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Le corps de Mathieu Schiller introuvable, la préfecture prépare une pêche au requin
Les recherches pour retrouver le corps de Mathieu Schiller sont restées vaines hier. Un hommage lui sera rendu ce soir à Boucan. De son côté, la préfecture prépare une pêche préventive au requin.
Toujours aucune trace du corps du bodyboarder victime d’une attaque de requin lundi après-midi, sur le spot de Boucan-Canot. Hier, les autorités ont maintenu un important dispositif de recherches : pompiers plongeurs, brigade nautique, deux vedettes de la SNSM et un hélicoptère de la gendarmerie ont quadrillé la zone balnéaire, appuyés sur terre par des patrouilles des gendarmes de Saint-Paul. Sans succès. Les moyens ont été levés vers 17h. Seul fait notable de la matinée : l’observation aérienne de deux “gros squales”, à la pointe de Boucan, a provoqué l’évacuation de sept MNS qui avaient décidé de se joindre aux opérations de recherches, en palme masque tuba pour certains, armés d’un fusil de chasse pour d’autres. La veille déjà, des pompiers avaient dû interrompre leurs plongée après avoir été approchés par un requin de type bouledogue. “Ils sont remontés en catastrophe car ils s’estimaient en danger”, rapporte une source proche de la brigade de Saint-Gilles. Même si l’espoir de récupérer la dépouille est désormais quasi nul, le Cross devrait déployer aujourd’hui un dispositif de recherche réduit (pompiers, gendarmerie nautique). Avec des plongées, si les conditions le permettent.
“On ne cachera rien à personne”
Côté administratif, le préfet Michel Lalande a demandé aux services compétents (la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement, DEAL) de préparer d’ici demain l’organisation d’une pêche préventive d’espèces dangereuses et non protégées (requin tigre, bouledogue et mako). Pas d’ambiguïté. Par prélèvements, on parle bien de pêche, comme nous l’a confirmé hier après-midi le directeur de cabinet du préfet. “Il ne s’agit pas d’organiser une chasse sauvage du requin mais de cibler les espèces dont on connaît la dangerosité, dans un cadre précis et clair”. Qui procédera à cette pêche ? Que fera-t-on de l’animal ? Pas de détails pour l’heure. La préfecture s’en remet aux propositions de la DEAL, attendues “d’ici demain soir au plus tard”. “On ne cachera rien à personne, indique Benoît Huber. Les conditions de ces prélèvements seront exposées publiquement, en concertation avec les professionnels et dans le respect de la réglementation de la Réserve”. L’opération pourrait se dérouler dès la fin de semaine ou ce week-end, dans la partie du littoral comprise entre Boucan-Canot et Roches-Noires, là même où se sont déroulées les quatre attaques de l’année. On voit mal les autorités faire appel à d’autres intervenants que des pêcheurs professionnels. “On ne prendra pas le premier cow-boy venu”, ironise Benoît Huber. De son côté, la communauté des surfeurs se mobilise. Un groupe d’usagers doit se rendre aujourd’hui à la Région pour demander “la mise en œuvre rapide” des mesures de protection formulées par une étude de l’Ifremer en 2007. “Pas question d’attendre six mois les conclusions des ateliers alors que des préconisations concrètes existent, comme la pose de drums-line près des spots”, explique Gilles Robert, membre de l’association Océan prévention Réunion. A Boucan, l’émotion reste vive. Sur l’esplanade, à la terrasse des snacks, la disparition tragique de Matthieu Schiller revient dans toutes les conversations. Ses proches ont prévu de lui rendre hommage, cet après-midi, à 17h, à l’occasion d’une marche silencieuse. Nul doute que toute la communauté des surfeurs sera au rendez-vous
Vincent Boyer
Les recherches pour retrouver le corps de Mathieu Schiller sont restées vaines hier. Un hommage lui sera rendu ce soir à Boucan. De son côté, la préfecture prépare une pêche préventive au requin.
