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Spiritualité et religion


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18 réponses dans ce topic

#1 François

François

    Nouveau venu

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Posté 21 mars 2002 à 18:02

Bonjour,   :wink:  

Pour "l'homme de la rue" en général, spiritualité et religion ne font qu'un, pour lui la religion et la spiritualité sont liées et l'on doit faire partie d'une religion pour avoir une vie spirituelle.  
C'est à dire entrer dans un "cercle" pour se conformer à ses règles, ses dogmes, ses traditions, ses rites et ses croyances. Cette manière d'entrer "en matière" est plutôt un enfermement dans une idéologie, plutôt qu'une liberté.  

A mon sens la religion a perdu sa spiritualité pour devenir dogmatique elle est devenue "langue morte".  
L'arbre est mort et ne donne plus de fruits.  

Personnellement je ne retrouve rien de spirituel dans la religion d'aujourd'hui, si ce n'est dans le vague désir des hommes de communiquer avec un "Dieu" dont on s'imagine l'aspect et qui la plupart du temps fait apparemment la sourde oreille.  

La religion à mon avis a fait plus de mal à l'homme que de bien et cela continu aujourd'hui, elle ne fait que séparer les hommes en clans qui finissent par se détester et par s'entre-tuer pour leurs croyances respectives comme l'actualité le démontre.  

Peut-on vivre une spiritualité sans appartenir à un courant religieux, philosophique, hermétique, ésotérique ou sectaire ?  
A mon avis oui, parce que c'est ce que je vis moi-même, et parce que la spiritualité ne dépend pas de l'autorité d'une quelconque église et que la religion n'a pas le monopole d'une spiritualité ou d'un Dieu.  

La spiritualité est libre, elle appartient à chaque individu et ne  
supporte pas que l'on se soumette à une quelconque autorité ou que l'on s'identifie à une idéologie.  
Ce que je veux dire par là, c'est qu'il existe une "manière" de vivre sa spiritualité en toute indépendance et que plus celle-ci grandit en nous plus elle nous rend libre. Voilà la véritable spiritualité, celle qui nous libère de nos chaînes.  

La spiritualité n'est pas un instrument que l'on va utiliser quand bon nous semble pour assouvir nos besoins de satisfaction, ce n'est pas quelque chose que l'on va choisir suivant nos affinités ou nos idées pour enfin la mettre à notre "sauce", elle est partie intégrante de nous, elle est nous-mêmes, elle doit être vécue comme des faits et non comme des opinions.  

Salutations, François. 8)

#2 pollito

pollito

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Posté 22 mars 2002 à 13:47

est la maturité de l'âme.
On peut manipuler avec les religions, mais c'est pas evident de tricher une âme mature.
La maturité s'acquiert lentement mais surement.les gains faits nous appartiennent pour l'eternité.
Trouver cette "grandeur" d'âme peut se faire de tous les moyens, la religion en a été un vehicule, elle peut être trouvée au fond d'une grotte dans la solitude ou dans la cour d'une usine, jour après jour..
Elle est un édifice qu'il faut construire, pierre après pierre, un casse tête qui n'accepte aucune piece ne s'imbriquant pas parfaitement..
Nous en sommes les artisans, les createurs et la confiance en soi est le fil conducteur de cette energie creatrice..
c'est ma verité, je la partage.

#3 François

François

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Posté 23 mars 2002 à 18:59

Bonjour,  :D  

La maturité de l'âme ? oui en effet mais peu d'entre nous on une âme mature. Les hommes sont en pleine crise d'adolescence.
En ce qui concerne la religion, il s'agit de bien s'entendre sur les mots, ce qu'elle est devenue ne me sert plus de source d'inspiration mais plutôt d'asservissement à des dogmes. Asservissement à une autorité religieuse qui dicte ce que je dois penser et croire.
Je n'ai pas besoin d'intermédiaire, je peux avoir une ligne directe avec le divin sans passer par une religion, si ce n'est la mienne.
La religion primordiale avait surement un sens de vérité, elle enseignait les principes fondamentaux, ce temps est révolu, et il faut en effet trouver par soi-même au milieu de ce fatra.
Quand à chacun sa vérité, ces vérités là sont fausses, nos vérités nous empèchent de voir ce qui est vrai, elles sont un filtre, un obstacle à notre vision. Si ma vérité est une opinion, alors les opinions sont toujours discutables, personnellement je ne veux pas avoir d'opinions ou ma vérité, je veux vivre des faits indiscutables.

