
MAÎTRE PHILIPPE DE LYON Une vie de miracles
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MAÎTRE PHILIPPE DE LYON Une vie de miracles
Êtes-vous capable de ne pas dire du mal
d’un absent pendant… une heure, une
semaine, un mois ? C’est l’une des choses que
Nizier Philippe, dit Maître Philippe de Lyon,
demandait à ceux qui venaient chaque jour
chez lui, entre 1882 et 1904, obtenir une
guérison que la médecine ne pouvait plus
leur promettre. Ils ont ainsi été des milliers à
repartir sauvés et pour certains, à déposer
leur témoignage devant notaire ou au bureau
de police pour protéger celui que la médecine
désavouée ne cessait de harceler.
Portrait d’un homme de foi hors du commun
– prophète, saint, éveillé ? – dont la vie
et les enseignements touchent en plein cœur.
En échange de la guérison, il demandait une réconciliation, l’abandon d’un procès, l’adoption d’orphelins. Et le miracle, la chose improbable et impossible avait lieu sans bruit, sans que l’on pût démêler comment
Pour Monsieur Philippe, la maladie est reliée à des fautes contractées dans des existences antérieures.
Lorsqu’un individu a tout payé et qu’il n’a plus de dette, il devient pur et il atteint la vraie Liberté. Il peut revenir sur la Terre juste pour aider à porter le fardeau des autres afin de les aider à avancer.
Soigner sans toucher L’aspect « guérisseur » de Monsieur Philippe ne représente qu’un des aspects du personnage. Il guérit, certes, et cela paraît indéniable au vu des multiples témoignages et témoins ; mais il parle. En fait, Monsieur Philippe n’impose jamais les mains, il parle de Dieu et du Christ et les gens guérissent. Il ne soigne que par la prière et défend les valeurs chrétiennes et l’Évangile. Il demande à ses patients un effort au quotidien comme abandonner un procès, ne pas dire du mal de son prochain en son absence, essayer d’aimer son prochain comme soi-même, etc. La prière, l’humilité
Ainsi, un jour, une jeune femme qui souffrait le martyre, fut amenée à la consultation sur une civière, sans que la patron ni aucun de ses assistants ne parvienne à diagnostiquer son mal avec précision. Elle se plaignait d'essoufflement, de violentes douleurs sur le côté et ne parvenait pas à tenir sur ses jambes, apparemment sans raison. Le jeune Nizier affirma doucement que la patiente était atteinte d'une double embolie pulmonaire. Sous les yeux ébahis du patron, de ses assistants et du personnel hospitalier présents à la consultation, le jeune homme dit simplement à la malade : «Lève-toi, maintenant tu es guérie.» Et la patiente se leva, à l'instant, soulagée de ses douleurs à la surprise de tous.
Des guérisons spontanées En 1870, alors âgé de 21 ans, « Monsieur Philippe » se rend au chevet d’un enfant de sept ans, Jean Chapas, dont deux médecins viennent de constater la mort. Jean-Baptiste Ravier2, l’ébéniste qui a confectionné le petit cercueil, est témoin de la scène : au pied du jeune Chapas, et devant toute l’assistance, Monsieur Philippe dit : «Jean, je te rends ton âme ! ». Immédiatement, l’enfant reprend ses couleurs et lui sourit.
Jean Chapas deviendra par la suite « le disciple préféré » de Monsieur Philippe qui l’appellera « le Caporal ». Jean Chapas héritera des dons de son Maître et continuera son œuvre jusqu’en 1926 environ, avec autant d’éclat.
COMMENT IL OPÈRE
Le Dr Gérard d'Encausse qui assista à plusieurs guérisons de Maître Philippe raconte comment il opérait :
«J'étais là, avec deux autres médecins, quand une maman de vingt à vingt-deux ans est arrivée, portant dans ses bras un petit enfant de cinq ans, la tête ballante et les yeux vitreux. Elle dit à Philippe :
- Mon enfant doit mourir; et comme vous m'avez sauvée il y a dix ans, je viens vous demander de guérir mon enfant." Nous sommes trois médecins qui l'examinons et nous découvrons un cas de méningite tuberculeuse très prononcée. L'enfant semblait condamné, en effet.
Il faut que je vous dise, maintenent, comment Philippe opérait. Il y avait toujours là près de 80 à 100 personnes. Philippe n'était pas du tout "poseur". D'un caractère bon enfant, il faisait toujours rire les malades. Alors, devant tout le monde, il dit, en voyant le pauvre petit que nous avions examiné : "On peut guérir cet enfant. Voulez-vous vous engager tous à ne pas dire du mal des absents pendant trois mois ?"
Tout le monde bondit et répondit que ce n'était pas possible. En marchandant, on est arrivé à deux heures. Moi, je n'ai jamais pu rester deux heures sans dire du mal des absents ! Eh bien ! Philippe a dit :
"C'est entendu ! Vous allez essayer de ne pas dire du mal des autres durant deux heures". L'enfant était dans une pièce à côté. Au bout de deux heures, je suis allé le chercher. Je l'ai pris par la main et il a fait avec moi le tour de la salle ; il était guéri.»
"Je vous ai donné le moyen de soulager vos frères. Si vous aviez la charité, vous obtiendriez la guérison de tous ceux qui souffrent. Quoique vous demandiez à Dieu, avec foi, humilité et confiance, vous l'obtiendrez de Lui. Dieu est amour, Il donne ce que nous lui demandons."
« Je suis le plus petit de tous et, si vous voulez que Dieu vous accorde ce que vous lui demandez, ne soyez pas orgueilleux, ne vous croyez pas quelque chose, ne soyez rien… »
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