille à l’ « étudiant » qui désire se mettre en rapport avec les « Maîtres » de passer d’abord par l’intermédiaire de leurs disciples, et surtout de la présidente de la Société Théosophique : « Il pourra, dit M. Wedgwood, mettre son esprit à l’unisson du sien (c’est à-dire de celui de Mme Besant) au moyen de ses ouvrages, de ses écrits ou de ses conférences. Il s’aidera de son image pour atteindre à elle dans sa méditation. Chaque jour, à intervalles réguliers, il fixera cette image dans son esprit et lui enverra des pensées d’amour, de dévotion, de gratitude et de force ». Quand nous parlons d’idolâtrie, il ne faut pas croire qu’il y ait là la moindre exagération de notre part ; outre le texte précédent, où l’emploi du mot « dévotion » est déjà assez significatif, on pourra en juger par ces deux exemples : il y a quelques années, dans une lettre confidentielle qu’il adressait à ses collègues en une circonstance critique, M. George S. Arundale, principal du « Central Hindu College » de Bénarès, appelait Mme Besant « la future conductrice des dieux et des hommes » ; et plus récemment, dans une ville du Midi de la France, à la fête du « Lotus Blanc » (commémoration de la mort de Mme Blavatsky), un délégué du « Centre Apostolique » s’écriait devant le portrait de la fondatrice : « Adorez-la, comme je l’adore moi-même ! » Tout commentaire serait superflu, et nous n’ajouterons qu’un mot à ce sujet : si absurdes que soient des choses comme celles-là, il n’y a pas lieu de s’en étonner outre mesure, car, quand on sait à quoi s’en tenir sur les « Mahâtmâs », on est autorisé, par la déclaration de Mme Besant en personne, à conclure que le théosophisme n’est qu’une « absurdité ».

Fumisterie ou du vent...juste pour résumer, lol...
Faut faire comme avec les scorpions qui se suicident quand ils sont entourés par le feu, faut faire un feu en forme de cercle, autour d’eux, comme ça ils se suicident, pendant que nous on fait le tour et on lance de la caillasse de l’autre côté pour brouiller… Non ?… Franck Pitiot, Kaamelott, Livre I, Heat, écrit par Alexandre Astier.
Nous sommes tous ignorant de cette chose inconnue.

#218 gill

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Posté 10 août 2011 à 18:20

élo ,
je prenais l'exemple de ne pas s'énerver en voiture et je pensais par là à tous les moments de la vie où on laisse nos pensées nous dominer ,
tranquillement chez soi se sera peut être plus facile d'obtenir certains résultats ,
dans son livre et dans le film : Jonathan livingston le goéland , Richard Bach disait :
brisez les chaines de vos pensées et vous briserez les chaines de votre corps ,
qqun disait plus haut souhaiter que la terre devienne un paradis ,
je crois que le paradis est dans notre tête à toutes et tous si nous le désirons vraiment , si nous voyons ce monde comme autant d'illusions là pour nous tenter ,
tout nous porte à croire que ce monde est LA vérité et que ce que l'on ne peut découper en rondelles EST l'illusion voir la folie ,
a-ton des idées noires ou claires ?
to be or not to be ?
"le paradis terrestre , voyez ce qu'il en reste" comme dit Gérard Manset dans son disque "la mort d'Orion" , je crois qu'il faut très peu de gens pour influencer beaucoup d'autres , nul besoin d'avoir des millions de maitres sur la terre comme au ciel ,
nous vivons quand même beaucoup mieux qu'au moyen âge où grace à la sainte inquisition nous aurions tous brûlés depuis longtemps !  :guerrier:
je suis pas loint de penser que depuis l'invention de la bombe atomique l'homme aurait pù disparaitre plusieurs fois , et que depuis l'âge des cavernes on est en droit d'espérer qques améliorations !
chaque idée positive s'ajoutera à la précédente et ne sera jamais oubliée  :D

#219 ronanor

ronanor

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Posté 10 août 2011 à 18:50

Bonjour à tous,

Voir le messageThe Cell, le 10 août 2011 à 15:09, dit :

Fumisterie ou du vent...juste pour résumer, lol...

Tout à fait d'accord avec toi mais libre à chacun de penser ce qu'il veut.

La vision qu'en a eu René Guénon de part ses connaissances, ses documents, ses sources... et ses relations avec plusieurs personnes connaissant ces histoires... peut apporter, selon moi, des éléments sur cette discussion. Et en regardant les duperies, mensonges, manipulations ou autres... de Blavatski (pour ne parler que d'elle) je placerai bien la fumisterie du coté de la théosophie...

Par mon message précédent un lecteur qui veut mieux connaitre ce sujet aura en tout cas et je l’espère, des éléments en plus.

Ce message a été modifié par ronanor - 10 août 2011 à 22:26.