Salutations François  :wink:

#4 pollito

pollito

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Posté 23 mars 2002 à 19:32

"je ne veux pas avoir d'opinions ou ma vérité, je veux vivre des faits indiscutables."  
vivre des faits "indiscutables"? tu vas devoir vivre tout seul!
La maturité de l'âme est une realité pour chacun..chacun nous avons une maturité.. elle est plus ou moins grande pour chacun , mais elle existe.
La maturité c'est comme le develloppement de la plante, des premieres feuilles à la fructification.
c'est tout ce que j'ai à dire.(pour l'instant)

#5 gwelan

gwelan

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Posté 24 mars 2002 à 00:52

Le probleme c'est la boite à outil. On est fait, et on a été élevé, on a appris, on pense en langage généralement.

Nos conceptions, nos aspirations, nos désirs même, sont des outils imparfaits, mais c'est avec eux qu'il nous faut percer le mystere du monde.

On a peut-être de nouveaux outils à découvrir, dont il nous faut apprendre le mode d'emplois, ils seront peut-être un peu moins imparfaits.

Je comprend ta démarche François.

Moi j'ai choisi l'écoute, au sens large. J'écoute les gens, j'écoute le vent, j'écoute mes petites voix, j'écoute les arbres et les vagues, j'écoute les étoiles. Et j'ai remarqué qu'il suffit bien souvent de ne pas penser pour, penser à la place de, pour entendre.

#6 Nico Latorra

Nico Latorra

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Posté 27 juillet 2002 à 22:09

On pourrait dire que la spiritualité est la somme du vécu physique, et du veçu  mental.
Quant à la religion, comme sont nom l'indique c'est l'instrument qui sert à relier.  
Aujourd'hui l'homme utilse la religion pour diviser, il ne peut donc avoir de corrélation entre les deux.

#7 Qurrax

Qurrax
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Posté 28 juillet 2002 à 00:36