Toujours aucune trace du corps du bodyboarder victime d’une attaque de requin lundi après-midi, sur le spot de Boucan-Canot. Hier, les autorités ont maintenu un important dispositif de recherches : pompiers plongeurs, brigade nautique, deux vedettes de la SNSM et un hélicoptère de la gendarmerie ont quadrillé la zone balnéaire, appuyés sur terre par des patrouilles des gendarmes de Saint-Paul. Sans succès. Les moyens ont été levés vers 17h. Seul fait notable de la matinée : l’observation aérienne de deux “gros squales”, à la pointe de Boucan, a provoqué l’évacuation de sept MNS qui avaient décidé de se joindre aux opérations de recherches, en palme masque tuba pour certains, armés d’un fusil de chasse pour d’autres. La veille déjà, des pompiers avaient dû interrompre leurs plongée après avoir été approchés par un requin de type bouledogue. “Ils sont remontés en catastrophe car ils s’estimaient en danger”, rapporte une source proche de la brigade de Saint-Gilles. Même si l’espoir de récupérer la dépouille est désormais quasi nul, le Cross devrait déployer aujourd’hui un dispositif de recherche réduit (pompiers, gendarmerie nautique). Avec des plongées, si les conditions le permettent.
“On ne cachera rien à personne”
Côté administratif, le préfet Michel Lalande a demandé aux services compétents (la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement, DEAL) de préparer d’ici demain l’organisation d’une pêche préventive d’espèces dangereuses et non protégées (requin tigre, bouledogue et mako). Pas d’ambiguïté. Par prélèvements, on parle bien de pêche, comme nous l’a confirmé hier après-midi le directeur de cabinet du préfet. “Il ne s’agit pas d’organiser une chasse sauvage du requin mais de cibler les espèces dont on connaît la dangerosité, dans un cadre précis et clair”. Qui procédera à cette pêche ? Que fera-t-on de l’animal ? Pas de détails pour l’heure. La préfecture s’en remet aux propositions de la DEAL, attendues “d’ici demain soir au plus tard”. “On ne cachera rien à personne, indique Benoît Huber. Les conditions de ces prélèvements seront exposées publiquement, en concertation avec les professionnels et dans le respect de la réglementation de la Réserve”. L’opération pourrait se dérouler dès la fin de semaine ou ce week-end, dans la partie du littoral comprise entre Boucan-Canot et Roches-Noires, là même où se sont déroulées les quatre attaques de l’année. On voit mal les autorités faire appel à d’autres intervenants que des pêcheurs professionnels. “On ne prendra pas le premier cow-boy venu”, ironise Benoît Huber. De son côté, la communauté des surfeurs se mobilise. Un groupe d’usagers doit se rendre aujourd’hui à la Région pour demander “la mise en œuvre rapide” des mesures de protection formulées par une étude de l’Ifremer en 2007. “Pas question d’attendre six mois les conclusions des ateliers alors que des préconisations concrètes existent, comme la pose de drums-line près des spots”, explique Gilles Robert, membre de l’association Océan prévention Réunion. A Boucan, l’émotion reste vive. Sur l’esplanade, à la terrasse des snacks, la disparition tragique de Matthieu Schiller revient dans toutes les conversations. Ses proches ont prévu de lui rendre hommage, cet après-midi, à 17h, à l’occasion d’une marche silencieuse. Nul doute que toute la communauté des surfeurs sera au rendez-vous
Vincent Boyer
http://www.clicanoo....u-schiller.html
Il faut savoir que le requin n'attaque pas l'homme. Par contre si l'homme a peur, le requin comme tout autre animal le ressent.
Ceci dit, il y avait un drapeau rouge hissé, drapeau qui signifie "Très grand danger" concernant la mer. Les surfeurs attaqués plus haut l'ont été en fin de journée, juste au moment ou les squales arrivent pour se nourrir. Première imprudence. Seulement, les squales ont dû se passer l'info qu'il y avait de l'homme à manger, car Mathieu Schiller a été attaqué vers 14 h30. Il a passé outre l'annonce du danger. Probablement que le reste de son corps a fait l'objet d'un repas pour un autre squale ou pour le même.
Certes il y a des attaques de requins partout dans le monde, mais ce n'est uniquement que parce que les sportifs grisés de leur sports n'ont pas la patience de prendre les précautions nécessaires pour leur protection.
Certain(e)s d'entre vous savent comment il est pêché le requin dans les eaux de l'océan mais je le rappelle pour les autres :
l'appât qui sert à pêcher le requin n'est autre qu'un chien vivant. Pourquoi ? Tout simplement parce que le requin pense que c'est une otarie (il ne fait pas de différence entre une planche de surf et une otarie). Une fois le requin attrapé, les pêcheurs leur coupent uniquement les ailerons et rejettent le reste du corps dans la mer.
Comme on sait que les poissons se mangent entre eux, il est facile de remonter la source à savoir pourquoi les requins peuvent arriver en bande, puis ensuite "attaquer".
La nature est donc telle que la mer est en train de se venger de l'homme inconscient.