#220 Solarian

Solarian

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Posté 19 août 2011 à 16:41

J'ai remarqué le lien vers www.contemplative-art.com qui diffuse les Leçons essentielles de Géraldine Innocente.
Tout d'abord je remercie Maître Yoda pour le topic avec ce lien et pour les réponses "éclairée" ce malgré les attaques personnelles !
Bravo de faire connaître ces instructions. Car il y a eu beaucoup de visiteurs.

Il y a ceux qui savent lire avec la tête et l'égo et ceux qui savent comprendre avec le coeur.
Ainsi si seulement UNE personne change son coeur avec ces instructions, alors nos efforts ne sont pas vains !

Géraldine Innocente est la seconde messagère reconnue et accréditée par la Légion des Maîtres ascensionnés.
Vous le savez intérieurement à la lecture approfondie des textes proposés et à la radiation de Lumière qui s'en dégage.

Bonne continuation à tous !
Fraternellement

#221 shaka

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Posté 19 août 2011 à 16:45

Voir le messageSolarian, le 19 août 2011 à 16:41, dit :

J'ai remarqué le lien vers www.contemplative-art.com qui diffuse les Leçons essentielles de Géraldine Innocente.
Tout d'abord je remercie Maître Yoda pour le topic avec ce lien et pour les réponses "éclairée" ce malgré les attaques personnelles !
Bravo de faire connaître ces instructions. Car il y a eu beaucoup de visiteurs.

Il y a ceux qui savent lire avec la tête et l'égo et ceux qui savent comprendre avec le coeur.
Ainsi si seulement UNE personne change son coeur avec ces instructions, alors nos efforts ne sont pas vains !

Géraldine Innocente est la seconde messagère reconnue et accréditée par la Légion des Maîtres ascensionnés.
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Bonne continuation à tous !
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hmmm yoda clone ?
une théorie qui se croit à l'abri de tout risque de réfutation n'est pas une théorie scientifique, mais un dogme !
-Karl Popper-

#222 picpic

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Posté 19 août 2011 à 18:18

Voir le messageSolarian, le 19 août 2011 à 16:41, dit :

J'ai remarqué le lien vers www.contemplative-art.com qui diffuse les Leçons essentielles de Géraldine Innocente.
Tout d'abord je remercie Maître Yoda pour le topic avec ce lien et pour les réponses "éclairée" ce malgré les attaques personnelles !
Bravo de faire connaître ces instructions. Car il y a eu beaucoup de visiteurs.

Il y a ceux qui savent lire avec la tête et l'égo et ceux qui savent comprendre avec le coeur.
Ainsi si seulement UNE personne change son coeur avec ces instructions, alors nos efforts ne sont pas vains !

Géraldine Innocente est la seconde messagère reconnue et accréditée par la Légion des Maîtres ascensionnés.
Vous le savez intérieurement à la lecture approfondie des textes proposés et à la radiation de Lumière qui s'en dégage.

Bonne continuation à tous !
Fraternellement
Etrange, que vous n'ayez remarqué que la première attaque personnelle fut lancée par yoda lui-même.
Au sixième poste pour être exacte.
Son prosélytisme s'affichait de plus en plus lourdement au fil des postes.
Si vous n'avez pas remarqué ça, je vous invite à une remise en cause de vos perceptions.
Cette façon partial de percevoir les choses est très intrigante et me pousse à encore plus de méfiance vis à vis de « vos fraternités ».
Yoda s'était semble t'il profondément identifié à ces écrits, c'est probablement cela qui explique ses réactions.

J'ai moi-même vécu un moment ou l'on croit toucher quelque chose d'incroyable et je ne dois pas être le seul ici.
Notre premier réflexe qui semble au demeurant partir d’une bonne intention, c'est de vouloir partager notre expérience,  de vouloir aider les autres à eux aussi "comprendre". De les éveiller eux aussi.
Pourtant, penser que l'autre puisse être une pauvre créature qui a besoin de notre aide, révèle qu’il y a bien un ego derrière cette noble intention,
nous ne voyons plus notre ego car il a pris des dimensions tellement vaste qu'on n'en voit plus ses limites.

Je pense que chaque individu qui cherche à se connaître en profondeur, passe plus ou moins vivement par ce genre d’expérience.
C'est une zone terriblement dangereuse pour le mental et yoda semble pris dans une immense tempête intérieure.
c'est pour cela que je suis triste pour lui, je le comprends.

Ma phrase de conclusion est fort simple et limpide à mon sens.

Depuis l'aube de l'humanité, nous suivons des guides qui nous ont tous perdu sans exception et peu importe les guides et leurs qualités, ils nous perdront toujours !
Car, suivre quelqu'un d'autre c'est s'éloigner de sois même.

Ce message a été modifié par picpic - 19 août 2011 à 18:23.