Bonjour,
Les questionnements que soulève François me semblent pertinents à plus d'un égard...
D'abord, je crois qu'il serait bon de creuser ce soit-disant amalgame entre spiritualité et religion, equi me semble tout bonnement relever du sens commun, et que François attribue à "l'homme de la rue" (encore qu'il faille s'entendre sur ce vocable fourre-tout)... En effet on imagine mal une religion prêcher autre chose que la spiritualité... Par contre, il me semble assez judicieux de distinguer entre deux entités différentes mais intrinsèquement complémentaires, à savoir entre le cheminement spirituel que tout un chacun d'entre nous peut être amené à accomplir par lui-même en tant qu'individu à la recherche d'une vérité absolue (car c'est de cela qu'il s'agit en définitive), et le rituel par lequel se manifeste ce cheminement une fois que l'individu se retrouve face à ses semblables, se reconnaissant parmi les siens en tant qu'être spirituel social cette fois... Et c'est cette deuxième forme qu'on appelle généralement, et à tort à mon avis, religion (du latin "religere" = relier)...
La forme rituelle de la spiritualite est necessaire pour deux raisons au moins:  
1. elle permet la communion de plusieurs individualites de conditions et de niveaux intellectuels différents.
2. elle permet surtout, de par sa rigidité, la transmission d'un patrimoine, d'un legs spirituel... car que vaudra notre cheminement spirituel si nous ne pouvons même pas en faire bénéficier nos enfants? (Libre à eux d'en faire ce qu'ils veulent, bien entendu!)
De ce point de vue, on peut évoquer la métaphore du liquide et du récipient: dans notre cas la spiritualité jouant le rôle du liquide (précieux en l'occurence), et le rituel celui du récipient (rigide peut-être... mais combien utile!)
Maintenant, que certains accordent plus d'importance au récipient qu'au liquide est une aberration indéniable... mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il faille briser le récipient pour profiter du liquide ! (Je ne saurai d'ailleurs trop renvoyer à l'oeuvre phénoménale du grand maître, hélas méconnu de nos jeunes, qu'est René Guénon!!)
Ceci dit, je suis persuadé que François a surement en tête la religion chrétienne quand il évoque l'excès de dogmatisme, l'autorité des intermédiaires, etc... ce en quoi je ne peux qu'être d'accord. Je signalerai cependant que dans d'autres religions, en Islam par exemple, le croyant s'adresse directement à Dieu sans aucun intermédiaire: il n'y a pas d'Eglise en Islam... Or tout le probleme viendrait peut être de là, concernant la religion catholique: comment cette institution, née sous la houlette du pouvoir impérialiste romain, a-t-elle pu s'accaparer le message divin annoncé par Jésus, pour le manipuler à sa guise? C'est aux historiens de nous dire la vérité là-dessus...
Ceci nous amène à apprendre à éviter le piège des manipulations: ce n'est pas parce qu'une chose est manipulable qu'elle est forcément mauvaise ou suspicieuse... Si on a pu manipuler les religions à des fins diverses (idéologies, pouvoir, etc), c'est que d'abord il y a des manipulateurs, c'est à dire des gens mal intentionnés; et puis surtout qu'il y a des gens manipulables, par manque d'information ou de lucidité...
Par conséquent, le fait d'aller de soi même vers une religion, délibérément, au terme d'un cheminement spirituel, en toute conviction, ne constitue en aucune manière une privation de liberté, comme le laisse entendre François... Je suis libre de me conformer volontairement aux rites qui expriment le mieux, sur le plan social, mes convictions, ma croyance... Car je ne pourrai concevoir de cheminement spirituel qui soit égoiste, qui ne me relie pas à mes semblables humains, êtres spirituels tout autant que moi...
C'est en vivant ma spiritualité propre au sein d'une communauté dans laquelle je me reconnais, que j'exprime, non pas mon "indépendance" (existe-t-elle seulement?), mais mon humilité devant La Vérité Absolue que nous nommons Dieu, depuis la nuit des temps...
Fraternellement.

#8 AquaViva

AquaViva
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Posté 28 juillet 2002 à 09:25

Tout d'abord bonjour Qurrax et bien heureux de te compter parmi nous.  
Jolie réflexion et super bon début pour un nouveau je t'encourage à continuer sur une voie aussi prometteuse.  
Je vais maintenant m'exprimer sur ta réflexion comprend bien que cela je vais le faire dans le plus grand respect de tes convictions je ne voudrais pas que tu te sentes offenser par mes propos d'autant plus que je trouve effectivement que tu te défends bien pour un nouveau.  
Donc je vais m'exprimer en toute amitié croit le bien.  
Si j'ai bien compris ta position et je dis bien si, elle s'articule sur le fait que ce sont les structures religieuses même qui induisent des déviations idéologiques et comportementales. Pour illustrer cela tu prends l'exemple du catholicisme. Il est vrai que l'islam tout comme le judaïsme ne font par intervenir d'intermédiaire entre l'homme et dieux cela d'un point de vu purement théorique car dans les faits les mêmes déviations apparaissent exactement comme dans le catholicisme. Il est vrai que l'islam et le judaïsme sont l'objet de beaucoup moins d'attaques (je dirais même quasiment aucune) sur leur disfonctionnement et leur perversion que le catholicisme mais selon moi cela est uniquement du au problème des représailles que ces deux dernières institutions religieuses feraient subir à celui qui se permettrais de tel attaque contre elle. Et comme on est pas encore complètement rentré dans l'aire du courage et de l'objectivité c'est le moins qu'on puise dire très peu oserons se risquer à la colère des ayatollah imam ou autre rabbanim " rabbins" mais la n'est pas le point central de la discutions.  
Dans la pratique rituelle le sens profond de l'acte rituel en raison de l'oubli engendré par le temps est fait de façon purement automatique je dirais même mimétique et ne correspond plus en rien a l'acte symbolique effectué au départ par le prophète révélateur de telles pratiques.  
Lorsque qu'une nouvelle pratique rituelle ou nouvelle loi éthique apparais dans l'histoire d'une religion elle résulte au départ d'une grande logique relative au contexte historique et problématique au moment ou le prophète l'introduit. Mais très vite au fils du temps cela ne correspond plus a rien et ne fait que mettre a jour au fils du temps que les adeptes et prêtres de chaque religion ne se remettent absolument pas en question.  
Le seule point positif et encore je suis très réserver sur le terme positif en raison des abominations perversion  existant au seins des religions est qu'effectivement il y a partage collectif entre être humain de condition sociale et intellectuelle différente au sein d'une osmose fraternelle mais cela n'est vrai que dans les débuts d'une religion ou dans certaine églises ou sectes (secte ici employer comme école de pensé) et ne dure pas éternellement au fils du temps par effets d’essoufflement lui-même engendré par la routine de la rituelle religieuse.  
Pour le reste et pour ce qui me concerne jamais je dit bien jamais je transmettrais a mes enfants le dictat des absurdes lois talmudiques à mes enfants (je suis issus de culture juive bien que je ne me reconnaisse pas comme juif de religion suite à une scission avec mes guide religieux rabbins). Et jamais au grand jamais je les éduquerais dans la répétition mimétique de geste et rituels sans aucun sens pour un être à conscience planétaire voir cosmique.  
Reste qu'effectivement se fait sentir la carence du partage extatique en commun avec d'autres êtres humains. Je reconnais le point faible de ce coter la. Mais après tout l'extase de partager du bonheur et de l'amour en commun dans une fête une bringue avec des amis n'est elle pas la même chose finalement. La spiritualité allant grandissante dans une société avec de nouvelles valeurs allant dans le sens d'un passage en 4 eme densité spirituelle permettrais probablement de connaître cette communion extatique en commun avec ses frère et soeur les humain et humaine lors de manifestation festive ou l'amour et la transcendance spirituelle serais les base d'un nouveau mode de vie.  
Mais pour ce qui est des religions traditionnelles je ne vois point de salut de ce coter la. Elle conduise toute à la haine de l'autre religion et au fait de ce croire détenteur de la vérité ultime aussi bien dans le christianisme le judaïsme ou l'islam.  
Bonne méditation a tous et toutes.  
J’ai vu le retour de Gulliver que je ne connaissais pas et aussi de Laurentia si j'hallucine pas heureux de faire votre connaissance.




:aime2:  :aime2:  :aime2:

#9 gwelan

gwelan

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Posté 28 juillet 2002 à 11:12

Pour continuer sur l'exemple de la spiritualité en tant que liquide et du rituel en tant que contenant (social), je dirais qu'il me semble que c'est déjà, en soi, une altération de la réalité.  

Le graal, le divin récipient, il n'est pas besoin de le chercher ni trop loin, ni trop haut, ni trop à l'extérieur de nous-mêmes. Chacun de nous est un graal qui peut recevoir et contenir "la" ou "une" spiritualité.

Pour ce qui est de la transmission aux autres ou à nos enfants, pourquoi ne feraient-ils pas comme nous avons fait nous-mêmes ? En observant, en ressentant ce qui anime les gestes quotidiens, et même "les gestes du dimanche". La seule et véritable transmission s'effectue dans le silence des coeurs, par l'exemple donné, par le vécu (et donc le vivable).