#223 Yontaigyo

Yontaigyo

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Posté 19 août 2011 à 21:21

Surtout que d'un point de vue logique c'est très simpliste (c'est du niveau Cours Préparatoires):

L'Univers est INFINI... donc on ne pourra jamais connaitre la vérité sur tout. Alors dire à propos d'une chose qu'on connait la vérité (sur telle voie à suivre, ou tel aspect physique) est à proprement parler un NON SENS. Ca peut paraître idiot et vertigineux comme çà; certain en lisant celà peuvent même se perdre dans la folie, mais chez moi cela me permet de toujours me remettre en question avant de juger une autre personne.


Citation

J'ai moi-même vécu un moment ou l'on croit toucher quelque chose d'incroyable et je ne dois pas être le seul ici.
Notre premier réflexe qui semble au demeurant partir d’une bonne intention, c'est de vouloir partager notre expérience, de vouloir aider les autres à eux aussi "comprendre". De les éveiller eux aussi.
C'est sûr que quand on se sent bien dans un domaine, on a tendance à croire que c'est le chemin à suivre, la bonne façon de faire, et on a envie de partager cela avec les autres... Cela n'est pas une mauvaise chose en soi, mais, à mon sens, il est préférable de le faire PUIS de laisser la personne suivre son chemin sans rien attendre en retour, plutôt que d'attendre qu'elle nous suive, ou pire, de la critiquer car elle refuse de suivre notre chemin.

Citation

Depuis l'aube de l'humanité, nous suivons des guides qui nous ont tous perdu sans exception et peu importe les guides et leurs qualités, ils nous perdront toujours !
Car, suivre quelqu'un d'autre c'est s'éloigner de sois même
.
Ca c'est bien dit!

#224 The Cell

The Cell

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Posté 20 août 2011 à 03:59

Voir le messageSolarian, le 19 août 2011 à 16:41, dit :

J'ai remarqué le lien vers www.contemplative-art.com qui diffuse les Leçons essentielles de Géraldine Innocente.
Tout d'abord je remercie Maître Yoda pour le topic avec ce lien et pour les réponses "éclairée" ce malgré les attaques personnelles !
Bravo de faire connaître ces instructions. Car il y a eu beaucoup de visiteurs.

Il y a ceux qui savent lire avec la tête et l'égo et ceux qui savent comprendre avec le coeur.
Ainsi si seulement UNE personne change son coeur avec ces instructions, alors nos efforts ne sont pas vains !

Géraldine Innocente est la seconde messagère reconnue et accréditée par la Légion des Maîtres ascensionnés.
Vous le savez intérieurement à la lecture approfondie des textes proposés et à la radiation de Lumière qui s'en dégage.

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Fraternellement

Moi ce que je remarque c'est plutôt ça sur ton post :

D'une tu ne t'es pas présenté car tu n'as posté qu'un seul message.
De deux, tu dis avoir découvert le lien grâce à Maitre Yoda qui l'a mis dans son sujet. OKI PARFAIT alors comment en SIMPLE VISITEUR DU SITE peux tu SAVOIR que les VISITES ONT AUGMENTEES? BRavo car il y a eu beaucoup de visiteurs.

Ton texte est vraiment excuse moi de le dire du gros mensonges. Tu es là pour défendre vos cours de maîtres. Tu n'as rien découvert grâce à maitre yoda tu le connaissais avant et tu es venu pour aidé un peu et dire que l'enseignement est LE véritable. Si cela se trouve tu es toi même Maitre Yoda.


C'est vraiment les trucs de sectes ou de mouvances bien étrange...Vous avez essuyé un échec et hop en voilà un qui arrive de la fratrie pour dire : Je viens de découvrir et OH! C'est merveilleux et sachez que nous sommes nombreux à savoir que c'est vrai.

VOTRE TRUC S'APPELLE MANIPULATION. Voilà tout.
Faut faire comme avec les scorpions qui se suicident quand ils sont entourés par le feu, faut faire un feu en forme de cercle, autour d’eux, comme ça ils se suicident, pendant que nous on fait le tour et on lance de la caillasse de l’autre côté pour brouiller… Non ?… Franck Pitiot, Kaamelott, Livre I, Heat, écrit par Alexandre Astier.
Nous sommes tous ignorant de cette chose inconnue.

#225 manu

manu

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Posté 20 août 2011 à 06:58

Voir le messageSolarian, le 19 août 2011 à 16:41, dit :


Géraldine Innocente est la seconde messagère reconnue et accréditée par la Légion des Maîtres ascensionnés.

Ha ben si elle est accréditée par la légion des maitres ascentionnée.... la légion... , ça fait une sacrée quantitée de maitres ça, alors je vais tout croire sur parole sans mettre en doute quoi que se soit... heureux celui qui croit sans voir car le royaume des cieux lui appartient et malheureux celui qui ne crois pas en ma secte, il ira en enfer pour l'éternité... bien fait, y fallait qu'il croit sans se poser de question...le con...
Une dictature, même de l'Amour, reste une dictature.

Si tu veux la paix dans le monde, commence par trouver la paix intérieur.