Cette voie là a le mérite de ne pas mettre les êtres les uns contre les autres. Un avantage que n'ont pas les démarches qui mettent l'accent sur les rituels qui sont autant de différences que les uns rejettent à la face des autres.

C'est ce que l'histoire de l'homme nous montre jusqu'à aujourd'hui : les rituels s'affrontent ; les spiritualités jamais.

La spiritualité véritable nous ouvre grand les portes des mysteres de la Vie (et de l'autre) quand les rituels, par les réponses toute faites qu'ils nous imposent les maintiennent hermétiquement closes.

Les rituels nous relient à notre clan tout au plus. On pourrait penser que c'est déjà ça, mais si l'on considère le poids des guerres et des affrontements qu'ils induisent, alors je préfère, et de loin, une plus large fraternité.

#10 gulliver

gulliver

    Chercheur

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Posté 28 juillet 2002 à 11:54

Bonjour!
Ce qu'exprime Gwelan est plus proche de ce que je ressens, c'est beaucoup dû au fait que je n'ai pas eu "d'éducation religieuse" comme on dit, au point que les offices, les rituels en général m'ont toujours mise très mal à l'aise, si les rituels ont un caractère inclusif ils sont aussi exclusifs, je ne pense pas qu'il puisse y avoir de rite unique et rassembleur pour l'humanité, au fond je ne pense pas le souhaiter. Pour beaucoup, le rituel est sécurisant, il confirme la vérité d'une conviction parce qu'il fait intervenir le nombre. On parle souvent de partage mais j'ai un doute sur ce mot puisque l'on partage ce que l'on a déjà en commun? J'ai le sentiment que les actes rituels dans les grandes religions (je parle en gros de celle qui sont universalistes) ont pour but de donner l'illusion d'effacer les différences, c'est un avis tout personnel mais je ne pense pas que ce soit le meilleur moyen d'aborder notre diversité..
:jump:

#11 Qurrax

Qurrax
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Posté 28 juillet 2002 à 23:27

Bonjour,
Merci tout d'abord de la chaleur de l'accueil... J'oublie effectivement que je ne suis qu'un nouveau, et j'espère ne pas trop décevoir les habitués du forum, notamment Aqua Viva, que je salue en passant...

Pour revenir au sujet qui nous préoccupe, je tiens d'abord à préciser que je suis totalement ouvert et tolérant à l'opinion d'autrui, y compris (et surtout) quand elle est contraire à mes convictions... Ce n'est pas ici que l'on trouvera le moindre soupçon d'extrêmisme... la vraie spiritualité ne peut être qu'équilibre, à l'image de la nature et de l'univers (dont nous faisons partie soit dit en passant)... C'est pourquoi je ne crois pas qu'il faille "attaquer" les institutions religieuses (comme le suggère -maladroitement surement- Aqua viva) pour se voir  désigner comme cible de leurs "représailles"... Le but premier n'est pas d'attaquer, mais de comprendre... Comprendre pourquoi les choses en arrivent souvent là? Pourquoi une religion quelle qu'elle soit, qui au départ est avant tout message porteur de sens, et pas de n'importe quel sens, puisqu'il s'agit du sens primordial de notre existence, de notre présence spatio-temporelle dans le hic et le nunc cosmiques (les grands questionnements classiques -qui suis je? d'où viens je? quelle finalité a mon existence?- que tout être humain est censé s'être posé au moins une fois dans sa vie terrestre)... donc dis-je pourquoi un tel message religieux, au sens métaphysique du terme, se voit transformer au fil des siècles en coquilles rituelles pratiquement vidées de leur substance primitive?
Une première tentative d'approche serait de remarquer que toute Tradition digne de ce nom se perpétue au moyens de rites, ne serait-ce que le rite d'initiation (ce qui ne contredit en rien une transmission par mimétisme, par le vécu, telle que le propose Gwelan, sauf qu'il s'agit ici de transmettre des principes)... Or s'il y a initiation c'est qu'il y a une fin à atteindre, une voie à suivre... Cette voie et cette fin sont-elles toujours suffisamment bien expliquées? Ce qui supposerait l'existence de maitres (au sens initiatique du terme) qui ont l'autorité nécessaire et suffisante pour transmettre la Tradition (terme que je préfère à religion)... Quels rôles alors les pouvoirs purement séculaires (à moins qu'ils ne soient occultes, ce qui aggraverait encore la situation) jouent-ils à minimiser l'autorité desdits maitres spirituels si ce n'est la tourner en dérision, ou à détourner les masses de leur message essentiel? Quid des rituels de la société moderne elle-même? Je pense notamment au rituel hautement suspect de l'appareil scolaire, sans parler de l'abrutissement "ritualisé" des médias...  
Une deuxième approche serait de se demander si tous les hommes sont intéressés par un cheminement spirituel approfondi? La spiritualité n'est-elle pas, tout compte fait,l'apanage de quelque élite intellectuelle, alors que les masses se contenteraient du strict minimum ritualisable? Et enfin qui empêcherait une personne ayant abordé la Tradition par son côté rituel de vouloir développer sa réflexion, approfondir sa méditation?
Autant de questions qui méritent qu'on s'y penche avec tout le sérieux voulu.
Fraternellement.

#12 AquaViva

AquaViva
  • Invités

Posté 29 juillet 2002 à 03:22

Qurrax  

Qurrax  

J'ai lu attentivement et avec concentration l'élégant et très jolie texte que tu as développé. J’ai non seulement ressentis te ta part le désirs d'échanger des idée mais aussi de l'amour. J’apprécie vraiment beaucoup l'émotion que cela me procure et je dis cela avec tout ma sensibilité et ma sincérité.
Les questions soulevées dans ton exposé sont à bien des égards des plus pertinentes et j'irais jusqu'a dire d'une évidente véracité dans innombrables circonstances même si je pense pas dans toute. Je vais développer cela dans les lignes qui suivent.
Je désirs commencer en  reformulant de façon moins lapider certaine constatation que j'ai pu observer. Et ainsi dissiper un mal entendu dont je suis le principale responsable, n'ayant pas consacré a mon texte le temps et n'énergie qui lui aurais objectivement  ete nécessaire compte tenu  de l'importance  des implications que revêt un tel  sujet.




Citation

Pour revenir au sujet qui nous préoccupe, je tiens d'abord à préciser que je suis totalement ouvert et tolérant à l'opinion d'autrui, y compris (et surtout) quand elle est contraire à mes convictions...


J'approuve a 150 % cette idée et surtout se mode de vie j'en suis même arriver a penser que la notion d'amour de la différence devait prévaloir sur celle de la tolérance plus assez puissante a ce moment de notre histoire de l'humanité pour être a la hauteur de l'échéance qui nous attend

Citation

C'est pourquoi je ne crois pas qu'il faille "attaquer" les institutions religieuses (comme le suggère -maladroitement surement- Aqua viva) pour se voir désigner comme cible de leurs "représailles"...


Loin de moi une telle idée d'attaquer une quelconque religion sur l'intégralité de cette planète cela demanderais une énergie énorme et je me doit de conserver mon énergie pour mon développement personnel et l'accomplissement de mon potentiel humain. Quand a être la cible de leur représailles étant de nature paisible  et sensible à l'harmonie je préfère m'en abstenir. Ajouter à cela, je penser vraiment au plus profond de moi même que plus une situation est conflictuelle tendu et extrêmement intense plus le meilleur moyen de se préserver est la non violence absolu tant physique que psychologiquement.


Citation

donc dis-je pourquoi un tel message religieux, au sens métaphysique du terme, se voit transformer au fil des siècles en coquilles rituelles pratiquement vidées de leur substance primitive?


Tres bon cheminement  intellectuel a mon sens

Pour l'idées de la transmission de la tradition par mimétisme c'est moi qui en ai parle et pas gwelan c'est un peu caricaturale je le reconnais dans la forme mais pas dans le fond

Citation

Or s'il y a initiation c'est qu'il y a une fin à atteindre, une voie à suivre... Cette voie et cette fin sont-elles toujours suffisamment bien expliquées?

Cette question est avidement d'une extrême pertinence.
Pour ma part je dirais sans prendre grand risque que la finalité n'est que très rarement voir ultra exceptionnellement expliqué  dans le programme de transmission de la tradition surtout dans les débuts de la transmission.


La suite de ton developpement soulève d'autres questions tout aussi perninentes  


Citation

La spiritualité n'est-elle pas, tout compte fait,l'apanage de quelque élite intellectuelle, alors que les masses se contenteraient du strict minimum ritualisable?


Question aussi tres pertinante  

Ceci dit j'espère que non car ce la serait un échec évident de la création de l'homme. De plus au vu des échéances qui attende l'humanité dans un avenir pas très lointain j'espères que la recherche spirituelle approfondie sera partagé par le plus grand nombre de gens possible

Citation

Et enfin qui empêcherait une personne ayant abordé la Tradition par son côté rituel de vouloir développer sa réflexion, approfondir sa méditation?



Alors la cet argument est plus que percutant mais tout simplement incontrable du moins pour ce qui me conserne.

Rien absolument rien empeche cela puisque c'est ce que jai moi meme vécu.

il n'enpeche neamoins qu'il serais tres facile de faire mieux au niveau global dans la "production" de personne approfondi spirituellement que se que fais la transmision de la tradition dans sa forme la plus repandu c'est a dire rituel vers  meditation metaphysique

je salus en toi deux choses ta volonté d'echanger de l'amour et des idées et en plus d'etre un interlocuteur de premier choix de par la qualiter et la pertinance de ta capaciter d'analyse.


:cleo:

#13 Lolo

Lolo
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Posté 01 novembre 2002 à 19:06

Bonsoir à tous !

Enfin un sujet qui s' interesse a l' Homme !
Je n' ai pas eu l' occasion de suivre ce dbat plus tot, et j' en suis fort désolé( tout simplement : ce n' était pas le   moment pour moi)

voila ma conception du Tout: nous sommes tous des dieux, des etres d'Amour , de Perfection et de Sagesse.
Le " Je Suis " est une conception qui nous permet de vivre en tant que Dieu, nous permettant de faire ressurgir tout l' amour que le Seigneur nous a donné.
nous sommes capables de vivre en dominant sur toute chose , mais egalement de voir la Beauté divine dans n' importe quelle objet ou etre vivant que nous regardons .

Dieu est omnipresent, omnipotent et omniscient.
Seuleument cet Amour il faut le vivre dans la vie de tous les jours, a chaque bouffée d' air que l' on respire.

Il n' y aura jamais rien de plus beau a mes yeux que cette lumière divine qui dort chez quelques uns d' entre nous mais qui heuresement se réveille chez d' autres .
L' espoir n' est pas un reve , je commence a m' apercevoir que les gens sont prets a etre réveillé .

Maintenant , je ne regarde plus un arbre de la meme maniere :
je lui parle et il me répond , je chante et il joue avec le vent .

Vous désirez voir comment est dieu?
prenez un miroir,
vous le verrez face à face!

#14 yoananda

yoananda

    Déraisonnable

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Posté 01 novembre 2002 à 20:00

Selon moi, le religions ont été utiles a une certaine époque.
Elle le sont toujours pour certaines personnes aujourd'hui d'ailleurs.
C'est l'attachement a ces religions ou a ces dogmes qui fait "mal", et non pas la religion ou le dogme lui même.
C'est la manière dont on le défend.
Les bisounours m'ont tuer

#15 benefactor

benefactor
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Posté 28 juillet 2003 à 09:12

Je pense comme vous.

Ce sujet, je l'ai développé dans le site

www.de-la-vie.com

Ces textes sont plutôt longs, cependant j'espère par ce site amener des éléments de réflexion.

Sincères salutations.

#16 The Struggle Within

The Struggle Within

    L'homme qui a vu l'Homme qui a vu Dieu

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Posté 08 octobre 2003 à 12:40

chuis bien d'accoprd avec Yoananda !
La religion n'est qu'un véhicule.

Etant particulièrement concerné par le problème de l'intégrisme islamiste il me semble qu'il y a eu une déviation : l'objet devenant sujet

Ainsi, la religion (du latin RELIGIO : je relie) n'est qu'une voie, rien de plus, rien de moins.
Une voie pour mener le cheminant à l'Absolu. Qui dit UNE voie, dit qu'il y en a forcément d'autres.

Si le moyen de transport ne convient pas ou plus libre à chacun d'en changer. Seulement, il faut faire gaffe aux mélanges : un diesel ne se conduit pas comme une essence, bien qu'il y ait de très nombreuses similitudes.

Je rejoins pas mal aussi Aqua, en ce sens que les religions (pour les monothéistes que je connais mieux en tous cas) comprennent une Vérité, et le moyen d'y accéder (Loi).

Le respect des "rituels" n'est qu'un moyen, encore faut-il les comprendre intérieurement.

En faire un but est un grave non sens (en termes religieux, c'est même une hérésie, chais pas pourquoi j'adôôôôôôôre cette expression !!!), je l'admets, mais s'en priver, n'est-ce pas faire le pari d'y "arriver" tout seul - ce dont on n'a pas l'ombre du début de la parcelle de soupçon de garantie.

Or a quel moment sait-on avec certitude si oui ou non on a réussi, je vous le donne entre mille : pile poil à l'instant de sa mort. Plus de possibilité de retour en arrière me semble-t-il, après la mort, à part pour venir mettre en garde les apprentis chanelers :)

Moi ce que j'en dis, hein !

#17 rouge100

rouge100

    Vivre et Aimer

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Posté 24 novembre 2003 à 01:03

Bonjour à tous,

Je viens de lire l’ensemble de ce forum qui a commencé depuis le 21 mars 2002. J’y ai trouvé beaucoup de bonnes et belles choses. Ma pensée se rapproche beaucoup de celle de Qurrax.
Pour moi, la spiritualité est avant tout une quêté que l’on fait à travers son âme pour trouver qu’il on est.  C’est une grande aventure, primordiale avant de commencer à s’aventurer dans des chemins plus avancés.

C’est là, ou les religions interviennent, comme l’a écrit Qurrax qui me convient bien :

Citation

La forme rituelle de la spiritualite est necessaire pour deux raisons au moins:
1. elle permet la communion de plusieurs individualites de conditions et de niveaux intellectuels différents.
2. elle permet surtout, de par sa rigidité, la transmission d'un patrimoine, d'un legs spirituel... car que vaudra notre cheminement spirituel si nous ne pouvons même pas en faire bénéficier nos enfants? (Libre à eux d'en faire ce qu'ils veulent, bien entendu!)
De ce point de vue, on peut évoquer la métaphore du liquide et du récipient: dans notre cas la spiritualité jouant le rôle du liquide (précieux en l'occurence), et le rituel celui du récipient (rigide peut-être... mais combien utile!)

Le problème principale que nous avons, nous les catholiques, et que bien souvent nous ne nous reconnaissons plus dans notre église. Moi le premier, il m’a fallu faire un gros travail personnel pour me réconcilier avec ma religion chrétienne. Il a fallu que je me détache de la culpabilité que nous traînons avec tous les crimes et guerres faits au nom de l’église. C’est là, une des raisons profondes du rejet que nous avons de notre religion. C’est dommage et très dangereux car qu’avons nous mis à la place : le fric.

Il faut toujours revenir aux sources pour comprendre. C’est pourquoi je ne peux que vous encourager à reprendre ou prendre la bible. En la lisant de nouveau, j’ai mieux compris mes origines et qu’elle était ma place dans ma religion.

A+  :D